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Revue de presse La Maison du splendide isolement
Edna O'Brien

 

Presse écrite

« Comment illustrer la volonté de libération d'une partie du peuple irlandais alors que le pays scindé en deux par des intérêts – aussi politiques que religieux – divergents avait été la scène d'affrontements sanglants ? Il fallait d'autant plus de courage de la part de la romancière qu'elle publiait son livre dans le pays oppresseur, la Grande-Bretagne, où se trouvait une bonne partie du public lecteur. Et qu'il ne s'agissait en rien d'une révolution dite tranquille […]. Mais d'une vraie rébellion, organisée, fertile en événements tragiques.
L'action du roman se déroule dans un coin perdu de l'Irlande du Sud. Une vieille dame, Josie, vit seule dans une maison déglinguée. Une fois par semaine, on lui livre des victuailles. Pas question pour elle de bouger. Tout autour, que de la désolation, les murs sont crasseux, pleins de lézardes. Elle a tout loisir de songer à sa vie, à ce premier mari, brute alcoolique, plus intéressé à la chasse et aux beuveries qu'à l'aimer. Passant ses journées alitée, ne réussissant qu'avec peine à quitter sa couche, elle revoit son passé avec une belle ferveur. Tout s'est déjà déroulé. Et mal. La vie n'est vraiment pas ressentie par elle comme un enchantement.
Un jour, elle s'aperçoit qu'un intrus a forcé sa porte. Elle est à l'étage, inquiète, mais non apeurée. Elle ne tarde pas à apprendre qu'il s'agit d'un jeune homme de l'IRA en cavale. McGreevy est recherché pour meurtre. Josie ne croit vraiment pas qu'il soit raisonnable de mettre le pays à feu et à sang pour se libérer du joug anglais. Elle en a tellement vu toutefois tout au long de sa vie qu'elle ne se refuse pas à converser avec son visiteur.
Il faut dire que McGreevy n'a en rien l'apparence d'un tueur. Doux même, plein d'attentions pour elle. Chercher à le convaincre de l'inutilité de son engagement, il n'en est pas question. Elle est passée de l'autre côté des choses. Elle se contente d'apprivoiser sa présence. Elle ne fait rien non plus pour le dénoncer à des voisins ou à ce fournisseur qui, une fois par semaine, lui livre de quoi survivre. Pas question de donner des indices de nature à compromettre celui qui chaque jour lui est moins inconnu.
Le soldat de l'armée républicaine ne la convainc pas de la justesse de sa cause, mais il lui apporte une qualité de présence qu'elle n'a pas connue. S'il devient violent, se dit-elle, il lui aura au moins apporté pendant quelques jours cette chaleur que la vie lui a refusée. Il serait en quelque sorte un fils.
Pendant que les deux fraternisent de cette étrange façon, les forces de l'ordre, ainsi qu'on le dit légèrement, ont acquis la certitude que McGreevy ne peut être ailleurs que dans cette vieille demeure. Edna O'Brien recrée de cette façon fort convaincante le monde d'exécutants au service d'une idée de la justice, des personnes accomplissant un travail tout simplement.
Que valent les idées, les convictions les plus profondes ? La romancière nous dit aux dernières pages qu'on ne peut prendre la terre d'un peuple. Mais elle ajoute que le même sang et les mêmes larmes coulent de l'ennemi comme de soi, bien que pas toujours dans les mêmes proportions. Mais il faut pénétrer jusqu'au cœur de la haine et de l'injustice, y boire, y être bu.
Pour Edna O'Brien, et c'est la dernière phrase du roman, cette connaissance, l'être humain doit l'acquérir. On ne peut que le souhaiter. Une chose est certaine, ce roman qui n'apporte aucune solution aux problèmes politiques qu'il soulève, et on ne songerait pas à le déplorer, est une ardente dénonciation de l'injustice. Un beau roman. »

« Edna O'Brien ou l'impossible sérénité », Gilles Archambault, Le Devoir, samedi 8 et dimanche 9 mars 2014

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« Depuis le milieu des années soixante, un conflit meurtrier déchire l'Irlande. Recherché par les polices anglo-irlandaises, un combattant de l'IRA s'introduit dans une maison isolée du sud du pays. Une femme y vit seule, recluse et diminuée par la maladie. Le fugitif impose à la vieille dame la discrétion la plus absolue. Tous deux s'observent silencieusement, puis les premières questions affleurent, enfin, ils en viennent à évoquer le sens de cette guerre. Leurs positions divergent, mais de ces échanges naît une estime réciproque qui se renforce au fil des jours…
Paru en 1994 en Angleterre alors que l'Irlande était toujours à feu et à sang, ce livre publié en France en 1995 fait l'objet d'une réédition. Courageux à l'époque de sa sortie, le propos d'Edna O'Brien reste aujourd'hui intéressant. Il met en lumière la part d'humanité qui réside chez le personnage traqué, considéré comme dangereux. Avec une écriture lyrique et sur un rythme soutenu, le passé éclaire le présent, l'auteur contient à peine son sentiment pour ces deux êtres qui auraient pu suivre un autre chemin. La place laissée aux descriptions de paysages irlandais ne manque pas d'émouvoir. »

P. H., Notes bibliographiques, janvier 2014

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« Josie, que la solitude, la vieillesse et la maladie confinent dans son manoir délabré d'Irlande, voit surgir un être masqué que toutes les polices du pays recherchent. C'est alors le choc de deux personnes que rien ne destinait à se rencontrer : l'homme dont la raison de vivre réside dans la lutte pour une Irlande réunifiée, et la femme qui refuse toute effusion de sang et le terrorisme. »

Livres Hebdo, vendredi 15 novembre 2013, et Livres de France, décembre 2013


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« Dublin est peut-être la ville du monde qui célèbre le mieux ses écrivains. Il faut dire que les romanciers sont depuis toujours les meilleurs ambassadeurs de cette ville.
Aujourd'hui encore Dublin inspire quelques uns des plus grands écrivains contemporains. […]
Dans ce nouvel épisode des Carnets de Route, François Busnel rencontre Edna O’Brien. Jadis, elle fut persécutée à cause de ses romans (Les Filles de la campagne) et même contrainte à l’exil. Aujourd’hui, on lui érige des statues. »
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« Les carnets de route, épisode 5 : Gens de Dublin », François Busnel, France 5, jeudi 17 avril 2014


Coup de cœur des libraires

Couo de cœur de la librairie Davagnier (Gap)...



 

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