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Revue de presse Les Vrais Paradis
François Jonquet

 

Presse écrite

« Des Vrais Paradis du jeune Thomas, au tournant des années 1980, François Jonquet ne donne ni carte ni description très précise. On y déambule, on s’y promène. Ils imprègnent tout le roman, à la manière d’un parfum ou d’une lumière parfois douce, parfois crue. S’il fallait une carte, cependant, ce serait celle d’un Paradis nocturne, ou au petit jour, plutôt rive droite. Si l’on tentait de dépeindre ces paradis, leurs visages seraient jeunes, les traits tirés, les yeux brillants. Au rythme des rencontres et de la nuit, le récit passe d’une anecdote à l’autre, cependant, glisse sur les heures et les jours, de 1979 à 1984. […]
François Jonquet maîtrise à merveille l’art difficile d’écrire à petites touches et par impressions fugaces. Il compose ce roman comme un souvenir de promenade, avec ses oublis, ses exaltations […].
La grande réussite de ces Vrais Paradis est de donner au lecteur l’impression du temps arrêté, du temps qui passe et du temps passé. Les aventures et l’initiation d’un jeune homme sont mises en scène au fil de ses découvertes, de ses plaisirs, de ses vanités – autant d’instants suspendus –, mais constamment réinterprétés, réinscrits dans le fil de la pensée et de l’écriture. Les références culturelles s’enchaînent, les effets de reportage aussi, mais sans rien d’artificiel. La langue oscille entre classicisme, crudité et moments d’invention poétique. On va de Lautréamont à Proust, de la liberté sexuelle au disco. Le plus remarquable est la cohérence du texte, qui n’en fait jamais trop, ni trop peu.
Le bal de ces jeunes années 1980 est masqué. Chaque personnage se compose, se grime et se déguise – et pas seulement parce qu’il s’agit d’aller à une fête costumée ou de se travestir. […] Les surnoms, les poses, les accoutrements et les codes sont un jeu de clair-obscur lancinant qui déroute l’œil : on ne sait plus quand est le voile et quand il ne l’est pas.
[…] Dans ce faux roman de formation et de déformation, François Jonquet réussit une prose d’une grande sincérité. La nudité physique et symbolique de Thomas se double d’une mise à nue psychologique et littéraire. Si Les Vrais Paradis ont parfois des allures de conte de fées (aves ses monstres, ses princes, ses portes closes et ses pérégrinations), ils n’en disent pas moins tout ce qu’il y a à dire sur leur protagoniste – même de manière allusive ou détournée. Thomas se livre tout entier au monde qui glisse sur lui et file à toute allure. De fait, il s’offre tout entier au lecteur comme un souvenir et comme un autre lui-même, surtout si le début des années 1980 lui dit quelque chose. Et si ce n’est pas le cas ? Il voyage. »

« Jeune créature de la nuit », Nils C. Ahl, Le Monde des livres, vendredi 27 juin 2014

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« On pouvait penser qu’avec cet ouvrage [Jenny Bel'Air, une créature] dans lequel il revenait sur les années Palace et Bains Douches (clubs mythiques dont Jenny Bel’Air fut l’une des physionomistes), Jonquet avait tout dévoilé de sa jeunesse transgressive. Celle d’un bourgeois monté à Paris faire son droit et Sciences-Po, et révélé à lui-même et à sa sexualité par une faune hédoniste, extravagante et contre-culturelle. Treize ans plus tard, et après un livre d’entretiens avec Gilbert & George, un roman (Et me voici vivant) et un récit (Daniel), le revoilà sous les lasers de la scène primitive, réveillant avec un lyrisme voyou les fantômes d’Alain Pacadis, Willy Maywald ou Fabrice Emaer, complétant les portraits d’Eva Ionesco, d’Edwige et autres égéries underground, scintillantes et droguées, de l’âge disco et punk. […]
François Jonquet vient d’une époque où l’exploration de ses limites, voire l’autodestruction, et l’amour des belles-lettres n’étaient pas, loin s’en faut, incompatibles. […]
Si le monde fabuleux et excessif qu’il décrit n’existe plus et si lui-même s’est, par la force des choses, rangé des voitures en devenant journaliste, critique d’art et écrivain, François Jonquet n’a rien perdu de sa vitalité. En témoignent les phrases fouillées, les évocations généreuses, profuses en détails palpitants. Et les scènes de baise moites, qui émaillent cette quête violente et passionnée des Vrais Paradis. »

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« Roman d'apprenti pas sage : François Jonquet à la découverte des clubs parisiens des années 70 », Éric Dahan, Libération, jeudi 8 mai 2014

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« Salué notamment pour sa biographie de l’égérie du clubbing parisien, Jenny Bel’Air, François Jonquet propose avec Les Vrais Paradis une sorte de grand roman-poème à la langue chatoyante, rendant hommage aux mythiques années Palace. Si Grace Jones chante une Vie en rose aux airs d’hymne des années Mitterrand, l’atmosphère champagnisée est toutefois plus sombre, plus mélancolique qu’il n’y paraît. Les fantômes de Proust et Lautréamont traînent d’ailleurs dans les parages de cet émouvant récit d’apprentissage, un peu chaotique, aux antipodes d’un énième recueil de souvenirs de soirées. Les écrivains, remarque François Jonquet, mettent au point des dispositifs qui s’émancipent et fuient dans la nuit. Jusqu’au réveil, parfois cruel, du petit matin. »

« Les paradis perdus », Baptiste Liger, Lire, avril 2014

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« On connaissait le François Jonquet critique culturel, sa silhouette longue, son visage sculpté au couteau et son dandysme comme une seconde nature. On connaissait le journaliste fin et précis dont on dévorait la moindre critique qu’elle soit publiée dans feus Globe, Le Quotidien de Paris ou Nova magazine. Et puis on a découvert que sous le féru d’art contemporain (ses conversations avec Gilbert & George sont un must pour qui veut s’immerger dans le travail du couple le plus arty-gay) se cachait un écrivain dont le travail de romancier consistait à puiser dans les mémoires d’un jeune homme moderne qui avait vécu les années 1980 par tous les bouts et sous tous les angles.
Son premier livre, Jenny Bel’Air, une créature, biographie à tiroirs de la physio-cerbère du Palace nous avait enchantés par son souci du détail, mais aussi cette manière de se mettre à distance du mythe. Son premier vrai roman – ou disons sa première incursion dans la littérature non formatée – , Et me voici vivant, combinaison à plusieurs clés (un jeune homme atteint d’une maladie rare et mortelle dominait le destin et en profitait pour régler son compte avec le déterminisme social), nous avait subjugués par la force de son style, par cette écriture à la fois précieuse et toute en violence contenue. Daniel, le récit qui suivit, hommage somptueux et précieux à l’acteur Daniel Emilfork, habitué aux seconds rôles de salopard, nous fit réaliser que François Jonquet n’aimait que les gueules cassées et ceux qui ont choisi les chemins de traverse de la vie. Pas étonnant, donc, que Les Vrais Paradis puise sa force dans les années Palace que François a connues et dont il distille ici l’impressionnante influence sur notre monde moderne.
Dans ce livre, jamais nostalgique et comme sous l’emprise des stupéfiants, les morts changent de nom, les lieux se transfigurent, la drogue est une sorcellerie et le sida une lèpre… Mais à travers le personnage de ce jeune et beau garçon pris à partie un soir de pleine lune par celui qui pourrait être Roland Barthes, on revoit danser avec énormément de fantaisie tous les protagonistes d’un âge d’or parisien où la sexualité n’était pas étiquetée comme aujourd’hui, où le talent échappait au sens commun, où l’argent ne dictait pas sa loi, où la différence n’était pas une revendication syndicale et où l’underground n’était pas synonyme de slogan publicitaire…
Bref, François Jonquet, entre réalisme et pure divagation fictionnelle, dresse le portrait définitif à travers ce livre virtuose d’une époque dont les bande-mou auront eu raison. Mais, par décence, on ne livrera pas leurs noms… »

« En finir avec les années 1980 », Patrick Thévenin, Têtu, avril 2014

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« C’est une autre époque, un autre siècle. Un monde qui n’existe plus mais qui est entré dans la légende. Retournons à Paris, à la fin des années 1970. Au moment où le héros du beau roman de François Jonquet y débarque […] et rejoin[t] sans tarder les garçons et les filles qui se mélangent chaque nuit derrière la Porte Rouge de la rue du Faubourg-Montmartre.
Un établissement mythique, le Palace, auquel Jonquet avait déjà consacré un épatant documentaire que l’on trouve sur Internet. Le journaliste et critique d’art avait également signé le portrait croisé d’une figure emblématique des lieux : Jenny Bel’Air : Une créature (Pauvert, 2001).
Avec Les Vrais Paradis, roman où tout est vrai ou presque, il va encore plus loin. En proposant cette fois un ébouriffant tour de piste de danse. L’occasion de suivre pas à pas un narrateur qui lui ressemble comme un frère. Un apprenti noctambule qui loge alors dans un foyer, rue de Vaugirard. Paris était une fête, un théâtre de tous les possibles. […]
Très en verve, François Jonquet propose de partager un trip littéraire aux accents surréalistes. En romancier accompli, il rend palpable l’ivresse et la torpeur d’antan. Entraîne le lecteur dans le tourbillon d’un moment magique, avec champagne et poudre. Avant que ne déboulent les années 1980. Que n’apparaisse la menace de la nouvelle peste qui va changer la donne. Et sonner la fin de la récréation. »

« Les portes du paradis », Alexandre Fillon, Sud-Ouest dimanche, dimanche 30 mars 2014

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« Écrivain et critique d'art, François Jonquet raconte les années Palace dans Les Vrais Paradis. Une manière de trip littéraire signé par un dandy attachant.
Le drôle de zèbre que l'on rejoint dans un bureau de son éditrice Sabine Wespieser habite depuis cinq ans et demi à Kreuzberg, dans l'ancien Berlin-Ouest, près de l'aéroport Tempelhof. François Jonquet est de retour dans la capitale pour la sortie des Vrais Paradis. Un formidable roman autobiographique ancré dans la Ville lumière en plein cœur des années Palace. Là où, originaire de Châlons-en-Champagne, il a débarqué à la fin d'une adolescence d'un ennui mortel ! […]
Chez Sabine Wespieser, où il est arrivé grâce à Vincent Borel, collègue de Nova magazine, il donne d'abord Et me voici vivant (2006). Un texte autobiographique né d'un plongeon dans la folie, d'un passage à Sainte-Anne, dans le secteur fermé, de quelques années dans le potage. Puis il y a eu l'éclatant Daniel (2008), portrait serré d'un comédien hors norme, Daniel Emilfork, narcissique, égocentrique. Un être en dehors des calculs, à part, croisé une première fois de dos dans le métro à la station Lamarck-Caulaincourt et vivité ensuite, en haut de la butte Montmartre, jusqu'à sa mort.
François Jonquet dit n'écrire jamais dans la légèreté. Les Vrais Paradis lui a demandé quatre ans de labeur. Et lui a permis de fantasmer un Paris d'autrefois dans un roman où presque tout est vrai, hormis quelques aises avec la chronologie. Ce trip littéraire, qui parle de l'idée de la fête, avec ses degrés de drames, peut aussi se lire comme un livre sur l'identité. Il l'a tapé directement à l'ordinateur. Sur un vieux Mac historique, sans connexion Internet ! Pour la suite, il hésite encore. Mais songe à un autre retour en arrière. À quelque chose qui aurait pour cadre la maison de son enfance perdue dans l'est. »

« Avant-portrait : Paris était une fête », Alexandre Fillon, Livres Hebdo, vendredi 7 mars 2014

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« La grande époque du Palace, les fêtes organisées par Fabrice Emaer, Saint Laurent, Grace Jones, Pascale Ogier et Jenny Bel'Air, la frénésie sexuelle d'avant le sida […]. Il y a tout cela dans Les Vrais Paradis, deuxième roman de François Jonquet. Eh oui, la nuit est sublime avec sa pellicule scintillante, et le style de Jonquet est comme elle. Il n'a pas 20 ans quand il plonge dans cette vie inventée comme dans la seule possible, revers de celle trop massive et prosaïque des études et de sa famille champenoise, qui par une belle ironie fabrique patiemment le jour le savant breuvage qu'il siffle d'une traite la nuit. Sa magie va vite et laisse des manques, elle a ses laideurs, ses solitudes, ses réveils pâles et ses amitiés en toc. Quand Fabrice Emaer meurt en 1983 du sida et qu'avec lui s'achève la parenthèse, Jonquet écrit : En sortant de Saint-Roch, son cercueil fut applaudi, a-t-on dit. Moi, je m'étais empressé de tirer le rideau sur celui à qui je n'aurais finalement jamais dit un mot. Ce qui est beau la nuit, c'est aussi qu'on n'a pas besoin de parler. C'est tout un art de rester très exactement à la surface des choses. »

« La porte rouge : La nuit scintillante et ses petits matins blêmes », Lui, mars 2014

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« Le Palace revient en force. Du moins en librairie. Ce printemps, le fameux établissement a servi de décor au tourbillonnant roman de François Jonquet, Les Vrais Paradis (Sabine Wespieser éditeur). L'écrivain et critique d'art, à qui l'on doit un livre avec Gilbert et George, peint le parcours d'un jeune provincial qui découvre le monde magique de la Porte Rouge, comme il surnomme le Palace. Sous la plume incarnée de Jonquet, garçons et filles se mélangent sur la piste de danse que remplit le disquaire des lieux. Fabrice Emaer, le prince de la nuit qui a projeté le Palace sous les feux de la rampe, est rebaptisé Éphémère et affiche un air de coiffeur mondain. On y croise aussi Alain Pacadis, chroniqueur dandy déglingué de Libération avec ses hublots et son perfecto, Jeanne Moreau, Mick Jagger ou la physionomiste Jenny Bel'Air qui a l'art de rendre l'instant incandescent. »

« Que reste-t-il du Palace ? », Alexandre Fillon, Les Échos, vendredi 20 juin 2014

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« De François Jonquet, Les Vrais Paradis. Toujours un objet soigné, ponctué de hoquets, de flammèches, de musiques, de défonces et de hurlements. Ce roman initiatique tire le fil social, le rapaillage de la mémoire, comme sait le faire un critique d’art doublé d’un journaliste d’enquête. L’auteur est d’ailleurs un collaborateur d’Art Press.
Ce roman panoramique se déroule sur cinq ans, de 1979 à 1984. L’auteur se replonge avec exaltation du côté des boîtes de nuit parisiennes, des clubs underground, de la faune branchée, hédoniste, disco, punk, droguée qui les fréquente. De ce paradis inversé, son personnage témoigne assurément. L’écriture, touffue et colorée, apparaît librement zébrée de pulsions et d’appels à la soif inextinguible de toucher le sans-fond des bas-fonds. Haute teneur en drame. »

« Sortir de soi-même et s’en sortir », Guylaine Massoutre, Le Devoir, samedi 14 et dimanche 15 juin 2014


« Je n'ai pas connu les années Palace – trop jeune, ou surtout trop coincé… Je finis donc la lecture des Vrais Paradis, le récit imaginaire (mais légèrement autobiographique) qu'en fait François Jonquet. Le maelström d'une langue très travaillée rend compte de l'immersion addictive des noctambules qui fréquentaient ce lieu unique, libre et égalitaire… Des regrets ? Non, le livre est là ! »

« Ma semaine parisienne, lundi : Ça, c'est Palace », Aurélien Ferenczi, Télérama sortir, mercredi 11 juin 2014

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« Coup de cœur pour Les Vrais Paradis de François Jonquet. Un voyage dans les années 80 du temps de la boîte de nuit légendaire Le Palace. On suit l'itinéraire d'un jeune homme qui découvre la nuit, la fête, la séduction. Témoin de la fin d'une époque, il devient écrivain. »

Cosmopolitan, juin 2014


« Pedigree. Cet enfant des années 80 a festoyé et observé la faune arty de la fin du siècle passé.
Et alors ? François Jonquet a débarqué de sa province pour se retrouver, le premier soir, aux portes du paradis (ou de l'enfer ?) : le fameux Palace, dans lequel il va faire ses classes de noctambule aux mille excès. C'est cela, et bien d'autres choses, qu'il transmute en roman à la beauté singulière.
Verdict. Noir c'est noir : le Death Club, c'est la porte à côté… Le roman s'achève avec la mort, au Palace, de l'actrice Pascale Ogier, jeune héroïne des Nuits de la pleine lune. François Jonquet réussit à faire des branchés des héros inoubliables. »

« Chic-litt : Deux dandys magnifiques », Fabrice Gaignault, Marie Claire, mai 2014

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« À la fin des années 1970, Paris était une fête, tissée d’ombres et de lumières scintillantes, où les nuits s’étiraient à l’infini aux pulsations du disco. Sous la plume magnétique de François Jonquet renaît la parenthèse enchantée des folles années du Palace, excessives et champagnisées, avant la gueule de bois des années fric et le coup de massue du sida.
Êtes-vous Daniel ? C’est par cette question griffonnée sur un morceau de papier que Thomas, jeune homme issu de la bourgeoisie rémoise, entre à pas feutrés dans les mystères de Paris, que symbolisent à la fois le vieillard soliloquant aux allures de Nosferatu souriant (en fait, il s’agit du Daniel, la figure du précédent livre de François Jonquet), et l’attraction que va exercer sur lui la porte rouge d’une boîte de nuit, assiégée chaque soir par la foule fiévreuse des fêtards. Thomas est beau comme un Apollon tombé du nid. Thomas veut approcher l’irradiante beauté de la nuit livrée à la transe, aux joutes sexuelles dans un nuage de poudre blanche et une bruine de champagne, pour le meilleur, car le pire n’est jamais certain. L’ambition de ce merveilleux roman d’apprentissage dépasse son sujet. Dans les pas du Hermann Hesse de Demian ou ceux du Thomas Mann de La Mort à Venise, François Jonquet promène sa silhouette longiligne de dandy réservé sur la chaussée parisienne, où restent visibles (pour ceux qui savent les voir) les empreintes d’Isidore Ducasse, comte de Lautréamont, de Piaf et d’une faune mélangée qui fit de la fête un art de vivre. »

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Pascal Thuot, librairie Millepages (Vincennes), pagedeslibraires.fr, mercredi 23 avril 2014, et Page des libraires, juin-juillet 2014

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« C'est un grand classique : Thomas, un jeune fils de bonne famille monte à Paris et ne se reconnaît pas dans le costume qu'on voudrait qu'il endosse. Au foyer où il habite, la transpiration de générations de jeunes bourgeois galvanisés par la reproduction du modèle paternel, les hormones de cette passion stérile qui était leur sérum vital, leur vraie jouissance sur terre, avaient fini par imbiber les murs. Et ça l'écœure. Lui, il se découvre littéralement aimanté par la nuit, les folles nuits des années 80, puisqueLes vrais paradis, le nouveau roman aux accents autobiographiques de François Jonquet se déroule en trois volets, de 1979 à 1984. La nuit parisienne, et principalement celle qui se donne, ô si péniblement, les jours où le cerbère de l'entrée vous permet d'accéder au nirvana, à La Porte Rouge, la boîte branchée entre toutes, le temple des plaisirs et de la décadence, là où le Tout-Paris se presse, on aura évidemment reconnu Le Palace, le lieu mythique de ces années-là.
On retrouve ici les personnages de Jenny Bel'Air, la merveilleuse biographie que François Jonquet consacra en 2006 à Jenny, créature unique de cette époque, sculpturale et impériale, qui fut justement l'une des figures légendaires du lieu. Depuis ses premiers pas dans l'antre adulé, Thomas arpente inlassablement les couloirs, les balcons, les toilettes et bien évidemment le dance-floor de cet ancien théâtre, les cinq sens en ébullition, sexe, drogue, vertige des corps. C'est là qu'il a le sentiment d'apprendre la vie, c'est là qu'il se sent, même bousculé, même avec parfois un goût de cendres dans la bouche, à sa place. Et, le jour, arpenter les rues de Paris n'est pas mal non plus. Jusqu'à ce jour de 1984 où la Porte Rouge est repeinte en gris. Comme si la vie elle-même perdait de ses couleurs. Comme un hiver de l'amour. »

« Hier : Les vrais paradis sont les paradis perdus », Jacques Lindecker, L'Alsace, vendredi 18 avril 2014

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« François Jonquet aime l'art. Il aime Paris aussi, Paris la nuit… Et le voilà en 1979, les années Palace. Il y a du sexe, de la drogue de curieux oiseaux qui se promènent dans une nuit labyrinthique à la recherche du temps retrouvé. On semble tutoyer Lautréamont. Puis, après un passage en 1981 plein de promesses, on arrive en 1984. On a pris quelques rides de sagesse. Il y a de l'apaisement dans l'air et de grandes douleurs. Beaucoup d'ami(e)s nous attendent au Paradis. À chacun son paradis semble nous dire l'auteur, mais la clé c'est lui qui l'a, c'est son livre. »

« C'est le printemps, rions un peu ! – Le roman vrai : Une traversée de Paris », Bernard Babkine, Marie France, avril 2014

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« Au début des années 1980, soir après soir, un jeune homme hante un ancien music-hall parisien devenu haut lieu du disco et assiste à la transformation du monde autour de lui. »

Livres Hebdo, vendredi 7 mars 2014


« Les Vrais Paradis sont une promenade spectrale dans un monde héroïque et disparu, celui qui a hanté les nuits du Palace de 1978 à 1984, mélange entre les grands bals de l'aristocratie et les bals populaires des lendemains de guerre, fête ininterrompue, orgiaque et cathartique, qui semblait scellée par la jeunesse, la musique et la drogue. Les Vrais Paradis racontent tout à la fois l'éducation d'un jeune bourgeois provincial au grand monde de la fête et du rêve et le cheminement d'un écrivain pour renouer avec l'être qu'il était quand il avait vingt ans. […]
Dans une langue vive et dépouilée, son livre prend la forme d'un recueil de souvenirs où il fait revivre le passé avec la précision d'un détective ; c'est aussi une épopée romanesque aux accents baroques et parfois fantastiques. […]
Un jour de 1984, la Porte Rouge est repeinte en gris, signe de la fin d'une ère. François Jonquet raconte avec pudeur cet hiver de l'amour. Après cette formidable fresque de la jeunesse, il donne à voir le temps qui passe et qu'il observe comme Marcel pendant la matinée des Guermantes. Une mélancolie retenue émane de ce texte, la mélancolie sereine des survivants car les vrais paradis sont les paradis qu'on a perdus, écrivait Proust dans Le Temps retrouvé. C'est aussi l'exergue du roman. »

Anaël Pigeat, Art Press, mars 2014

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Avec cet extrait des Vrais Paradis, François Jonquet nous plonge dans la folie des boîtes de nuit XXL de la fin des années 70. Prêts pour le grand saut ?

« You're the First, My Last, My Everything », Technikart, mars 2014

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Audio - Vidéo - TV

Chaque jeudi de 21 h à 21 h 30, Fip livre ses musiques. Une émission musicale originale où Fip illustre d'une savante ambiance musicale un ouvrage, vous invitant à la découverte d'une œuvre.
Le jeudi 24 avril, « Fip Livre ses Musiques » était consacré au roman Les Vrais Paradis de François Jonquet. Une émission présentée par Frédérique Labussière, réalisée par Denis Soula et mise en musique par Laurent Charrier.

lien direct pour réécouter

Écouter l'émission

« Fip Livre ses Musiques : Les Vrais Paradis de François Jonquet », Frédérique Labussière, Fip, jeudi 24 avril


« On n'a pas entre les mains un énième livre sur la night, la décadence, le bling-bling et les paillettes… C'est un livre initiatique. La Porte rouge n'est pas seulement un lieu de débauche et de perdition, bien au contraire. C'est le cadre qui va permettre à Thomas de devenir adulte, de prendre conscience du monde qui l'entoure et de trouver sa place dans cet univers. C'est un livre halluciné avec vraiment une grande inspiration surréaliste et celle de Lautréamont, un livre très poétique, où l'on dérive comme sur un grand fleuve au gré de la pensée de Thomas. […]
Le plus du livre, outre cette narration très romantique, poétique, exaltée et chaotique à la fois, c'est la fin. […] Le rideau tombe, la fête est finie : on est en 1984 avec l'arrivée du sida. Fabrice Emaer, monsieur Palace, meurt… et là, tout s'arrête. Thomas est devenu adulte, et l'on se rend compte de manière brutale en même temps que le narrateur que c'est la fin d'une époque : 1984, c'est la fin du XXe siècle. Plus rien ne sera jamais comme avant, dans cette insouciance et cette folie qu'ont pu connaître nos parents. […] C'est très fort, assez dérangeant, percutant et vraiment très intéressant. »

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« BooKalicious #9 : Les Vrais Paradis de François Jonquet », Tara Lennart, BooKalicious TV, juin 2014


Sébastien Le Fol chronique Les Vrais Paradis de François Jonquet, « beau roman à la fois gracieux et crépusculaire [où] le Palace s'appelle la Porte Rouge », « requiem flamboyant », de 148'18'' à 149'30''.

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« Tout feu tout flamme », Sébastien Le Fol, « Les Matins de France Culture », Marc Voinchet, France Culture, mercredi 23 avril 2014


À l'occasion du Salon du livre de Paris qui s'est déroulé du 21 au 24 mars, François Jonquet vous présente son ouvrage Les Vrais Paradis chez Sabine Wespieser éditeur.

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Librairie Mollat et Sabine Wespieser éditeur


Coup de cœur des libraires

« À la fin des années 70, Paris était une fête, tissée d'ombres et de lumières scintillantes, où les nuits s'étiraient à l'infini aux pulsations du disco. Sous la plume magnétique de François Jonquet renait la parenthèse enchantée des folles années du Palace, excessives et champagnisées, avant la gueule de bois des années fric et le coup de massue du sida.
Mais l'ambition de ce merveilleux roman d'aprentissage ne s'arrête pas là. Dans les pas du Herman Hesse de Demian ou ceux du Thomas Mann de La Mort à Venise, l'auteur promène sa silhouette longiligne de dandy réservé sur la chaussée parisienne ou restent visibles (pour ceux qui savent les voir) les empreintes d'Isidore Ducasse comte de Lautréamont, de Piaf et d'une faune mélangée qui fit de la fête un art de vivre. »

Et sur le site du Prix Orange du livre : www.lecteurs.com.

Voir le site

Coup de cœur de Pascal Thuot, librairie Millepages (Vincennes)


Lu et conseillé par :
Pascal Thuot, librairie Millepages (Vincennes)
Sébastien Almira, librairie Lettre et merveilles (Pontoise)
Dominique Paschal, librairie Prado Paradis (Marseille)
Laurence Behocaray, IUT François Rabelais (Tours)

Page des libraires, juin-juillet 2014


Presse Web

« Les Vrais Paradis sont un hymne à un âge d'or de la nuit parisienne, les années Palace. Dans ce roman autobiographique, François Jonquet raconte l'histoire d'un jeune homme qui vient de monter à Paris pour échapper à la torpeur de sa ville de province. Nous sommes à la fin des années 1970, à l'aube d'une nouvelle décennie, et le narrateur se noie dans une vie nocturne intense en fréquentant la Porte Rouge, à la recherche de cette dernière nuit où le poète se consume.
Un roman initiatique donc. Une sorte d'éducation sentimentale où les salons de la Révolution de 48 auraient cédé la place aux boîtes de nuit fréquentées jusqu'à en perdre son souffle par un Frédéric Moreau consommateur de stupéfiants. Qu'importe l'époque, à Paris, il est toujours question de faire la fête. 
L'évocation de ces nuits est résolument littéraire. Le narrateur opère une jolie synthèse des voix et des styles. Ce retour sur une époque évanouie a forcément quelque chose de proustien (les vrais paradis sont les paradis qu'on a perdus…) ; par ailleurs, l'auteur se place volontiers sous l'égide de Lautréamont ou des surréalistes. Ainsi, Les Vrais Paradis proposent une longue rêverie hallucinée, portée par une attention extrême aux détails. On ne quitte jamais ce jeune homme, ses sentiments, son rêve immense et bref, on s'en imprègne tout au long du livre.
Mais le rêve est aussi intense que fragile. La liberté respirée à Paris se défait le temps d'un retour dans la ville natale. Au plus fort de la fête, le narrateur ne voit sur son visage autre chose que le fer rouge de la bourgeoisie. Il précise : J'en étais la médaille, l'idéal type issu de générations de fusions similaires prélevées dans les mêmes viviers.
Sa vie effrénée ne semble rien y faire : Elle était immense, ma rêverie de Paris, mais incapable d'inverser un désastre génétique. Et comme tous les rêves, celui-ci connaîtra sa fin. Le millefeuille de rêves commence à se déliter après 1981. Ce putain de futur qui suintait partout ne perd pas son temps. Un jour, la Porte Rouge finit par n'être qu'un théâtre presque vide avec son fumoir pas enfumé. 
Ces Vrais Paradis sont construits à la manière d'un jeu de miroirs : le narrateur s'appréhende et derrière lui, en embuscade, l'auteur fait de même. Le tout début du roman, lorsque le personnage est pris pour un autre donne finalement le ton de ce joyeux chant du cygne à retardement. Un beau roman sur l'entrée dans l'âge adulte. »

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« Les Vrais Paradis : roman initiatique des années Palace », Xavier S. Thomann, www.actualitte.com, mercredi 30 avril 2014


« Il y a surtout une discothèque, le monde de la nuit, des lumières artificielles, un trip urbain évoqué par un narrateur qui veut sentir son cœur battre et tout essayer. […] Nuits blanches et agitées, déguisements, drogue et sexe… on est dans les années 1980, à Paris, au Palace. […] C'est torturé, hanté par des fantômes. Les nuits parisiennes du narrateur sont marquées par des visages, ceux de Lautréamont, Baudelaire, comédiens, artistes d'hier et d'aujourd'hui… Tout un monde accessible à un public sensible à ces années de fièvre. À la fois un roman initiatique et un hommage au vieux Paris. »

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« Entre fête et drame, entre paradis et Paris », Pascale Pineau, blog Le Courrier de l'Ouest, mercredi 23 avril 2014


« François Jonquet possède le pouvoir de vous téléporter au Palace. C’est avéré. D’y aller, de franchir cette fameuse porte rouge, j’en ai toujours rêvé. Mais je suis né longtemps après ; la porte était déjà devenue grise. Trop tard.
Si les vrais paradis sont ceux qu’on oublie, l’enfer est homérique, ineffaçable. François Jonquet évoque rarement le bonheur. Il a conscience qu’être heureux, c’est réservé aux autres. Lui est exclu de cette spirale de la béatitude. Certes, il décrit dans ce roman quelques moments d’extase, de plaisir intense. Mais il ne jouit que de l’instant. Plus tard, il sera trop tard. Chaque moment de joie, il se force pour s’en rappeler, le magnifier, le retranscrire. Oublier va de pair avec la facilité. Le souvenir, c’est pour les besogneux, ceux qui, justement, ne prennent pas la peine de savourer le présent. François Jonquet a probablement morflé pendant l’écriture de ce roman. Remuer les souvenirs du passé, faire rejaillir les visages des disparus, l’exercice est toujours douloureux, en plus d’être périlleux. Son livre est réservé aux âmes torturées. Les autres n’y comprendront rien. J’imagine que les habitués du Palace reconnaîtront à l’auteur des qualités mémorielles hors du commun, tant les détails sont nombreux. Moi, il m’a juste plongé très fort dans ces années folles. J’en suis ressorti grandi – et non pas vieilli. Et… j’ai essayé d’identifier mes propres paradis. Mais rien à faire, je n’en suis pas capable. N’est pas François Jonquet qui veut… »

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« Les Vrais Paradis : François Jonquet se souvient du Palace », Raffael Enault, Roads culture, mardi 11 mars 2014



 

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