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Revue de presse Le Livre des secrets
Fiona Kidman

 

Presse écrite

« À partir de la vie réelle d’un prêcheur du XXe siècle, Fiona Kidman, figure majeure des lettres néo-zélandaises, conte l’épopée de trois générations de ses disciples, durs au bien comme au mal, dans une prose d’une beauté tendue. Le roman de cette intransigeante recherche d’absolu, de toutes ces traversées des mers, de l’Écosse au Cap-Breton, puis du Cap-Vert à l’Australie pour enfin s’établir en Nouvelle-Zélande, est devenu dans ce pays, depuis près de trente ans, un classique de la fabrique du dominion, et, bien au-delà, un roman de référence sur les migrations et les origines.
[…] Hommage à une terre et aux commencements, au rêve de ces aventuriers qui, forts d’une concession, vont s’établir à Waipu, Le Livre des secrets reconstruit le labeur des bûcherons et des ramasseurs d’algues, le viol et le vol, un itinéraire illuminé doublé d’un quotidien de sécheresse, d’épidémies et de famine. L’histoire de la Nouvelle-Zélande sort des flancs de ces femmes insoumises, des cales de ces marins à la recherche d’un climat, d’une terre fertile à l’écart de la débauche comme des tripots de la fièvre de l’or de l’Australie. Au bout de trente-cinq ans de royaumes nouveaux, ils jettent enfin l’ancre dans un havre de paix, le berceau de Fiona Kidman. Mais, là encore, s’allument des incendies et le roman change sans cesse d’allure et de procédés narratifs pour épouser le mouvement et traduire toute la richesse humaine d’une genèse.
Le plaisir de la lecture provient de la poésie du texte et des parentés littéraires qui font subtilement écho à la géographie du périple lorsque Fiona Kidman tire parti de la tradition du roman épistolaire anglais, ou lors des scènes sur la lande, à la manière des sœurs Brontë. Le voisinage de la côte Est du continent américain, des ports de Mystic et des sorcières de Salem, inspire une variation sur La Lettre écarlate, dont s’inscrivent en filigrane les épisodes du gibet ou de la rencontre clandestine de la magnifique Hester Prynne et du révérend Dimmesdale dans le bois en lisière du village. Liaisons secrètes, cahiers intimes, vieux papiers retrouvés chez Hawthrone et Kidman, tout concourt à la révélation. Sur fond de métaphore : l’envol d’un oiseau. »

« Vers une terre nouvelle », Liliane Kerjan, La Quinzaine littéraire, du 1er au 15 juillet 2014

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« Immense succès en Nouvelle-Zélande lors de sa publication en 1986, cette saga féministe ne paraît qu'aujourd'hui en France, dans une belle traduction qui met en valeur l'écriture à la fois surnaturelle et réaliste de Fiona Kidman. Trois générations de femmes livrent leurs secrets sur le ton de l'introspection, dans le vaste sas de leur pensée, que ni le puritanisme, ni les névroses familiales n'ont pu rétrécir. Oui, c'est bien cette sensation d'espace intérieur infini qui fait la valeur de ce roman sur l'entêtement. Qu'ont en commun Maria, sorcière recluse dans sa maison glacée, au milieu des années 1950, sa mère Annie, bigote soumise au révérend Norman McLeod, qui évangélisa la terre de Waipu, et sa grand-mère Isabella, impertinente Écossaise en partance pour les terres néo-zélandaises ? Une force de résistance, un goût pour la solitude fantasmagorique et un charisme inaltérable. Composé d'extraits de journaux, de courriers, de ruminations et d'évocations hypnotiques, ce roman aimante et enchante. »

Marine Landrot, Télérama, mercredi 25 juin 2014

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« Il est des romans dont on sort heureuse d'être une femme aujourd'hui. Et il est des vies devant lesquelles on se sent minuscule. Chaque destin qu'embrasse Fiona Kidman, dans ce captivant roman au long cours, paru en 1987 et devenu un classique en Nouvelle-Zélande, est, à sa manière discrète, immense. Immense, d'abord, la trajectoire d'Isabella, partie des Highlands écossais au début du XIXe siècle pour s'installer au Canada, puis en Océanie, dans le sillage d'un prédicateur charismatique et rigoriste. Contrainte de fondre ses pas dans ceux de sa communauté, jamais cette femme affranchie ne baisse les yeux devant l'Homme et sa misogynie maquillée en morale – leurs passes d'armes sont parmi les moments les plus intenses du livre. Immense, aussi, la dignité de Maria, sa petite-fille, qui convertit son bannissement en choix de vie. Entre ses quatre murs, elle se recrée un monde intérieur riche et poétique. À travers elles et toutes leurs sœurs en désarroi, Fiona Kidman explore les rouages complexes de la construction de soi, de l'amour maternel, et met paradoxalement en lumière la force des femmes, même niées dans leur liberté à disposer d'elles-mêmes. »

« Coup de cœur : une femme puissante », Jeanne de Ménibus, Elle, vendredi 13 juin 2014

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« Le Livre des secrets, de Fiona Kidman, fait franchir à ses personnages leur lot d’épreuves, tempêtes en mer, accouchements solitaires, épidémies, famine. C’est d’abord l’histoire d’une pérégrination, depuis l’Écosse austère jusqu’au doux climat de la Nouvelle-Zélande. Départ en 1817, arrivée en 1853. Entre-temps, un séjour d’une trentaine d’années sur l’île canadienne du Cap-Breton (Nouvelle-Ecosse), et un épisode australien.
Aux hommes le monde, aux femmes la maison. Et à l’écrivain le don de les réunir. Les femmes dépiautent les anguilles et les hures de cochon, ravaudent, remplument, tissent et remplissent. Les hommes construisent les églises comme des bateaux. On appelle l’Homme celui qui les guide vers les terres promises, pasteur autoproclamé de sa propre communauté. Il s’appelle Norman McLeod, et il a réellement existé. Il prêche, il enseigne, il juge, tour à tour leader avisé capable de tenir tête à un capitaine qui foncerait sans sa détermination vers le naufrage assuré, et despote pervers prompt à punir dans la plus grande iniquité les coupables par lui seul désignés. Dans la morale qu’il édicte, les manquements se rencontrent le plus souvent chez les pécheresses : la religion des normanistes n’est pas d’une folle originalité. Tyran domestique auprès d’une épouse épuisée – mais pas si insignifiante qu’il y paraît – qui lui donne dix enfants, McLeod est le chef adoré d’un groupe de braves fermiers qui préfèrent le laisser penser à leur place, et risqueraient beaucoup pour unir leur famille à la sienne.
Lui tenant tête, et le payant très cher : rien que des femmes. Qui d’autre ? Pour commencer, Isabella. Elle est une fille de bonne famille qui se retrouve à épouser malgré elle un pauvre boiteux. Leur union s’avère mariage d’amour, mais la vie ne s’arrête pas là. Isabella doit à McLeod de ne pas mourir, et de souffrir chaque fois davantage. Des origines londoniennes de cette première héroïne, il subsistera des chandeliers en argent, et des manières de lettrée. Isabella porte le thème de l’intelligence rebelle, cependant que sa fille, la sévère Annie, incarne le respect des traditions dans ce qu’elles ont de plus obtus, de plus décourageant. À son tour, Annie a une fille, Maria, née en 1878, douze ans après la mort de l’Homme.
C’est avec Maria, en 1953, que Le Livre des secrets s’ouvre et se termine. Depuis 1898, année où elle est tombée enceinte, Maria vit seule dans la maison de son enfance, enfermée là par le frère de sa mère. Elle est nourrie, elle peut demander de l’aide si elle y consent, mais elle est bannie. Tout comme sa grand-mère, elle est considérée comme une sorcière. Pourquoi ont-ils encore peur de vous ? lui demande un visiteur de 1914. À cause du plaisir, dit-elle. À l’époque, je trouvais une certaine jouissance dans mes péchés. C’est dans les bras d’un cantonnier à la peau sombre qu’elle a découvert ledit plaisir, mais elle n’avait pas de sentiment pour lui. Il lui apparut qu’elle venait de divorcer de sa propre communauté à cause d’un homme qu’elle n’avait plus envie de fréquenter. Maria est enfermée pendant cinquante ans, cela ne veut pas dire qu’il ne lui arrive rien.
Et puis, elle a en sa possession les lettres et les carnets de sa grand-mère bien aimée, ainsi l’épopée familiale est-elle racontée dans tous ses détours et mystères. Comme dans les autres livres de Fiona Kidman, du moins ceux que nous connaissons en France, Rescapée, et Gare au feu (Sabine Wespieser, 2006 et 2012), il y a des filiations délicieusement compliquées, sinon cela ne s’appellerait pas Le Livre des secrets. En Nouvelle-Zélande, le roman est constamment réédité depuis 1987. Fiona Kidman a passé une partie de son adolescence dans la région où McLeod a conduit les siens, elle a observé les dernières survivances des traditions anciennes. Il y a chez cet auteur, né en 1940, une humanité profonde. Le Livre des secrets est certes une saga. Le sujet en est aussi la perpétuation d’un lien mère-fille difficile, et l’ambivalence du pouvoir. »

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« Filles d'Écosse : une saga féministe de Fiona Kidman sur le peuplement de la Nouvelle-Zélande », Claire Devarrieux, Libération, jeudi 5 juin 2014

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« Fiction, réalité, légendes ou documents, Fiona Kidman adore malaxer le tout pour écrire de somptueux romans d’aventures. […]
Le Livre des secrets, publié aujourd’hui, fut écrit dans les années 1980 puis édité en 1987 en Nouvelle-Zélande. Il est devenu une œuvre de référence, primée et célébrée dans les pays anglo-saxons. Là encore, Fiona Kidman brasse le vrai et l’imaginaire avec un immense talent de conteuse. Le roman débute en 1953 en compagnie de Maria qui vit seule dans une vieille baraque depuis cinquante ans. Parfois des enfants viennent dans les parages, brisant des vitres et murmurant à son sujet. Pour tous, Maria est une sorcière. Au fils des souvenirs et des retours vers un passé plus lointain, se dessine une communauté dominée par un homme, une sorte de prêtre répondant au nom de Norman McLeod. Du temps de la grand-mère de Maria, Isabella, l’orgueilleux et charismatique McLeod était encore en Écosse. C’est lui qui va entraîner un groupe de disciples à travers le monde, jusqu’en Nouvelle-Zélande. Si cet homme étrange a bien existé, Fiona Kidman choisit d’inventer la plupart des personnages qui l’accompagnent. Départs sur des rafiots en mauvais état, vies de misère avant de repartir plus loin, ces émigrants ont la peau dure et un courage infini. Dans ces familles, les femmes n’ont pas la parole, elles doivent travailler, faire des enfants qui meurent comme des mouches et ne pas paraître séduisantes. Cependant, quelques-unes se dressent contre l’autoritarisme religieux et social des dominants. C’est le cas d’Isabella et de sa petite-fille Maria qui vont refuser de se soumettre.
Fiona Kidman nous emporte dans ces mondes d’océans tumultueux et de campagnes putrides où seuls les plus indociles parviennent à se sauver. Mais c’est au prix de la solitude, avec pour seuls visiteurs une bande de gamins rêvant de faire peur à celle qu’on appelle la sorcière de Waipu. »

« Le prix à payer », Christine Ferniot, Lire, juin 2014

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«  La différence féminine a certainement besoin de refuges pour produire un discours qui soit vraiment le sien. Le roman de Fiona Kidman, Le Livre des secrets, le démontre avec beaucoup d’habileté. […]
Remarquée en France avec Rescapée, un roman traitant des relations entre les sociétés blanche et maorie, Fiona Kidman a consacré Le Livre des secrets au thème de la transgression au sein d’une culture étouffante et moralisatrice. Le premier texte de cet écrivain vivant à Wellington, A Breed of Women (1979) décrivait déjà les épreuves d’une jeune femme se heurtant à l’étroitesse d’esprit.
L’écriture de Fiona Kidman est toujours simple et réaliste, dissimulant une construction souvent complexe. Dans Le Livre des secrets, le patriarcat, la domination sectaire et masculine s’inscrivent dans une linéarité temporelle et historique qui est aussi celle d’un langage dont les femmes doivent se démarquer. Plus que de donner la parole à des voix qui ont été bâillonnées, il semble que l’ambition de Fiona Kidman soit bien d’ouvrir un espace à des narrations alternatives, affranchies des dominations les plus ancrées.
Le roman obéit ainsi à des cycles. Il commence en 1953 et se termine la même année, dans la même maison, celle de Maria. Entre ces deux moments, de nombreux segments de la vie de sa grand-mère Isabella mais aussi de sa mère Annie s’entrecroisent, faisant écho à son destin tragique. Alternances de phrases de soumission, de compromis, de résistance se télescopent. Un passage émouvant du roman est celui où Isabella raconte comment après avoir subi un viol, elle s’est réfugiée dans une grotte. […]
La maison de Maria, la grotte d’Isabella ne sont pas qu’espaces clos et lieux d’exil mais deviennent des espaces de gestation d’autres discours que ceux qui nous ont depuis toujours hypnotisés…  »

« Libérer la parole », Yves Le Gall, Le Matricule des anges, juin 2014

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« Paru en 1986, Le Livre des secrets est considéré comme un monument des lettres néo-zélandaises. Sous la plume vibrante de Fiona Kidman, on y découvre les vies entremêlées de Maria, la sorcière de Waipu, de sa mère Annie et de sa grand-mère Isabella qui a quitté les Highlands écossais pour gagner sa liberté au cours d'un périple de plus de trente ans dans le sillage d'un prédicateur aussi charismatique que despotique. Trois destins de femmes, trois aventures intimes en butte aux rigueurs du temps et à la folie des hommes. La langue de Fiona Kidman est puissante. Sa saga familiale et féministe est un récit inoubliable qui jette un éclairage nouveau sur ces îles des Antipodes. »

« Livres : faire une pause », Dominique Fidel, Simple Things, décembre 2014

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« Chassés de leurs petites exploitations agricoles par les grands propriétaires terriens, les membres d’une communauté écossaise guidée par Norman McLeod, prédicateur charismatique, embarquent pour le Canada en 1817. Trente-sept années plus tard, après des haltes en Nouvelle-Écosse et en Australie, ils s’établissent à Waipu en Nouvelle-Zélande. Sur cette trame historique authentique, Fiona Kidman imagine trois femmes et leur donne la parole. Il y a Isabella, qui, bien qu’elle s’oppose à McLeod, fait partie de la première expédition vers la Nouvelle-Écosse ; Annie, sa fille, au caractère si opposé, et Maria, la petite-fille, qui choisit de vivre à l’écart du monde. Trois voix qui retracent le destin d’une famille, dans un système où l’homme est tout-puissant et où les femmes font preuve de force et de courage pour survivre. »

« Saga », A. S., Femme Majuscule, juillet 2014

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« 1. Parce que c'est un roman d'aventures hautement féminin. On commence en 1953 avec le récit de Maria, dite la sorcière de Waipu, puis on se retrouve plongé dans l'histoire d'Isabella, sa grand-mère écossaise, en 1817. À travers son journal, on découvre la vie tourmentée de cette femme courageuse qui a dû se battre contre une communauté machiste.
2. Parce que c'est une écrivaine essentielle. Un véritable souffle romanesque nous saisit et nous emporte dès les premières pages de cette saga dense. Pas encore très connue chez nous, Fiona Kidman a déjà écrit une vingtaine de romans. Ce n'est plus un secret : elle doit trôner dans notre bibliothèque. D'ailleurs, on a envie de découvrir Rescapée et Gare au feu (aussi chez Sabine Wespieser).
3. Parce qu'elle nous rappelle Jane Campion. Fiona Kidman est néo-zélandaise, comme la cinéaste. À croire que ce pays du bout du monde donne naissance à des artistes qui savent nous parler des sentiments les plus profonds et faire des femmes des héroïnes magnifiques. »

« 3 bonnes raisons de lire Le Livre des secrets », Anne Michelet, Version Femina, dimanche 15 juin 2014

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« Esseulée dans sa maison de Waipu, au Nord de la Nouvelle-Zélande, la vieille et sauvage Maria entreprend d'ouvrir Le Livre des secrets, ce carnet où sa grand-mère adorée raconte les origines de leur communauté. Au début du XIXe siècle, elle raconte le périple chaotique d'une poignée d'immigrants écossais partis tenter leur chance en Nouvelle-Écosse avant d'arriver jusqu'à la Nouvelle-Zélande, sous la férule d'un prédicateur autoproclamé, l'intransigeant Norman McLeod. Avec un talent de conteuse et une sensibilité de poète, Fiona Kidman fait revivre la voix de ces femmes pionnières, libres et courageuses. En filigrane, elle livre aussi cette part d'ombre et de nostalgie qui subsiste chez les descendants de ceux qui ont, un jour, quitté leur pays. »

« Saga néozélandaise », Pauline Sommelet, Point de vue, vendredi 11 juin 2014

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« Si d’aventure vous décidez d’entrer dans Le Livre des secrets, vous ne pourrez plus en sortir. Avec sa plume somptueuse, la Néo-Zélandaise Fiona Kidman n’a pas son pareil pour donner vie à de grandes héroïnes, comme dans Rescapée, paru en 2006 chez Sabine Wespieser. Elle s’en prend au conformisme et à l’hypocrisie des mœurs dans des romans puissants qui montrent sa fascination pour la culture aborigène et surtout pour l’histoire de la colonisation. Nous sommes ici à Waipu en 1953 : Maria vit depuis plus de cinquante ans dans une maison délabrée, avec pour seule compagnie ses souvenirs et le journal intime de sa grand-mère Isabella. Une grand-mère rejetée, traitée de sorcière par la communauté et par la mère de Maria, dont cette dernière aurait hérité des penchants pervers. Jadis, Maria vécut une folle passion avec un cantonnier et fut mise au ban de la société. Une société régie par des règles morales très strictes, édictées par son énigmatique fondateur, Norman McLeod. Isabella quitta l’Écosse en 1817 pour suivre L’Homme avec un groupe de ses disciples. Ce périple dura plus de trente-cinq ans et les mena en Nouvelle-Écosse et dans l’île de Capbreton, puis sur les côtes d’Amérique du Nord, pour s’achever au nord de la Nouvelle-Zélande. Le journal d’Isabella révèlera le vrai visage du cruel McLeod, sorte de gourou moderne, et la personnalité d’une femme indépendante et courageuse qui s’efforça de rester libre envers et contre tous. […]
Tout en déployant une intrigue passionnante, les deux auteures recréent à la perfection le décor, le contexte et les us des époques où se situe l’action. La confrontation des cultures blanche et aborigène, et la violence du colonialisme y sont dépeints par une écriture précise, sans complaisance ni jugement. Et c’est toute la construction de leur pays qui défile sous nos yeux, avec ses vérités et ses tragédies. Cette société stratifiée qui nous est montrée avec, de bas en haut, les indigènes locaux, les convicts et anciens convicts, et les hommes et femmes libres partis d’Europe en espérant trouver une vie meilleure. On réalise combien il fallait de courage aux immigrants qui débarquaient dans ces contrées lointaines, de gré ou de force, et combien leur vie devait être rude. Mais on prend aussi conscience de la tragédie que ce fut pour la population locale, massacrée, méprisée, spoliée de ses terres et de son identité au nom de l’argent, la religion, le respect des convenances… On ne peut refaire l’histoire mais on peut essayer de la comprendre et de la transmettre à travers la fiction : elle en dit parfois autant qu’un manuel, et avec bien plus de force. C’est cela le pouvoir de la littérature. »

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« Océanie, terre de feu et de sang », Sandrine Maliver-Perrin, pagedeslibraires.fr, mardi 3 juin 2014, et Page des libraires, juin-juillet 2014

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« 1953. Waipu, petite ville néo-zélandaise. Un siècle auparavant, le pasteur Norman McLeod y a conduit sa congrégation venue d'Écosse, après un très long périple passant par la côte atlantique du Canada, puis par l'Australie. La vieille Maria McClure est la petite-fille d'une pionnière normanite dont elle a hérité le caractère fantasque et indocile. Voilà cinquante ans qu'elle vit en recluse, reléguée, bannie, traitée de sorcière, dernière détentrice des secrets de son aïeule Isabella et de sa mère Annie. Maria raconte...
Fiona Kidman anime par la fiction une aventure historique que le temps avait figée dans les couleurs de l'hagiographie et de l'épopée nationale. Le prédicateur, personnage charismatique célébré depuis le milieu du XIXe siècle en Nouvelle-Zélande, est présenté ici comme un puritain intransigeant, un meneur d'hommes intelligent mais insensible et souvent injuste, un démon pour ses ennemis. L'auteur insuffle humanité, féminisme et lyrisme poétique dans trois beaux portraits de femmes niées ou punies pour leur comportement libertaire, moderne, leur volonté farouche de s'opposer à la religiosité, de survivre, d'aimer et de transmettre. […] Cette belle saga classique, écrite en 1987, n'a rien perdu de sa force en 2014. »

T. R. et B. D., Notes bibliographiques, juin 2014

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« Victime de la bêtise, de la méchanceté, des conventions et de la lâcheté : depuis cinquante-cinq ans, la vieille Maria vit recluse, au sens propre du terme, dans sa maison située sur une côte de Nouvelle-Zélande.
Connue comme la sorcière de Waipu, elle évoque au crépuscule de sa vie l'histoire de sa mère Annie et de sa grand-mère Isabella dont elle a découvert le journal, son Livre des secrets. Cette dernière quitta en 1817 son Écosse natale avec de nombreux paysans contraints à l'exil par les propriétaires terriens.
Suivant un prédicateur mystique, Norman McLeod appelé l'Homme par ses disciples, un illuminé à la limite du fanatisme, ils atteignent la Nouvelle-Écosse après une traversée des plus éprouvantes.
La petite colonie pauvre, crédule et pieuse n'a rien à perdre et fait preuve de solidarité face aux épreuves et à la nature vierge, belle et sauvage. Fatalistes, désespérés parfois, les hommes et les femmes se soumettent à leur destin, à Dieu mais surtout à McLeod. D'ailleurs McLeod se prend pour Dieu, un dieu tout-puissant, méprisant, orgueilleux dont la vie n'est que certitudes absolues. Il sait ce qu'il y a de mieux pour ses fidèles.
Mais Isabella, la donzelle qui s'imagine pouvoir penser par elle-même, est, elle, un peu rebelle, aspire à la liberté et en refusant de se soumettre à la volonté des autres se met peu à peu en marge de cette micro-société. Pour le plus grand malheur de sa fille Annie qui n'aspire qu'à se couler dans le moule imposé par l'Homme : cette communauté où le péché est au centre de tout et la culpabilité partout, déchire aussi les familles…
Trente ans après leur arrivée dans le nord du continent américain, la famine les rattrape. Et voilà le Peuple embarqué à nouveau derrière son très autoritaire guide, d'abord pour l'Australie puis pour la Nouvelle-Zélande. Annie s'y mariera et sa fille Maria y survivra encore de longues années… Si l'émigration et le déracinement en sont les toiles de fond – le contexte historique et le périple sont par ailleurs très bien décrits –, ce roman dresse surtout un état des lieux implacable sur la condition des femmes à ces époques et dans ce milieu.
Le personnage de McLeod, ainsi que ses voyages à la tête de son peuple ont réellement existé. À partir de cette figure charismatique et quelque peu effrayante, Fiona Kidman tisse dans un style poétique, musical et envoûtant un très beau récit romanesque porté par des portraits de femmes touchants et sensibles.
Ses trois héroïnes rêvent d'une grande vie et d'un grand amour mais se fracassent contre une réalité étriquée, des croyances religieuses sclérosantes et sexistes, l'orgueil démesuré d'un gourou misogyne. Finalement contraintes de capituler pour survivre, elles oscillent entre colère et résignation, fragilité et force de caractère.
Ce livre est aussi un bel hommage à tous ces colons qui traversèrent les océans, ayant tout quitté pour d'incroyables aventures mais au prix de quels sacrifices… Puissance psychologique, force émotionnelle et portée universelle : un excellent roman qui fait mouche. »

« Trois générations, trois femmes, trois destins : Le Livre des secrets, un roman historique subtil et envoûtant », Sophie Guinard, Luxemburger Wort, samedi 17 mai 2014

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« L'histoire de migrants écossais partis des Highlands en 1817 pour arriver à Waipu, une petite ville du nord de la Nouvelle-Zélande, en 1854, est racontée à travers trois générations de femmes. Quelque cent ans plus tard, Maria, petite-fille de l'une d'elles, découvre en lisant le journal de son aïeule les tribulations de cette communauté et la vie secrète des femmes dans une société masculine. »

Livres Hebdo, vendredi 16 mai 2014


Audio - Vidéo - TV

Le choix littérature d'Ilana Moryoussef de 7'34'' à 9'57''.

Écouter l'émission

« Que faire ce week-end ? Le choix littérature d'Ilana Moryoussef : Le Livre des secrets de Fiona Kidman », Angélique Bouin, France Inter, vendredi 30 mai 2014


Coup de cœur des libraires

« Une magnifique saga familiale sur trois générations de femmes, qui vous fera voyager à l'autre bout du monde. »

Coup de cœur de la Librairie du Tramway (Lyon)


« Située au large de la Nouvelle-Zélande, l'histoire de ce roman est celle d'une chronique familiale au XIXe siècle. Fiona Kidman nous raconte la vie et le courage de femmes fortes dans un milieu difficile. »

Coup de cœur de Michèle Capdequi, librairie La Préface (Colomiers), La Dépêche du Midi, mercredi 6 août 2014


« Surnommée la sorcière de Waipu, à 75 ans, Maria McClure vit recluse dans sa maison de famille délabrée. Elle entend des voix, fait des rêves et se plonge dans le journal de sa grand-mère, Isabella. Femme capricieuse, mais téméraire, libertine voyageuse aux décisions assumées et ambivalentes, elle parcourut le monde à la suite de l’Homme tant abhorré qu’admiré. Seul son journal pouvait révéler une telle héroïne. Dans la lignée de Conrad, Fiona Kidman nous entraîne dans un voyage nébuleux, où l’homme se mue en prédicateur face à des femmes aux caractères inouïs. Son écriture viscérale se heurte aux murmures, sa langue badine avec la vénération et dérobe la crainte, les secrets les plus enfouis sont alors sublimés. »

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Coup de cœur de Nadège Badina, librairie Le Square (Grenoble)


« Après un roman et un recueil de nouvelles très réussis (Rescapée et Gare au feu), les éditions Sabine Wespieser publie le roman de Fiona Kidman, Le Livre des secrets. C'est un vaste roman, qui embrasse trois générations de femmes, Isabella, Annie et Maria, et trois continents, l'Écosse du vieux continent, l'Amérique du Nord avec la Nouvelle-Écosse, puis l'Océanie, avec un détour par l'Australie, pour finir en Nouvelle-Zélande. Mais derrière les traversées spectaculaires se jouent surtout un subtil jeu de pouvoir et de liberté entre les différents personnages de la petite communauté, guidée par l'austère McLeod. Les choix de chacune composent un tableau nuancé du destin féminin au XIXe siècle. »

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Coup de cœur de Juliette Poullot, librairie Les Buveurs d'encre (Paris XIXe)


« Dans Le Livre des secrets, Fiona Kidman part de 1953 et du personnage de Maria, pour remonter le passé jusqu'à l'histoire d'Isabella, la grand-mère de Maria. Celle-ci quitta l'Écosse avec son époux, Norman McLeod en 1817 ; le voyage qui les emmènera jusqu'en Nouvelle-Zélande durera plus de trente-cinq ans. Le plus intéressant ? Le courage et la force d'Isabella, modèle d'indépendance en lutte contre la morale et les préjugés patriarcaux de son époux, réussissant à exister face à la communauté masculine rétrograde de son époque. »

Coup de cœur de la librairie Labyrinthes (Rambouillet), catalogue de lectures d'été


« Trois femmes puissantes. »

Coup de cœur de la librairie Sauramps (Montpellier)


« Génial ! Génial ! Génial ! »

Coup de cœur de la librairie Les Arpenteurs (Paris IXe)


« Menée par un prêtre laïque intransigeant, une petite communauté écossaise parcourt le monde à la recherche d'un lieu adéquat, sain et prospère où s'installer. Cette société d'hommes, rudes et froids, laisse peu de place aux femmes, excepté à celles qui, comme Isabella et Maria sa petite-fille, font fi des conventions et vivent leur vie telle qu'elles l'entendent. Une fresque magistrale portée par une écriture ample et pleine. »

Coup de cœur de Pauline, librairie L'Usage du monde (Paris XVIIe)


« Un long périple sur plus d’un siècle, entre l’Écosse et la Nouvelle-Zélande, sur les traces de trois générations de femmes.
Sous l’emprise de Norman McLeod, chef spirituel autoproclamé, autoritaire, surnommé L’Homme par ses disciples, c’est la vie d’une communauté soumise et craintive que Fiona Kidman nous raconte ici.
À l’heure où débute le roman, en 1953, Maria est mise au ban de la société, accusée de sorcellerie et de perversion.
Mais c’est au travers du journal de sa grand-mère Isabella que l’on découvrira le combat de ces femmes dans une société patriarcale et archaïque. Certaines se taisent par peur ou par conviction, d’autres transgresseront les règles pour tenter d’exister pour et par elles-mêmes.
Elles sont magnifiques, ces femmes qui par la seule force de leur dignité se battent pour leur liberté ! »

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Coup de cœur de Nathalie Charrié, librairie La Colline aux livres (Bergerac)


Coup de cœur des librairies Les Arpenteurs (Paris IXe), Les Buveurs d'encre (Paris XIXe), Chroniques (Cachan), Dédicaces (Rueil-Malmaison), L'Écriture (Vaucresson), Folies d'encre (Gagny), Goulard (Aix-en-Provence), Le Matoulu (Melle), Le Monde d'Arthur (Meaux), Les Petits Papiers (Auch), La Procure Mézières (Paris VIe), Ombres blanches (Toulouse), Les Saisons (La Rochelle), La Librairie du Tramway (Lyon)…


« On surnomme Maria McClure la sorcière de Waipu. Elle mène en effet une vie bien solitaire : quand le roman débute, elle n’a quasiment pas quitté sa maison depuis 55 ans, pas même pour faire les courses puisqu’elles lui sont livrées devant sa porte. Qu’a-t-elle bien pu faire pour être rejetée ainsi par la communauté dans laquelle elle a grandi ?
C’est en nous donnant accès à l’histoire de sa famille que Maria répondra à cette question. D’abord celle de sa grand-mère, Isabella MacQuarrie, qui quitta son Écosse natale en 1827 avec son mari pour suivre le prédicateur Norman McLeod en Nouvelle-Écosse, puis au Cap-Breton et enfin en Nouvelle-Zélande où Maria naîtra. Alors qu’Isabella est autant fascinée par McLeod que révoltée par le carcan religieux qu’il impose à son entourage, sa fille Annie (la mère de Maria) devient extrêmement pieuse, comme pour compenser l’irrévérence de sa mère envers McLeod. Avec un tel héritage, il n’est guère étonnant que Maria peine à trouver sa place dans la communauté, même après la mort de celui que tout le monde appelle simplement l’Homme, tant son ombre plane encore sur leurs vies.
Fiona Kidman signe une superbe saga familiale, qui offre un voyage non seulement autour du monde, mais aussi dans le cœur de ces hommes et de ces femmes qui ont émigré en quête d’une vie meilleure. »

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Coup de cœur de Charlène Busalli, Librairie du Tramway (Lyon)


Lu et conseillé par :
Geneviève Gimeno, librairie Maupetit (Marseille)
Marie Michaud, librairie Gibert Joseph (Poitiers)
Maïté Hugueny, librairie Apostrophe (Chaumont)
Martine Clesse, librairie Ducher Plein ciel (Verdun)
Marie Hirigoyen, librairie Le Jardin des lettres (Craponne)
Béatrice Leroux, librairie Gibert Jeune (Paris)
Aurélie Janssens, librairie Page et Plume (Limoges)
Marie-Laure Turoche, librairie L'Écriture (Vaucresson)
Charlène Busalli, librairie du Tramway (Lyon)
Philippe Monnier, librairie Des Canuts (Lyon)
Alain Belier, librairie Lucioles (Vienne)
Valérie Ohanian, librairie Masséna (Nice)
Diane Pénaranda, librairie du BHV Marais (Paris)
Carine Bastié, librairie Privat (Toulouse)
Laurence Behocaray, IUT François Rabelais (Tours)

Page des libraires, juin-juillet 2014


Presse Web

« Une grande fresque qui retrace à la fois le parcours de ces découvreurs, mais aussi les événements mondiaux […]. Une saga qui témoigne surtout de la condition féminine de ces pionnières, prisonnières des convictions arriérées et avilissantes d'une société puritaine obéissant à un révérend autoritaire. J'ai été captivée par ce récit que je vous engage à lire pour sa puissance romanesque ainsi que pour son écriture, fluide, lumineuse et intimiste. »

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blog Des Pages et des îles, vendredi 15 août 2014


« Dans Le Livre des secrets, publié pour la première fois en 1987, Fiona Kidman raconte les pérégrinations authentiques de quelques paysans d’Écosse qui, sous l’influence d’un pasteur laïc, ont quitté leur terre natale en 1817 pour aller s’installer à l’autre bout du monde, en Nouvelle-Zélande, après une errance qui aura duré plus de trente ans. La romancière narre cette odyssée singulière et incroyable sur le mode de la saga familiale polyphonique. […]
Fiona Kidman brosse le portrait de trois femmes puissantes, dont les aventures collectives se doublent d’un combat pour la liberté. Derrière la statue de L’Homme seul, elles se dressent, unies par les histoires et les secrets qu’elles perpétuent, conscientes de détenir le pouvoir suprême, celui de donner la vie et de la préserver. »

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« Coup de cœur : Le cœur des femmes », www.onlalu.com



 

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