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Revue de presse Au doigt et à l'œil
Françoise Huguier

 

Presse écrite

« C'est au Cambodge, où son père est directeur de plantation, que Françoise Huguier connaît sa première aventure – sans doute l'une des plus éprouvantes : en 1953, en pleine guerre d'Indochine, âgée de 3 ans, elle est enlevée, avec son frère, par les rebelles nationalistes. Les enfants resteront prisonniers pendant de longs mois. En 1981, devenue photographe, Françoise Huguier retourne en Asie, mais cette fois au Japon, dont elle rapporte des photos des fameux love hotels, devenus une curiosité touristique de Tokyo. Surfant des années pin-up à l'Afrique rock & folk, avec détour par le détroit de Behring, Au doigt et à l'œil se lit avec gourmandise, comme un carnet de route, bourré d'anecdotes et de beau monde, de Serge Daney à Karl Lagerfeld ou Michel Leiris. Un récit autobiographique rapide et léger : à déguster entre deux expos. »

« Le beau monde », Catherine Simon, Le Monde des livres, vendredi 4 juillet 2014

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« Françoise Huguier déploie son monde.
Dans
Pince-moi, je rêve, exposé à Paris tout l’été, la photographe et voyageuse a rassemblé les images grand format d’un monde qu’elle parcourt depuis toujours.
Nous disons la Huguier. À Libération en tout cas, où la photographe promène sa truffe depuis au moins trente ans. On dit la, pourquoi ? Nul ne le sait. Pas du tout comme la Callas : la Huguier n’est pas une diva, même si elle n’est pas non plus le genre dont on pince spontanément les fesses. Pas davantage comme la Pompadour : la Huguier n’est pas de ce monde courtisan. Ni comme la Deneuve : elle n’est en rien comédienne. Nous disons la Huguier, parce que c’est comme ça.
La proximité historique de Françoise Huguier avec la rédaction et le service photo de Libé ne fait pas d’elle une photoreporter au sens classique du terme. Elle a pratiqué le reportage et mille autres choses, n’en faisant qu’une au fond : de la photo. Mais la fréquentation du journalisme et de l’écrit forme aussi l’un des fils importants de sa carrière, dont elle vient de formaliser elle-même une première sélection très subjective pour la Maison européenne de la photographie. […] »

« On en pince pour Françoise Huguier », Olivier Séguret, Libération, lundi 9 juin 2014

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« Au doigt et à l’œil : l’expression évoque la complète soumission. Mais Françoise Huguier, la lecture de ce livre l’atteste, n’a jamais obéi qu’à elle-même. C’est avec un mélange d’admiration et d’envie qu’on découvre cette singulière trajectoire de rébellion, impétueuse bien que pleine de bon sens humaniste (le seul qui compte), entamée au Cambodge où, à 8 ans, elle est faite prisonnière avec son frère par le Viêtminh, qu’elle refusera de quitter car tout plutôt que retourner en pension. On suit l’héroïne, de retour en France, se comportant en merveilleuse jeune fille indigne, jetant des sorts aux poupées de ses camarades du couvent des Oiseaux, enfilant la minijupe pour aller danser, découvrant le cinéma, l’indépendance, le féminisme, et, enfin, la photographie. Les reportages s’enchaînent : le Japon avec Serge Daney, la mode dans les coulisses de Christian Lacroix, l’Afrique fantôme avec Michel Cressole sur les traces de Michel Leiris… et un long compagnonnage avec Libération, qui s’interrompt car il est temps pour elle d’apprendre à dire bonjour. Une vie traversée au pas de course, la liberté entre les dents. »

« Un esprit rebelle », E. F.-D., Libération, lundi 9 juin 2014

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« Dans son autoportrait d'une photographe, […] Françoise Huguier fait le récit passionné et passionnant des éléments marquants d'une existence qui se décline comme un roman d'aventures. Fille de colons au Viêtnam, elle est enlevée à l'âge de 8 ans par le Viêt-minh et retenue en otage pendant sept mois. Elle saisit ensuite toutes les opportunités pour vivre avec intensité. Elle répond toujours à l'appel des situations extrêmes pour la photo et pour le grand frisson : reportages au bout du monde (Philippines, Japon, Afrique sur les traces de Michel Leiris, Sibérie), et elle cherche les sujets favorisant l'immersion dans des communautés fermées comme celle des love hotels au Japon ou les appartements communautaires à Saint-Pétersbourg et d'entrer dans l'intimité des femmes au Burkina Faso et au Mali ou des religieuses en Colombie. Pendant les années 80, elle s'est battue pour être des plus grands défilés de mode (Miyake, Mugler, Saint Laurent, Lacroix) et y faire les photographies qui comptent dans cette période de particulière créativité. Avec une énergie étonnante, elle provoque sans cesse la chance qui lui permet d'outrepasser les interdits devant lesquels les autres s'arrêtent. Son don pour les cadrages, sa science des temps de pose font le reste : son œuvre s'impose, sous forme de livres publiés aux éditions Maeght ou Actes Sud, et s'expose, comme du 4 juin au 31 août à la Maison européenne de la photographie (Paris). Pour elle la reconnaissance de l'acte photographique est un combat qu'elle mène aussi à l'étranger, dans la rencontre et le partage avec les photographes des autres continents : Laos, Bamako (Mali), où elle a créé une biennale avant d'organiser l'exposition Bamako photo in Paris. »

« Images légendées », Aliette Armel, Le Magazine littéraire, juin 2014

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« De son enfance indochinoise et mouvementée jusqu'au Mali, en passant par les podiums du monde entier, la photographe a rapporté des trésors et une audace à toute épreuve. À voir et à lire.
Françoise Huguier photographie son époque avec une curiosité débordante : un long séjour en Sibérie dont elle a failli ne pas revenir tant elle s'y plaisait ; le Mali, qu'elle considère comme sa seconde patrie ; les défilés de mode, qu'elle détourne à sa guise, décapitant volontiers une top model si elle trouve ses chaussures plus intéressantes que son visage. Indépendante, Françoise Huguier l'est. Farouchement. Une impression d'être différente qu'elle explique ainsi : alors qu'elle vivait en Indochine avec ses parents, elle fut enlevée, avec son frère, par les Viêt-minh. Huit mois embrigadée par les révolutionnaires. Cet épisode déterminera sa vocation, son désir de raconter le monde, son monde. Aujourd'hui, Françoise Huguier publie son autobiographie, Au doigt et à l'œil, tout en préparant la rétrospective que la Maison européenne de la photographie lui consacre du 4 juin au 31 août. »

Du reportage à la mode, il y a un sacré fossé. Comment l'avez-vous franchi ?
J'étais en reportage au Japon et Serge Daney devait interviewer Issey Miyake, Rei Kawakubo et Yohji Yamamoto. Je les ai photographiés. Plus tard, Miyake m'a invitée à son défilé, à Paris. Et voilà. Au fond, de l'Afrique à la mode, je photographiais toujours des tribus ! Je jouissais d'une totale liberté. Je pouvais couper les pieds, les jambes. Ce qui m'intéressait, c'était la lumière sur le tissu, la forme et la création d'un vêtement. J'ai des souvenirs merveilleux : Christian Lacroix, dont j'ai photographié les défilés pendant vingt-cinq ans, jusqu'au dernier. Il y avait à l'époque une imagination féroce. Je me souviens d'Iman torse nu, un singe dans les bras, au défilé Mugler. Et Gaultier faisant défiler une Björk encore inconnue. Pour ce défilé polaire, il s'était d'ailleurs inspiré de mon livre sur la Sibérie.
[…]
Y a-t-il une patte Huguier ?
J'essaie de me trouver en décalage. En ce moment, je fais un reportage sur les jeunes influencés par la Corée. J'ai lancé un casting sur Facebook. Ils ont tous des lentilles et des appareils dentaires parce que c'est la mode. Plus je vieillis, plus ces trucs-là m'intéressent. Et le dernier boulot que j'ai adoré, c'est un reportage sur les familles qui vont habiter à côté des futures gares du métro du Grand Paris. Je suis tombée, par exemple, sur un pavilolon qui ressemblait à une boîte de nuit, et le jardin à celui du facteur Cheval. J'ai très envie d'y tourner un roman-photo, en vidéo. Un copain m'a dit l'autre jour : C'est incroyable, tu es une ado !

« Sur le terrain, une photographe gagne à être une femme », propos recueillis par Pascale Frey, Elle, vendredi 23 mai 2014

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« La photographe […], Françoise Huguier, de renommée internationale, vient de publier son autobiographie […].
Le titre est un rappel de l’appareil photographique et de la perception du photographe. Son ouvrage est un autoportrait assez rock’n’roll, précise-t-elle avec un certain plaisir. Il traite d’une vie de combat, indique la photographe […].
Une grande voyageuse
Les gens et la vie des gens l’intéressent, la femme en particulier, au naturel ou mise en scène… Ou mise à nu. Elle sera une grande voyageuse.
[…] Françoise Huguier aborde dans cet ouvrage toutes ses rencontres et péripéties aux quatre coins du monde, comme son enlèvement dans la forêt indochinoise. Un livre à lire comme un bon roman d’aventures. »

Le Télégramme, lundi 18 août 2014

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« Elle a bravé le monde comme seuls les timides peuvent le faire. Pour son récit Au doigt et à l’œil, Françoise Huguier agite sa mémoire. Et révèle un secret : au Cambodge, où son père tient une plantation, elle est enlevée à 8 ans par les vietminhs, otage de longs mois avec son frère, dans la jungle dingue et dévoreuse. Son premier mort, elle l’a vu là. Changement de focale : le couvent des Oiseaux et ces sœurs adeptes de la méthode Montessori, le rock à Saint-Germain-des-Prés, le bachot, et que faire ? Pourquoi pas photographe ? […] Huguier oublie son confort et s’interroge sans arrêt sur sa pratique : que montrer, comment, pourquoi ? La Maison européenne de la photographie expose ses portraits immenses d’Africaines, d’Indonésiennes, d’ados japonaises, de nonnes en Colombie, de filles russes en appartement communautaire. […] Titre de son expo : Pince-moi, je rêve. Pincé, on l’est. »

« Citizen Huguier », Brigitte Hernandez, Le Point, jeudi 14 août 2014

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« Dans l’univers du photoreportage, Françoise Huguier n’entre dans aucune case. En trente-cinq ans, son objectif s’est baladé de l’Afrique aux défilés haute couture parisiens, de la Sibérie aux Love Hotels de Tokyo, toujours avec la même précision ethnographique et sensible. Elle livre aujourd’hui une autobiographie non illustrée, mais fourmillante de ces détails qui font les bonnes histoires. […] À ce carnet de voyage palpitant s’ajoute Pince-moi, je rêve, une exposition de ses photos […]. »

« Bonne aventure », Marie-Eudes Lauriot Prevost, Point de vue, mercredi 13 août 2014

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« Jʼai la sensation dʼêtre un oiseau, de traverser les nuages… Je me dématérialise et plonge dans les profondeurs du ciel, raconte Françoise Huguier, qui traverse une aurore boréale aux commandes dʼun Antonov. Dépaysement garanti avec ce formidable Au doigt et à lʼœil. »

« Bouche-à-oreille : Lire en vacances, mais que choisir ? », Thierry Dussard, Le Télégramme, lundi 11 août 2014


« Son œuvre fait l’objet d’une exposition magistrale à la Maison européenne de la photo, jusqu’à la rentrée. Entretien avec une femme étonnante, avide de rencontres et de destinations singulières, mais qui ne laisse rien au hasard.

Rétrospectives, portfolio… vous avez dû piocher dans vos archives. De l’Afrique à la Sibérie, de l’Asie à l’Amérique du Sud, en passant par la photo de mode. Des préférences ?
Je préfère toujours le prochain sujet. Je n’aime pas revenir en arrière. Ce qui est fait est terminé, je m’en suis débarrassée, je passe à autre chose, je trouve le financement et je suis mon idée jusqu’au bout. Là, je vais aller en Corée du Sud […].

Comment réussir ce type de travail ?
Je prépare énormément mes voyages, avec des journalistes, des photographes, des chercheurs, ici ou sur place […].

Ainsi, des portes s’ouvrent. Bon, mais après ?
C’est à moi de me débrouiller. Il y a des endroits où on ne parle pas anglais. Donc j’ai une traductrice ou un traducteur, j’explique bien ce que je veux faire. Je parle beaucoup avec les personnes que je rencontre avant de commencer les photos. La présence du traducteur me permet de prendre mon temps, de regarder ce qui se passe dans la maison, de bien observer les gens. Après, j’y vais.

Des influences ?
Le cinéma a toujours été une passion. J’habitais dans le Quartier latin, il y avait le Champollion, la Cinémathèque rue d’Ulm… Je passais mon temps au cinéma. […] Mon futur mari faisait beaucoup de photos, je me suis mise à la photo. Mais j’avais du mal à entrer dans un bistrot avec un boitier sur la poitrine comme le faisait Doisneau, ce n’était pas mon truc.

Racontez-nous vos débuts…
J’ai travaillé pour un journal génial qui s’appelait 100 idées […]. Et aussi à La Maison de Marie-Claire. Je n’ai jamais eu une commande. C’est toujours moi qui amenais les idées, qui prenais les risques. […] À partir de 1983, il y a eu Libération, une période magnifique, très importante pour moi.

Vous faîtes de la couleur aujourd’hui, plutôt que du noir et blanc ? Avec quel type de boîtier ?
Je n’ai pas cessé de travailler en noir et blanc, il y a des pays où je ne fais que ça ou presque. […] C’est très net : les pays qui ont vécu une histoire très dure présentent des couleurs sourdes, des imprimés éteints, dus à l’enfermement pendant des années. En Russie, j’ai fait un voyage d’essai. En noir et blanc, même très beau, c’était assez vite sinistre, un côté que je ne voulais pas développer. J’ai choisi la couleur. […]

Vous êtes photographe, cinéaste – Kommunalka en 2008 –, journaliste, écrivain – votre dernier livre Au doigt et à l’œil est un autoportrait saisissant. Que conseillez-vous aux jeunes reporters ?
De partir, s’ils le peuvent, avec un journaliste, ce qui enrichit l’un et l’autre. En tout cas, surtout dans les situations précaires, les situations de guerre, ne pas partir sans rien, car dans ce cas on n’a pas de réseau qui épaule, personne ne peut vous dire ce qui se passe, vous avertir des risques. Le nez dessus, on ne les voit pas… Je comprends qu’on ait envie d’être reporter de guerre, mais on ne part pas comme ça. […] Et puis ce n’est pas tout de photographier la guerre, pof, pof, et éventuellement de se faire flinguer. Il faut avoir un angle, un vrai sujet […]. Enfin, pour tous les reportages, tous les sujets, il faut savoir faire un peu de vidéo et écrire […]. Il ne suffit pas de suivre le même chemin que les autres, ceux d’avant. Pour le futur, pour Internet, on doit se décaler. »

« Odyssée intime », propos recueillis par Joëlle Ody, Polka magazine pour Le Monde de la photo, août 2014


« Françoise Huguier est une personnalité hors du temps. Hors des courants. Toujours et depuis toute petite déjà. […] Depuis, la femme qu’elle est devenue, […] n’a de cesse d’aller à l’encontre des codes et à la rencontre des autres. […] Mais son grand dada, c’est parler des femmes. De la Malaisie à la Colombie, en passant par le Mali et la Russie, la photographe et cinéaste prend le temps de les écouter pour mieux révéler une part de leur intimité et personnalité. La Baronne, comme son mari et certains proches la surnomment, ne se laisse pas conter. Dites-lui non et elle trouvera toujours un moyen d’aller où elle a décidé de se rendre. Farouchement indépendante, Françoise Huguier est une vraie odyssée. »

« Une femme à contre-courant », Dimitri Beck, rédacteur en chef de Polka Magazine, Polka magazine pour Le Monde de la photo, août 2014

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« Difficile de résumer en quelques lignes le parcours de Françoise Huguier. L'exposition présentée ici décrit un monde rêvé par la photographe, sans romantisme publicitaire ni lyrisme, mais comme une collection d'images glanées, réalisées avec élégance, sans avoir l'air d'y toucher. La traversée de l'Afrique à +40°C, la Sibérie polaire à –40°C, la lutte dans la jungle fiévreuse des défilés de mode, les nonnes en Colombie dans l'intimité de leurs cellules, l'Asie du Sud-Est des années 1950 et sa jeunesse d'aujourd'hui… Le parcours n'est pas exhaustif mais revisite les points forts de son œuvre. Ainsi, le visiteur suit les traces de cette infatigable voyageuse. Une série de trente photos inédites – jardin intime de l'artiste – complète l'exposition, dont les objets, souvenirs symboliques, sont aussi partie prenante. De la mode au reportage, de l'instantané à la mise en scène, Françoise Huguier conserve le même œil, au graphisme marqué et ne manquant jamais d'humour. »

« Bloc-notes : Françoise Huguier – Pince-moi, je rêve », La Gazette Drouot, vendredi 4 juillet 2014

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« Entre rétrospective et parcours dans l’œuvre de Françoise Huguier, l’exposition Pince-moi, je rêve à la Maison européenne de la photographie nous invite à redécouvrir les principales séries de la photographe. […] Cela pourrait ressembler à un tour du monde impersonnel si elle n’avait eu l’ambition de nous montrer ce qu’elle a de plus cher : ses souvenirs. Pas de nostalgie ni de mélancolie pour autant. […] Au final, un point de vue sensible mêlant travail et vie privée, classiques et inédits, vintages et tirages d’aujourd’hui, et bazar personnel. Exposition ambitieuse à la scénographie particulièrement réussie, Pince-moi, je rêve nous convie Chez Françoise […]. Émouvant et captivant, comme la photographe. »

« Pince-moi, je rêve. C’est un titre non conventionnel pour une exposition, surtout à la MEP, c’est un peu mon genre… Ce que j’ai voulu signifier, c’est que quand on fait de la photographie, on est souvent étonné. Il y a toujours un travail de recherche en amont, bien sûr. Il n’empêche, je me suis souvent dit : Pince-moi, je rêve. La découverte du monde, c’est un éternel étonnement qui peut parfois être déstabilisant.
Cela a été difficile de choisir. […] Il y a des photos que je n’ai jamais voulu montrer et que j’ai maintenant envie de présenter. Un peu pour me faire plaisir et aussi parce que, aujourd’hui, j’ai une nouvelle vision de mon travail. Le regard change entre le moment où on fait les photos et celui où on les montre. Il ne cesse d’évoluer, en fonction – c’est terrible à dire – de ce qui se passe en photographie, des films que je vois, du vécu aussi. L’œil évolue en trente ans… On est perméable, je l’avoue.
Ma mémoire véritable, ce sont mes planches-contact. Pour écrire le livre autobiographique Au doigt et à l’œil, autoportrait d’une photographe, j’ai regardé mes planches-contact et les souvenirs sont remontés à la surface, tout naturellement. Elles ont été mon guide pour me raconter. Ce que j’ai oublié, les photos me le rappellent. Tout est revenu : les sentiments, les circonstances, les sensations… C’est ça, la photo : cela suscite la mémoire, automatique ; cela réveille tout. Tout ce qui est enfoui. […]
Au début, je me trouvais ridicule avec un appareil photo sur la poitrine. […] J’étais très timide et je trouvais difficile de m’approcher des gens pour les photographier. En même temps, je n’ai jamais voulu rentrer dans un moule. Au contraire, j’ai toujours eu le désir de me distinguer. Le fait d’être une femme décuplait la difficulté. […]
Quelles qualités sont indispensables ?
Être curieux, démerde et surtout avoir des idées pour faire rêver les gens […]. 
La liberté. Je me suis toujours réservée des zones de liberté […]. J’ai toujours trouvé un moyen de m’échapper ! »

« Chez Françoise », Sophie Bernard et Françoise Huguier, Images Magazine, juillet-août 2014

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« La photographe s’expose dans quatre manifestations et un nouveau livre. Remarquablement scénographiée, la rétrospective de la MEP, Pince-moi, je rêve vous fait voyager dans son œuvre au rythme de ses reportages décisifs, tels sa traversée de l’Afrique et son expédition en Sibérie polaire… […] Photographe de reportage et de mode, portraitiste et écrivain, Françoise Huguier se raconte dans le livre Au doigt et à l’œil, autoportrait d’une photographe. »

« Sur les traces de la grande photographe Françoise Huguier », Photo, juillet 2014

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« Cette très grande photographe, qui cadre en privilégiant les premiers plans, se montre à l’aise sur tous les terrains. En noir et blanc, ou en couleur, du Sahel à la Sibérie, elle expose à la Maison européenne de la photographie, à Paris, et publie un livre formidable comme un autoportrait.
Souvent, les photographes ne savent s’exprimer par écrit qu’en proférant des clichés. Rares sont les Erwin Blumenfeld capables de rédiger un récit ayant le même mordant que leurs photos. Françoise Huguier réussit pourtant dans Au doigt et à l’œil un grand reportage digne d’Albert Londres, sans le secours des images. Tout y est, le regard, bien sûr mais aussi les sons et les odeurs, la phrase courte et le style. Elle se documente avant de partir, écrit et collecte sur place mille détails dans un carnet de voyage, qui vont décanter avant de passer au four d’une mise en forme plus construite. Avec Michel Cressole, Serge Daney, Annette Lévy-Willard et Gérard Lefort, tous journalistes à Libération, j’ai été à bonne école. Je suis d’une génération curieuse et tout m’étonne. Tu es trop curieuse, me disait ma mère. Mais je suis tout simplement sensible aux bruits du monde. […]
Jamais rassasiée de rencontres et d’émotions. Comme si photographier le goulag, les cimetières inuit et déshabiller Vladimir pour enrichir sa collection de tatouages, puis traverser une aurore boréale dans le cockpit vitré d’un Antonov, ne suffisait pas. »

« Françoise Huguier. Photographe sans frontières. », Thierry Dussard, Le Télégramme, dimanche 29 juin

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« Alors que deux expositions célèbrent son travail, la photographe voyageuse révèle ses secrets dans une autobiographie.
Vous publiez un livre sur votre vie de photographe et, au même moment, vous exposez votre travail à la Mep et à la Polka Galerie. Aviez-vous besoin de cette reconnaissance ?
Oui, il y a de cela. C'est aussi une question de calendrier ; monter une grande exposition prend deux ou trois ans. Cela donne du poids, il y a très peu de femmes photographes reconnues, c'était important pour moi. Les gens connaissent mes photos, mais cela me permettra d'avoir une voix et d'être écoutée. Le livre explique mon itinéraire.
Vous avez approché beaucoup de domaines : le photoreportage, la mode, le portrait. Certains vous reprochent de vous être éparpillée…
Je ne voulais pas être cataloguée, j'ai eu un parcours sinueux, c'est vrai. On a donc du mal à me situer. Grâce à cette exposition, on voit ma personnalité. […]
L'Afrique a été une révélation pour vous. Que vous a apporté ce continent ?
J'ai passé une longue période au Japon. J'y ai appris à cadrer et décadrer. En photo, on vous explique qu'il faut avoir un style. J'ai réfléchi là-bas à ce que je voulais dire par mon travail. À mon retour, j'ai traversé une crise existentielle, j'ai eu une opportunité pour partir en Afrique. J'ai tout découvert, y compris la musique, le rythme, ça a été un choc. Il m'a fallu réapprendre un cadrage. Je suis retournée sur les traces de Michel Leiris. Ce continent m'a révélé toute cette connaissance de l'homme. Les Africains ont cette qualité pour juger l'autre, le regarder avant toute discussion. J'ai appris le respect de l'autre, la curiosité des gens. Et enfin, cette dérision face à la vie. »

« Françoise Huguier en pleine lumière », propos recueillis par Valérie Trierweiler, Point de vue, Paris Match, jeudi 19 juin 2014

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« La photographe reporter livre plusieurs aspects de son travail d'observatrice. Voyageuse de grands chemins, elle donne à voir le plus intime. Rétrospective en forme de puzzle.
Un titre léger Pince-moi, je rêve, pour une exposition chargée de souvenirs, de témoignages, de reportages dans les pays les plus lointains. Françoise Huguier est une baroudeuse à la sensibilité exacerbée. Elle observe, regarde les femmes, ne tombe jamais dans la cruauté, le misérabilisme, recherche l'esthétisme dans le cadrage, les couleurs profondes et les contrastes du noir et blanc. Depuis son enfance, elle vit ailleurs. […] Une vie faite de voyages et de rencontres. Tout l'univers de Françoise Huguier parle de la condition féminine. Du Mali et du Burkina Faso dans les années 80, elle revient avec une belle série en noir et blanc, cadrant de près les corps et les visages. D'Asie et d'Inde, elle rapporte de grands tirages en couleurs de portraits d'héroïnes du quotidien couvertes d'un foulard ; jongle avec la tradition des coutumes et l'ultramodernité des looks néopunk de la jeunesse nipponne. En Russie, elle montre des corps de belles girondes au bain. »

« Françoise Huguier, l'exploratrice », Sophie de Santis, Le Figaro, mercredi 11 juin 2014

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« Françoise Huguier a toujours mêlé le texte à l'image et sa propre vie fut souvent à l'origine de son travail. Elle rédige ici un très intéressant autoportrait d'un photographe où elle se raconte avec sincérité. »

« Huguier se raconte », J.-C. B., Réponses photo, juin 2014


« À qui ne la connaît pas encore, l’actualité offre deux moyens d’approcher Françoise Huguier, sa vie, son œuvre, sa personnalité. Le premier tient dans un petit livre dense qui promet l’autoportrait d’une photographe, le second occupe l’étage entier d’un grand musée de la photographie et monte en quelque deux cents images une monographie intime, esthétique et féconde, à résonance universelle.
 […] La parution au printemps 2014 de son autobiographie confirme un talent d’écrivain découvert en 2008 avec J’avais huit ans, le récit de l’événement initial vécu au Vietnam. Aussi personnelle que la collection Jardin intime nichée dans l’exposition de la MEP, le livre sans image se lit comme le roman passionnant d’une vie habitée de curiosité et tissée d’impression. »

« Le monde comme soi-même », Hervé Le Goff, Chasseur d'images, juin 2014

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« Françoise Huguier est photographe. D'une enfance passée au Cambodge où elle avait été enlevée avec son frère par le Viêt-minh, elle a acquis un caractère bien trempé. Elle est à Paris en mai 68, se marie et se forme à la photographie. Un voyage à Jakarta déclenche une longue série de reportages et sa collaboration avec Libération et différents magazines. Indonésie, Japon, Afrique et Sibérie, Françoise attache ses pas à des hommes et des lieux fascinants qu'elle fait vivre dans ce témoignage resplendissant. C'est un ouvrage de partage, précis, admiratif, et si descriptif que l'on est du voyage. Tout est couleur locale : hommes nus en trousse-couilles, voyage en camions de choux. […] Ce récit coloré, riche d'images, fruit d'une expérience, nourrit notre imaginaire autant que notre savoir. »

Maje et C. R. P., Notes bibliographiques, juin 2014

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« Françoise Huguier est l'unique grande photographe française en photojournalisme, en mode, en nu… Privilège total, elle nous raconte en mots son enfance au Cambodge, ses débuts au labo, Libération, le Japon, l'Afrique, Christian Lacroix… Un pur bonheur ! »

« Les aventures d'Huguier la magnifique », Photo, mai 2014

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« Françoise Huguier est photographe de reportage et de mode. Elle a obtenu le presyigieux prix World Press Photo en 1993 avec son reportage En route pour Behring. Plusieurs expositions lui sont consacrées à Paris en ce moment.
Françoise Huguier a débuté en 1983 avec des photos pour Libération, maintenant elle travaille pour des magazines du monde entier. Vogue, mais aussi Polka, dont elle fait la couverture et un portfolio de 42 pages Étranges beautés. C’est une sorte de rétrospective qui retrace son parcours en photo et que l’on peut voir à la galerie Polka à Paris jusqu’au 3 août. 
Jusqu’au 31 août se tient également l’exposition Pince-moi, je rêve à la Maison européenne de la photographie à Paris. Pince-moi je rêve, c’est une expression d’ado et peut-être que je suis restée ado. Je rêvais d’aller au détroit de Behring et j’ai réussi à y aller, et tout d’un coup j’ai dit : Pince-moi je rêve. Je suis au détroit de Behring.
Enfin, Françoise Huguier publie Au doigt et à l’œil, chez Sabine Wespieser, un autoportrait dans lequel il n’y a aucune image. Comme il y avait cette exposition, je ne voulais pas sortir un livre d’images. Je trouvais que c’était beaucoup plus provocateur de faire un livre sans image. Dans ce livre elle emploie souvent le terme excitant. Quand j’arrive je suis très excitée parce qu’il faut prendre, prendre, prendre. C’est ça les photographes, on est des voyeurs et aussi on capte. C’est ça la photo, on est des collectionneurs. »

Écouter l'émission

« Tout et son contraire - Françoise Huguier : Je suis différente des autres », Philippe Vandel, France Info, jeudi 3 juillet 2014


Caroline Broué reçoit la photographe, photo-reporter et réalisatrice française Françoise Huguier, à l'occasion d'une riche actualité : trois expositions et un livre.
Elle fait paraître une autobiographie intitulée Au doigt et à l'œil. Autoportrait d'une photographe chez Sabine Wespieser éditeur. Ce texte qui se lit presque comme un roman d'aventures – Françoise Huguier a été enlevée par des Vietminh au Cambodge à l'âge de 8 ans – retrace son parcours étonnant de globe-trotteuse infatigable, photographe des déserts africains et sibériens, des femmes de tous les pays, de mode, des classes moyennes asiatiques ou des appartements communautaires de Saint-Pétersbourg.
Largement récompensée pour son travail, Françoise Huguier a aussi contribué à la découverte de nombreux photographes partout dans le monde.
Actuellement, la Maison européenne de la photographie présente une exposition monographique de ses photographies jusqu'au 31 août : Pince-moi, je rêve.
La Galerie Polka présente Françoise Huguier, Étranges beautés jusqu'au 2 août.
Ça, c'est pour Paris. Et sinon :
La Vieille église de Saint-Vincent de Mérignac accueille l'exposition Françoise Huguier, mode et voyage – collection de la Maison européenne de la photographie jusqu'au 31 août.

Écouter l'émission

« La Grande Table 1ère partie », Caroline Broué, France Culture, mardi 24 juin 2014


Alain Veinstein reçoit Françoise Huguier pour Au doigt et à l'oeil (Sabine Wespieser éditeur).
À signaler l'exposition Françoise Huguier – Pince-moi, je rêve à la Maison Européenne de la Photographie, à Paris, jusqu'au 31 août 2014…

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« Du jour au lendemain », Alain Veinstein, France Culture, mercredi 4 juin 2014


Françoise Huguier est l'invitée de « L'Humeur vagabonde », pour son livre Au doigt et à l'œil chez Sabine Wespieser éditeur et pour l'exposition « Pince-moi, je rêve » à la Maison Européenne de la Photo à Paris du 4 juin au 31 août. La phographe est également l'invitée d'honneur des 20e Rencontres de la Jeune Photographie Internationale à Niort jusqu'au 31 mai.
« Comme d’ordinaire, avec ce sens particulier de la formule drôle et pertinente qui le caractérise, l’ami Gérard Lefort a croqué la photographe Françoise Huguier en trois mots qui lui vont bien : Lady bretonne africaine !
Lady, elle l’est, et pas seulement parce que jeune fille de bonne famille, élevée dans les traditions et chez les sœurs. Lady parce qu’elle en impose, dans la façon qu’elle a de regarder le monde et ses occupants, de tracer sa route comme un navire de haut bord, de vous tenir en respect avec une si douce fermeté. Bretonne, elle l’est aussi, par ses racines et son opiniâtreté, un rien granitique, et son goût du large, des horizons et des grands vents. Et africaine, par choix, par coup de foudre, par affinité avec ces femmes secrètes qu’elle a su photographier comme personne avant elle ne l’avait fait. Africaine, enfin, parce que, sur cette terre-là, elle se sent, elle, la femme aux semelles de vent, des envies de s’arrêter. De préférence sous un arbre, au bord du Niger.
Le 4 juin prochain, à Paris, la Maison européenne de la Photographie exposera, jusqu’au 31 août, des photos, en noir et blanc et en couleurs, regroupées par Françoise Huguier sous le titre Pince-moi, je rêve.
On y verra le monde à travers ses yeux, tel qu’elle l’a saisi depuis quarante ans, de la Sibérie à l’Afrique, des podiums des défilés de mode aux appartements communautaires de St Petersburg, des nonnes colombiennes aux nus de la belle Natacha, des jeunes en Asie du Sud-Est aux traces de son enfance bouleversée dans la forêt cambodgienne en 1950.
Avant d’y aller, un conseil, lisez d’abord son livre, Au doigt et à l’œil, qui vient de paraître chez Sabine Wespieser, autoportrait d’une photographe qui sait décrire avec les mots aussi bien qu’avec les images, souvenirs étonnants d’une voyageuse effrontée, journal intime d’une enfant du siècle. »

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« L'Humeur vagabonde », Kathleen Evin, France Inter, mardi 20 mai 2014


En direct sur France Culture il sera question du Vietnam, d’espion, de Roumanie, de Kommunalka, de Michel Leiris, de poésie décadente et même de Christian Lacroix.
Avec Francoise Huguier, qui signe Au doigt et à l’œil : autoportrait d’une photographe, figure emblématique d’un photo-journalisme éclectique. Au programme : isolement, lieux clos, et la mode facon documentaire.
Un sujet préparé par Benoît Lagane.

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« Le Rendez-vous », Laurent Goumarre, France Culture, jeudi 22 mai 2014


« Françoise Huguier a passé son enfance au Cambodge. Sa vie bascule à 8 ans quand elle est faite prisonnière, avec son frère, par le Vietminh. On est en 1950. En 2005, 55 ans plus tard, elle raconte son enlèvement dans une exposition aux Rencontres d’Arles.
En 1983, commence sa collaboration avec le journal Libération qui lui ouvre les portes de grands magazines en France et à l'étranger. Passionnée de voyages, elle parcourt le monde (la Sibérie, le détroit de Béring, l'Afrique du Sud, l'Asie…), avec une prédilection pour les pays désertiques, de la Sibérie au Sahel.
En 1994, elle crée la première Biennale de la photographie africaine à Bamako, au Mali… Cette artiste reporter et photographe de mode (Vogue, Marie-Claire, New-York Times magazine…) n'a pas son pareil pour faire surgir beauté et mystère de ses sujets. La photographe a reçu de nombreux prix et expose régulièrement dans le monde entier. Ces jours ci, elle présente une sélection de ses photographies intitulée Pince-moi, je rêve à la Maison Européenne de la Photographie (jusqu'au 31 août). »

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« Françoise Huguier dans Le Pudding », Jean Croc et Nicolas Errera, Nova Planet, dimanche 29 juin 2014


Rencontre avec la photographe Françoise Huguier qui sillonne la planète depuis presque 40 ans. Du Mali au détroit de Behring, elle estime que les droits des femmes reculent. (de 6'18" à 11'50")

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« ActuElles », Virginie Herz, France 24, vendredi 6 juin 2014


« Du 4 juin au 31 août 2014, la Maison européenne de la photographie met à l'honneur la photographe Françoise Huguier avec une grande exposition rétrospective intitulée Pince-moi, je rêve
À travers huit séries de photos glanées au fil de sa carrière et de ses voyages avec l'élégance, mais aussi l'insolence qu’elle revendique, Françoise Huguier nous invite à traverser plusieurs continents et univers. 
On passe ainsi de la traversée de l’Afrique à +40°C à la Sibérie polaire à -40°C, de la lutte dans la jungle fever des défilés de mode à l'intimité des cellules de nonnes en Colombie, de l’enfance de la photographe dans un Vietnam à feu et à sang au portrait acidulé de la jeunesse de l'Asie du Sud-Est d’aujourd’hui… Sans être exhaustive, l’exposition revisite les points forts de l’œuvre photographique de Françoise Huguier.
À l'occasion de l'accrochage de l'exposition, la photographe a accordé à Nikon, partenaire de l'événement, une interview exclusive dans laquelle elle présente à sa manière les œuvres qu'elle a choisi d'exposer. »

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« Françoise Huguier expose à la MEP », Nikon Pro, jeudi 5 juin


Coup de cœur des libraires

« Des pays, Françoise Huguier en a connus. Elle a couru partout avec toujours la même acuité dans l'œil et le même réflexe dans le doigt. Après avoir tant photographié le monde et les autres, Françoise Huguier procède enfin à son autoportrait. L'autobiographie d'une femme d'exception. »

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Coup de cœur de la librairie La Machine à Lire (Bordeaux), « La sélection de l'été 2014 »


Coup de cœur de la librairie Page 189 (Paris XIe)...


Presse Web

« Entre héros ordinaires, scènes de mode et paysages du monde entier, Françoise Huguier n’hésite pas, elle les prend tous, en photos. Dans son autoportrait joliment intitulé Au doigt et à l’œil publié chez Sabine Wespieser, elle revient sur quarante années de carrière riches en aventures et sur certains éléments de sa vie privée, juste ce qu’il faut pour mieux comprendre sa soif de liberté et son indépendance. […]
Précise, humble et toujours juste, Françoise Huguier nous offre un joli mélange de souvenirs, au texte il ne manque que les photos, que vous pouvez retrouver en allant sur son site www.francoisehuguier.com »

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Geneviève Renard, blog Antipode.be


« L’ouvrage retrace chronologiquement la vie riche et mouvementée de Françoise Huguier, comme un véritable roman d’aventures découpé en dix chapitres. De son enlèvement par les Viêt-minh à l’âge de 8 ans, à l’élaboration de l’exposition Bamako photo in Paris en 2013, en passant par ses voyages au Japon, en Afrique, en Sibérie, sa collaboration avec Libération et les photographies de mode, le récit recense et partage avec le lecteur toutes les aventures de la photographe. […]
L’autoportrait témoigne d’une carrière ponctuée de grandes rencontres […] et d’aventures aux quatre coins du monde. Le caractère trempé et libre de Françoise Huguier lui permet toujours de parvenir à ses fins.
Elle revient sans cesse, au fil de l’ouvrage, sur sa conception de la photographie, et sa manière de photographier […].
L’écriture, très simple et d’une précision extrême concernant les événements du passé, suit l’âge et l’expérience de la photographe. Lorsqu’elle relate les épisodes de son enfance, les phrases courtes et saccadées, le style direct, l’emploi du présent ainsi que les anecdotes laissent entendre une petite fille […]. Le lecteur est ainsi entièrement intégré à ce récit drôle, émouvant et sensible, où l’attention est bien souvent portée aux odeurs.
François Huguier offre ici une autobiographie non illustrée mais riche d’images narratives qui ne peut que séduire et passionner le lecteur. »

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« Au doigt et à l'œil, autoportrait d'une photographe : Françoise Huguier mise à nu », Léa Pietton, www.actuphoto.com, le vendredi 1er août 2014


« L’image est son moyen d’expression favori ; elle sait aussi raconter. On en jugera en lisant Au doigt et à l’œil, autoportrait qu’elle a écrit en échangeant avec Valérie Dereux. Un livre né à l’oral comme en témoigne sa vivacité. L’existence de Françoise Huguier est passionnante. Tout commence dans la forêt indochinoise : un vrai roman d’aventures. […] Elle accompagne souvent des journalistes, chose devenue exceptionnelle, empêchant l’indispensable dialogue entre la plume et l’œil. L’agence Vu fondée par Christian Caujolle donne un nouveau cadre à son travail, la libère pour partie des contraintes de l’actualité. L’angle décalé est celui qui obsède Huguier et que privilégie Caujolle, choisissant les photos – reporters à contre-emploi. Françoise Huguier se passionne pour la culture quotidienne, la vie ordinaire et les rites pratiqués par celles et ceux qu’elle photographie. D’où ses nombreux voyages, et le temps qu’elle y consacre. Elle est dans la durée. Cela permet d’écouter, de regarder, de comprendre, par le détail, le geste, la couleur ou l’atmosphère. C’est le cas au Japon, ça le sera lors du fabuleux séjour en Sibérie dont le récit clôt l’ouvrage, et plus encore sur sa terre d’élection, en Afrique. Le Mali est son deuxième pays… la Bretagne son lieu d’ancrage. La photographe connaît des moments de doute, est prête à renoncer à son art. Une nouvelle terre ou une proposition originale réveille son désir. […] Aux dernières nouvelles, Françoise Huguier aurait aimé retourner au Mali, après la guerre menée l’automne dernier. Elle est encore et toujours aussi curieuse que l’enfant en péril qu’elle a été. Elle n’a peur de rien et on a envie de la suivre ! »

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« Vivant, singulier, étonnant, passionné », rayondeculture.fr


« Moments d’intimité et de fugacité, des chambres de femmes aux backstage des défilés de mode, la photographe Françoise Huguier livre son étude du corps féminin à travers une série de clichés glanés au fil des années. À l'occasion de son exposition Pince-moi je rêve à la Maison européenne de la Photographie, la photographe promène le visiteur de l'Afrique à la Russie en passant par l'Asie et l'Amérique du Sud. Visite guidée… »

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« Françoise Huguier : voyages rêvés », Fleu Burlet, Les Inrocks style, lundi 23 juin 2014


« Du 4 juin au 31 août, la Maison européenne de la photographie propose une exposition des travaux réalisés par Françoise Huguier. Si l’image est son moyen d’expression favori, elle sait aussi raconter et on en jugera en lisant Au doigt et à l’œil, autoportrait qu’elle a écrit en échangeant avec Valérie Dereux.
Vivant parce que Françoise Huguier a mené et mène une existence passionnante, digne parfois d’un roman d’aventures. […]
L’angle qui intéresse Françoise Huguier est celui de la culture quotidienne, de la vie ordinaire et des rites pratiqués par celles et ceux qu’elle photographie. D’où ses nombreux voyages, et le temps qu’elle y consacre. Elle est moins dans l’instant que dans cette durée permettant d’écouter, de regarder, de comprendre, par le détail, le geste, la couleur ou l’atmosphère.
C’est le cas au Japon, ça le sera lors du fabuleux séjour en Sibérie dont le récit clôt l’ouvrage, et plus encore sur sa terre d’élection, en Afrique. Le Mali est son deuxième pays… avec la Bretagne dont elle est originaire. […]
Cette découverte, on la ressent dans toute son intensité en lisant le dernier chapitre consacré à cette partie de la Russie qui se trouve prise par le froid et la nuit polaires. La rencontre avec les Nénets, l’un des peuples de ces régions, est un moment fort dont on ne dira pas grand chose, afin que les lecteurs s’en émerveillent ou s’en étonnent. […]
Aux dernières nouvelles, Françoise Huguier aurait aimé retourner au Mali, après la guerre menée l’automne dernier. Elle est encore et toujours aussi curieuse que l’enfant en péril qu’elle a été. Rien ne semble l’effrayer ; on a envie de la suivre ! »

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« Un angle décalé », Norbert Czarny, Le blog de l'École des lettres, lundi 9 juin 2014



 

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