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Revue de presse Victor Dojlida, une vie dans l'ombre
Michèle Lesbre

 

Presse écrite

« Michèle Lesbre a rencontré Victor Dojlida à sa sortie de prison, l'a côtoyé jusqu'à sa mort en 1997. Elle a recueilli sur cassettes leurs conversations. A également consulté les archives de l'époque. […]
L'auteure rend hommage à Victor Dojlida, mais elle fait aussi référence à toutes ces figures emblématiques de la Résistance, à tant d'autres, des milliers d'autres inconnus, perdus dans le vacarme infernal. Dans ce récit comme dans son dernier roman, elle montre que l'Histoire construit nos vies, mais peut aussi les détruire. Et c'est par la plume, qu'une nouvelle fois, inlassablement, magnifiquement, elle dénonce cette grande nuit aveugle qu'est l'oubli. »

« Michèle Lesbre, cette petite pluie intérieure », Marc Sagaert, L'Humanité, jeudi 4 juillet 2013

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« On se souvient de la phrase de Modiano placée en épigraphe de Sur le sable : Il y a des êtres mystérieux – toujours les mêmes – qui se tiennent en sentinelles à chaque carrefour de votre vie. Cousins de ceux de l'auteur de Villa triste, les livres de Michèle Lesbre, comme ce Victor Dojlida, une vie dans l'ombre, texte de 2001 dont la réédition accompagne Écoute la pluie, sont hantés par ces rencontres pour elle décisives.
Victor Dojlida, lui, elle a eu le temps de le connaître. C'était un dur à cuire, fils d'immigrés polonais, membre des FTP-MOI. Il aurait pu être mon grand frère, dit l'écrivain. Elle avait appris son histoire par les journaux lors de sa sortie de prison en 1989, l'avait recherché. Semaine après semaine, magnétophone en marche, elle l'avait écouté raconter ses souvenirs d'enfance, de résistance, son internement dans les camps àla suite d'une dénonciation. Après quarante ans derrière les barreaux pour avoir braqué des collabos en 1945 et tenté maintes fois de s'évader, il n'avait rien perdu de sa rage. Le désir de faire justice, d'en découdre, le tenaillait toujours : Il avait le sentiment de ne pas avoir réglé ses comptes. Il est mort en colère. C'est éminemment bouleversant et respectable. Fidélité à soi-même, loyauté envers ses engagements : à l'évidence, pareil caractère ne pouvait qu'émouvoir Michèle Lesbre, passionnée par les vies ordinaires que traverse l'Histoire, ces vies qui portent le poids des événements, quand ceux-ci ne les ont pas broyées. »

« Rencontre : Ni résignée ni vaincue », Macha Séry, Le Monde des livres, vendredi 8 février 2013

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« Parallèlement à ce texte inédit [Écoute la pluie], les éditions Sabine Wespieser publient un livre ancien, Victor Dojlida, une vie dans l'ombre, que Michèle Lesbre publia en 2001. Elle s'employait déjà à rendre hommage à un mort, évoquant une rencontre avec un rescapé des camps, un rebelle qui réglait ses comptes avec ses poings. Il s'agit simplement de mémoire, de celle qui nous concerne tous, que chaque individu porte en soi, et sans laquelle l'histoire de nos vies se déroulerait dans la nuit profonde, annonce-t-elle en préambule de ce beau récit.
Mélancolique et pourtant volontaire, Michèle Lesbre écrit des odes minuscules à la vie, sa fragilité, ses mystères. »

« Nuit d'orage », Christine Ferniot, Lire, avril 2013

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« Travail de mémoire à la Patrick Modiano, d'un côté. Roman impressionniste façon Marguerite Duras, de l'autre. Michèle Lesbre s'affirme comme un écrivain d'envergure. »

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« Vie injuste, mort anonyme », Richard Sourgnes, Le Républicain lorrain, lundi 4 mars 2013


« La réédition du livre de la Parisienne Michèle Lesbre sur Victor Dojlida est l'occasion de redécouvrir la vie de cet Homécourtois, droit et entier, qui a passé quarante ans en prison au sortir de la guerre et de Dachau. […]
C'est, au final, une belle tentative de réhabilitation de celui qui ne fera jamais de concessions à ses principes. Une tentative réussie. »

« Victor Dojlida : une injustice de l'ombre à la lumière », Sébastien Bonetti, Le Républicain lorrain, samedi 16 février 2013

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« La réédition de Victor Dojlida, une vie dans l'ombre rappelle quelle foi a animé des gens en ce siècle. Dojlida, résistant à Homécourt, en Lorraine, s'est engagé très jeune dans la FTP-MOI. Il est dénoncé, déporté, et quand il rentre des camps, ceux qui l'ont fait interner sont toujours en place, déterminés à nuire. Il se retrouvera en prison pendant des années. Son histoire est de ces scandales qui bouleversent l'auteur, narratrice du récit qui le met en scène. Et on se dit que de nombreux Dojlida, perdants éternels d'une histoire qui efface les noms, mériteraient qu'on raconte ce qu'ils ont vécu, pour les réhabiliter par le texte. »

« Dans le mouvement du bandonéon », Norbert Czarny, La Quinzaine littéraire, vendredi 1er février 2013

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« J'ai toujours eu peur de l'oubli, cette grande nuit aveugle. Cette phrase éclaire toute l'œuvre de Michèle Lesbre. Elle est extraite de Victor Dojlida, une vie dans l'ombre, récit réédité aujourd'hui par Sabine Wespieser. Elle y rend hommage à un fils d'ouvriers polonais ayant émigré en Lorraine. Entré très jeune en Résistance, il connaîtra la déportation, puis de longues années de prison en France après-guerre pour n'avoir pas cessé de se rebeller contre le nouvel ordre établi sur les scories de la Libération. »

« Scènes d'un monde flottant », Marie Hirigoyen (Librairie Le Jardin des lettres à Craponne), Page des libraires, février-mars 2013

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Audio - Vidéo - TV

Alain Veinstein reçoit Michèle Lesbre pour la réédition de son récit Victor Dojlida, une vie dans l'ombre et pour son roman Écoute la pluie (Sabine Wespieser éditeur).

Écouter l'émission

« Du jour au lendemain », Alain Veinstein, France Culture, samedi 16 février 2013


Coup de cœur des libraires

« Résistant, rebelle, hors-la-loi, une voix particulière à qui Michèle Lesbre permet d'exprimer une colère saine et nécessaire. »

Coup de cœur de la librairie Tonnet (Pau)


« Un livre magnifique. »

Coup de cœur de la librairie Le Divan (Paris XVe)


Coup de cœur des librairies Folies d'encre (Gagny), Le Comptoir des mots (Paris XXe), La Manœuvre (Paris XIe), Passages (Lyon), Vent d'Ouest (Nantes)...


Presse Web

« Les héros discrets nous rassurent. Ils sont comme l’emblème d’une société où l’on agirait gratuitement, sans volonté de pouvoir ni de reconnaissance. Mais l’histoire de Victor Dojlida nous interroge davantage sur la capacité de la France à accueillir ses immigrés et à reconnaître ce qu’ils font pour elle. […]
Réhabilité par la littérature, Victor Dojlida n’aura jamais reçu de médaille – il est mort en 1997 –, mais le récit de Michèle Lesbre, par son écriture juste et pudique et avec une empathie tout en retenue, vient comme une réparation de l’ignorance et du dédain dont il fut victime parce qu’il était immigré. »

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« Victor Dojlida ou le héros ignoré de la France », Claire Teysserre-Orion, Lyon Capitale, vendredi 31 mai 2013


« Dans ce court récit, que Sabine Wespieser a eu la bonne idée de republier plus de dix années après sa première parution , il n’est pas question d’indignation mais de colère, inextinguible et légitime. Sur des pages cousues et en papier couché, Michèle Lesbre revient sur la vie de Victor Dojlida : né en 1926 en Biélorussie, mort en 1997, entre temps quarante années derrière les barreaux des prisons de France. […]
Ce récit est celui d’une rencontre : un auteur et son sujet. Michèle Lesbre apprend l’existence de Victor Dojlida quand elle lit un portrait dans Libération en 1989 au moment où notre héros discret est libéré de la prison de Poissy, il en était le plus vieux prisonnier. Le récit que Michèle Lesbre fait est au-delà de l’enquête journalistique : où verrait-on qu’un journaliste tutoie son sujet ? Mais elle est aussi autre chose qu’une vie romancée : la force de la trajectoire de cet homme se passe aisément de toute figure de style.
Il y avait dans ton récit quelque chose de ma vie, quelque chose d’à peine perceptible mais qui me rapprochait de toi.
La rencontre eut lieu parce qu’elle passa de nombreuses heures d’entretien avec lui, elle le laissa parler de sa vie et aussi peut-être parce que cette vie était une partie de son enfance à elle. Ainsi les séances passaient :
À mesure que nous avancions, je découvrais en toi un homme tellement martyrisé par tout ce qui l’avait conduit jusqu’à cette douleur de vivre qui l’accompagnerait toujours, qu’il me semblait presque vain d’avoir entrepris ce travail de mise en ordre, de reconstitution. Mais soudain j’étais persuadée du contraire, lorsqu’au milieu d’une phrase tu t’abîmais dans un profond silence.
Le lecteur peut remercier cette attention, vraie, patiente et gratuite de Michèle Lesbre qui, par cette incroyable vie, donne la démonstration qu’un pays qui se résume à son système est inhumain. »

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Claire Teysserre-Orion, www.lacauselitteraire.fr, vendredi 31 mai 2013


« Michèle Lesbre s’intéresse à la façon dont les événements de notre vie personnelle s’insèrent dans une écriture romanesque en une sorte d’incrustation, pas toujours volontaire, dit-elle… Ce n’est pas le récit de soi qui l’intéresse mais plutôt comment l’histoire du monde et des hommes traverse notre propre histoire. En décembre 2003, avant de se précipiter sous un wagon du métro, un vieil homme a souri à Michèle Lesbre. Tu pendant des années, ce récit ouvre le roman : trois pages coups de poing qui introduisent une fiction, celle d’une femme amoureuse qui, bouleversée par ce qu’elle vient de vivre, renonce à rejoindre son amant.
La vie de Victor Dojlida, personnage central du récit de 2001 qui vient d’être réédité, l’a fascinée au même titre. Ce polonais réfugié à Homécourt, puis résistant et déporté, fut emprisonné en France pendant 40 ans après avoir voulu se venger de son arrestation par un policier français. À sa libération en 1989, Michèle Lesbre l’a rencontré, est devenue son amie, considérant comme un geste citoyen de parler de cet homme en colère. Elle témoigne ainsi de l’influence du politique sur la vie privée, naviguant entre réalité et fiction, présent et passé, en un dosage subtil. »

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« Pour parler d'eux », Chris Bourgue, Zibeline (www.journalzibeline.fr), mai 2013


« Les éditions Sabine Wespieser republient un texte qui date de 2001, Victor Dojlida, une vie dans l’ombre. Une autre figure d’homme l’habite, mais cette fois ce n’est pas un contrepoint, Victor Dojlida occupe le livre dans toute la brutalité de son destin. Émigré de Biélorussie, résistant à quatorze ans en Lorraine, déporté. À dix-sept ans, au retour des camps, il casse la gueule au policier qui l’a dénoncé à la Gestapo. C’est la prison, l’engrenage du malheur et de la souffrance, une vie brisée jusqu’à la sortie en 1989, à soixante-quatre ans, puis la maladie et la mort huit ans plus tard. Michèle Lesbre a rencontré Dojlida à sa sortie de prison jusqu’à sa mort.
La même économie de langue forme la matière de ce livre. Tout n’est pas dit, mais il est donné à penser, à ressasser, à méditer, à imaginer. Longues ellipses, trous noirs, comme ces parenthèses dans lesquelles la taule enferme une vie et la met en sourdine, absence de reconstitution, choix de dire un homme par des moments, fractures, trous, colères, rappels d’histoire politique et sociale. Et éloge d’une vie : Victor Dojlida ne s’est pas effondré, ne s’est pas repenti, ne s’est pas autodétruit. Il a tenu bon, avec pour ligne d’horizon une foi sauvage en la justesse de son trajet. On ne parlera pas ici de justice, elle ferait entrer une vague de sentimentalité qui affaiblirait et l’homme et le récit. Or Dojlida et Lesbre partagent la même façon de se tenir droit et debout, cherchant le geste et le mot qui empêchent de tomber.
Ce livre a des résonances non avec l’actualité mais avec l’éternité des temps humains : travail, exploitation, étrangers, droit du plus fort, solitude, humiliation, trahison, révolte, résistance, luttes, espoir. J’ai toujours eu peur de l’oubli, cette grande nuit aveugle, écrit Michèle Lesbre dans son récit autour de Victor Dojlida.
L’oubli est plus que la mort, une absence à soi-même. Écrire fracture les portes les plus inébranlables, quand il s’agit de rester vivants. »

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« Juste la vie, une lecture de Michèle Lesbre », Claudine Galea, remue.net, lundi 11 février 2013

 



 

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