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Revue de presse Polaroïds
Marie Richeux

 

Presse écrite

« Marie Richeux nous joue un petit air acidulé venu de sa cartographie secrète, un texte bref en prose qu'elle appelle polaroïd et qui ressemble, c'est certain, à une photographie apte à capter, emprisonner, une image fugitive de la réalité (réelle ? rêvée ?). »

La Quinzaine littéraire, 1er au 15 janvier 2014

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« Près de soixante-dix Polaroïds. Des poèmes lus à toute vitesse – mais chacun procèdera comme il veut. Et voilà que je ressors ébloui par l’expérience. La poésie comme je l’aime. Pas celle, mal rimée, qu’on cueille en recueils. Non, celle qui parle aux yeux et révèle le monde devant lequel on passe sans le voir. Marie Richeux apparaît avec ses mots et, l’espace d’un instant, en une trentaine de lignes, elle saisit, révèle ce qui était là, ces détails secrets, ces couleurs, ces parfums dissimulés. C’était là. On ne le savait pas. Quelques lignes plus tard, l’éblouissement du flash passé, on jubile d’être désormais initié aux mystères. Marie Richeux sait contempler la réalité la moins rutilante. La poésie, c’est ce qui est là, gratuit, inutile, offert à chacun. Regardez cet arbre planté au milieu du jardin d’une maison parfaitement convenable, il a deux cordes et, comme personne n’a voulu se pendre, on en a fait une balançoire. Par bonheur, un enfant de 12 ans s’apprête à en tomber… Je ne connais rien de plus beau. »

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François Reynaud, librairie des Cordeliers (Romans-sur-Isère), Page des libraires, octobre-novembre 2013


« Aucun des soixante textes de Polaroïds ne dépasse, en longueur, une page. Ce ne sont pas des histoires, mais des vies minuscules. Des instantanés, issus de l'émission de France Culture Pas la peine de crier, dans laquelle Marie Richeux lit, chaque après-midi, ces cartes postales sonores, qui, comme le procédé photographique-titre, se révèlent, au fur et à mesure de l'audition, et ici de la lecture. Comme lorsque l'on fouille dans une boîte de polaroïds personnels, ces chroniques, choisies dans un ordre aléatoire par rapport à leur date de diffusion, se ressemblent par leurs formats. Mais toutes voguent un peu partout : déceptions amoureuses, relations familiales, ennui en banlieue. Ça parle à la première, deuxième ou troisième personne. Comme dans un pola vieilli, aux couleurs fondues, on cherche à deviner quelque chose. Peu importe quoi. Mais il y a quelque chose de beau et de mystérieux dans chacun de ces textes, que Georges Didi-Huberman qualifie dans la préface de rais de lumière (produits) dans l'écoute, dans la pensée même des auditeurs. »

« Chroniques », C. Gh., Libération, jeudi 10 octobre 2013

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« Effectivement, les fictions de Marie Richeux suspendent le flux des contenus déversés continuellement par les médias. Elles sont comme de grandes parenthèses permettant de s'attarder sur la texture des objets et de perdre le temps nécessaire pour observer une situation quotidienne ou le presque rien.
L'exercice d'écriture quotidien est également une recherche stylistique sans cesse renouvelée. On ressent un véritable plaisir chez l'auteur pour inventer de nouvelles techniques narratives et pour expérimenter diverses manières de travailler la langue pour susciter des images. Les questions du regard porté sur le monde, du point de vue, et de l'écart entre le jour et la nuit traversent la plupart de ces brèves apparitions. […] Pour l'auditeur de Pas la peine de crier, la lecture provoquera sans doute la réminiscence de souvenirs, mais également l'envie de réinterpréter les situations perçues allusivement lors de l'écoute. À la première lecture, on se détache difficilement de la voix, du phrasé et du rythme si particuliers et entraînants de Marie Richeux… Pour ceux qui, comme Georges Didi-Huberman, n'allument pas la radio l'après-midi, cette sélection peut être l'occasion de découvrir un écrivain excellant à nous troubler et à nous faire rêver. »

« Les polaroïds radiophoniques et littéraires de Marie Richeux », Gwilherm Perthuis, Hippocampe le journal, octobre 2013

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« La voix de Marie Richeux, tous les jours de la semaine au mitan de l'après-midi, enveloppe les auditeurs de France Culture. C'est une voix avec des cailloux de rivière dedans, une rumeur d'enfance dans le grain, jeune et douce. Pas la peine de crier, leur assure la voix qui entame sa quatrième saison à la barre de cette émission en direct dans laquelle elle développe ses Polaroïds, des micro-histoires, virgules dansées, cartes postales sonores, instantanés moins pris sur le vif que pris sur le temps, failles minuscules dans l'espace-temps. […] Le philosophe [Georges Didi-Huberman] préface ce recueil où Sabine Wespieser a retenu une soixantaine d'images parmi les centaines lues à l'antenne. Dans ce passage des mots dits aux mots écrits, il reste quelque chose de l'oralité. À moins que ce ne soit l'écho de la voix ? Les Polaroïds sont datés mais n'ont pas de titres. Certains font un point parfaitement net et d'autres sont flous. Des thèmes ? Un sujet ? Il y a des gens et des choses. Il y a des il, elle, et quelques je. Des Carmen, des Cary, des Kojak. Des mères et des fils. Des renards et des cerfs. Des peaux rougies. Des formes et des gestes pris dans un rai de lumière, comme dit le préfacier. Il faut citer pour faire entendre. Quand il fait jour, c'est jaune et brun. Quand il fait nuit, c'est de la nuit. Découpée en feuilles. Découpée en arbres. Découpée en silence. C'est à peine plus lourd que du vent. Écoutez-la voir. Lisez-la regarder. Marie Richeux n'a pas 30 ans… »

« Perles », Véronique Rossignol, Livres Hebdo, vendredi 13 septembre 2013

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Audio - Vidéo - TV

Alain Veinstein reçoit Marie Richeux pour Polaroïds (Sabine Wespieser éditeur).

Écouter l'émission

« Du jour au lendemain », Alain Veinstein, France Culture, mardi 8 octobre 2013


Marie Richeux vous présente Polaroïds. Préface Georges Didi-Huberman. Parution le 24 octobre 2013 aux éditions Sabine Wespieser. Rentrée littéraire 2013.

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Librairie Mollat et Sabine Wespieser éditeur


Presse Web

« Chaque jour de la semaine, à l’heure du goûter, la voix délicieusement souple de Marie Richeux prend le contrôle de France Culture. Elle y produit et anime Pas la peine de crier. […] Et chaque jour, depuis trois ans que son émission existe, Marie Richeux lit à l’antenne un Polaroïd, une courte fiction qui tient en une page et en moins de deux minutes. Une parenthèse charnelle et envoûtante au milieu des réflexions souvent abstraites qui peuplent cette heure à haute tension intellectuelle. Accompagnée de l’éditrice Sabine Wespieser, Marie Richeux a sélectionné une soixantaine de textes sur les sept cents qui composent les archives de l’émission : le recueil « Polaroïds » est né, accompagné d’une préface très savante, signée du philosophe Georges Didi-Huberman […].
Il y a une bande de jeunes à casquettes qui font chaque soir de l’été un barbecue sur le toit d’une cité. Il y a une mère qui prépare un chocolat chaud à son grand fils en feignant de ne pas voir ses larmes. Il y a un couple étendu sur l’humus d’une forêt. Il y a un homme qui parle à une femme et qui lui demande d’enlever son t-shirt, parce que, dit-il, je peux pas te parler si je vois pas tes seins. Il y a une photo de James Dean, un trafic de drogue au Nord de Paris, une jeune gitane qui danse chez des particuliers. Il y a un homme qui appelle d’une cabine téléphonique envahie par le lierre, juste pour entendre une voix lui dire Maintenant je vais raccrocher. Il y a des cigarettes qui se consument, des corps qui se brûlent à deux, des arbres et beaucoup de nuit.
Il y a ça mais il pourrait ne pas y avoir ça : disons que cela pourrait être présenté autrement. En résumant, on cherche à lisser, à mettre un ordre, alors que le génie de Marie Richeux consiste justement à éviter tout cela. En digne fille d’Edward Hopper et de Raymond Carver, elle méprise les rapports de causalité, les constructions linéaires, les effets de manche. Comme sur un polaroïd, le sens de ses textes se dévoile petit à petit, au fur et à mesure que les mots font sens les uns avec les autres, que le lecteur établit des liens entre des sons, des formes, des évocations. À la manière d’une peintre impressionniste, Marie Richeux approche le réel par petites touches. Les fragments de texte qui constituent Polaroïds balaient le monde comme des cristaux de neige : ils semblent se déposer par hasard au gré du vent et pourtant la perfection de leur microscopique architecture évoque les plus délicats travaux d’orfèvre. Puis la neige fond et l’indicible beauté disparaît du bitume sale. Mais pas l’expérience de la beauté.
Une expérience de beauté inouïe : voilà à quoi nous invite cette auteure de pas encore trente ans. On n’ose même pas imaginer la puissance romanesque que Marie Richeux pourrait déchaîner, si elle passait à la forme longue. Mais après tout, court ou long, peu importe – une seule chose est sûre : Marie Richeux est destinée à apporter quelque chose à la littérature française. »

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« L'expérience de la beauté », Romane Lafore, www.onlalu.com, novembre 2013


« 4. Les textes de Marie Richeux fonctionnent par condensation.
Ce qu’elle déplie, ce sont des instants, des gestes saisis, des regards, et toutes ces banalités que seule la littérature fait percevoir. Ce Choix du petit pour reprendre l’expression de Miguel Abensour touche au plus près le monde que, chaque jour, nous traversons, même lorsqu’il s’agit de décrire les petites marges des prostituées, dealers ou gamins de cités).
Elle saisit des instants, installe des univers, des histoires, des portraits dans chacune des pages du quotidien. […]
La forme brève est une forme tendue, se construisant sur une efficacité, une densité. Les textes de Marie Richeux reposent sur des instants, des portraits saisis, des impressions tracées comme ces peintres flâneurs décrits par Baudelaire. Il y a l’évidence du poème en prose dans l’écriture de Marie Richeux. […]
5. Certes écouter Marie Richeux, c’est un peu la lire. Mais saisir ces brindilles du réel dans Polaroïds c’est éprouver une autre temporalité de l’écriture. Polaroïds offre donc une double expérience du fragmentaire et des vibrations du monde. On aurait bien tort de s’en priver. »

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« Marie Richeux, les brindilles du réel – Notes sur Polaroïds », Sébastien Rongier, remue.net, jeudi 19 décembre 2013


« Marie Richeux joue sur les regards, sur les angles de vue qu’on peut porter sur une même scène. Elle utilise différentes focalisations (oscillant de l’externe à l’interne), fait varier les points de vue. Pour éviter qu’un cliché devienne cliché, pour montrer qu’il y a diverses façons de voir et plusieurs choses à regarder.
Cependant, il faut bien choisir un modèle à photographier. Ceux qu’elle expose sont issus des classes populaires, des banlieues. Elle prend en photo ceux que l’on ne voit pas d’habitude : les jeunes des banlieues qui n’apparaissent dans les médias que selon la seule focale de la violence. Elle les rend visibles, nous raconte leur histoire. Dans ces espèces de poèmes en prose, Marie Richeux présente un autre point de vue, une focalisation originale.
Toutes ces histoires sont anecdotiques, elles font le récit de petits riens. Des instantanés du quotidien : un réveil difficile avec une gueule de bois, l’heure à laquelle les jeunes de banlieue doivent rentrer à la maison. Tous ces petits moments qui, mis bout à bout, façonnent une existence. Les Polaroïds de Marie Richeux ne sont pas numérotés, pas rangés selon un ordre chronologique – est donnée néanmoins à la fin de chaque texte leur date de retransmission radiophonique. Comme des photos que l’on redécouvre pêle-mêle au fond d’une vieille boîte à chaussures. Des photos à lire et relire, à écouter et réécouter. »

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Grégoire Meschia, lacauselitteraire.fr


« Chaque matin depuis trois ans j'écris un Polaroïd. Mon ordinateur garde en archive plusieurs centaines de Polaroïds.
Ce sont des textes que j'ai appelés comme ça car il s'agit d'utiliser le procédé photographique des petits instantanés du même nom, pour faire naître une image, progressivement, en les lisant l'après-midi même sur les ondes radio, dans la tête de ceux qui écoutent.
Ils sont sauvages, ne justifient pas leur apparition, ne sont pas officiellement reliés entre eux. On n'y trouve que peu d'indices sur les personnes qui y évoluent, sur les décors qui s'y déploient, sur les causes ou les conséquences de ce qui s'y trame. Ils disparaissent comme ils sont venus. Les plus tenaces collent un peu, ainsi que le font les restes de rêves.
Dans cette collection nous en avons choisi une soixantaine qui nous semblaient pouvoir sortir de la radio et exister dans un livre. C'est donc un livre de Polaroïds qui ont fugué.
Ils se lisent un par un, tout doucement. Ils se lisent dix d'un coup, très vite. Ils se lisent comme on veut sans ordre. Et puis, ils aiment le bleu plus que toute autre couleur, c'est pour cela que nous en avons choisi deux pour la couverture. »

Marie Richeux

« La dédicace de l'auteur », www.passiondulivre.com


Écoutez le podcast : rencontre littéraire au Lieu Unique, entretien de Guénaël Boutouillet avec Marie Richeux (Nantes, en novembre 2013, dans le cadre du Labo utile

« Ce moment du Polaroïd, prise de risque étonnante, où Marie Richeux met l’entretien radiophonique en pause, pour lire ses 1 500 signes du jour, deux minutes de lecture qui font signe, son, sens, et images, au cœur d’une discussion parfois tout autre ; ce moment du Polaroïd est une étrange cristallisation, qui passe comme sans se faire voir (quand c’est l’après-midi on s’active souvent par ailleurs, et la radio nous fait bruit de fond, décorum), mais dont toujours quelque chose surgit. Même quand, fort occupé par mille autres choses, on n’en distingue rien, on a entendu quelque chose, on le sait – on ne sait pas quoi, mais on sait que quelque chose s’est fait entendre, a tinté (teinté) en soi. […]
En ses Polaroïds, à la réécoute, demeure cette émanation, soudaine douceur, sucrée surprise ; et l’on se penche et commence d’entendre, non plus les inflexions de la voix, mais portées par celles-ci, les alliances contre-nature, traverses, inflexions, pas de côté, celle qui s’exposent en leur concret de langue, dans ces Polaroïds faits livre.
Et : c’est cela qui advient, à la lecture de ces instantanés, la découverte d’une langue, entre syntaxes en brisures, effets de rupture dès l’abord, énonciations mouvantes, avec force tutoiement décidé, piquant, emportant, lexique plein de surprises, de bribes d’oralité (les mots malbac, barbecue, baskets, et ces réels-là qu’ils charrient, ces gens sur lesquels Marie Richeux plutôt que de poser son regard, capte les éclats qu’elle nous donne à voir). […]
Le livre donc fonctionne, fait effet autre à qui n’aurait jamais entendu la parleuse. Et sa matière hybride enclenche – hybride sur deux plans : en chaque texte, qui, s’il pose un regard tournant autour d’une, ou plusieurs, personnes vues en passant, et s’il maintient son énonciation, qu’elle soit de tutoiement intérieur ou d’adresse, à la première ou troisième personne, fait toujours, au moins, une vrille, pirouette, déport, forward ; et à l’échelle de l’ensemble, constituant un corpus évidemment hétérogène, un collage dont on reprend les pièces, pour en recomposer une toujours autre version.
Un album.
Un bel album.
(Très). »

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Guénaël Boutouillet, blog Matériau composite, mercredi 25 septembre 2013, et « Il y a comme un goût de déjà », revue remue.net, lundi 7 octobre 2013



 

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