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Revue de presse Guillaume et Nathalie
Yanick Lahens

 

Presse écrite

« À ceux qui se demandent ce que pèse la littérature face aux désastres, il faut recommander la lecture du nouveau roman de Yanick Lahens. Une merveille ! Yanick Lahens fait partie de ces artistes qui décidèrent de ne pas quitter Port-au-Prince au lendemain du terrible séisme qui ébranla Haïti le 12 janvier 2010. Elle fait partie, surtout, de ces très rares écrivains qui refusent de réduire ce pays au malheur. Casser les clichés, tel est le rôle de la fiction. À ce séisme que le monde entier contempla, impuissant, Yanick Lahens oppose un autre séisme, intérieur : celui qui saisit un homme et une femme lorsqu'ils sont catapultés l'un vers l'autre, irrésistiblement, irrémédiablement. Guillaume et Nathalie travaillent côte à côte, ne se ressemblent pas, n'ont pas le même âge, ne partagent aucune illusion et savent parfaitement, dès les premiers instants, qu'ils auront une histoire ensemble. Quand ? Laquelle ? Tout est là, dans le face-à-face entre un homme qui désire et une femme au bord de l'enchantement. L'écriture de Yanick Lahens, poétique et sensuelle, invite le lecteur à braquer sa propre caméra sur les corps des amants. Ici, le plaisir est suggéré, avec une infinie douceur. Pas de scène d'érotisme torride dans les chambres, pas de misérabilisme primaire dans les rues. Mais la grâce d'une prose où chaque phrase contribue à créer l'atmosphère protectrice d'un monde à part, où la violence n'a plus sa place, où les caresses et les baisers se prennent pour des gilets pare-balles. Nous sommes à Port-au-Prince, qui a une kalachnikov dans une main, un 9-millimètres dans l'autre, la ville vaudoue par excellence, ensorcelée par le pire des fléaux : l'habitude. Guillaume le sait, qui ne se berce d'aucun espoir. Il appartient à cette classe moyenne dont l'auteur dit la lente paupérisation. Quant à Nathalie, elle sait qu'ici les femmes sont des biens, mis à la disposition de tous. Leur rencontre fait partie de ces miracles qui ne se produisent qu'à condition de prendre des risques. Au cœur d'un monde où la haine prédomine, ces deux-là prennent le risque de s'aimer à corps perdu. Contre l'esprit de résignation, contre le pessimisme ambiant, contre l'idée d'une fatalité qui ouvre la porte au désespoir, Yanick Lahens apporte la preuve que l'on peut métamorphoser la douleur en créativité lumineuse. Le poète René Char appelait cela la santé du malheur. »

« Des baisers contre les balles », François Busnel, L'Express, mercredi 29 mai 2013

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« Guillaume et Nathalie. Le titre sonne un peu comme le Paul et Virginie de Bernardin de Saint-Pierre – la même douceur peut-être. Mais si ces deux romans peignent également la naissance d'un amour au beau milieu d'une île, la comparaison s'arrête là. L'île de Yanick Lahens n'est pas le paradis perdu de Bernardin de Saint-Pierre. Maudite, cette île. Même si je l'aime. Mais maudite quand même, Nathalie, répète l'un des personnages. Cette île, c'est Haïti, où les trois quarts de la population vivent en dessous du seuil de pauvreté.
Guillaume, sociologue de cinquante ans, et Nathalie, jeune architecte, pourraient bien sûr quitter ce lieu de désordre, ils en ont les moyens. Mais Nathalie a déjà touché les limites du monde, en Europe, et Guillaume n'a pas voulu suivre sa femme Monique à Montréal : nous étions peut-être arrivés au bout de nous deux. Deux personnages, donc, qui ont délibérément choisi, pour l'un, de revenir, pour l'autre, de rester. À moins qu'ils ne soient hantés au plus profond d'eux-mêmes par Haïti et ses plaies. […] Leur rencontre, à l'occasion du projet d'un centre polyvalent près de Port-au-Prince, est d'abord un affrontement sourd. Pour Nathalie, Guillaume est de cette catégorie de sociologues qui croient avoir tout compris à Haïti, et pour Guillaume, Nathalie est de cette génération d'après l'histoire, celle qui a abandonné toute utopie politique. Ils s'agacent l'un l'autre, mais on devine qu'ils se désirent déjà.
L'auteur refuse d'ailleurs tout faux suspense. Dès le premier chapitre, l'issue de l'aventure nous est dévoilée et la sensualité palpable de l'écriture nous prend de court. Yanick Lahens saisit d'emblée le corps à corps entre Guillaume et Nathalie, les frôlements de rien du tout, la convoitise muette, chaude, jusqu'à l'ultime violente poussée dans l'entaille. On est cependant troublé par les yeux de Nathalie qui, au cœur de la jouissance, restent ouverts sur la ville de Port-au-Prince, en contrebas. Il y a quelque chose de pourri dans le royaume d'Haïti, et cela, aucune ivresse ne permet de l'oublier.
Guillaume et Nathalie, représentants de la classe moyenne noire, sont d'abord deux regards lucides sur une société haïtienne cloisonnée et prise au piège de la corruption et du racisme. Une attention toute particulière est alors portée aux corps, et plus précisément aux corps noirs, objets premiers de cette violence protéiforme. […]
Au milieu du brouhaha incessant, le jeu de séduction entre Guillaume et Nathalie est alors un retour au silence, une tentative de recréer des espaces vides et des creux entre les êtres : une manière de se taire pour mieux révéler ensuite les non-dits et les blessures. Il ne s'agit pas pour eux d'oublier ou de mettre entre parenthèses Port-au-Prince, c'est bien impossible. Mais, dans cette ville Gede – du nom de la divinité vaudou symbolisant les forces de vie et les forces de mort –, les deux protagonistes tentent un exorcisme, dans la tension érotique portée par leurs corps et leurs mots.
Si l'espoir fou d'une renaissance habite ce roman, l'auteur se garde pourtant d'un optimisme naïf. Guillaume et Nathalie se rencontrent en décembre […] avant le séisme de janvier 2010. Yanick Lahens fait plutôt le pari de saisir l'avant, cette durée particulière qui précède tout événement : avant que tout ne soit joué entre Guillaume et Nathalie, avant que le tremblement de terre n'ait lieu. En explorant la densité de ces instants, où tout est sur le point d'être emporté par les flots – mais sur le point seulement –, elle parvient à raviver le goût de l'impossible, comme elle le souhaitait dans Failles (Sabine Wespieser éditeur, 2010). »

« Avant le séisme », Alicia Marty, La Quinzaine littéraire, jeudi 16 mai 2013

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« Un roman psychologique, réaliste et érotisant, dans une capitale haïtienne au bord du drame.
Désir et amour sont des tremblements permanents, et à Port-au-Prince plus encore qu'ailleurs, suggère Yanick Lahens. Trois ans après le séisme dans la capitale haïtienne, elle écrit toujours sur la faille (un mot, simple et terrible, qui était le titre de son précédent livre). Guillaume et Nathalie est une composition plus subtile que le titre, un peu anodin, peut laisser croire.
Subtile, la voix narrative qui suit ces deux personnages, émise toujours légèrement à distance, respectant tous les gestes de leurs approches et chaque souffle de leur désir. Au début, cette voix raconte au présent. Il y a Guillaume, un type qui à l'aube de la cinquantaine, [...] ne changera pas. Il n'en a plus besoin. Il a déjà fait ses preuves. Dans sa profession et auprès des femmes. Il y a Nathalie, épanouie, qui avoue une trentaine et trois ou quatre années : Quelque chose, dans leur façon d'avancer vers la porte d'entrée de l'immeuble, indique que, s'ils ne sont pas encore des amants, ils sont sur le point de le devenir. L'imminence d'un tel événement semble inéluctable. Et Yanick Lahens de nous faire entrer pudiquement dans la scène, avant de changer de voix, d'adopter le temps passé dès le troisième chapitre.
Subtile encore, la façon dont le roman attire la complicité de la ville dans l'histoire, mêlant celle-ci aux bruits, à la chaleur, à la pesanteur et à la réalité d'une capitale qu'on sent déjà (le livre se déroule fin 2009) au bord d'un drame aussi imminent que l'exlosion du désir. […]
Subtile enfin, la rencontre, la collusion, entre l'érotisme le plus pur exploré par les deux amants et l'angoisse d'un drame que l'on sent monter au même rythme que l'excitation sexuelle. Dans un livre où Yanick Lahens n'oublie pas de décrire le contexte social, voici une réflexion pleine de vie sur le basculement de l'âge et la crainte de perdre tout désir. Guillaume et Nathalie est un court roman où on fait l'amour comme sur un volcan. »

« Les incontournables : L'amour sur un volcan », Hubert Artus, Lire, mai 2013

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« Parfois, certains explosent comme des bombes ; d'un coup ils cognent, tel celui de Guillaume à la vue de Nathalie dont le corps, comme une tombe, renferme d'indicibles secrets. Ces deux personnages évoluent à Haïti, le pays où Yanick Lahens est née en 1953, dans lequel elle vit toujours et pour lequel elle vibre sans retenue. Son nouveau livre s'inscrit dans un continuum avec Failles, le précédent, écrit dans l'urgence du séisme qui a concassé Port-au-Prince début 2010.
Déjà présents dans l'ultime chapitre de ce livre composé dans la sidération du désastre, Guillaume le sociologue et Nathalie l'architecte concrétisent ici une histoire d'amour qui, précisément, se noue à la vieille du tremblement de terre. Dans ce roman, il est ainsi question de cœur qui s'emballe et de corps qui s'embrasent, de séduction et de déduction. Yanick Lahens montre bien comment le désir se déduit des attitudes, se devine dans les postures, les regards, les résistances.
Comment ces deux êtres s'attirent l'un l'autre, comment ils se cherchent, se repoussent, s'épient. Les pages qu'elle consacre à la première dérive de deux corps sont d'une rare sensualité. Elle dit la curiosité, la voracité, l'étreinte renouvelée au cœur d'une île de tous les dangers, de toutes les beautés, de toutes les passions, de toutes les interrogations, de toutes les douleurs. Cette relation amoureuse, l'auteure la donne pour ce qu'elle est à ce moment-là, brute et brûlante. Port-au-Prince et ses environs sont le théâtre d'un jeu du viril et du féminin sur fond de questionnement identitaire, de blessures intimes et de secrets enfouis. Comme si cette secousse amoureuse et ses répliques étaient annonciatrices d'un autrement plus terrible grondement. Celui, fracassant, de la terre qui remplaça le goût de l'amour par le dégoût du sang. »

« Brûlure à Haïti », Anthony Dufraisse, Le Matricule des anges, mai 2013

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« L'Haïtienne Yanick Lahens oppose, à la violence du séisme, les frémissements du désir.
Entre les lignes de Failles, Guillaume et Nathalie, qui donnent son titre au nouveau livre de la romancière, étaient déjà là, dans leur fragile ébauche. Ils figuraient une promesse, un désir farouche de beauté, un élan vital. Portée par eux, Yanick Lahens est retournée dans le quartier de Pétion-ville. Elle a tourné autour de l'immeuble effondré où elle avait imaginé leurs premières étreintes, puis elle a remonté le temps pour saisir, juste avant le séisme, dans l'éblouissement d'un instant, l'enchantement d'une rencontre, la renaissance possible de deux êtres blessés par la vie. […]
Réunis autour du projet de construction d'un centre, dès les premiers instants de leur rencontre, Guillaume et Nathalie, malgré leurs préventions et leur agacement, premiers signes avant-coureurs d'une affinité trop vive, sont attirés l'un par l'autre. Dès lors, se faisant sismographe sensuelle de cette passion à naître, Yanick Lahens traque le moindre geste, le moindre regard qui s'échange dans le manège de ces deux corps frémissants, qui s'attirent et se repoussent pour mieux attiser, dans un silence éloquent, un désir fiévreux et impérieux.
Celui-là même qui embrase les lignes de ce roman à la beauté sombre et âpre, dans lequel la romancière dessine sans complaisance – mais non sans tendresse – le portrait de son pays. Et, au-delà, celui d'une société rongée par la violence, la misère, la corruption, marquée aussi par la paupérisation de la classe moyenne dont sont issus ses héros, victimes des préjugés raciaux. Une société parcourue de failles auxquelles Yanick Lahens oppose les beautés de cet amour naissant. »

« L'amour, un ébranlement », Christine Rousseau, Le Monde des livres, vendredi 26 avril 2013

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« Il s'agit d'un roman psychologique, réaliste et érotisant, dans une capitale haïtienne au bord du drame. Désir et amour sont des tremblements permanents, à Port-au-Prince plus encore qu'ailleurs, suggère Yanick Lahens. Trois ans après le séisme dans la capitale haïtienne, elle écrit toujours sur la faille (un mot, simple et terrible, qui était le titre de son précédent livre). »

« Rencontres littéraires avec Yanick Lahens », Ouest France, mercredi 21 mai 2014


« Ville de Port-au-Prince, en Haïti, avant le séisme qui plongea le pays dans l’horreur en 2011. Chevauchée moins de quarante secondes par un de ces dieux dont on dit qu’ils se repaissent de chair et de sang. Chevauchée sauvagement avant de s’écrouler cheveux hirsutes, yeux révulsés, jambes disloquées, sexe béant, exhibant ses entrailles de ferraille et de poussière, ses viscères et son sang. Avant l’horreur, une histoire de douceur, d’amour entre Guillaume et Nathalie. Lui, une cinquantaine d’années, homme fort et séduisant, ancré ici au cœur de ces odeurs de misère, de corruption et d’apartheid d’un autre âge qui gangrène cette société. Elle, 35 ans, jeune femme puissante et sublime, de retour dans son pays pour un projet d’architecture. Elle qui avait fui douloureusement, laissant derrière elle drames et peines. Ce texte, d’une sensualité éclatante, raconte cette attirance, l’approche de ces deux corps blessés avant de s’abandonner dans la chaleur des peaux, apaisés... sans pour autant effacer les ombres et les démons. Yanick Lahens, au travers de ces mots sensibles, derrière ces deux corps et ces deux générations, nous raconte aussi son pays en mouvement et en colère. »

Chronique réalisée par la médiathèque Boris Vian, T Magazine, novembre 2013

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« Après Failles, témoignage écrit dans l’urgence après le séisme de janvier 2010 qui décrivait la combativité dont font preuve les Haïtiens dans les moments les plus tragiques, l’auteure Yanick Lahens revient avec Guillaume et Nathalie, l’histoire d’un tremblement de coeur entre un homme mûr et une jeune femme réunis pour la mise en place d’un projet commun : la construction d’un centre polyvalent dans les environs de Port-au-Prince. […]
Guillaume et Nathalie est le récit d’une passion, traduite dans un style tout à la fois sensuel et pudique, avec des échappées de tendresse et des bonheurs d’expression, telles que ne plus pouvoir tenir son corps à quai, qui dans le contexte signifie que le sociologue ne restera pas éloigné longtemps de l’architecte, qui apprécie sa patience tenace. Le roman est aussi un portrait de Port-au-Prince, cette ville où il y a trop de bras, trop de nez, trop de jambes. Trop de bouches à nourrir. Trop près les uns des autres. […]
Évocation lucide d’une société déjà fortement ébranlée par les malheurs qui la traverse, le roman laisse entendre que, dans toutes circonstances, l’espoir reste permis, des pierres de beauté pouvant toujours émerger du chaos. »

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« Un tremblement de cœur », Lise Gauvin, Le Devoir, samedi 5 octobre 2013


« Enfin deux coups de cœur pour terminer : Guillaume et Nathalie de la romancière haïtienne Yanick Lahens, qui nous raconte dans une langue magnifique l'histoire d'un sociologue et d'une architecte qui se sont rencontrés à la veille du tremblement de terre qui a ravagé Haïti il y a trois ans. »

« PPDA prend la plume : Amours de légende », Patrick Poivre d'Arvor, Plume, juillet-août-septembre 2013


« Yanick Lahens vit à Haïti. Son dernier roman s'ouvre sur une scène d'amour dévorant entre un homme et une femme encore inconnus du lecteur. Déjà, dans Failles (2010), la romancière prévoyait de composer une histoire d'amour, dont l'écriture a été stoppée net par le séisme de janvier 2010, dans une ville bien précise, Port-au-Prince, où comme ailleurs, une certaine idée de l'amour a été façonnée par les livres, les chansons et le cinéma. […] Comme si elle voulait retrouver le temps perdu, elle a décidé, dans Guillaume et Nathalie, que ses personnages brûlent les étapes de la passion. On est touché d'emblée à l'évocation de ce couple qui, soudain, respire plus vite, dans lequel les partenaires s'imprègnent l'un de l'autre et dont on pense qu'ils se disent : Aimons-nous vite, avant le désastre ! Une fois décrit l'acte d'amour, le récit fait retour sur la rencontre entre Nathalie, architecte de 30 ans issue de la classe moyenne noire, et Guillaume, sociologue dans la cinquantaine, représentant de cette même classe. […]
Nous sommes en décembre 2009. La radio diffuse des alertes sur l'imminence d'un séisme. Yanick Lahens nous révèle les arcanes sombres de la capitale de l'île, putasse et dépravée, Port-au-Prince te sourit, Port-au-Prince alccol et paille, Port-au-Prince prédation, qui a faim de chair fraîche, petit garçon, petite fille, Port-au-Prince qui a une kalachnikov dans une main, un 9 mm dans l'autre.
D'une grande liberté d'allure, l'écriture de Yanick Lahens rend ainsi compte d'une ville […]. L'énergie délirante de l'île épouse l'âme des personnages et imprègne tout du long ce roman chaleureux et vivant. » 

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« Un amour d'après la catastrophe », Muriel Steinmetz, L'Humanité, jeudi 20 juin 2013

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« Nous avons quitté Yanick Lahens il y a deux bonnes années. Elle venait d’écrire Failles au lendemain de ce 12 janvier 2010, jour où un cyclone a ravagé Haïti. Le livre s’était substitué à un autre : l’histoire de Nathalie et de Guillaume. La fureur des éléments ne lui avait pas laissé le temps de la raconter. Le livre est enfin né. Dans ce pays où les émotions se conjuguent toujours au superlatif, on fait ici une plongée érotique dans le cœur d’un homme et d’une femme. Elle est architecte, il est sociologue. Un projet de construction d’un centre polyvalent les rassemble. Tous deux sont haïtiens, elle est allée en France puis est revenue. Lui n’est jamais parti. Elle est jeune, lui un peu moins. Mais lorsque des frissons parcourent des corps meurtris, les émois amoureux savent jeter aux orties les conventions. Belle victoire de la vie lorsque le grondement de la terre approche à grands pas. »

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« Séisme et viruls », M. M., L'Alsace, vendredi 14 juin 2013

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« Un homme et une femme s'attrirent comme deux aimants, se souviennent de leurs vies antérieures, se séduisent. Le scénario, vieux comme le monde, tiendrait sur un sous-bock, et pourtant, le voilà qui accouche d'un très joli roman, situé dans le chaos de Port-au-Prince, quelques jours avant le terrible séisme de janvier 2010. C'est Love Story en Haïti. D'où lui vient cette grâce ? De la plume fine et sensuelle de Yanick Lahens, qui scrute aussi bien la montée du désir que les failles de son île. Sans ironie ni mièvrerie. »

Grégoire Leménager, Le Nouvel Observateur, jeudi 13 juin 2013

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« Elle n'a pas le cœur à écrire le grand roman des Amériques. Elle ajuste de courtes phrases, qu'elle élague encore, de peur d'expliquer trop, de diriger le regard ; elle fomente une histoire infime qu'elle a méditée longtemps, celle d'une rencontre entre un quinquagénaire et une femme qui a vingt ans de moins. Dès les premiers escaliers, ils savent qu'ils vont s'aimer. Yanick Lahens raconte son roman, Guillaume et Nathalie, dans un bar de Pétion-Ville, sur les hauteurs de Port-au-Prince. Elle a l'âge de son héros, elle est d'une intimidante beauté, plus amérindienne que créole. Elle ne traite ni des plus misérables de la société haïtienne, ni des paysans, selon une tradition qui a défini la fiction caraïbe. Elle part de son monde. Celui qu'on appelle ici la petite bourgeoisie, celui qu'elle définit comme la classe moyenne. C'est-à-dire la minuscule portion silencieuse d'une société qu'on réduit en général à ses extrêmes. […]
Dans Guillaume et Nathalie, la romancière ne se contente pas de raconter les premiers regards, l'appétit des corps, les dénégations, toute cette tension qui se résout en une sensualité doucement décevante. […] Elle interroge aussi des lignes de force, des fragmentations, qui ne relèvent pas seulement de la réalité haïtienne, mais d'aujourd'hui et de partout. […]
C'est un roman à l'eau-de-ronce. Le corps-à-corps, ici, est un exil intérieur. La rencontre improbable : une fuite éperdue. Guillaume et Nathalie appartiennent à ces 15% de diplômés haïtiens qui n'ont pas renoncé à leur île. Yanick Lahens montre le fossé qui les sépare, mais plus encore ce qui, face aux Blancs, face aux plus pauvres, face au tumulte d'un pays qui ne semble laisser aucune place au moyen terme, les soude. J'ai connu un temps où la couche moyenne pouvait trouver des débouchés nationaux. Nous avions des médecins, des avocats, des ingénieurs. La dictature de Duvalier a chassé nos professionnels. Ceux qui sont restés se sont appauvris. J'ai connu en direct cette dégradation qui a fait des gens éduqués des incongruités dans le pays. Avant de publier ce roman, Yanick Lahens avait écrit Failles, le poème intranquille d'une terre qui a tremblé. Elle n'y donnait pas de conseil. Pas de solution. Dans Guillaume et Nathalie, elle invente cet espace duel, celui de la passion, offert comme un ultime recours. […]
Yanick Lahens, dans son beau roman La Couleur de l'aube, déjà, ne pensait pas son univers comme un espace déshumanisé où les choses sérieuses sont forcément violentes. Elle est comme Kettly Mars, comme Marvin Victor qui est peut-être l'écrivain le plus féminin de son pays : un auteur pour lequel l'intimité est l'autre grand chantier de la reconstruction. » 

« Yanick Lahens, romancière de l'intime dans le chantier haïtien », Arnaud Robert (Port-au-Prince), Le Temps, samedi 1er juin 2013

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« Guillaume et Nathalie est un titre faussement simple derrière lequel se cache une très délicate exploration du désir. Celui qui naît entre un homme et une femme la veille du séisme qui a ravagé Haïti en 2010. Comme un prologue à Failles chez Sabine Wespieser (bien qu'épilogue littéraire salvateur), ce court roman, subtilement sociologique, ardemment érotique, est envoûtant. […]
Guillaume et Nathalie pourrait être un énième roman d'amour à l'encéphalogramme plat. Une histoire où un homme, la cinquantaine désabusée, rencontre une femme visiblement épanouie, de vingt ans sa cadette. Un homme et une femme donc, qui en dépit de leurs nombreuses différences (d'âge, de parcours, de conviction, etc.) se cherchent et puis qui, en dépit de leurs failles (leurs doutes, leurs regrets, leurs renoncements, etc.), s'attirent, se troublent et se trouvent. Mais là, le talent subtil de Yanick Lahens pour scruter les zones d'ombres et de lumière de leurs corps et de leurs âmes et décliner en une exploration intensément sensuelle leur désir réciproque, est à l'œuvre.
Guillaume et Nathalie pourrait être un énième roman où un lieu (en l'occurrence Haïti) et ses habitants seraient dépeints à gros traits. Un pays où des conflits sociaux entre misère et violence seraient sujets à démonstration. Cependant là, c'est sans compter sur l'intelligence éclairée de Yanick Lahens qui donne à voir et à entendre les colères qui grondent, les préjugés racistes et la corruption qui minent, la mort qui rôde. Avec pudeur et tendresse, la romancière invite à nouveau à découvrir par petites touches son île, son pays : cette île de tous les dangers, de toutes les beautés, de toutes les passions, de toutes les interrogations, de toutes les douleurs.
Guillaume et Nathalie pourrait être un énième roman linéaire et sans accrocs. C'est sans compter sur la maîtrise littéraire de Yanick Lahens pour décliner habilement différents points de vue narratifs (en écho à ceux du cinéma et de la photographie), suivre le tempo des cœurs et des corps et faire entendre une voix envoûtante, âcre et sombre. Rugueuse et poétique aussi, jusqu'à cet épilogue (à l'horreur magnifique !) qui renvoie à un des récits de Failles paru en 2010 juste après le séisme.
Guillaume et Nathalie est assurément un roman fort et vibrant où tout se joue avec subtilité et sensibilité : la rencontre avec l'autre, l'attirance, l'échange, l'altérité, l'érotisme mais aussi la conscience politique, les déceptions, les peurs et les espoirs. Comme un chant pour déclarer l'amour possible entre deux singularités. Comme un chant pour célébrer l'amour pour un pays, aussi. »

« Haïti, mon amour », Emmanuelle George (Librairie Gwalarn à Lannion), Page des libraires, juin-juillet 2013

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« Avec Guillaume et Nathalie, roman d'un amour sis à Port-au-Prince en 2009, juste avant le grand séisme destructeur, on côtoie l'humanité passionnée. Guillaume a laissé une famille au Québec pour vivre cette passion torride qui lui fait aimer Nathalie, quand rien ne prédisait l'attirance des corps. »

« Lectures d'été : De prose et d'imagination », Guylaine Massoutre, Le Devoir, samedi 1er et dimanche 2 juin 2013


« Tous les deux appartiennent à la classe moyenne haïtienne, sur laquelle repose le défi de sortir le pays du chaos, pour peu qu'elle refuse de singer les manières de la bourgeoisie rapace. Lui, sociologue, homme volontaire, gagné par l'amertume de la cinquantaine, mais qui n'a pas pour autant déserté. Elle, architecte, trentenaire lucide et revenue au pays, la carapace déjà dure, mais encore dans l'énergie de la jeunesse. Yanick Lahens raconte la naissance de leur amour, déploie avec délice les méandres du désir, orchestre le ballet érotique des corp, souffle sur les braises d'une idylle hantée par le lieu où elle se déploie. Peut-on s'aimer sans entrave à Port-au-Prince, la cité pouilleuse et fière ? Celle qui, malgré les coups du sort et les turpitudes politico-humanitaires, a tenu. Alors… Yanick Lahens signe ici un subtil chant d'amour à sa ville, celle où elle a choisi de rester. Pour y écrire et vivre. »

Marie Chaudey, La Vie, jeudi 16 mai 2013

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« Auteure haïtienne de renom, Yanick Lahens a choisi de conter une histoire d'amour – ou de désir – avec un rythme qui peut dérouter par sa lenteur, mais ce trait force le lecteur à s'accrocher à ce tempo pour en découvrir toute la saveur.
Guillaume, un quinqua en perte de repères affectifs […], rencontre dans un cadre professionnel Nathalie, une jeune photographe dont il s'éprend. La danse de leurs corps inassouvis ne les empêchera pas d'ausculter avec scepticisme cette île qui leur est chère. […] De ce couple en questionnement, que va-t-il advenir ? Yanick Lahens ne donne pas de réponse. L'histoire se déroule en 2009. Un mois plus tard, le plus grand cataclysme de son histoire frappait l'île, faisant plus de 200 000 victimes. »

Brune, mai-juin 2013

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« À la veille du séisme qui a ravagé Haïti, l'auteure nous conte une histoire d'amour sensuelle et grave entre un quinqua et une jeune femme de 30 ans. En parallèle, elle rend hommage à son pays. Vibrant. »

Version Femina, dimanche 28 avril 2013

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« Elle est architecte, de retour dans son pays après un long séjour en France. Lui est sociologue. Ils se rencontrent sur un projet de construction à Léogâne, dans l'Ouest d'Haïti. Chacun va avec ses blessures. Et dans l'instant, ils se capturent, s'aimantent, écrivent déjà dans leurs envies la suite de leur histoire. Guillaume et Nathalie vont vivre un moment de passion, Yanick Lahens raconte leur cheminement l'un vers l'autre avec une science avertie des tremblements et des hésitations.
Au-delà, elle explore les doutes et les troubles de la classe moyenne en Haïti. Les utopies sont tombées, nées après la chute des Duvalier, la dynastie du chef suprême au chapeau noir. Le pays est toujours en proie aux mêmes rivalités sourdes entre noirs, mulâtres, blancs et quarterons. La corruption prospère sur un lit de misère. Des hauteurs de Pétion-Ville, le quartier cossu de Port-au-Prince, on voit la ville chavirer avec ses plaies ouvertes, sa force nue et sa gouaille. Guillaume et Nathalie se rencontrent en décembre 2009. Quelques semaines plus tard, le séisme que l'on sait ravagera l'île. »

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« Avant le séisme », Michel Genson, Le Républicain lorrain, dimanche 14 avril 2013

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« Guillaume et Nathalie est un chef d’œuvre de finesse, de subtilité et de description délicate des sentiments comme on en a rarement vu dans la littérature haïtienne contemporaine. Les lecteurs apprécieront une superbe écrivaine haïtienne dans la plénitude de son art, resplendissante aussi bien dans sa maitrise de la littérarité que dans sa compréhension de l’écriture du social. [...]
Les lecteurs de Failles (2010), le dernier récit de Yanick Lahens, se souviennent de l’émergence de ces deux personnages, Guillaume et Nathalie, dans l’imaginaire de la narratrice racontant les destructions du séisme de janvier 2010. Ils arrivent finalement à prendre forme dans le roman qui porte leur nom. »

« Mes coups de cœur 2012 », Hugues Saint-Fort, Le Nouvelliste (Haïti), jeudi 27 décembre 2012


Audio - Vidéo - TV

François Busnel reçoit Yann Quéffelec, Jean-Christophe Rufin, Yanick Lahens (28'44'' à 38'17''), Tanguy Viel et Jim Fergus.
À regarder, aussi : le portrait de Yanick Lahens dans La Grande Librairie.

Voir la vidéo

« La Grande Librairie », François Busnel, France 5, jeudi 16 mai 2013


Exceptionnellement pendant une heure, Caroline Broué est aux côtés d'artistes, créateurs, journalistes et acteurs du milieu culturel haïtien à travers deux tables rondes successives, en direct de la terrasse de l'hôtel Plaza dans un Port-au-Prince en train de s'éveiller.

2e temps : « Écrivains en Haïti, quatre ans après le séisme » (à partir de 33'33''), avec Yanick Lahens, Gary Victor et James Noël.

Écouter l'émission

« La Grande Table », Caroline Broué, France Culture, vendredi 10 janvier 2014


« Écrivaines et Haïtiennes »
Michel Désautels réunit trois des invitées d'honneur du Salon du livre de Montréal, toutes trois écrivaines et Haïtiennes, pour parler de la littérature au féminin et pour faire entendre leurs histoires nourries par leur pays d'hier et d'aujourd'hui. 
Place aux voix de : 
– Yanick Lahens, romancière, essayiste et membre fondatrice de l'Association des écrivains haïtiens
– Kettly Mars, romancière, poète et nouvelliste 
– Emmelie Prophète, romancière, poète et journaliste

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« Désautels le dimanche », Michel Désautels, Radio Canada Première, dimanche 24 novembre 2013


Amour et politique.
« Comment s'aimer dans un pays meurtri par ses peurs et ses failles ? Dans son dernier livre, l'haïtienne Yanick Lahens (Guillaume et Nathalie) part d'une histoire d'amour pour révéler la crise identitaire que traverse son pays. »

« Chronique culture », Gladys Marivat, France 24, jeudi 4 juillet 2013


Malou Bernasconi avec Yanick Lahens, romancière haïtienne.
« Une rencontre amoureuse en Haïti sur fond de préjugés racistes et de corruption des élites. »

« Fréquence livres », Malou Bernasconi, Fréquence protestante, samedi 8 juin 2013


Laure Adler reçoit deux écrivains haïtiens, Yanick Lahens et Lyonel Trouillot pour parler d'amour passionnel sur fond de catastrophe en Haïti dans Guillaume et Nathalie et d'un amour avorté dans Le Doux Parfum des temps à venir.

« Tropismes », Laure Adler, France Ô, dimanche 26 mai 2013


« Yanick Lahens conjugue la sensualité d'une rencontre amoureuse à celle de son pays, Haïti.
L'amour comme un séisme, la romancière n'élude ni la violence des hommes ni celle de la nature mais c'est l'élan vers la vie que célèbre son écriture.
Quelques mois après le tremblement de terre qui dévasta son île en janvier 2010,Yanick Lahens publiait dans l'urgence Failles, récit sous forme de témoignage et de réflexion, et posait cette question qui la taraude de livre en livre : Comment écrire pour que le malheur ne menace pas le lieu d'existence même des mots.
Sous la plume de l'écrivain, Haïti est une métaphore de tous les défis. Et c'est dans ce contexte, à la veille du séisme, que les héros de son dernier roman, Guillaume et Nathalie, vont éprouver ce tremblement amoureux irrésistible et immédiat, à la hauteur de la sensualité et des drames d'une île que Yanick Lahens n'a jamais voulu quitter. »

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« Entre les lignes », Jean-Marie Félix et Anik Schuin, RTS, mercredi 15 mai 2013


Caroline Broué reçoit Sofi Oksanen et Yanick Lahens, romancière haïtienne, auteur de Guillaume et Nathalie (Sabine Wespieser éditeur).

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« La Grande Table » 2e partie, Caroline Broué, France Culture, mercredi 15 mai 2013


Coup de cœur des libraires

« D'une écriture plus sensuelle voire érotique, Yanick Lahens figure l'histoire impossible entre Guillaume et Nathalie, qui se rencontrent à la veille du séisme qui a ravagé Haïti en janvier 2010. »

Coup de cœur de la librairie L'Usage du monde (Strasbourg), propos recueillis par Veneranda Paladino, DNA, samedi 29 juin 2013


Lu et conseillé par :
L. Pommereul, librairie Doucet (Le Mans)
E. George, librairie Gwalarn (Lannion)

Page des libraires, juin-juillet 2013


« Splendide ! La magie des mots fonctionne !
La rencontre d'un homme et d'une femme en Haïti, cette île à nulle autre pareille, miséreuse, dangereuse, violente. »

Coup de cœur de la librairie Soif de lire (Strasbourg)


Coup de cœur des librairies L'Armitière (Rouen), Le Grain des mots (Montpellier), L'Histoire de l'œil (Marseille)…


Presse Web

« Espace de désir, ce roman Guillaume et Nathalie, d'une écrivaine à la plume aiguisée et ô combien sensible et sensuelle, résonne en moi, dès l'entame du récit, comme un appel à lire, un S.O.S (Save our soul... of desire). Yanick Lahens – une femme de lettres francophones – est une écrivaine confirmée, à la plume nue (sans vulgarité aucune) et soutenue. […]
Yanick Lahens, à travers vingt chapitres fort bien construits, a su explorer les mots-et-émotions liés à cette histoire naissante d'amant et d'aimant entre une Elle, de plain-pied dans son épanouissement, aux traits défaits par l'angoisse, une terre étrangère… avec du soleil dans le sang et un Lui, qui a dépassé la moitié de sa vie… abimé dans une impatience mâle, au parfum de l'arrogance…
Guillaume et Nathalie
héberge une intrigue abyssale (dont je me retiendrais de vous dévoiler l'origine), des expériences troublantes, des êtres pris et épris d'exil (photographie pour l'une et observation de la vie pour l'autre), des êtres prêts à embraser, dans une ville… où la mort trop pressée dévale les rues, ce fameux Port-au Prince-ti sourit. Haïti toujours entre au panthéon de ses îles du frémir, l'île-désir.
Au sortir du chaos des blessures visibles et invisibles des protagonistes, la plume tient lieu d'exutoire. Panser ses plaies, re-penser ses meurtrissures autrement, comment ? Dans le désir du dire, dans ses mots à dire tel ce saisissant message téléphonique (p. 167) de l'homme conquis par ce séisme charmant : la renaissance amoureuse. […]
J'ai affectionné ce livre pour ses échos du cœur et ses cris intérieurs, ses aveux, ses passages historiques, ses observations minutieuses, ses atmosphères dignes de photographie, pour ses visages qui parlent et ne mentent pas. La plume est belle et re-belle, riche, un bouquet poétique. De grâce, Yanick Lahens, ne lâchez sous aucun prétexte la plume ! »

« Désir ou La parenthèse enchantée », note de lecture de Louisa M. E. Lafable, poète réunionnaise

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« Grâce à la plume poétique, subtile et acérée de l'auteur, on croit fortement à cette histoire d'amour qui devient au fil des pages, à la fois poignante et captivante, et sait formidablement éviter les pièges inhérents à un roman d'amour, en ne fonçant pas les deux pieds devant dans les clichés et les stéréotypes.
Et surtout, ce beau et fort roman nous apprend énormément, mine de rien, sur cette société haïtienne contemporaine, qui tend de plus en plus vers la paupérisation, une société empreinte d'un racisme latent mais incontestable, de culture vaudoue et d'une certaine lassitude. Une société dans laquelle un amour inattendu peut néanmoins survenir et tout bouleverser sur leur passage, aussi éphémère soit-il.
Une très belle histoire d'amour et un roman instructif sur un pays qu'on connaît mal, bref que demander de plus ? »

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« Deux très beaux romans avec plein de prénoms dans le titre !!! », paperblog.fr, mardi 11 mars 2014


« Yanick Lahens est de ces écrivaines haïtiennes montantes, inspirées par l'œuvre de Marie Vieux Chauvet, à laquelle elle a consacré une partie de son essai L'Exil entre l'ancrage et la fuite : l'écrivain haïtien. Plume sensuelle, impressionniste, servant bien cette histoire d'amour entre un sociologue d'une cinquantaine d'années et une jeune architecte. La rencontre de deux blessés – la famille de Guillaume est en exil, Nathalie est de retour dans cette île qui a bien failli la détruire. Qui n'est pas blessé dans cette ville ? Elle est une enfant du chaos qui prend tout comme ça vient, ce qui étonne et séduit Guillaume, homme désillusionné. Nous sommes avant le séisme de 2010, Guillaume et Nathalie font partie de cette classe moyenne qui tente d'aider son pays, auquel ils portent un amour teinté de cynisme pour lui, d'espoir lucide pour elle. Le lecteur suivra cette lente montée du désir dans le décor de Port-au-Prince, superbement rendu par l'écriture de Lahens qui, après Failles, récit portant sur le séisme, fait renaître cette ville impossible telle qu'on l'aime, telle qu'elle est, telle qu'elle redevient. C'est la grande beauté de ce roman. »

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« Guillaume et Nathalie, plume sensuelle, impressionniste : Passion à Port-au-Prince », Chantal Guy, La Presse, La Presse +, dimanche 2 juin 2013, Le Soleil, dimanche 9 juin 2013

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« L'amour et ses grands élans, les questions de couleur et de géographie sociale, la violence, le désir, la description d'une certaine époque, d'une génération à l'identité mouvante confèrent au texte de Yanick Lahens, qui ne met pas de gants, une valeur considérable, une charge émotionnelle et documentaire remarquable. Tout va très vite, tout est poignant, fin, incisif dans la vie de Guillaume et Nathalie dont l'engagement personnel va de pair avec un engagement social prônant un art de vivre volontiers radieux. »

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Pierre-Raymond Dumas, Le Nouvelliste (Haïti), vendredi 17 mai 2013


« Singularité de l'œuvre de Yanick Lahens : disponible à l’écoute de la voix intérieure qui reprend la compagnie des autres, elle creuse le sillon de l'écriture de l'intime, par où cette rencontre devient réellement possible, parce qu'elle s'avère nécessaire. Cela faisait longtemps que je voulais écrire cette histoire de rencontre d'un homme et d'une femme. L'une de celles qui ravivent le goût de l'impossible. L'une de celles qui traînent son cortège de surprises, de paradoxes, d'érotisme et de déraison, écrivait-elle dans Failles. Cette histoire que le lecteur ne connaissait pas, mais pressentait, et ces personnages qui paraissaient si proches pourtant, devenaient le signe différé de la béance, et pas même d'une trace. Un envol dans le devenir de l'écriture brusquement anéanti par le séisme du 12 janvier. Le roman Guillaume et Nathalie peut être considéré alors raisonnablement comme un acte de résistance contre la tentation du désespoir, sans doute, mais avant tout contre ces dieux cruels qui se repaissent de chair et de sang et qui ont éventré le pays d'Haïti. »

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« Un rêve au crépuscule », Yves Chemla, www.culturessud.com, avril 2013



 

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