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Revue de presse Écoute la pluie
Michèle Lesbre

 

Presse écrite

« Cette nuit d'introspection est un monologue intérieur sur sa propre existence. Comme si la mort qui l'avait approchée en souriant avait réveillé certaines blessures, rappelées soudain à son corps courbatu. Comme si elle était le révélateur d'émotions enfouies. Comme si son être tout entier avait soudain retrouvé la forme d'anciennes chutes. Comme si son histoire d'amour était en train de se déliter devant ses yeux. Cependant, à mesure que le jour approche, les déchirures d'orage laissent place à la quiétude et à la lumière. À cette petite pluie intérieure et apaisée. Aussi, la narratrice laisse-t-elle au petit matin un message un peu énigmatique à l'homme qu'elle aime, lui proposant d'écouter la pluie. Un message que sans doute tu ne comprendras pas, dit-elle, pas tout de suite, sans les mots habituels et un peu usés qui sans doute ne sont plus à la hauteur. Un message qui sans doute me contient tout entière, où je tente de te dire que nous devons inventer autre chose, que je veux autre chose, parce que nous sommes vivants.
Avec une belle régularité, l'auteure de Que la nuit demeure, Un homme assis, Une simple chute, Boléro, Un certain Felloni, La Petite Trotteuse, Sur le sable, Nina par hasard ou Un lac immense et blanc, poursuit sa route lumineuse et singulière. Une fois de plus, elle nous conduit dans cet espace sensible de l'écriture où failles et déchirures, solitude et blessure ne sont jamais synonymes de renoncement. Où il n'y a pas d'interdit de séjour. Avec une infinie délicatesse, elle nous fait partager cette errance nocturne sous l'orage. Et si ce petit livre émouvant est tout de suite nôtre, c'est sans doute que, comme le sourire du vieil homme, chaque phrase qu'il contient nous donne quelque chose qu'il faut garder. »

« Michèle Lesbre, cette petite pluie intérieure », Marc Sagaert, L'Humanité, jeudi 4 juillet 2013

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« Un drame peut redonner l'envie d'aimer.
C'est un court roman, minimaliste, qui ne raconte rien, ou presque. Tient-on en haleine le lecteur avec le récit d'une fin d'après-midi, d'une soirée et d'une nuit de vagabondage dans un Paris au ciel lourd, sous la menace incessante d'un orage qui finit par éclater ? Quelques rencontres, l'achat d'une robe, un moment passé dans une fête, un autre dans un cabaret où des habitués se retrouvent pour danser le tango, un café pris dans un bistrot à l'aube… voilà pour l'action et les rebondissements. Mais c'est compter sans le talent de Michèle Lesbre. L'écrivain relève brillamment la gageure, sur un ton presque chuchoté. Elle vous harponne dès la première page et ne vous lâche plus. »

« Le dernier sourire », Dominique Guiou, Le Figaro littéraire, jeudi 23 mai 2013

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« Une jeune femme déambule sous la pluie, la tête emplie de questions après avoir assisté, par hasard, au suicide d'un vieillard.
Le vieil homme lui a souri puis a sauté sur les rails du métro. Gisèle était pressée, elle devait prendre un train pour rejoindre l'homme qu'elle aime, à l'hôtel des Embruns. Elle était déjà en retard mais, à présent tout se bouscule dans sa tête, tout bascule dans sa vie. Face à un mort, elle réfléchit sur les vivants, s'interroge sur les sentiments amoureux qu'il faut secouer parfois comme une boule à neige pour imposer un semblant de désordre et de folie. Où est l'essentiel, qu'est-ce qui est éphémère ? se demande l'auteur. Déambulant dans les rues par une longue nuit d'orage, Gisèle tente de revisiter le passé pour, demain, se tenir debout.
Dans Écoute la pluie, Michèle Lesbre parcourt les thèmes qui l'obsèdent depuis ses premiers textes et les condense avec un talent de miniaturiste. En quelques traits, elle sait décrire le vieillard qui va mourir ; sa canne et son imperméable, la douceur de son visage et son assurance de danseur pour plonger sous le wagon. Elle lui offre un tombeau en refusant de l'oublier, composant des bribes de sa vie pour éviter qu'il ne s'éteigne. […]
Mélancolique et pourtant volontaire, Michèle Lesbre écrit des odes minuscules à la vie, sa fragilité et ses mystères. Elle nous murmure qu'il faut réinventer les gestes et les mots. »

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« Nuit d'orage », Christine Ferniot, Lire, avril 2013 ; « Écoute la pluie : le talent de miniaturiste de Michèle Lesbre », L'Express, vendredi 12 avril 2013

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« Il y a des romans, comme celui-ci, qui vous submergent, vous touchent au plus intime, vous soufflent entre les lignes des mots essentiels, font surgir de vieilles images enfouies, et des larmes, comme une pluie intérieure. Michèle Lesbre poursuit, avec ce douzième roman, un texte qui n'en fait qu'un, une longue confidence pleine de pudeur et de fracas, la mémoire de la guerre, le chagrin de l'enfance inachevée, les amours en sursis, la mélancolie des voyages, des trains et des chambres d'hôtel, le compagnonnage avec quelques villes et écrivains indispensables. Et la volonté, constante, obstinée, de ne jamais renoncer. À vivre, à aimer, à se tenir debout. À l'instar de cette femme, surprise sur un quai de métro.
Elle est pressée, un train à prendre pour rejoindre un homme, dans une chambre d'hôtel au bord de la mer. Près d'elle, sur le quai, un vieux monsieur en imperméable beige, qui lui sourit avant de se jeter sous la rame. Effroi. Bascule. La narratrice erre toute la nuit, sous l'orage, dans les rues de Paris. Les souvenirs se bousculent, la maison de son enfance illuminée par la figure de son grand-père, voyages, lectures, utopies politiques. Et cet amour en pointillés qu'elle espère renouer à l'hôtel des Embruns avec cet homme qu'elle n'a même pas prévenu, un photographe pour qui les mots ne sont jamais à la hauteur. Comment dire ce qui s'enfuit et échappe ?
De retour chez elle, au petit matin, alors que la pluie s'obstine, seul demeure le sourire du petit monsieur du métro, comme un cadeau précieux, encouragement paradoxal à poursuivre l'aventure, comme si le désir était plus fort que tout, parce que la pluie elle-même peut être belle et vibrante et pleine de promesses, parce qu'il n'est jamais trop tard et que l'on peut toujours défier le mauvais temps. »

Michel Abescat, Télérama, mercredi 13 mars 2013

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« Sur un quai de métro, une femme, et un vieux monsieur inconnu, qui lui sourit avant de se jeter sous la rame. Elle devait rejoindre un homme dans un hôtel sur une côte sauvage. Elle n'ira pas, rentre chez elle, ressort. Déportée par le sourire du suicidé, elle dérive dans Paris, sur ses chemins intérieurs. L'homme qui l'attend est photographe, elle se repasse leur longue histoire, des hauts et des bas, des voyages et du surplace, du soleil et des éclipses. Le ciel craque de souvenirs plus lointains. Un grand-père qui marchait avec elle dans les prés perlés de rosée, les adieux ratés à un père mort trop tôt et qui lui aura toujours manqué, la balançoire d'un jardin public où sa mère l'asseyait. Les moments les plus forts concernent le legs de l'enfance, une enfance dont on n'a plus idée, tant elle se tissait d'ennui, et donc d'imaginaire et de gravité. La femme ne s'accorde pas à l'étroitesse du présent. Avec qui partager l'ébloui et le suffocant ? Avec l'homme, peut-être. Il faudrait inventer d'autres instants qui soient dignes que l'on s'en souvienne. Les révolutions intimes suffiraient sans doute à changer la vie. Ici, la pluie tombe comme la vie coule. En tournures, en épiphanies simples et lustrales. Écoutez Michèle Lesbre écrire. »

« Tombée du ciel », Jean-Marc Parisis, Le Figaro magazine, vendredi 8 mars 2013

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« Un événement tragique, le suicide d'un homme sous ses yeux, conduit la narratrice à manquer son train, celui qui devait la conduire à l'Hôtel des Embruns où l'attend son amant. Sous le choc, elle marche dans la nuit, s'achète une robe verte, l'oublie sur un banc, pousse la porte d'un café, longe les quais de la Seine tandis que l'orage s'abat sur Paris. Le temps d'une veille jusqu'au matin, elle se souvient par bribes de dialogues de films, de lectures, de son enfance passée à la campagne auprès d'un grand-père aimé, de sa relation amoureuse avec le photographe qui, de Nantes, a rejoint l'hôtel pour la retrouver, peut-être une dernière fois. Car leur relation semble toucher à sa fin.
Dans ce long monologue où elle s'adresse à lui, elle lui rappelle des épisodes de leur vie commune puis intermittente : un concert à Carnegie Hall, une plage du Nord, quelques conversations, des malentendus, leurs voyages harmonieux, leurs retours discordants, la distance qui, entre eux, s'est peu à peu creusée. Les regrets se mêlent aux souvenirs du suicidé…
Écoute la pluie, le douzième livre de Michèle Lesbre, entonne le refrain des thèmes chers à la romancière : l'ombre portée de l'Histoire, l'empreinte indélébile laissée par les lieux et les cieux, les années qui dissolvent l'espérance, le fait aussi qu'il n'est jamais trop tard. Il y a là une magnifique justesse de ton qui tient à la retenue autant qu'à l'aveu. Une écriture simple et évidente, un précipité chimique dont les effets se prolongent, une fois le roman achevé. »

« Jamais trop tard », Macha Séry, Le Monde des livres, vendredi 8 février 2013

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« Il aura fallu presque une décennie à Michèle Lesbre pour accoucher d'Écoute la pluie. Non que l'écriture du roman ait été douloureuse. Mais impossible jusque-là de parler, même à ses proches, de cet octogénaire, ou nonagénaire, qui un jour de décembre 2003, sur un quai de métro, lui avait souri et adressé quelques paroles bienveillantes avant de sauter, d'un pas léger, sur les voies. Elle s'était bornée à lui dédier Le Canapé rouge (2007) : Au petit monsieur de la station Gambetta. Elle vient enfin de lui inventer une vie, y mêlant, comme dans chacun de ses romans, un peu de la sienne. […]
Michèle Lesbre porte ses livres en marchant, en lisant. Sans rien prévoir. Peu à peu, ils se cristallisent. Un jour, elle s'attable à son bureau et se dépêche de les écrire de peur qu'ils ne s'enfuient. Elle les cueille à maturité. Au reste, la romancière a souvent l'impression d'écrire comme elle vit, en évoluant entre plusieurs époques, par surimpression du présent et du passé. Flux er reflux des réminiscences. Dans son œuvre se mêlent échos de l'Histoire, souvenirs intimes, déambulation mentale, divagations dans le temps et errance nocturne. L'autobiographie vagabonde dans la fiction, laquelle favorise le retour sur soi. Aussi ne s'étonne-t-on pas lorsqu'elle affirme mezza voce : J'ai le sentiment de n'écrire qu'un seul livre où je mets ma vie en perspective, depuis mon enfance racontée dans La Petite Trotteuse jusqu'à aujourd'hui.
Aucun narcissisme dans ce mouvement par lequel l'écriture récapitule ce qui a façonné un être. Au contraire : pour la grande dame de la station Gambetta, une vie n'est belle que dans la mesure où toute vie s'y reflète ; le je n'a de sens que s'il est universel. »

« Rencontre : Ni résignée ni vaincue », Macha Séry, Le Monde des livres, vendredi 8 février 2013

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« C'est d'abord une question de paysage, de couleurs, de lumière, une affaire de perceptions : les traces rouge sang, le gris d'acier de la mer, une robe verte achetée et laissée sur un banc, un vase ébréché dont on ne peut se défaire… On entre dans l'univers de Michèle Lesbre par un réseau sensible, des notations qui se croisent, se rencontrent, comme les êtres. Rien qui pèse ou qui pose, pour reprendre les mots de Verlaine, poète qui pourrait traverser ces pages.
Mais ici, c'est Duras qui est citée en épigraphe, et on laissera les lecteurs découvrir pourquoi. Écoute la pluie est un roman bref et dense comme tous les textes de Michèle Lesbre. Une femme, la narratrice, a rendez-vous avec un homme. Ils doivent se retrouver au bord de la mer, dans un hôtel qui leur est familier, ou l'a été. Ils se sont aimés là, puis perdus ; tout devrait recommencer en ce lieu non loin de Nantes où désormais il vit. Mais un accident empêche qu'elle parte : un vieil homme se jette sur les rails du métro, un sourire sur les lèvres. Elle pourrait partir, rien ne la retarde vraiment, mais ce geste est comme un scandale, au sens étymologique : c'est le petit caillou dans la chaussure. Et c'est aussi ce qu'on entend par ce mot, quelque chose qui n'a pas lieu d'être, qui révolte, qui bouleverse.
La mort de ce vieil homme, dans une solitude désarmante, pourrait rappeler celle du héros de De Sica dans Umberto D. Pour la narratrice, qui a cru autrefois aux utopies, ce suicide est comme une souffrance de plus, la confirmation d'une époque sans pitié à l'égard des plus fragiles. Elle se met à errer dans Paris, se retrouve un instant dans une soirée modaine, comme sortie d'un film d'Antonioni ou de Louis Malle, hurle sa colère et poursuit son chemin sous l'orage. Elle aime la pluie, s'égare sous l'averse. […]
La nuit parisienne fait écho à d'autres nuits, à Trieste, à Venise, ailleurs encore. Paysages, passages… Au terme de cette errance, quelques certitudes sont nées, et un espoir, celui de recommencer, de réinventer, de se réinventer, parce que, comme l'écrit la narratrice, nous sommes vivants. »

« Dans le mouvement du bandonéon », Norbert Czarny, La Quinzaine littéraire, vendredi 1er février 2013

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« Les rendez-vous qui comptent surgissent parfois au cœur du quotidien le plus banal. La scène inaugurale du dernier roman de Michèle Lesbre est obsédante : sur le quai du métro, un vieil homme sourit à la narratrice, puis se jette sous la rame quand elle arrive dans la station. L'inconnu rentre par effraction dans l'existence de celle qui s'apprête à rejoindre son amour dans un hôtel de bord de mer. Impossible d'enchaîner sans s'interroger sur le pourquoi de la vie : Je devais affronter seule cette nuit longue et chaotique, je ne pouvais en aucun cas démissionner de cette épreuve. S'ensuit une longue errance dans un Paris brumeux. Le passé revient à la surface. La pluie fine pénètre et lave l'esprit. Exercice de mémoire plus qu'examen de conscience, Michèle Lesbre entraîne sa narratrice dans un bilan en demi-teinte. Comme si la vie se vivait trop souvent à moitié. Quelques regrets, des espoirs déçus, un brin de nostalgie : les années passées défilent. Petit à petit, se dégage l'élan vital, ce qui fait tenir. Michèle Lesbre aime explorer ces zones d'ombre qui s'inscrivent dans une intimité mélancolique et délicate. L'écriture sobre, pudique, sensible, se fait pénétrante. Et l'irréductible solitude s'apprivoise : J'ai écrit la date, l'heure et le nom de la station sur mon cahier. J'ai ajouté que j'aimerais connaître celui de l'homme qui est entré dans ma vie en perdant la sienne. »

Christophe Henning, revue Études, juillet 2013


L'équipe de la page Lire vous propose un choix de ses coups de cœur parmi les romans publiés depuis janvier. Il y en a pour tous les goûts.
« Le plus envoûtant : Écoute la pluie, Sabine Wespieser éditeur.
Michèle Lesbre se soulage d'un souvenir atroce : en 2003, elle a vu un homme âgé se jeter sous les rails du métro. Son héroïne parcourt les rues de Paris, elle est sous le choc, sa vie ne sera plu jamais la même. »

« Sélection Des livres et vous, sur la plage », L'Alsace, vendredi 28 juin 2013


« Ouvrage magnifique pour celui qui […] aime les errances poétiques. »

France catholique, vendredi 14 juin 2013

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« Un ton, un son, un regard : sur des sentiers moins arpentés, la romancière Michèle Lesbre continue de déambuler, entre songe et fiction, entre réalité et mémoire. »

Classement Datalib des ventes de livres, Claire Devarrieux, Libération, jeudi 11 avril 2013

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« Elle va rejoindre l'homme qu'elle aime. Mais, dans le métro, un vieil homme se jette sur la voie. La vie, l'amour, ne tiennent-ils qu'à un fil ? [...]
Elle parcourt les rues de Paris. Au gré des rues, des rencontres, des frôlements de corps ou des lumières traversées, cherchant l'apaisement, des fragments lui reviennent. Des pages d'Histoire jusqu'aux souvenirs familiaux ou sentimentaux. Les failles de son histoire. Les injustices. Et beaucoup de sensualité. [...] À partir d'une image, elle nous entraîne au cœur du plus intime de ce que l'homme garde au fond de soi. En douceur, mais sans jamais lâcher prise. Errer, creuser, partager. Dix ans, ou presque. Il a fallu près de dix ans à Michèle Lesbre pour se soulager de ce qu'elle a véritablement vécu dans le métro parisien en décembre 2003. Ce vieil homme qui lui avait souri avant de se suicider, elle y était. En 2007, elle lui avait dédié son succès Le Canapé rouge : Au petit monsieur de la station Gambetta. C'est là, d'ailleurs, dans les alentours du cimetière du Père-Lachaise, que l'auteur habite. C'est là qu'elle a enfin trouvé les mots rares, à la fois envoûtants et simples, pour dire la paradoxale mélancolie qui suit une gifle. »

« Errance : le vieil homme et la femme amoureuse », Jacques Lindecker, L'Alsace, vendredi 22 février 2013

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« Écoute la pluie. C'est ainsi que se conclut l'ouvrage de Michèle Lesbre. Une formule aussi laconique que tragique. J'ai besoin de la fiction pour parler de ce qui me touche vraiment, confie l'auteure née à Tours et encensée par la critique pour son nouveau roman, comme à l'accoutumée. […] Michèle Lesbre livre un roman qui nous happe. À l'image de cet homme, passé sous le métro sans crier gare. »

« Michèle Lesbre, une mort qui hante », Sébastien Bourcier, La Nouvelle République, jeudi 21 mars 2013

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« Michèle Lesbre invite à écouter la pluie lorsqu'elle tombe au-dedans et en dehors de nous. […]
Michèle Lesbre est une romancière d'une délicatesse extrême. Elle effleure le réel, y puise, avec tendresse et précaution, les images rares mais fortes et magnifiquement rapportées dont elle peuplera ses textes. On respire bien dans les romans de Michèle Lesbre ; il y a de la vie, des errances, des quêtes éperdues mais pourtant légères ; ses personnages s'interrogent sur la vie, sur la mort, sur l'amour, sur le sens de ce qui leur arrive, mais rien ne pèse trop ; c'est important, mais c'est souvent impalpable comme le temps qui passe ; et les disparitions, si elles appellent le deuil, sont aussi des seuils qui mènent vers de nouvelles vies. […]
Écoute la pluie est un roman qui ne dit pas autre chose. […]
Devenue dépositaire de ces possibles fragiles, de ces instants poétiques, de ces passages qui nous échappent, de ces messages du monde des hommes, elle les partage avec ses lecteurs. Et ses livres vont plus loin que la littérature seule, ils s'échappent à leur tour et nous aident à respirer. »

Eléonore Sulser, Le Temps, samedi 9 mars 2013

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« Il y a des rencontres, des événements qui ébranlent pour le restant de la vie. La narratrice d'Écoute la pluie part rejoindre l'homme qu'elle aime, dans un hôtel en bord de mer. Sur le quai du métro, un vieil homme lui sourit, avant de se jeter sous les roues de la rame. Le choc fait tout basculer. Plutôt qu'aller à la gare, elle s'enfonce dans les rues de Paris, battues par l'orage. Il a sauté sur les rails comme un enfant qui enjambe un buisson, avec la même légèreté. L'image hante la narratrice qui entame une profonde introspection. Roman dense et bouleversant, Écoute la pluie est une invitation à vivre, un carpe diem délicat et élégant […] une errance qui permet à la narratrice de laisser aller le déroulement de ses pensées et réflexions sur son couple ; le drame initial n'étant que l'élément déclencheur du roman. Dans une écriture toute en retenue et délicatesse, Michèle Lesbre livre un roman court, limpide et envoûtant sur l'urgence de vivre et de croire au jour présent. »

« L'élégance d'un carpe diem », A. Th., Nord Littoral, jeudi 7 mars 2013

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« Aux différentes façons d'écouter la pluie, s'ajoute, celle de Michèle Lesbre. À la violence du déclencheur de cette histoire, se pose une douceur incommensurable sur le récit. Le vieil homme qui lui sourit avant de se jeter sous la rame du métro porte en lui le fragile équilibre d'une histoire d'amour. Car au lieu de prendre son train pour l'hôtel des Embruns, l'écrivaine cède à la torpeur de ce suicide. Se jette dans les bras d'une nuit où le sommeil est en panne. À pas feutrés des mots que l'on sent presque toujours chuchotés pour ne rien briser de plus, la lecture s'enroule dans le doute d'une vie à deux. Il n'y a pas de cri, pas de hurlement, pas de voix perchée. Il y a le prétexte à fuir son propre présent, à chercher quelque chose comme le renoncement redouté ou la marche en avant. Il est photographe, il l'attend dans un hôtel où elle ne viendra pas, du moins pas ce soir. Parce qu'un homme qu'elle ne connaît pas, qu'elle croit connaître pourtant, s'est envolé vers la mort. Et ce saut, par un tiers interposé, ressemble à ce saut intérieur maintes fois retenu mais qu'une plume éclatante explore sur une centaine de pages. C'est un petit livre (par son épaisseur) qui tient pourtant une large place. Le finir est un déchirement. Mais on peut, comme le suggère le titre, écouter désormais la pluie. »

Rémy Beurion, Le Républicain lorrain, mercredi 6 mars 2013


« Travail de mémoire à la Patrick Modiano, d'un côté. Roman impressionniste façon Marguerite Duras, de l'autre. Michèle Lesbre s'affirme comme un écrivain d'envergure. »

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« Vie injuste, mort anonyme », Richard Sourgnes, Le Républicain lorrain, lundi 4 mars 2013


« Infiniment mélancolique, ce beau texte de Michèle Lesbre parvient, dans une langue élégante et classique, à évoquer des vies minuscules. »

« Mémoire vive », Delphine Descaves, Le Matricule des anges, mars 2013

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« Michèle Lesbre nous offre un nouveau roman doux et poétique sur l'importance de la vie et la beauté de chaque instant. »

« Au fil des pages : Écoute la pluie de Michèle Lesbre », Le Tarn libre, vendredi 22 février 2013

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« Michèle Lesbre, comme à son habitude, trace un portrait […] d'une sensibilité extrême. »

« Dernier métro », André Rollin, Le Canard enchaîné, mercredi 13 février 2013

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« Je ne suis pas une raconteuse d'histoires. Je me mets toujours au service de quelque chose. Si c'est une émotion forte, il faut qu'elle travaille en moi. Cette émotion forte, Michèle Lesbre, auteur du célèbre Canapé rouge (2007) et de La Petite Trotteuse, l'a eue il y a plusieurs années, en voyant un vieux monsieur qui, tout en lui souriant, se jetait sous les rails du métro parisien. Cet événement ouvre son nouveau roman, Écoute la pluie. »

« Michèle Lesbre l'obstinée », G. C., Le Républicain lorrain, dimanche 10 février 2013

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« Extérieur nuit, une femme désorientée erre dans les rues de Paris noyées de pluie. Michèle Lesbre excelle dans l'art du récit de voyage intérieur, ce moment singulier qui rend perméables les strates du passé. […]
Et c'est bien cette fluidité, ce mouvement de la mémoire, fonctionnant par échos qui fait la singularité de Michèle Lesbre. De La Petite Trotteuse au Lac immense et blanc, elle continue d'explorer ces failles du temps d'où surgissent, comme par glissement, des pans entiers du passé. Elle affectionne les lieux intermédiaires et les lisières, comme les gares, les trains ou les plages qui symbolisent la fuite du présent, la sensation d'être dans un entre-deux provisoire. Les images des voyages passés reviennent aussi, la moiteur de Cuba et l'ombre d'Hemingway, Trieste, la ville-frontière fréquentée autrefois par Svevo et plus tard par Magris. Tout un théâtre d'ombres s'anime ainsi, tandis que la narratrice déambule dans les rues. […] Ce voyage au bout de la nuit parisienne, en une lente modification intime, agira comme un appel d'air vers la grâce des jours heureux, tremplin du désir de vivre à plein temps. »

« Scènes d'un monde flottant », Marie Hirigoyen (Librairie Le Jardin des lettres à Craponne), Page des libraires, février-mars 2013

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« Elle assiste à un suicide dans le métro, elle n'ira pas à son rendez-vous d'amour, à l'hôtel des Embruns. Alors elle marche dans Paris, se souvient. Les images se bousculent. Un court roman dense et lumineux sur le désir de vivre. Oui, mais comment ? »

« Grand prix 2013 de l'Héroïne : sélection de janvier », Madame Figaro, vendredi 25 janvier 2013

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Audio - Vidéo - TV

Page 68 – Tombeaux
Emmanuèle Bernheim, Michèle Lesbre et Blandine Le Callet sont les invitées d'Augustin Trapenard.

Écouter l'émission

« Le Carnet d'or », Augustin Trapenard, France Culture, samedi 2 février 2013


« Nous vous emmenons pour un voyage intérieur au son de la pluie en compagnie de l'auteur Michèle Lesbre. »

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« Le Journal de la culture », Louise Dupont, France 24, mardi 16 avril 2013


François Busnel reçoit Joann Sfar, Denis Grozdanovitch, Michèle Lesbre (33'40'' à 46'40'') et François Lelord.
À regarder, aussi : le portrait de Michèle Lesbre dans La Grande Librairie.

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« La Grande Librairie », François Busnel, France 5, jeudi 4 avril 2013


Alain Veinstein reçoit Michèle Lesbre pour la réédition de son récit Victor Dojlida, une vie dans l'ombre et pour son roman Écoute la pluie (Sabine Wespieser éditeur).

Écouter l'émission

« Du jour au lendemain », Alain Veinstein, France Culture, samedi 16 février 2013


En première partie de l'« Idéaux et débats du jour », Michèle Lesbre pour son dernier roman, Écoute la pluie, paru toujours chez Sabine Wespieser éditeur.

« Idéaux et débats », Alexandrine Halliez, Radio libertaire, mardi 12 février 2013


Michèle Lesbre vous présente son ouvrage Écoute la pluie. Parution le 7 février 2013 aux éditions Sabine Wespieser. Rentrée littéraire 2013.

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Librairie Mollat et Sabine Wespieser éditeur


Coup de cœur des libraires

« C'est l'histoire d'un dernier sourire qui nous hante, qui nous possède autant qu'il nous dévoile. La fin de l'un comme origine retrouvée de l'autre.
Une écriture d'une pudeur lumineuse.
À écouter au plus vite ! » 

Coup de cœur de la librairie Kléber (Strasbourg)


Émission spéciale « Valise idéale ».
Quels sont les grands classiques à lire ou à relire absolument sur la plage cet été ? Comment faire son choix parmi tous les livres publiés cette année ?
Durant 90 minutes, François Busnel reçoit cinq écrivains et cinq libraires pour constituer une valise idéale de livres pour les vacances.
Lydie Zannini (librairie du théâtre, Bourg-en-Bresse), Maya Flandin (Vivement dimanche, Lyon), Clo Brion (Vandromme, Les Vans), Guillaume Decitre (librairie Decitre, Lyon) et Michel Edo (librairie Lucioles, Vienne) conseilleront leurs coups de cœur de l’année.
À l’occasion de cette dernière émission de la saison, La Grande Librairie quitte exceptionnellement son plateau pour s’installer à Lyon dans la librairie Decitre.
Clodine Brion, librairie Vandromme (Les Vans) a choisi de présenter Écoute la pluie de Michèle Lesbre (1°14'04'' à 1°16'20'').

Voir le site

« La Grande Librairie », François Busnel, France 5, jeudi 30 mai 2013


« Quand on a lu un livre de Michèle Lesbre, on n'est jamais pareil. »

Roselyne Gutierrez, Librairie Renaissance (Toulouse), La Dépêche du Midi, dimanche 17 mars 2013

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« Quel message dans ces trois mots Écoute la pluie ? Un choc, une errance dans Paris, un face-à-face avec elle-même, plongent la narratrice de ce récit dans un bouleversant et lumineux désir de vivre. »

Coup de cœur de la librairie Tonnet (Pau)


« L'émotion qui jaillit de chacune des pages de ce roman (qui semble éclairé de l'intérieur par l'écriture de l'auteur) donne envie de vivre et d'aimer chaque instant de l'existence. »

Coup de cœur de la librairie Millepages (Vincennes)


« Spectatrice impuissante d’un drame auquel elle assiste, la narratrice se voit confrontée à ce constat implacable d’une vie qui lui échappe. L’équilibre fragile, s’écroule. Errances et émotions incontrôlées, fuite et réflexion, résignation et nécessité quasi vitale de se mettre à vivre, pleinement, s’entame alors une nuit, de celle qui change le cours d’une vie. C'est le récit de cette nuit blanche, que Michèle Lesbre nous livre ici. L’écriture est d’une justesse et d’une sensibilité percutante, et dans la continuité d'une oeuvre dense, riche et lumineuse que construit l'auteure de roman en roman. Une petite perle ! »

Coup de cœur de la librairie Laffitte - Les Arcenaulx (Marseille)


« C'est l'histoire d'une femme en errance entre deux points, le trait d'union qui dure le temps d'une nuit, l'introspection forcée par un vrai grand choc, de ceux qui cabossent nos vies et soulignent la superficialité de nos existences. La narratrice, dont à aucun moment nous n'apprenons le nom, a forcé mon attention ; j'ai eu envie de la prendre dans mes bras, de l'écouter, de la consoler.
C'est l'histoire d'un voyage, thème cher à l'auteur, qui se déroule dans les rues de Paris ; il y a des escales où la femme du livre se ressource, mais pour un temps seulement, car le raz de marée de ses sentiments l'empêche d'atteindre la sérénité. Et toujours cet homme, éloigné, vers qui la femme tend sans jamais vraiment l'atteindre ; cet homme qui représente un passé et un avenir, tel l'eldorado presque irréel.
J'aime tellement l'écriture de Michèle Lesbre, cette nostalgie, cette langueur qui fait qu'elle tire sur le temps comme un élastique prêt à rompre. J'aime ces images de l'enfance qu'elle fait naître, la vie simple mais pleine d'épaisseur, multiples couches de souvenirs. J'aime la musicalité de ses phrases, qui m'enrobent telle une valse douce, j'aime le parcours de ces êtres humains qui sans cesse se rapprochent et se repoussent à l'instar d'aimants. »

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Coup de cœur d'Anne Buchy, librairie Libellune (Redon), dimanche 10 février 2013


« Partie rejoindre son amant dans un hôtel du bord de mer, une femme croise inopinément le destin d'un vieil homme sur le quai du métro. Cette effraction dans son projet va alors différer la quête d'un bonheur déjà fragile, le remettre en doute, mais également agir comme un révélateur du mystère de la vie et de la mort mêlées. D'une délicatesse infinie pour dire la sidération, la fuite, l'attente au creux d'une longue nuit de déambulation, ce récit est autant une adresse à l'homme absent, un appel à leur désir, qu'à celui du lecteur. Au gré de photographies retrouvées et de visages rencontrés, la narratrice laisse affleurer des souvenirs de voyage en commun et convoque avec une grande émotion les silhouettes de ses grand-père et père disparus. Une pluie intérieure, pluie d'enfance dont il faut écouter tous les échos et les promesses d'enchantement. »

Coup de cœur de la librairie Mollat (Bordeaux), rentrée littéraire de janvier 2013


« Connaissez-vous la pluie intérieure ? demande un personnage à la fin du livre. Michèle Lesbre répond à cette question poétique tout au long de ce court roman, avec cette voix bien à elle, une petite voix discrète qui résonne longtemps. »

Coup de cœur de la librairie L'Atelier (Paris XXe)


« Un livre sensible et bouleversant sur le monde et l'urgence de vivre. Magnifique justesse de ton qui tient à la retenue autant qu'à l'aveu. Un écriture simple et évidente. »

Coup de cœur de la librairie Lucioles (Vienne)


« Un vieil homme se jette sous les roues du métro après avoir souri à une femme sur le quai. Ce sourire fait tout basculer. Au lieu de rejoindre l'homme qu'elle aime au bord de la mer, elle erre dans les rues de Paris au fil des souvenirs qui remontent.
Encore une fois, Michèle Lesbre nous offre un roman fort, dans une langue limpide qui nous interroge sur la vie, les souvenirs et notre place dans le monde qui nous entoure. »

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Coup de cœur de Coline Meurot, librairie Majuscule La Rose des vents (Armentières), 20minutes.fr, samedi 2 février 2013


Lu et conseillé par :
G. Chevalier, librairie Mot à mot (Fontenay-sous-Bois)
E. George, librairie Gwalarn (Lannion)
V. Caroulle, librairie Majuscule Demey (Saint-Omer)
D. Bouillo, librairie M'Lire (Laval)

Page des libraires, février-mars 2013


« Une errance toute en finesse… La mort, l'amour sont les enjeux de cette nuit-là. »

Coup de cœur de la librairie Vivement dimanche (Lyon)


Coup de cœur des librairies L'Armitière (Rouen), Les Arpenteurs (Paris IXe), Au poivre d'âne (La Ciotat), Le Bateau Livre (Lille), Coiffard (Nantes), Le Comptoir des mots (Paris XXe), Decitre (Grenoble), Decitre Confluence (Lyon), Dédicaces (Rueil-Malmaison), Delamain (Paris Ier), Le Divan (Paris XVe), Le Failler (Rennes), Folies d'encre (Gagny), Le Grain des mots (Montpellier), Librairie des Cordeliers (Romans), Ombres blanches (Toulouse), Page à page (Divonne-les-Bains), Le Passage (Alençon), Vent d'Ouest (Nantes)...
Coup de cœur du club des lecteurs de la médiathèque de Chantepie.
Sélection d'été de la librairie Planet'R (Saint-Lô).


Presse Web

« Écoute la pluie glisse lentement des mots et des images enfermés dans une parenthèse. Michèle Lesbre teinte le récit de quelques touches d’un rêve tragique et fondateur. Enclos, comme protégés par une syntaxe pourtant fuyante comme l’histoire qu’elle raconte, les mots défilent en simples marcheurs. Dans la fiction, le récit de ce qui a été, de ce qui aurait pu être, et de ce qui n’a irrémédiablement pas été, ce jour-là. Écoute la pluie est, en miroir creux, l’expression d’une autre : sauf la pluie. Ce qui a été empêché, ce qui est né depuis la canne brisée d’un vieillard qui lui avait souri avant d’en finir avec la vie.
Les lettres aujourd’hui envoyées ne sont rien de plus que la manifestation d’une pluie intérieure, ressentie pour soi, ayant pour ciel le sourire du vieillard. Car ce sourire a donné quelque chose qu’il faut garder, elle décide de le graver sur du papier, après coup. Je refusais de le garder en mémoire dans son seul envol au-dessus du vide, j’avais besoin de l’inscrire dans le temps, son temps, c’était sans doute le sens de son sourire. Il me le demandait. Entre les gouttes, entre crochets, c’est donc un dialogue qui est né.
Michèle Lesbre a extrait un sourire de la trop silencieuse photographie et a fait jaillir un texte d’une force étonnante. Ce chemin emprunté et ses embûches nécessaires, ce chemin salvateur, peut-être, qui dessine les souvenirs et les images inventées, aussi denses et indifférenciés que des gouttes qui cognent, une nuit d’orage. »

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« Ce jour-là, un sourire », blog Le Monde À chacun sa lettre, jeudi 21 mars 2013


« Le livre le plus délicat et le plus raffiné de la rentrée littéraire de janvier 2013 raconte l’histoire d’un vieil homme qui, avant de se jeter sur les rames du métro, adresse un dernier sourire à la narratrice, présente sur le quai. Alors qu’elle partait rejoindre l’homme qu’elle aime à l’hôtel des Embruns sur la côte sauvage, elle bouleverse ses projets : au lieu de se rendre à la gare, elle s’enfonce durant toute une nuit d’orage dans les rues de Paris pour une longue errance. […]
Un pur bijou littéraire […]. Michèle Lesbre, en effleurant le réel, transmet, avec délicatesse et profondeur, les impressions des images rares, fortes, sensationnelles, souvent insoupçonnées qui condensent et allument notre quotidien. J’ai aimé cette errance dans la ville à la tiédeur lourde, cette quête éperdue de prolonger la vie, de l’accélérer même. J’ai aimé que tout soit si juste, si ciselé, écrit sans pesanteur sur la disparition d’un inconnu, et sur les sentiments antagonistes d’un homme éloigné, à peine visible, juste nommé, qui ignore même qu’on l’a photographié à son insu. J’ai aimé le seuil poétique de tous ces instants suspendus dans le temps, parenthèses légères, vaporeuses et évanescentes, y compris dans l’évocation des deuils.
Des éclairs lointains déchirent le ciel, j’aime l’orage et sa grande colère.
Moi aussi, car ce roman dense et lumineux éclaire le sentiment du désir et de l’urgence de vivre.
Fracassant et intime. »

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Laurence Biava, www.lacauselitteraire.fr, mercredi 20 mars 2013


« Férus d’action, d’épopées et de rebondissements en tout genre, passez votre chemin. 
Les amateurs de tranches de vie, d’aventures intérieures et d’ambiances, en revanche, devraient apprécier Écoute la pluie, court récit, tout en murmures. Élégante et sensible, la plume de Michèle Lesbre distille une délicate mélancolie tout au long des pages. »

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« Un certain sourire », In Cold Blog.fr, mardi 10 juin 2014


« Dans ce court roman d’une grande densité, une femme amoureuse s’élance vers l’homme aimé, elle ne veut pas rater son train. Sur le quai du métro, un vieil homme lui sourit, puis se jette sous les roues. Trop bouleversée, elle ne se rendra pas au rendez-vous. Cet événement tragique, traumatique, rompt le temps en deux, crée une brèche dans son quotidien. La narratrice doit reprendre son souffle, non seulement pour accuser le coup de cet échange de regard qu’elle ne peut oublier, un dernier regard qu’elle a peut-être volé aux proches du suicidé, mais aussi pour revisiter sa vie et sa relation avec cet homme que dorénavant elle fuit. Elle pense à ce grand-père qui, dans son enfance, lui aura appris l’élan nécessaire pour affronter le monde, à cet amour qui lui aura peut-être permis tous les autres. La narratrice ne sombrera pas, elle écoutera ce que réveille en elle cette mort anonyme rappelant la fragilité de toute existence, cette pluie intérieure qui fait les larmes, de joie ou de peine. Elle tanguera pour mieux danser, on lui dira : son sourire vous a donné quelque chose qu’il faut garder. Magnifique. »

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« La pluie intérieure », Chantal Guy, La Presse +, dimanche 22 septembre 2013


« Avec Écoute la pluie, son dernier roman, Michèle Lesbre nous revient avec une œuvre à la fois mélancolique et lumineuse. »

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Séverine Osché, zonecritique.com, vendredi 12 juillet 2013


« Michèle Lesbre s’intéresse à la façon dont les événements de notre vie personnelle s’insèrent dans une écriture romanesque en une sorte d’incrustation, pas toujours volontaire, dit-elle… Ce n’est pas le récit de soi qui l’intéresse mais plutôt comment l’histoire du monde et des hommes traverse notre propre histoire. En décembre 2003, avant de se précipiter sous un wagon du métro, un vieil homme a souri à Michèle Lesbre. Tu pendant des années, ce récit ouvre le roman : trois pages coups de poing qui introduisent une fiction, celle d’une femme amoureuse qui, bouleversée par ce qu’elle vient de vivre, renonce à rejoindre son amant.
La vie de Victor Dojlida, personnage central du récit de 2001 qui vient d’être réédité, l’a fascinée au même titre. Ce polonais réfugié à Homécourt, puis résistant et déporté, fut emprisonné en France pendant 40 ans après avoir voulu se venger de son arrestation par un policier français. À sa libération en 1989, Michèle Lesbre l’a rencontré, est devenue son amie, considérant comme un geste citoyen de parler de cet homme en colère. Elle témoigne ainsi de l’influence du politique sur la vie privée, naviguant entre réalité et fiction, présent et passé, en un dosage subtil. »

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« Pour parler d'eux », Chris Bourgue, Zibeline (www.journalzibeline.fr), mai 2013


« Toujours, avec Michèle Lesbre, la poésie tissée sur une sensibilité à fleur de peau, dans un texte dense, serré comme les jambes qu’une femme tient entre ses bras, blottie dans un fauteuil qui accueille ses nuits blanches depuis que, sous ses yeux, un vieil homme s’est jeté sous le métro après lui avoir souri. Son amant l’attend à l’hôtel des Embruns mais elle ne peut plus partir. Elle a passé ces heures à errer dans Paris et, plus encore, dans le dédale de ses souvenirs, ravivés par cette mort qu’il lui faut apprivoiser pour continuer la route.
Par petites touches, l’amante du photographe photographie le monde autour d’elle, passé et présent, à travers la focale déformante de cet accident horrible. Le filtre évolue, la noirceur laisse place, lentement, à une étrange lumière de ciel de pluie, où le gris se laisse aller à la couleur, imperceptiblement. Comme le disait magnifiquement Albert Cohen : Un peu de vie, avant beaucoup de mort ! »

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« Un peu de vie avant beaucoup de mort », Vincent Engel, Blog à part, mercredi 10 avril 2013


« Le dernier livre de Michèle Lesbre commence par un drame : à la station de métro un vieil homme, anonyme et fugace, sourit à la narratrice puis se jette sous le métro qui arrive. Celle-ci, au lieu de se rendre à la gare, part alors à la dérive dans les rues de Paris. Pourtant son amant l’attend à l’hôtel des Embruns, au bord de la mer où ils se retrouvent régulièrement. Une nuit de déambulation, de doutes, entrecoupée des fulgurances de souvenirs d’enfance ou d’amours passées, commence pour elle qui nous entraîne à sa suite. Dans un bar argentin elle danse le tango aux sons voluptueux du bandonéon, boit un café au petit matin et se perd sous l’orage dans les rues. C’est à son amant qu’elle s’adresse, comme une répétition de ce qu’elle lui dira, peut-être, le lendemain au téléphone. Lui l’a attendue en vain à la gare, s’est endormi. Soucieux ou fâché ? Elle sait que sa défection peut provoquer un virage dans leur relation ; cependant elle ne peut agir autrement. L’accident la met dans une situation de suspension et de turbulences, provoquant une épreuve qu’elle qualifie de salutaire ou fatale. On retrouve dans ce court roman la voix et le rythme de Michèle Lesbre qui nous font naviguer entre passé et présent, traçant à l’aquarelle paysages et personnages sur les bords de mer ou l’Italie, évoquant des photographies, notamment celles de l’amant photographe qui préfère les images aux mots qu’il ne trouve pas toujours à la hauteur. »

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« Arrêt sur images », Chris Bourgue, Zibeline (www.journalzibeline.fr), lundi 8 avril 2013


« L'écriture délicate et intime, émouvante et sans faux-fuyant [est] d'une infinie justesse. Poétique par moment, n'hésitant pas à être crue quand cela s'avère nécessaire, la langue fouille la confusion des sentiments jusqu'au trouble le plus profond. Musicale, la pluie omniprésente vient, en écho à la chanson de Barbara, bercer le lecteur avec une infinie mélancolie.
Un roman fort et lumineux, à partir du voyage intérieur d'une narratrice au nom inconnu qui effeuille le livre de sa vie, semant au vent des questions sur l'amour, la lutte, le désir, la mort et la société qui nous entoure dans une errance toute en ombre et lumière, cinématographique, à la manière de Patrick Modiano que l'auteur admire tant.
Un livre habité et sensible, dense et bouleversant, sur le monde et l'urgence de vivre. Superbe ! »

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Dominique Baillon-Lalande, blog Encres vagabondes, mardi 5 mars 2013


« C’est un court roman de 100 pages poétiquement appelé Écoute la pluie.
C’est l’histoire d’une femme qui part retrouver l’homme qu’elle aime et qui sur le quai du métro va voir un vieil homme se jeter sur les rails après lui avoir adressé un dernier sourire. Le choc de cette vision va faire basculer la narratrice dans une nuit d’errance et de chaos. Elle n’oublie pas son rendez-vous mais convoque toutes les images, retrace minutieusement ce qui la rattache à cet homme pour qui les mots ne suffisent pas. Les photos anciennes entrouvrent son coeur, elle essaye de trouver comment penser à lui, au vieil homme. C’est l’histoire d’une pluie intérieure, une pluie d’été, de celle qui arrive au soir sur des corps pétris de soleil et d’insouciance. Ces moments tragiques et forts qui nous font basculer dans l’absolue nécessité du sens.
Michèle Lesbre, avance minutieusement, page après page, donne à penser que l’écriture est parfois aussi simple que le fait de voir, respirer et penser. Recroquevillée et discrète, on dirait qu’elle a peur de sa vie. Ces héros sont comme nous, fragiles, à l’affût, solubles.
En exergue il y a : Je suis complètement dans l’amour quand j’écris sur la pluie… disait Marguerite Duras. Il semblerait que Michèle Lesbre aussi le soit. »

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« Condensé d'amour », www.leblogdeslectrices.com, jeudi 28 février 2013


« Quai de métro. Un vieil homme vêtu d’un imperméable beige. Il avait une allure assez délurée malgré la canne et sa voussure. La narratrice pense à son homme à elle, qu’elle
s’apprête à rejoindre en Normandie, à l’hôtel des Embruns.
Le vieil homme sur le quai a un sourire limpide. Puis il saute.
Suit une nuit d’orage. Au propre et au figuré.
La narratrice s’enfuit et passe la nuit dans un Paris que la pluie déchire et réanime. Le saut du vieil homme pourrait être un rêve, tant le récit qui en découle en rassemble les figures, condensation, déplacement, par libre association. Son sourire vous a donné quelque chose qu’il vous faut garder, dira, un peu avant l’aube, un danseur de tango à la narratrice que son errance a conduite dans un café argentin.
À qui parle-t-elle ? À l’homme qu’elle aime depuis des décennies, un photographe qu’elle retrouve régulièrement à l’hôtel des Embruns ? À elle-même ? Parle-t-elle ? Sa tête et son corps réassemblent les moments d’une vie, enfance, mort du père, maladie d’une amie, voyages avec l’homme aimé. Dans le désordre engendré par le saut du vieil homme, un parcours se dessine, doublé de celui que fait la narratrice dans la capitale. Paris est la balise, le lieu où elle revient toujours, dans un petit appartement où un fauteuil l’attend, près d’une fenêtre. Les autres villes, villégiatures forment ces embruns qui éclaboussent d’harmoniques la basse continue de nos vies.
Les embruns sont une pluie fine que forme la vague en déferlant, dit le dictionnaire. Oui, rien que de très légères mouillures, la sueur que font les souvenirs qui perlent à notre peau. Perlent et imprègnent et marquent. Ridules, rides, sillons. Ou encore photographies, cet art du saisissement, où le sujet laisse apparaître ce qu’il n’imaginait pas visible, ou ce qu’il croyait dérober.
Michèle Lesbre a construit une œuvre à l’image de ces lignes fines, de ces entailles, brèches, fissures et failles qui nous constituent et que le quotidien masque ou recouvre. Un accident a lieu et tout s’ouvre. Écoute la pluie est comme un précis de tous ses livres. Sa forme de fugue en rend la musique parfaite. »

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« Juste la vie, une lecture de Michèle Lesbre », Claudine Galea, remue.net, lundi 11 février 2013



 

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