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Revue de presse Les Plages du silence
Serge Mestre

 

Presse écrite

« Dans Les Plages du silence de Serge Mestre, un homme cherche à comprendre la trajectoire d'un autre. Manu était le père du garçon dont on suit les pérégrinations entre Argelès-sur-Mer, Paris, Barcelone et une petite île au large de la Catalogne. Mais avant d'être père, Manu avait été un combattant républicain, un exilé. Cet homme qui ne voulait plus parler du passé, le garçon avait essayé de l'interroger, un peu, pour connaître son histoire. Mais ses questions n'avaient été accueillies que par davantage de silence. Alors, après sa mort, il ne restait plus au garçon qu'à se mettre en route. Ce voyage dans les pas du père, il sait plus ou moins qu'il ne lui apportera pas les réponses qu'il espère, pourtant, il doit marcher sur les plages et dans les rues où son père a marché, regarder les mêmes paysages pour, peut-être, retrouver les rêves et les espoires perdus, déchirés par la guerre et l'exil. Partout, c'est encore le silence qu'il trouve ; et au sein de ce silence, les souvenirs peuvent enfin se poser, les mots laisser une trace pour dire l'absence du père et son histoire. »

Marie Michaud (Librairie Gibert Joseph à Poitiers), Page des libraires, juin-juillet 2013

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« Les Plages du silence sont celles du littoral méditerranéen, c’est Argelès qui fut dans le terrible hiver 1939 le lieu d’accueil inhospitalier, clôturé de fils barbelés, des républicains espagnols vaincus. Manu fut un des 90 000 réfugiés parqués à même le sable, et son fils aujourd’hui orphelin revient sur les lieux de cet emprisonnement pour interpréter, comprendre, réhabiliter l’image paternelle. Serge Mestre raconte sa propre histoire, celle de son père né tras los montes et qui a fini le cours de sa vie à Castres, où lui-même est né et a grandi. […] Cette réédition lui tient particulièrement à cœur. Pour le dire à la manière de Roland Barthes : lire c’est d’une certaine façon écrire. Et se relire, c’est tout naturellement réécrire.
Serge Mestre est par ailleurs le traducteur de quelques grands écrivains de ce temps : le Castillan Jorge Semprun, le Cubain Alejo Carpentier, le Galicien Manuel Rivas, l’Argentin Alan Pauls et récemment le Catalan Joseph Pla pour Le Cahier gris paru chez Gallimard. »

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« Serge Mestre sur Les Plages du silence », La Dépêche du Midi, mercredi 26 juin 2013


« Quelle langue les absents parlent-ils ? s'interroge le narrateur dans Les Plages du silence. […] Sur la plage d'Argelès-sur-Mer, au mois de février, pas d'oiseaux, pas d'hommes. Il est là en pèlerinage filial.[…] Aujourd'hui Manu n'est plus du monde des vivants, mais son fils est là pour refaire avec lui le chemin de croix de la Retirada et de l'exil.
Une histoire désormais révolue, la guerre d'Espagne ? Non. Les enfants de ceux qui la firent sont là pour ressusciter leur parcours découvert par bribes. Car Serge Mestre, né chez nous à Castres, a reçu en héritage le silence dont s'entouraient parfois les vaincus de la guerre d'Espagne. La mémoire de ceux qui ont rêvé des nuits durant de tenir le passage de l'Èbre lui est parvenue à retardement. Son livre a été écrit sans pathos, dans une émotion constamment retenue qui en fait tout le prix et toute la modernité. »

M.-L. R., La Dépêche du Midi, dimanche 16 juin 2013


« Après La Lumière et l'Oubli, vous publiez à nouveau un roman sur la Guerre d'Espagne.
En fait, Les Plages du silence ont été publiées pour la première fois en 1991 (éditions Ombres). Pour cette réédition (Sabine Wespieser éditeur), j'ai réécrit le texte. Je ne sais pas si la deuxième version est meilleure, mais elle est différente. J'ai intégré la mort de ma mère dans l'histoire. Dans la mesure où j'ai une autre vision aujourd'hui, je ne pouvais pas me contenter d'apporter seulement quelques retouches.
[…]
Pourquoi le thème de la Guerre d'Espagne vous tient-il tellement à cœur ?
Je suis un enfant de Républicains espagnols. J'ai grandi avec les silences de mon père qui a vécu l'exil politique et la souffrance des camps français. Dans ce roman, j'essaie de combler ces silences et les trous de l'histoire. »

« Trois questions à… Serge Mestre », propos recueillis par A. D., Sud-Ouest, vendredi 7 juin 2013

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Lu et conseillé par :
M. Hirigoyen, librairie Le Jardin des lettres (Craponne)
N. Badina, librairie Majuscule-Birmann (Thonon-les-Bains)
G. Gimeno, librairie Maupetit (Marseille)

Page des libraires, juin-juillet 2013


« L'histoire d'une passion, celle d'un homme pour son père, mais aussi l'évocation d'un épisode de la guerre d'Espagne. Depuis son arrivée en France en 1939, consécutive à la victoire de Franco, Manu a vécu dans le silence de l'exil, sans jamais parler de son expérience de combattant, de ses espoirs et de ses souffrances. À sa mort, son fils essaie de reconstituer la mémoire familiale. »

Livres Hebdo, mercredi 1er mai 2013


Coup de cœur des libraires

« Publié en 1991, Serge Mestre nous offre aujourd'hui une réécriture des Plages du silence. Décomposant les mécanismes de la mémoire, l'auteur retrace l'histoire de Manu, son père, militant trotskyste espagnol du POUM et réfugié dans le camp d'Argelès-sur-mer en 1939. Un hommage vibrant et pudique à ces combattants de l'ombre. »

Coup de cœur de la librairie L'Usage du monde (Paris XVIIe)


« Origine éclairée.
Orphelin de son histoire, le fils retourne sur les lieux habités du passé. Il tente alors de mettre au jour la galerie des souvenirs et de sortir du silence quelques mots qui pourraient rendre vivant le père disparu.
Oui ! » 

Coup de cœur de la librairie Kléber (Strasbourg)


Presse Web

« C'est un livre exigeant, avec un charme envoûtant […]. Le narrateur nous entraîne dans un monologue intérieur, […] avec des thème forts récurrents. Il s'agit de la mise en mots des souvenirs que l'auteur garde de son père.
L'auteur est le garçon, le père est Manu, exilé de la guerre d'Espagne et porteur d'une souffrance dont il n'a jamais voulu parler.
Le récit ne suit pas un déroulement classique, il se construit comme le surgissement des souvenirs du garçon au gré des lieux qu'il visite dans sa recherche de ce que son père a tu.
Un livre qui rend le silence palpable. »

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blog Association les amis lecteurs, mercredi 5 juin 2013


« La douleur est-elle un moteur essentiel de la mémoire ? La première contribue, d’une manière décisive, à asseoir la seconde dans les consciences des individus. C’est à cette démonstration que nous convie Serge Mestre dans son roman intitulé Les Plages du silence, roman écrit en 1991, et réécrit récemment chez un autre éditeur, Sabine Wespieser. Le récit, articulé autour de quatre lieux essentiels – Argelès-sur-Mer, Paris, Barcelone, Porto Christo –, est centré sur le personnage de Manu, militant trotskyste du POUM, réfugié, comme beaucoup de ses camarades de combat, en France en 1939. Son fils, qui porte le même prénom, part à la recherche du passé de son père, il creuse dans le sable, par exemple celui de la plage d’Argelès. On apprend, ou on nous rappelle – c’est selon – que ce lieu de villégiature a servi de camp d’internement pour les réfugiés : On devait affronter les baraques insalubres, l’allée principale du camp. La rigueur de février gerçait la peau, crevassait la poitrine, creusait la terre. On avait profondément froid au cœur. On savait qu’on ne retournerait jamais en Espagne.
L’auteur montre, tout au long du récit, comment ces événements ont forgé les consciences des combattants ; il illustre à merveille le lien direct établi entre le vécu et la conviction : Le camp abritait toujours cette guerre du ventre en quoi se transforme toujours la guerre des vaincus. Pour l’instant, il abritait surtout la naissance d’un paysage neuf […] Voilà comment un territoire devient une toute fraîche conscience.
L’un des mérites de Serge Mestre est de décomposer avec précision les mécanismes de la mémoire, fût-elle celle d’un événement historique aussi décisif que la guerre civile d’Espagne ; ainsi fait-il énoncer à l’un des personnages : la mémoire, c’est la répétition interprétée.
C’est aussi évoquer les sujets qui fâchent à propos de ce conflit, les dissensions et affrontements entre anarchistes, trotskystes, communistes. Par la suite, on a écrit que nous avions reçu des armes en bon état en provenance d’URSS. On n’a pas dit que les communistes espagnols les contrôlaient, ils ne les ont jamais distribuées aux gars de la CNT, encore moins à ceux du POUM.
Par sa construction, son style, la pluralité de l’évocation des lieux (quatre points cardinaux ?), ce roman s’inscrit dans une tendance fructueuse, du point de vue littéraire : la liaison des souvenirs, de la mémoire personnelle à l’histoire avec un grand H. À découvrir sans tarder. »

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Stéphane Bret, www.lacauselitteraire.fr, samedi 18 mai 2013


« Il y a 74 ans, le 1er avril 1939, s’achevait la Guerre d’Espagne avec la défaite de la République et la victoire du camp national-catholique conduit par le général Franco, allié de l’Allemagne hitlérienne et de l’Italie mussolinienne. C’est donc l’occasion de se replonger dans l’une des grandes tragédies du XXe siècle. Le roman de Serge Mestre, Les Plages du silence (paru d’abord à Toulouse en 1991 et aujourd’hui réédité dans une version revue par l’auteur) nous en fournit l’occasion. L’auteur s’inspire de l’expérience dramatique de son père balloté par l’histoire et passé des fronts de la guerre civile espagnole à ces « plages du silence » du sud de la France où furent installés des camps de fortune pour accueillir les vaincus de la Guerre d’Espagne (1936-1939). […]
Le très grand mérite de ce récit consiste à nous révéler, avec un admirable talent, des aspects peu connus de la Guerre civile espagnole, et à le faire avec un infini respect pour les hommes. »

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« Un archipel pénitencier oublié », Ramón Chao, Mémoire des luttes (www.medelu.org), lundi 1er avril 2013



 

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