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Revue de presse À travers les champs bleus
Claire Keegan

 

Presse écrite


« Une opinion répandue voudrait que, face au sacro-saint roman, la nouvelle soit un genre mineur et, pour tout dire, insignifiant. C'est oublier bien des maîtres (au hasard, Tchekhov ou Raymond Carver), faire bon marché d'inoubliables bonheurs de lecture. Cette émotion, on l'a éprouvée en 2010 quand parut L'Antarctique, un recueil signé Claire Keegan, une Irlandais née en 1968. Impression confirmée l'année suivante avec un bref récit, Les Trois Lumières, et, cet automne, avec une collection de huit nouvelles intitulée À travers les champs bleus. [...]
Tout est là – personnages attachants, intrigues denses, épiphanies, art de la chute –, qui fait les nouvelles d'exception.
Au-delà des faits, tenter d'atteindre la vérité des êtres, telle est l'ambition de Claire Keegan. Elle y réussit avec une rare économie de moyens. Pas de lamento ici, encore moins de jugement, tout juste une sourde mélancolie, mais on reste dans le subtil et l'allusif. C'est irrésistible. Qui a parlé de genre mineur ? »

« Keegan, à être connue », Marie-Françoise Leclère, Le Point, jeudi 20 décembre 2012

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« La lecture d'Une chambre à soi, de Virginia Woolf, a provoqué son désir d'écrire. Depuis, dans le silence et la solitude qu'elle aime par-dessus tout, cette Irlandaise cisèle ses textes plein de violence, comme en témoignent les nouvelles d'À travers les champs bleus. [...]
Apparemment, tout est calme et tranquille dans les nouvelles de Claire Keegan. On vaque à des tâches agricoles très anciennes, il faut traire les frisonnes, enclore les bons prés tournés vers le sud, couper l'orge d'hiver qui jaunit déjà, épandre le fumier... Parfois, on descend sur la plage. Il y a des pierres plates et blanches cliquetant dans le soleil comme de la faïence de Delft. Dieu, sûrement, est dans la nature, pense un personnage. Dans la nature peut-être, mais pas dans les familles rurales que décrit Keegan. Celles-ci ressemblent plutôt à des enfers domestico-conjugaux où les êtres s'étiolent, étouffant silencieusement sous le conservatisme et le poids des préjugés. [...]
Chez Keegan, les hommes, qui préfèrent leurs terres à leur épouse, ont rarement le beau rôle. Les femmes, elles, font des personnages grandioses. Affrontant les difficultés – le lait ne paie plus, il faut vendre un cheval pour acheter le billet pour l'Amérique –, elles se montrent courageuses et volontaires, prenant leur destin en main et vengeant au passage des générations d'Irlandaises opprimées. Comme dans L'Antarctique et Les Trois Lumières, chaque phrase est sculptée. Chaque mot pesé au trébuchet. Chaque silence calculé. Ce n'est pas un hasard si une des héroïnes lit des nouvelles de Tchekhov. Faites découvrir Keegan autour de vous, vous ferez des heureux. »

« La secrète », « Portraits de femmes », Florence Noiville, Le Monde des livres, vendredi 7 décembre 2012

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« Pour mieux observer ses personnages, l’Irlandaise Claire Keegan ne se place pas au-dessus d’eux, mais juste derrière. Elle cherche dans leurs attitudes et leurs gestes l’expression la plus juste de leurs sentiments : dos fatigué, mais frémissantes, démarche impatiente ou froncement de sourcils. L’Irlande qu’elle évoque semble de toute éternité, où les femmes restent debout derrière les hommes, silencieuses et dures au mal. […]
Née dans une ferme irlandaise, Claire Keegan a quitté son pays pour mieux y revenir. Elle aussi avait besoin de voir ses personnages passer devant chez elle : un prêtre qui interroge Dieu et lui préfère la nature, un époux qui découvre le gouffre de l’abandon, un fils refusant le poids des relations familiales. Tous sont au bord de la falaise et Claire Keegan ne cherche pas à les retenir, elle est juste dans leur ombre, écoute leur souffle, pour décrire en peu de mots d’une justesse imparable les douleurs de l’absence, la solitude absolue et l’hypocrisie sexuelle. »

Christine Ferniot, Télérama, mercredi 5 décembre 2012

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« Cette écrivaine irlandaise est une orfèvre du genre, une délicate dentelière des récits courts, une sorcière subtile qui distille ses petites gouttes de poison dans le chaudron avant de faire exploser la potion finale. […] Splendide. »

Marie Chaudey, La Vie, jeudi 29 novembre 2012

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« Claire Keegan est championne dans l’art subtil de la suggestion. Il faut qu’une partie de l’histoire soit cachée pour que le lecteur se réveille. C’est pour cela que je préfère les nouvelles. Je les envisage comme des moments cruciaux où une personne, face à un mur, doit trouver le moyen de l’escalader. De fait, ses protagonistes ébahissent par le cran qu’ils mettent à échapper au poids de la société. Et quand il fait trop froid sur la lande comme dans les cœurs, il reste les épiphanies de la nature, capturées par une poétesse des champs. »

« Nouvelles : C’est très Claire ! », Jeanne de Ménibus, Elle, vendredi 16 novembre 2012

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« [Claire Keegan] nous fait voir la beauté des choses dans une prose claire, exigeante, captivante, qui a l’éclat de la pierre polie. En observant de très près le monde qui l’entoure et en puisant dans ses souvenirs, elle suit, à sa manière propre, cette démarche féconde si bien analysée par McGahern, selon laquelle la mémoire devient l’imagination. […] Sans suivre son prédécesseur dans les abîmes obscurs de la psyché où la tragédie se heurte à l’indicible, elle s’y entend à merveille pour communiquer l’inquiétant vertige que procure l’exploration lucide des rives prochaines. »

« Les rives prochaines », Claude Fierobe, La Quinzaine littéraire, 1er au 15 novembre 2012

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« Dans la nouvelle, cette forme ramassée, elle a trouvé la bonne distance pour raconter des tranches de vie au moment où tout bascule. Où les êtres choisissent leur destin, sans savoir s’ils prendront ou non la bonne décision. Les personnages de Keegan sont en équilibre au bord du vide. […]
L’univers de Claire Keegan est d’une telle force qu’il imprime en vous ses sortilèges et sa sombre beauté. Au creux de la vallée, l’eau marron somnolente continue de couler. Une paix profonde règne ici pour la simple raison que rien ne change. En effet, rien ne change : les hommes s’abîment dans le travail aux champs ou dans les tourbières, s’abrutissent dans l’alcool, se perdent dans le désir de femmes qu’ils ne méritent pas. Et les femmes continuent de croire que tout est encore possible. Avec À travers les champs bleus, écrit huit ans après L’Antarctique, Claire Keegan confirme sa place auprès des meilleurs nouvellistes irlandais, les James Joyce, John McGahern, William Trevor, Colm Toibin. »

« D’étranges crépuscules irlandais », Bruno Corty, Le Figaro littéraire, jeudi 25 octobre 2012

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« Passé l’exercice obligé des candidats déclarés aux prix et des buzz plus ou moins justifiés de la rentrée littéraire, on est toujours en quête du coup de cœur, du livre buissonnier qui marquera l’âme au fer. L’éditrice Sabine Wespieser, qui n’en est pas à sa première jolie trouvaille (Duong Thu Huong, Tariq Ali, Nuala O’Faolain), nous offre un ouvrage de cet acabit, un précieux livre de chevet pour l’automne, avec le recueil de nouvelles de Claire Keegan À travers les champs bleus – troisième opus de l’écrivaine irlandaise, publié en français dans sa collection.
L’Irlande vibre, irradie et tempête, dans ces histoires contemporaines, qui résonnent avec des temps très anciens, dès que sont évoquées la terre, la tourbe, la pierre des falaises, la mer furieuse, le vent, les feux de cheminée. Les nouvelles de Claire Keegan sont telluriques. La nature dicte l’humeur des hommes, leurs sentiments, leurs actes plus ou moins désespérés. L’impressionnisme ou le clair-obscur ne sont pas vraiment de mise. Chacun de ses textes va droit au but. Contant une histoire forte, ils sont conçus comme de petits romans aboutis – accomplis serait-on tenté de dire, pour traduire la touche sacrée, mystique de sa prose. »

« Passions irlandaises », Philippe Chevilley, Les Échos, mardi 23 octobre 2012

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« La terre, la famille et le prêtre. La terre que l’homme préfère à sa famille, la famille qui n’aime pas à sa faim, le prêtre dont la soutane n’est pas sans tache : sainte trinité des histoires irlandaises de Claire Keegan. On s’y fait peu de cadeaux. Et quand on y songe, c’est trop tard. […]
Généralement livrés à eux-mêmes, têtus comme un écrivain, les personnages de Claire Keegan savent ce qu’ils ont à faire : partir à l’assaut de leurs propres falaises. »

« Mise en tourbières : des nouvelles sur l’Irlande profonde et autres pays marins par Claire Keegan », Claire Devarrieux, Libération, jeudi 11 octobre 2012

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« Cette nouvelle venue s'impose d'emblée par un style d'une grande pureté. Ses nouvelles parlent de vies minuscules traversées de fulgurances. Tel le garçon de La Fille du forestier. Née en 1968, Claire Keegan attache une grande valeur à des choses ordinaires que les autres dédaignent… »

« Une terre d'écrivains – À lire avant de partir : huit auteurs majeurs de la littérature irlandaise contemporaine », Isabelle Duranton, Destination Irlande, juin-juillet-août 2013

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« Nouveau recueil de nouvelles enracinées dans la terre d'Irlande, par Claire Keegan. Dans un climat à la Charlotte Brontë, huit histoires finement ciselées de solitude humaine et de rêverie. »

Sélection À l'ouest, Daniel Morvan, Ouest France, dimanche 14 avril 2013


« Dans ce recueil de nouvelles, dont sept sur huit se déroulent en Irlande, Claire Keegan nous donne à voir, à rencontrer, plutôt, des êtres touchants qui se trouvent, pour la plupart, à un moment clé de leur vie. Certains se sauvent, d'autres renoncent... Sa prose limpide et élaguée nous fait assister intimement aux méandre de ces destins froissés. L'auteur accède subtilement, à l'instar d'un Tchékhov, à l'intériorité de ses personnages. »

Edith Mag, janvier 2013

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« L'art de la brièveté, dans sa version anglo-saxonne, n'est pas un secret pour Claire Keegan. À travers les champs bleus, son dernier opus paru chez Sabine Wespieser éditeur, en est la preuve par huit. [...]
Bref récit intimiste, Les Trois Lumières (2010) évoquait la perte de l'innocence avec une économie de moyens qui n'était pas sans rappeler Jean Rhys ou Flannery O'Connor. Dans la même veine, les huits nouvelles regroupées sous le titre À travers les champs bleus multiplient ellipses, raccourcis et non-dits pour parler d'envoûtement et de sortilèges, d'inceste et d'adultère, de l'obscur objet du désir et de la chape de silence qui empêche à jamais de nommer les sentiments. [...]
Les personnages Claire Keegan sont en même temps lunatiques et attachants, fragiles et intouchables. [...]
Certains finiront par rompre les sortilèges, briser les tabous et oser, coûte que coûte, un voyage hasardeux vers nulle part ; d'autres se contenteront d'enchaîner, depuis le rivage, ces longues soirées d'hiver qui leur permettront de faire à la fois oublier et ressurgir le passé. »

« Qu'elle était verte sa vallée... », Corina Ciocarlie, Le Jeudi, jeudi 6 décembre 2012

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« Avec son troisième recueil de nouvelles, l’Irlandaise Claire Keegan explore l’intimité de personnages rongés par leurs envies, leurs rancoeurs, leurs ratés. Toujours en sourdine. […]
L’espace, immense, découvert, sert ces portraits plus vrais que nature. Une Irlande déserte, même sous le soleil, donne corps aux écrits : il y avait la terre et le feu et l’eau sur ces pages ; il y avait un homme et une femme et la solitude humaine. Quelque chose dans l’œuvre était fondamental et simple. Difficile de mieux qualifier les récits de Claire Keegan. »

« Appels d'Eire », propose recueillis par Julie Coutu, Le Matricule des anges, novembre 2012

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« Raconter l’Irlande incestueuse, les mariages sans amour sans faire de victime : À travers les champs bleus de Claire Keegan. »

« Les choix du cahier livres », Libération, samedi 13 octobre 2012


« De Claire Keegan, on aimait la prose cristalline, limpide, ouverte à tous les vents, tous les temps ; on admirait son travail sur les couleurs et sa façon de restituer le regard d’un enfant. On l’aimera encore, pour d’autres raisons, maintenant qu’elle a changé, maturé.
Elle reprend ses thèmes favoris en mineur, leur apporte des teintes sombres, sourdes, ajoute une pointe d’acidité : ses personnages sont désormais des adultes plus secrets, plus madrés, qu’elle traite rudement. »

« L’Irlande entre deux temps », La Montagne, Centre France, Le Populaire du Centre, dimanche 7 octobre 2012

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« Il y a des univers qui nous semblent proprement extraordinaires, quasi surnaturels. Et qui pourtant sont de la plus grande trivialité, du plus absolu ordinaire. C’est le cas des nouvelles de Claire Keegan, qui nous plongent, pour la majorité d’entre elles, dans la vie et l’âme de paysans irlandais, au plus profond d’un pays rural, pétri de superstitions et d’habitudes toutes plus inhabituelles les unes que les autres à nos yeux. Et pourtant, on touche ici à ce qui fonde l’humanité la plus universelle, au-delà des particularismes : l’amour, la peur de la mort, les arrangements que nous devons tous faire avec la réalité, laquelle prend toujours un malin plaisir à contrecarrer nos désirs, fussent les plus modestes.
Avec une écriture qui colle à son sujet, à la fois sensuelle et intime, Claire Keegan est à sa manière la continuatrice de Joyce et de ses Dubliners. »

« D’étranges magies », Vincent Engel, Victoire, samedi 6 octobre 2012


« Après son bref roman Les Trois Lumières, Claire Keegan renoue avec la nouvelle et nous livre un recueil dévastateur, ancré dans son pays natal et la campagne qu’elle affectionne, dans des vies d’hommes et de femmes anonymes, presque anodins. Elle réussit le tour de force de nous les rendre proches. Et de nous les faire aimer.
L’Irlande de Claire Keegan est d’abord et à jamais celle de nos livres d’images et de nos inconscients : boisée, sauvage et empreinte de mystère, elle ne se donne à voir qu’avec pudeur et parcimonie, entre des lumières de feu et la rumeur de l’eau. D’une beauté insolente et intime, les saisons défilent et contemplent les existences qui s’y entrechoquent. Car au centre de ces terres presque encore vierges, on découvre des personnages meurtris par la vie, qui ne se dévoilent guère avant de se briser.
En renouant avec la nouvelle, c’est cette fois les hommes, nos hommes et leurs cœurs, que l’auteur s’emploie à sonder. Qu’ils soient pères, maris, amants, tous sont fiers, orgueilleux. Pourtant, derrière leur dignité se cache un passé lourd, comme une brume matinale en hiver. Ils dissimulent leurs failles, jusqu’à ce qu’elles les trahissent. […]
Si de ces destinées tragiques souvent surgit l’espoir, c’est que Claire Keegan sait nous toucher au plus profond, avec les mots, les phrases les plus simples. Elle manie avec élégance le quotidien, et l’émotion surgit, les gorges se serrent sans crier gare. Les existences qu’elle s’attache à peindre sont marquées du sceau des amours impossibles, des relations interdites, de la force des traditions. L’Irlande en est le théâtre naturel, mais impossible de les y restreindre tant ces hommes et ces femmes portent en eux l’universel. Ils deviennent nôtres, transfigurés par la grâce de sa langue. Entre les lignes de ces champs peut-être bleus, laissez-vous conter leurs vies, elles sont aussi un peu la vôtre. »

« De l’Irlande et des hommes », Catherine Le Duff (Librairie Livres in room à Saint-Pol de Léon), Page des libraires, octobre-novembre 2012

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« Claire Keegan ne quitte pas son Irlande, décor des huit textes d’une beauté lapidaire et poétique d’À travers les champs bleus. »

« Zoom sur quelques bonnes nouvelles », Anne Smith-Rossignol, Elle oriental, octobre 2012


« Claire Keegan ne quitte pas son Irlande, décor des huit textes d’une beauté lapidaire et poétique d’À travers les champs bleus. »

« Zoom sur quelques bonnes nouvelles », Anne Smith-Rossignol, Elle oriental, octobre 2012


« À travers ces huit nouvelles, Claire Keegan fait partager des tranches de vie intenses dans une Irlande empreinte de traditions séculaires. Par petites touches, d’une écriture précise qui ne cède pas à la sensiblerie, elle fouille l’âme de ses personnages à la vie rude et aux sentiments un peu primaires, met en lumière les difficultés des rapports entre parents et enfants, le poids des non-dits et de la religion. »

S. L. et M.-N. P., Notes bibliographiques, octobre 2012


« L’éblouissante prose de Keegan éclaire des nouvelles fantasques et lucides, tragiques et poétiques. »

« L’art de faire court », Olivia Mauriac, Madame Figaro pocket, jeudi 27 septembre 2012

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« L’Irlande, le désir, le conflit et la solitude dans les huit nouvelles de Claire Keegan. […]
Quelque chose dans l’œuvre était fondamental et simple, note le personnage d’écrivaine en résidence dans Une mort lente et douloureuse. On ne saurait mieux qualifier ce qui se joue dans les admirables histoires de Claire Keegan. »

« Vivaces », Véronique Rossignol, Livres Hebdo, vendredi 14 septembre 2012

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« Pour que le récit s’incarne, fasse pleurer ou rire, pour qu’il nous empoigne, nous ouvre les portes du rêve ou nous ramène à nos cauchemars enfantins, il lui faut la chair et le sang des autres. L’écrivain doit puiser sans vergogne dans sa mémoire, piller les vies comme les tombes, remuer les cendres pas encore froides des foyers qui furent les siens. Claire Keegan est revenue vivre dans son Irlande natale qu’elle avait fuit pour faire ses études en Louisiane.
Partir pour mieux se souvenir et pouvoir raconter. Dans ses histoires les femmes se débattent pour trouver un peu de bonheur, les hommes y boivent sec, se lavent peu, sont rongés par le poids du péché et convoitent les terres autant que les filles. Publié chez Sabine Wespieser, À travers les champs bleus, son troisième livre, est un recueil de nouvelles cruelles, étranges et terriblement drôles, traduites par Jacqueline Odin. »

« L’Humeur vagabonde », Kathleen Evin, France Inter, mercredi 17 octobre 2012


« L'Irlande est une terre d'écrivains. Pour essayer de comprendre ce pays aussi beau que mystérieux, François Busnel a décidé de le traverser de long en large, d'est en ouest et du nord au sud à la rencontre des romanciers. […]
Sur sa route, François Busnel rend aussi visite à Claire Keegan, l'une des voix les plus attachantes de la jeune génération d'écrivains irlandais, auteure de deux magnifiques recueils de nouvelles et d'un bref roman. Elle vit avec ses chevaux dans le comté de Wexford. »
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« Les carnets de route, épisode 4 : Balade irlandaise », François Busnel, France 5, jeudi 27 mars 2014


Claire Keegan vous présente son ouvrage À travers les champs bleus aux éditions Sabine Wespieser. Rentrée littéraire automne 2012.

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Librairie Mollat et Sabine Wespieser éditeur


Coup de cœur des libraires

Édito par Claire Keegan : « John McGahern a dit un jour, dans un entretien, que la bonne littérature suggère, la mauvaise littérature affirme. Entendre cette phrase a aussitôt clarifié pour moi la différence entre une prose à deux dimensions et une prose à trois dimensions. Quand la langue fonctionne sur le plan de la suggestion, le lecteur pénètre dans un monde à trois dimensions : les oiseaux volent dans les airs et il sent leurs ombres noires passer au-dessus de lui et filer sur le béton. Dans l'affirmation, la troisième dimension manque : les oiseaux volent sans ombres et contraignent le lecteur à suivre au lieu d'être à l'intérieur de l'expérience – il en résulte une sensation de marcher avec un temps de retard sur le mouvement au lieu d'avancer à l'intérieur de lui.
Les pages de ce recueil mèneront de nombreux lecteurs au cœur d'une expérience irlandaise – du climat et de la pluie océanique, de notre humour et de notre don pour en révéler le moins possible quand nous parlons, de nos silences troublés et de notre intransigeance, des fêtes et des portes qui s'ouvrent et se ferment, de notre discussion permanente avec un passé à trois dimensions. » (traduction de Jacqueline Odin)

Entretien :
« Vous avez choisi d'écrire des nouvelles. Pouvez-vous nous expliquer pourquoi ?
La nouvelle est la forme que j'admire le plus. Une bonne histoire est riche en non-dit et laisse de la place au lecteur, est presque incomplète. Une nouvelle racontée avec une retenue considérable et divers degrés de réticence peut nous conduire à un niveau d'intensité que le roman atteint rarement. Et elle commence loin, où l'eau est profonde et la difficulté devient conséquence. À mon avis, la pire littérature est pleine d'analyse, d'explication et d'expression de soi – le contraire de la retenue. […] Je suis stimulée par ce défi et ces silences, le besoin à l'intérieur de l'histoire de comprendre et de clarifier une expérience humaine incandescente. […]
Quels sont le auteurs irlandais que vous aimez et admirez ? Leurs œuvres ont-elles une influence sur votre écriture ?
Joyce, Beckett, Yeats, Synge, Wilde, Edna O'Brien, McGahern. Je ne sais dire ni mesurer à quel point leurs œuvres ont pu influencer ma propre écriture, seulement que j'admire la manière dont ils ont écrit et ce qu'ils ont à dire, là où leurs œuvres m'ont emmenée et ce que j'ai compris grâce à leurs œuvres. […]
Pourquoi écrivez-vous ? Pourquoi avez-vous choisi de donner une si grande place aux mots et à l'écriture dans votre vie ?

Écrire est ma façon d'essayer de comprendre ce qu'être humain signifie, d'essayer de faire en sorte que ce qui est inarticulé et inexplicable le soit légèrement moins. »
(entretien réalisé par Gaëlle Maindron et traduit par Jacqueline Odin)

Le choix du libraire : À travers les champs bleus de Claire Keegan (Sabine Wespieser éditeur)
« Claire Keegan accompagne ses personnages. Elle les suit, les observe, et nous les raconte avec une délicatesse infinie. À travers les champs bleus est un recueil de huit nouvelles. Des histoires qui évoquent l'Irlande des tourbières et des falaises, une Irlande venteuse, une terre qui imprègne les hommes et les femmes qui l'habitent. »

« Un été irlandais », catalogue de librairie Coiffard 2013

 

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« Les nouvelles de Claire Keegan sont sublimes. Une écriture ciselée dotée d'une puissance d'évocation incomparable. Un grand moment de lecture durant lequel le lecteur se trouve complètement immergé dans une atmosphère envoûtante. »

Coup de cœur de la Fnac Créteil


« 3e texte publié chez Sabine Wespieser éditeur. 8 nouvelles attachantes sur la condition humaine et… irlandaise. »

Coup de cœur de la librairie La Mandragore (Chalon-sur-Saône)


« Le talent n'est pas partout, il est ici… dans ces huit nouvelles irlandaises et sublimes où ruralité, brutalité, tendresse et amour cohabitent. »

Coup de cœur de la librairie Atout Livre (Paris XIIe)


« Après son fabuleux Antarctique, Claire Keegan confirme un grand talent de novelliste.
À travers les champs bleus des plaines irlandaises, les mots de Keegan racontent un paysage sans bruit, hanté par les émotions dissimulées de ses habitants. »

Coup de cœur de la librairie Page 189 (Paris XIIe)


« Des nouvelles d'une justesse imparable qui décrivent des personnages au bord du gouffre. […] Un magnifique auteur irlandais. »
Prix Lucioles des nouvelles 2013.

Coup de cœur de la librairie Lucioles (Vienne)


« La belle écriture de Claire Keegan au service de nouvelles surprenantes, poignantes ou lumineuses… »

Coup de cœur de la librairie Vivement dimanche (Lyon)


Coup de cœur des librairies La Belle Lurette (Paris IVe), La Boîte à livres (Tours), Coiffard (Nantes), Le Grain des mots (Montpellier)...


Presse Web

« Claire Keegan a l’art de concentrer dans ses nouvelles tout l’esprit de cette île à nulle autre pareille. Sa force, ses déchirements, sa rudesse, sa pluie et son herbe verte sur le noir des tourbières, la rousseur de ses enfants. Ce recueil est un véritable enchantement. […] Si vous ne l’avez pas encore lue, 2013 sera l’année où vous découvrirez Claire Keegan. Il le faut. Absolument ! »

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blog Skriban, vendredi 22 février 2013


« Fortement recommandé ! »

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nezdanslivres.blogspot.fr, lundi 11 février 2013


« Depuis longtemps je n’avais pris une telle claque. […]
Huit nouvelles. Et un talent écrasant. Avec une épure digne de Raymond Carver, elle brosse le portrait d’une Irlande rurale faite de traditions, de filiations subies ou désirées mais aussi d’amour et de pudeur. Ici la vie est rude, les hommes sont des salauds et les femmes se battent pour rester dignes. 
Il faut prendre son temps, s’imprégner de la douce mélancolie qui émane de cette écriture ciselée pour finalement être immergé dans ce recueil. Et ne plus vouloir en sortir. »

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blog Boz and Phiz, février 2013


« Indéniablement, Claire Keegan marque la littérature actuelle de sa plume fantastique, d'une douce mélancolie et d'un lyrisme hors du commun. Avec facilité, sans l'esbroufe de certains auteurs contemporains, elle écrit comme elle respire, les sentiments humains, les petites trahisons, les choix incertains, les complicités silencieuses, nos défaillances et nos envies. »

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blog Je me livre, mardi 13 novembre 2012


« Les 8 récits qui composent ce recueil sont magnifiques. »

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Le blog des livres qui rêvent, mercredi 7 novembre 2012


« Je suis toujours aussi émerveillé par la prose de Claire Keegan. Elle sait retranscrire à merveille la pluie, le vent et les tourbières, la violence des liens archaïques qui unissent les êtres. Sa prose est simple, limpide, précise. Pas un poil de gras, pas un mot de trop. 
Je sais bien que la nouvelle n’est pas un genre très prisé par chez nous. Mais si vous n’aviez qu’un seul recueil à lire cette année, je vous conseille de vous laisser tenter par cette étourdissante balade à travers les champs bleus. »

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blog D'une berge à l'autre, samedi 3 novembre 2012


« Dans mon processus d’écriture, je pars d’un brouillon très fourni, avec beaucoup de faits, d’explications qui viennent étayer mon histoire. Et puis peu à peu, j’enlève cet échafaudage… je creuse au cœur de l’histoire… et parfois en chemin, je dois remettre un autre échafaudage pour aller plus loin encore. Mais au bout du compte, j’enlève toutes les armatures et l’histoire doit alors pouvoir se tenir toute seule. Elle doit être débarrassée de tous ces matériaux de soutènement, jusqu’à l’épure…
Je pense que la narration doit nécessairement rester sur un mode suggestif et ne jamais s’aventurer sur la terre ferme des assertions. C’est essentiel afin d’ouvrir tout le champ des possibles. L’affirmation annihile tout. Si vous êtes catégorique quand vous écrivez, alors vous n’offrez pas au lecteur la possibilité du contraire et le privez ainsi d’une tension indispensable à fertiliser l’imagination. Ainsi, si une chose est vraie, alors son contraire peut l’être aussi. C’est la fameuse théorie de l’iceberg… Je pense en effet que le genre de la nouvelle est un genre qui fait la part belle à la suggestion. Et c’est justement toute la complexité de la chose ! » C. K.

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Interview de Claire Keegan, blog La Ruelle bleue, jeudi 1er novembre 2012


« Mais pourquoi n’écrire que des nouvelles ?
La forme courte des nouvelles est ce que j’admire le plus chez d’autres écrivains, en particulier Tchekhov.Je n’aime pas les excès. J’aime garder une intensité d’écriture et d’histoire, qu’il est souvent difficile de tenir sur 200 pages. »

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Interview de Claire Keegan, Le blog des livres qui rêvent, samedi 20 octobre 2012


« Entrer dans l'univers de Claire Keegan, c'est pénétrer dans un monde où les failles, les blessures se devinent à demi-mots, où les ellipses surprennent le lecteur, où la tendresse est souvent absente, voire dévoyée, où l'amour se fraye difficilement un chemin. […]
Tout tient à peu de choses, un changement de vie auquel on ne peut se résoudre, le poids des traditions qui fait qu'une femme va gâcher sa vie à cause d'un mauvais choix. […]
Parfois pourtant les secrets sont révélés et même s'ils mènent apparemment à la destruction, le soulagement et la renaissance sont à portée de mains. L'humour trouve aussi sa place, à travers le pouvoir des mots, que souligne malicieusement la première nouvelle, La mort lente et douloureuse. […]
Et zou, à côté des autres livres de l'auteur, sur l'étagère des indispensables ! »

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blog Cathulu, mardi 16 octobre 2012


« D'une plume fine, simple mais détaillée, Claire Keegan nous emmène une nouvelle fois dans l'Irlande rurale grâce à ces huit nouvelles.
Là où les hommes sont un peu bourrus, accrochés à leurs terres et leur ferme, toujours prêts à oublier leurs soucis dans la bière ou le whiskey. Les femmes, force tranquille de chacune de ces nouvelles, rêvent d'une vie rassurante auprès d'un homme qui les respecte. Mais face aux paysans ou aux prêtres, elles sont souvent frustrées et abandonnent leurs rêves pour une vie sans couleurs.
Un homme est un fléau et une nécessité. »

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blog Sur la route de Jostein, mardi 16 octobre 2012


« L’auteur irlandaise continue de nous charmer avec son art de figer dans toute leur acuité et leur sensibilité des instants de vie qui révèlent ainsi le sel de l’existence mais aussi ses failles et ses douleurs, ses doutes et ses malheurs.
Chez Claire Keegan, le pouvoir d’évocation des mots se niche dans le quotidien rural fruste des personnages qui ouvre une brèche dans la retenue de leur vie. On retrouve à la fois le pouvoir magique de la parole qui, utilisée à bon escient, révèle et dévoile des vérités, répare et console les âmes désolées, mais aussi son revers dévastateur, maléfique, la chape de plomb du silence. […]
Si vous avez aimé L’Antarticque et Les Trois Lumières, vous ne pourrez que vous délecter de cette balade irlandaise à travers les champs bleus, parfois d’un bleu nuit crépusculaire, parfois d’un bleu maritime vivifiant. Vous ne pourrez que savourer le talent de cette auteure qui dès la première nouvelle, à travers de simples mots entourant son personnage principal, son double en littérature, annonce le fil rouge du recueil, voire révèle sa ligne de foi littéraire : Déjà, elle avait inscrit l’histoire dans l’espace et le temps, l’avait empreinte d’une atmosphère, et d’un désir intense. Il y avait la terre et le feu et l’eau sur ces pages ; il y avait un homme et une femme, et la solitude humaine. Quelque chose dans l’œuvre était fondamental et simple. »

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blog La Ruelle bleue, dimanche 14 octobre 2012


« Au milieu des pavés souvent indigestes de la rentrée littéraire, un recueil de nouvelles précieuses et délicates. L’art de la brièveté, maîtrisé à la perfection par l’Irlandaise Claire Keegan, qui nous touche directement au cœur. […] À lire absolument ! »

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Olivia Leboyer, toutelaculture.com, mardi 9 octobre 2012


« Claire Keegan n’a pas besoin de 300 pages pour nous embarquer dans son univers et transmettre des messages forts, toujours d’une écriture sobre et tranquille. Car il faut se méfier de cet auteur : elle ne gesticule pas de la plume (ni du clavier) ; elle n’en rajoute pas des tonnes ; elle ne souligne pas lourdement pour s’assurer que le lecteur a bien compris le message. Non, Claire Keegan nous mène par la main, lentement mais fermement, examiner à la loupe les relations humaines dans une Irlande qui semble ne pas arriver à se défaire de ses préjugés, généralement défavorables aux femmes, qu’il s’agisse des relations entre pères et filles ou des (ex)-couples. »

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blog Fragments du paradis, samedi 6 octobre 2012


« Claire Keegan possède un don. Celui merveilleux de décrire l’indicible, de suggérer des troubles, les sentiments terrés, l’ambiguïté d’une situation ou le drame qui y couve. Ces huit nouvelles sont des pépites ! »

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blog Moi, Clara, et les mots, jeudi 4 octobre 2012


« Un recueil de huit nouvelles comme des diamants bruts, certainement l’excellence d’une écriture qui se prête si parfaitement au genre, au-delà du romanesque.
Chacune de ces nouvelles, c’est le talent de Claire Keegan, cette impressionnante maîtrise narrative qui prend, sa plume qui frôle les surfaces rudes des lieux et des personnages, se risque à s’y frotter, s’attarde sur les heures puis pénètre jusqu’à ce qui est enfoui, jusqu’aux racines, aux (dés)aveux, sous les plaies et les cicatrices.
Ces nouvelles, ce sont les histoires des hommes catholiques et de la terre, les paysages d’Irlande, à travers eux, celles des femmes et les histoires d’enfances.
On y retrouve la violence diffuse, la densité troublante du recueil L’Antarctique, on y retrouve l’acuité, l’émotion, l’épure bouleversante des Trois Lumières. L’intuition du quotidien, rien d’anodin.
Ces nouvelles sont des chants bleus, la beauté douloureuse des clairs-obscurs, ce qu’emporte le vent de la glèbe sèche, ce que brasse les vagues; c’est ce qui revient à la nuit et à la solitude, tous ces chemins désolés.
Des frissons de lecture. Une empreinte et des traces. »

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blog Lire et merveilles, jeudi 4 octobre 2012


« Un très bon livre qui met Claire Keegan dans la liste des grands nouvellistes d'Irlande. »

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blog Eireann Yvon, mercredi 3 octobre 2012



 

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