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Revue de presse La Ballade d'Ali Baba
Catherine Mavrikakis

 

Presse écrite

« Par le regard d'une petite fille sur son père, la romancière brosse le portrait d'un séducteur aussi imprévisible qu'attachant.
Imaginez la mythique U.S. Route 1. Celle qui mène à l'extrémité du pays. Une Buick Wildcat turquoise y roule à bon train. Direction Key West, les mers du Sud. À bord, on trouve un père et ses trois filles. La narratrice, Erina, est âgée de neuf ans. […] Les parents sont divorcés. Le père vit désormais à New-York. Pour le 31 décembre de l'année 1968, il a décidé de les emmener vers cet océan qu'elles n'ont jamais vu. Montréal-Key West, trois mille trente miles en trois jours à un rythme effréné. Rien d'impossible pour un papa qui prétend avoir été pirate, comme celui de Fifi Brindacier. […]
La fillette, on la retouve deux ans plus tard à Las Vegas, cette fois sans ses cadettes. Le Sahara Casino and Resort lui fait penser à la caverne d'Ali Baba. Papa a toujours des gestes calculés et dramatiques. Mordu de craps, il joue aux dés. Les lance de façon flamboyante, vêtu de son costume noir et de sa chemise blanche. En attendant de ganer le gros lot, il commande des cognacs aux serveuses, distribue les clins d'œil. Impossible de le rater avec son bagout, ses deux paquets de cigarettes – un Dunhill et un Pall Mall –, pour ne pas, dit-il, s'encrasser dans la routine, son faux air d'Omar Sharif dans Docteur Jivago. […]
En 2013, enfin Erina est une adulte qui a perdu neuf mois plus tôt son géniteur. Or, sous la neige, le revoici sous la forme d'un vieillard au corps maigre, abîmé. L'heure est peut-être vraiment venue de faire la paix avec ses démons. Avec Vassili Papadopoulos. L'émigrant qui a quitté Rhodes et a débarqué à Alger en 1939…
Le nouveau livre de Catherine Mavrikakis est un puzzle, une quête. Les souvenirs et les questions s'y mélangent, avec la même émotion, la même force. L'auteur du Ciel de Bay City harponne le lecteur et l'entraîne dans un voyage dont il ressort étourdi. »

« Papa fantôme », Alexandre Fillon, Lire, septembre 2014

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« Au premier rang de ses souvenirs d'enfance, Erina chérit la mémoire d'une odyssée fantastique jusqu'à Key West, dans la Buick de son père, et de moments moins glorieux dans les casinos. Des années plus tard, quand le fantôme de ce paternel fantasque réapparaît à Montréal, la spécialiste de Shakespeare qu'elle est devenue se retrouve mi-ébahie, mi-réjouie, embarquée pour lui offrir une tombe digne de ce nom. Au final, Catherine Mavrikakis livre un portrait haut en couleur d'un personnage exaspérant et sympathique dont elle réinvente les 1001 vies. »

« Quelles plumes : Mourir ou ne pas mourir », Pauline Sommelet, Point de vue, mercredi 26 novembre 2014


« Psychologique.
Erina aura passé sa vie à attendre son père. Joueur, séducteur, fantasque et absent, il arrive néanmoins à donner le change lors de brèves apparitions et à faire oublier son incapacité à tenir les rôles qui sont les siens : père, mari ou amant. On devine que les sentiments d'Erina reflètent ceux de l'auteur : entre l'admiration de l'enfant et l'analyse de l'adulte. »

« Un air de famille », Prima, novembre 2014


« Le titre – La Ballade d'Ali Baba – ne laisse en rien deviner que c'est un sensible portrait paternel que l'on a entre les mains. Une balade de Rhodes à New York en passant par Alger. Intime et universel. »

« Elle livres : Être père », Anne Smith, Elle Oriental, novembre 2014


« C'est l'histoire d'un père fantasque : il s'appelait Vassili Papadopoulos et savait compenser sa chétivité par une étourdissante loquacité. Dans les yeux de sa fille aînée, il possédait les traits d'Omar Sharif, la prodigalité de Sinbad le marin et la bonne fortune d'Ali Baba… Séducteur insatiable, il n'allait pas tarder à fausser compagnie à sa femme et à ses enfants.
On sourit et on s'émeut, au rythme de souvenirs empreints d'amour filial. D'une escapade harassante de trois jours à bord d'une Buick turquoise, pour réveillonner en Floride, aux résurgences fantomatiques du pater familias disparu, la narratrice tisse le canevas d'une existence fantasmée.
En écho à ce paternel natif de Rhodes, grandi à Alger puis exilé en Amérique, et qui avait une propension à l'inventivité, sa descendance se joue de la véracité… On pressent que Catherine Mavrikakis, née elle aussi d'un père grec, a prêté à son héroïne quelques réminiscences. Le sel de ce récit poétique ne réside cependant pas dans son aspect autobiographique, mais dans son écriture prompte, fluide et précise. Et dans sa façon de faire émerger, par les songes, les éclats d'une identité cosmopolite et disloquée. »

Hélène Rochette, La Vie, jeudi 4 septembre 2014

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« La Ballade d'Ali Baba est un chant d'amour d'Erina à son père, né à Rhodes, exilé enfant en Algérie, immigré ensuite au Canada. Un hâbleur magnifique, roublard au possible. Quand le fantôme de son père l'invite à se réchauffer d'un thé, puis lui demande un étrange service, Erina ne s'étonne pas. Elle s'exécute et nous entraîne dans un drôle et délicieux périple, qui en révèle beaucoup sur les relations d'un père et de sa fille. »

« Au nom du père », Christine Sallès, Psychologies, septembre 2014

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« Très bel hommage à la figure du père, La Ballade d’Ali Baba nous fait voyager entre l’Europe, l’Afrique du Nord et l’Amérique, en dressant le portrait d’un drôle de gaillard qui ne veut pas rester sagement dans l’au-delà. […] 
Au fil de ses souvenirs, on découvre un personnage complexe qui s’est formé dans l’adversité mais toujours avec beaucoup d’optimisme, un homme fort et volontaire, éternel déraciné et cependant toujours à l’aise là où il est. Entre Rhodes, sa ville natale qu’il doit quitter en catastrophe alors qu’il n’a même pas 6 ans, Alger la blanche où il devient un homme, et New York où il fait l’Américain, Vassili se construit tout seul et mène la vie qu’il a choisi ; et ce n’est pas évident pour une petite fille de construire sa propre vie avec un père pareil, un père capable de l’embarquer en voiture jusqu’à Key West pour aller voir le soleil se lever sur l’année 1969, ou de la traîner dans les casinos pour lui porter chance. Catherine Mavrikakis s’est plus que probablement plongée dans sa propre histoire et dans celle de son père pour raconter la vie de ce curieux bonhomme qu’est Vassili Papadopoulos. Avec toujours autant de talent, elle nous promène dans les rues de Montréal, dans les casinos de Vegas, sur les bateaux entre l’Algérie et New York, passant d’une époque à une autre avec une facilité déconcertante. »

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Coline Hugel, librairie La Colline aux livres (Bergerac), Page des libraires, septembre-octobre 2014

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« Avec la maîtrise qu'on lui connaît, la romancière québécoise, par la voix d'Erina, bouscule la chronologie avec une très grande efficacité ; les époques mélangées éclairent les temps forts de la vie de Vassili et ses rapports explosifs avec son entourage. Il en ressort le magnifique portrait d'un homme hâbleur, emberlificoteur, séducteur et profondément narcissique. Une fin apaisée et facétieuse résonne comme l'hommage post-mortem d'une fille qui fait la paix avec son père et avec elle-même. Un joli roman. »

L. K. et J. M., Notes bibliographiques, septembre 2014

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« Le septième roman de l'écrivaine québécoise, née à Chicago en 1961 d'un père grec et d'une mère française, dresse le portrait d'un homme fantasque et imprévisible qui ne doit pas être sans ressemblances avec son propre père [… et où] les échos de l'enfance résonnent en un déballage coloré et sensuel. »

Yves Le Gall, Le Matricule des anges, septembre 2014

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« Vassili était un cosmopolite, un vrai. Parti de Rhodes avec sa mère et ses frères et sœurs, il vécut sa jeunesse à Alger dans une grande pauvreté. Puis il embarqua pour les États-Unis et le Canada afin d'y vivre ses rêves. Quelques mois après sa mort, sa fille aînée, la narratrice, restitue les fragments de la vie de ce charmeur fantasque et fuyant. Elle engage avec son spectre un étrange dialogue d'outre-tombe. Le portrait vif, ciselé et sans pathos de la vie d'un homme plus présent mort que vivant. »

Claire Julliard, Le Nouvel Observateur, jeudi 28 août 2014

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« Catherine Mavrikakis signe un portrait, sans fadeur ni cruauté ostentatoire, d'un père plus grand que la vie.
Il y a des auteurs qui ne perdent rien pour attendre, dont la voix est si forte qu'elle finira nécessairement par se faire entendre. La Canadienne francophone Catherine Mavrikakis est de ceux-là. Depuis qu'avec Le Ciel de Bay City en 2009 (puis, trois ans plus tard, avec le tout aussi impressionnant Les Derniers Jours de Smokey Nelson), Sabine Wespieser a permis aux lecteurs français de découvrir son univers impressionnant de puissance romanesque, il ne fait guère de doute que ses livres, l'écho profond qu'ils suscitent, prendront la place qu'ils méritent, l'une des plus éminentes parmi celles venues des Amériques.
La Ballade d'Ali Baba devrait être le livre de l'éclatante confirmation. On songe en lisant ce portrait d'un père exagéré, lourd de chagrin, de tendresse, de mélancolie et d'humiliation, à ce mot de Dolto voulant que lorsqu'un enfant pour la première fois dit papa, c'est son premier acte d'énonciation culturelle. Erina, la narratrice du livre, qui semble très proche de son auteur, a eu un père. Elle ne sait qu'en faire même si rien, peut-être, dans sa vie, n'aura revêtu plus d'importance. Il faut dire que Vassili Papadopoulos était un drôle de zigue, un enfant du siècle qui en épouse les horizons lointains comme les renoncements. Il est né grec, s'est révélé à Alger, a fait l'intéressant à New York, avant de souffler et d'expirer du côté de Montréal. Il est odieux et, bien entendu, c'est le charme même. C'est un joueur, qui ne fait jamais sauter la banque, mais épuise le regard éperdu d'amour que posent sur lui, sur ses voitures, ses mensonges, ses femmes qui ne sont pas la sienne, ses filles, qui n'auront pas assez d'une vie pour l'attendre.
Mavrikakis dresse le portrait d'un homme, héros cassavettien, qui ignore qu'il est en colère, dans une langue plus sourdement lyrique que d'habitude, tout en bousculant la chronologie, le triste enchaînement des causes et des circonstances. On comprend qu'un père pareil n'est pas une malédiction, mais une grâce. Il n'aura rien appris à sa fille. Pas même à vieillir. »

« Beau joueur », Olivier Mony, Livres Hebdo, vendredi 20 juin 2014

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La Grande Table reçoit en première partie d'émission la romancière québécoise, Catherine Mavrikakis, pour son dernier roman, La Ballade d'Ali Baba, paru cet été aux éditions Sabine Wespieser. Dédié « aux quarante voleurs », ce livre entre légèreté et profondeur est un bel hommage au père disparu.

« CM – Le temps de la narration, c'est un temps de l'entre-deux. […]
CB – Il est enterré et il revient. Seule la littérature peut permettre ça.
CM – Mais oui, seule la littérature peut permettre ça, et c'est tant mieux d'ailleurs. Seul l'art peut permettre ça, les films aussi. C'est-à-dire qu'il y a un espace littéraire, il y a un espace artistique qui permet de tenir compte de nos réalités psychiques. Souvent je le dis, le roman m'est venu parce que j'étais dans la rue et j'avais l'impression, au détour d'un chemin, en voyant un vieux monsieur avec une canne, de revoir mon père. Et je me suis dit, tiens, peut-être qu'il pourrait être là. Il est là, puisque j'ypense. Et qu'est-ce qu'il me dit, qu'est-ce qu'il a à me dire ? Et c'est comme ça que le livre m'est venu, c'est-à-dire dans un deuil où j'avais l'impression que mon père faisait en sorte que je pouvais encore discuter avec lui. Il y a encore une conversation possible avec nos morts, et particulièrement dans les livres. […] Et cette conversation peut être plus apaisée : mon roman m'a permis une sorte de réconciliation avec mon père. »

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« La Grande Table 1ère partie », Caroline Broué, France Culture, mardi 7 octobre 2014


« K. E. : Érina, universitaire à l’aise avec les fantômes du passé, spécialiste de Shakespeare, écrivaine francophone et voyageuse de bibliothèques, ressemble diablement à Catherine Mavrikakis, qui lui met d’ailleurs dans la bouche sa belle langue chantournée, charnelle, inventive et métissée. La Ballade d’Ali Baba […] dresse le portrait d’un père né grec – comme le sien –, [qui a] grandi à Alger puis émigré à New York – comme le sien. La romancière le peint par petites touches, comme on rassemble les éclats colorés d’un objet brisé. Après Le Ciel de Bay City, paru en 2009, et Les Derniers Jours de Smokey Nelson en 2012, Catherine Mavrikakis continue son exploration des brumes du passé pour peut-être bien ne pas perdre le Nord sur les chemins d’aujourd’hui. […] C’est vrai que cette phrase, Time is out of joint, Le temps est hors de ses gonds, ça ouvre des espaces infinis d’envies de créer des histoires. C’est dans cette phrase-là que vous avez eu, tout à coup, envie de nous reparler de fantôme ?
C. M. : Oui, oui, tout à fait. C’est-à-dire que j’avais l’impression que le livre était l’espace de ce hors de ses gonds. C’est que le livre permet d’inscrire un temps qui est à la fois réel et complètement irréel. […] J’avais envie de montrer cet entre-deux, entre la vie et la mort et ne pas en faire une grande histoire. C’est-à-dire que je voulais que ce soit naturel… […] Je voulais que ce rapport à cette disjonction du temps soit quand même imposé. On vit comme ça, on vit avec nos morts d’une certaine façon.
K. E. : […] Dans la vie d’Érina, il y a ces vides, ces espaces justement où elle peut bâtir des histoires, des espaces que le père a ouvert pour elle et pour ses sœurs. Ce Vassili, au fond, vous l’appelez Ali Baba […] : Ali Baba, c’est celui qui fait ouvrir la porte derrière laquelle se trouvent empilés des trésors. […]
C. M. : La fiction m’a permis de toucher à quelque chose du père que je ne peux pas toucher dans l’essai […] parce que dans l’essai ou dans le rapport au père tel que je l’ai vécu, il y a beaucoup de colère. […] Ce texte-là, La Ballade d’Ali Baba, n’est pas du tout dans la colère. Au contraire, je crois que c’est un texte de la réconciliation. Alors est-ce qu’on peut se réconcilier avec nos morts ? Je crois que oui, finalement. […]
E. K. : Ce personnage de Vassili, c’est un enchanteur de réel. En fait, il est dans cette ville, forcément grise et terne, et il apporte de par là d’où il vient – la Grèce puis l’Algérie –, un autre paysage, une chaleur, des odeurs, des goûts. En fait, c’est quelqu’un qui apprend très vite à ses enfants qu’il y a un ailleurs. Comme si le fait d’être un immigrant et de vouloir le rester – parce qu’il veut le rester, il ne veut pas se fondre dans la masse, il veut être celui qui vient d’ailleurs et qui peut toujours y repartir au fond –, est-ce que ce n’est pas la définition de celui-là même qui donne à ses enfants l’envie de l’ailleurs, l’envie de l’écriture, l’envie du métissage, la curiosité des autres ?
C. M. : Oui, je le crois. Ce personnage-là est fabuleux… Il est capable de transcender la réalité. […] Il a quelque chose d’un magicien du réel chez lui. Je crois que Vassili est un homme qui vraiment réécrit la vie […], il ne l’accepte pas telle qu’elle est.  Il va toujours se permettre une nouvelle version au moment-même où il vit les choses. […]
E. K. : Ce livre-là, en fait, c’est un tombeau pour un père.
C. M. : Oui, c’est un tombeau et en même temps, tout le problème du livre, c’est d’aller désenterrer le père. […] C’est un tombeau mais il faut l’imaginer aussi sous le signe de la dispersion. C’est un tombeau qui est nécessairement imparfait… […] Je crois qu’il y a des tombeaux du père. Il n’y a pas un tombeau où ce père-là pourrait être enfermé pour de bon.
E. K. : […] C’est un voyage initiatique pour les trois filles dans le monde du père.
C. M. : Oui, le monde du père qui est la mer, l’océan, la chaleur, la liberté aussi. […]
E. K. : La Ballade d’Ali Baba est un livre gai, souvent drôle, plein de vie et en même temps, il y a des grandes bouffées de mélancolie. […]
C. M. : […] Il y a quelque chose de drôle, de grotesque, je trouve, dans le père. Sous cela, il y a de la mélancolie je crois, sous les actions de la fille aussi. Mais, je n’avais pas envie que ça prenne toute  la place. J’avais vraiment envie de le jouer de façon très douce, juste des petits éclats comme ça. […] Peut-être [que] pour moi, c’est un livre de la force. »

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« L’Humeur vagabonde », Kathleen Evin, France Inter, mardi 30 septembre 2014


« L’héroïne, sans doute le double de Catherine Mavrikakis, se lance sur les chemins de l’espace et du temps, à la poursuite du souvenir mouvant d’un père disparu.
Revenant, Vassili Papadopoulos le flamboyant menteur, l’est dans tous les sens du terme.
Tout commence par un souvenir lointain et très américain. Le père entraîne ses trois filles à tombeau ouvert de Montréal à Key West pour leur faire découvrir l’océan, une vieille promesse. Souvenir joyeux, irradié par la personnalité de ce père fantasque, séducteur et flambeur qui joue avec les êtres comme avec la vie. D’autres souvenirs feront surface, fragmentés, sans chronologie, dispersés comme l’était Vassili Papadopoulos, né en Grèce, élevé dans la pauvreté en Algérie puis exilé aux États-Unis et au Québec.
Erina pensait avoir fait le deuil de ce père mort quelques mois plus tôt : mais le voilà qui surgit, fantôme profitant d’une tempête de neige pour engager le dialogue avec sa fille et lui extorquer une promesse qui propulsera à nouveau Erina sur la route de Key West. Mais cette fois, c’est une urne qui sera à la place du mort.
Dédié aux quarante voleurs, le roman de Catherine Mavrikakis n’a que faire de la frontière entre le réel et l’imaginaire… »

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« Entre les lignes », Jean-Marie Félix et Anik Schuin, RTS, mercredi 8 octobre 2014


« C. O.-dit-B. : C’est un roman dédié aux quarante voleurs et qui est aussi un hommage au père disparu. […] Qu’est-ce qui vous a touché dans cette histoire ? C’est aussi un chant d’amour pour le père ?
J. H. : […] Ce n’est pas qu’un chant d’amour, c’est une recherche, une quête aussi pour se débarrasser [du père]. Elle a une vitalité dans l’écriture qui donne envie de la suivre. Ce n’est pas du tout larmoyant ou analytique. Elle raconte la vie, les non-rapports avec le père pour justement, à mon avis, mieux comprendre ce père qui lui a donné des trous, comme dans le gruyère. Comment, une fois qu’elle aura rencontré ce fantôme, elle pourra avancer de nouveau ?
C. O.-dit-B. : … et remettre la chair des mots sur le squelette du vécu. »

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« Le Temps des libraires », Christophe Ono-dit-Biot, France Culture, chronique de Joël Hafkin (librairie La Boîte à livres, Tours), vendredi 26 septembre 2014


« E. K. : […] Alors, on fait un petit tour du monde avec vous : on part en Grèce, en Algérie, aux États-Unis, au Canada. Nos disparus laissent des souvenirs en nous, c’est ce que vous démontrez. Comment ces souvenirs nous construisent-ils d’après vous Catherine ?
C. M. : J’avais l’impression que je devais écrire un livre où j’expliquais que les morts continuent à nous parler. […] Je crois qu’on se construit précisément en faisant un peu table rase de la colère et de la rage.
E. K. : Ce père, vous le décrivez comme un vrai cosmopolite. […]
C. M. : Oui, ce personnage, pour moi, était quelqu’un d’absolument libre. […] La leçon, je crois, du livre  – s’il y a une leçon parce que je ne crois pas qu’il y en ait beaucoup, mais s’il y en a une – il faut suivre un peu cette folie et cette liberté-là que Vassili incarne.
Céline Besson (librairie L’Étage, Yverdon-les-Bains, Suisse) : Moi, j’ai été happée de la première à la dernière ligne. À la fin du roman, immédiatement m’est venue en tête cette citation d’Oscar Wilde qui dit : Les enfants commencent par aimer leurs parents, en grandissant ils les jugent, quelquefois ils leur pardonnent. Catherine Mavrikakis, avec une écriture vraiment lumineuse et très sensible, nous fait voyager à la fois dans ce chemin spirituel-là, mais aussi littéralement sur les routes et les mers du monde entier. C’est un livre fort, très émouvant, un peu magique aussi et moi j’ai vraiment adoré. […]
Déborah Damblon (librairie La Licorne, Bruxelles, Belgique) : Moi il ne m’a pas fallu beaucoup de pages pour tomber sous le charme de Vassili, parce que quel séducteur ! Et puis, j’ai tout particulièrement apprécié la construction du roman, le côté un peu éclaté du récit parce que j’ai trouvé qu’en nous faisant voyager dans le temps et dans l’espace, eh bien vous arriviez à donner un rythme vraiment particulier aux souvenirs et même un côté haletant, je dirais, au livre qui s’avale vraiment d’une traite. […]
Matthieu Colombe (librairie Goulard, Aix-en-Provence) : Alors, à la grande différence de mes camarades, j’ai adoré ce livre. Je ne l’ai pas lu, je l’ai gobé. J’ai aimé le fait qu’il emprunte aux grands romans-fleuves américains, cette volonté de transcender les générations. Il y aussi le fait que le livre soit complètement glauque et gluant quand on le commence et qui s’illumine au fur et à mesure qu’on s’enfonce dedans. Enfin bref, c’est une gourmandise qu’on ne devrait pas rater. […]
Manon Trépanier, (librairie Longueil, Montréal, Québec) : Oui, j’ai adoré Emmanuel. Moi aussi ça m’a beaucoup touchée la façon dont Catherine Mavrikakis met le temps hors de ses gonds, fait revivre son père, qui, oui, est un personnage hautement romanesque. Mais contrairement aux autres, moi j’ai été particulièrement touchée par le personnage de la femme et la façon dont elle prend soin de la petite fille qu’elle a été. Elle lui redonne vie aussi à cet enfant-là. C’est vrai que c’est un magnifique voyage dans le temps et dans l’espace. C’est un beau message au niveau des références à la fois méditerranéenne, à la fois nord-américaine et le souci constant du mot juste, il faut le souligner. En tout cas, c’est une grande richesse ce texte et c’est probablement, Catherine Mavrikakis, votre roman le plus lumineux. En tout cas, c’est mon préféré.
[…] C. M. : Moi, je voulais montrer une structure où il y a beaucoup de disparates parce que je voulais montrer la vie de cet homme-là. Ce n’était pas un fil chronologique. […] Je tiens beaucoup à cette structure-là parce que je crois qu’elle rend bien compte de la structure d’une mémoire obsédante.
E. K. : Oui, elle donne du relief à la mémoire. »

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« La Librairie francophone », Emmanuel Khérad, France Inter, samedi 13 septembre 2014, de 43’30’’ à 54’24’’


« Écrivaine de grand talent, Catherine Mavrikakis publie ces jours-ci son sixième roman depuis 2003. La Ballade d'Ali Baba, c'est la rencontre d'une femme avec le fantôme de son père par un soir d'hiver. Le roman nous fait découvrir un père plein de contradictions, capable de traverser l'Amérique en deux jours pour passer Noël à la plage avec sa famille. Sans faire dans l'autofiction, Catherine Mavrikakis propose une fiction inspirée de sa propre relation avec son père, aujourd'hui décédé. »

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« Plus on est de fous, plus on lit : Entrevue avec Catherine Mavrikakis », Marie-Louise Arsenault, Ici Radio Canada, jeudi 28 août 2014

 


Coup de cœur des libraires

« Sacrée famille.
Un roman sympa et émouvant dans lequel l'auteur évoque le souvenir de son père. Un homme fantasque, souvent absent mais aussi très attachant. À lire ! »

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Coup de cœur de Gloria, Fnac Bordeaux


« Mon père, ce héros !!
En conciliant souvenirs émerveillés et regard lucide, Mavrikakis nous livre le magnifique portrait d'un père tout à la fois brigand fantasque et héros fragile.
Quuel déclaration d'amour ! »

Coup de cœur de la librairie Passages (Lyon)


« Vassili Papadopoulos a toujours voulu épater la galerie. De Rhodes qu'il quitta en 1939 avec sa famille, à Kalamazoo au Michigan en 1969, où il emmène ses filles pour le nouvel an, en passant par Alger et New York, il n'a cessé de jouer au voleur. Jusqu'au jour où, vêtu d'un léger pardessus, en vieillard, résistant péniblement à une tempête de neige à Montréal, il explique à sa fille la phrase d'Hamlet, le temps est hors de ses gonds. C'est une apparition surprenante, le voleur est décédé il y a neuf mois. Dans un puzzle de réminiscences et de réflexions, Catherine Mavrikakis se bat contre les fantômes de la mélancolie, des doutes et des regrets. Poignante, d'une impitoyable honnêteté envers elle-même, elle livre un hommage drolatique à un père absent et finalement adoré. »

Coup de cœur de la librairie Le Square (Grenoble)


« Superbe hommage à un père fantôme, fantasque, terriblement attachant ! »

Coup de cœur de la librairie Quai des Brumes (Strasbourg)


« Ce nouveau roman de Catherine Mavrikakis est un très bel hommage au père disparu. Un récit frappant, qui nous entraîne entre rêve et réalité, dans une spirale sans fin.
Un auteur qui confirme son talent de conteuse ! »

Coup de cœur de la Librairie des Halles (Niort)


« L'auteur, qui a figuré à deux reprises sur la liste de sélection du prix Femina, raconte ici sa vie, son père qu'elle a perdu et qui resurgit dans sa vie. Ce roman d'atmosphère, entre le merveilleux et l'autobiographie, est une façon de dire au revoir à ce père qui n'a pas toujours été facile à vivre. Mais on finit par s'attacher à lui. »

Coup de cœur de Charline Boyer, librairie Cosmopolite (Angoulême), La Charente Libre, samedi 27 septembre


« Rentrée littéraire, lu et aimé.
Une petite merveille douce et réconfortante : on s'y sent bien !!! Chouchou n°1. Hymne et hommage à la figure paternelle. »

Coup de cœur de la librairie La Cour des grands (Metz)


Lu et conseillé par :
Valérie Caroulle, librairie Majuscule-Demey (Saint-Omer)
Isabelle Le Borgne, librairie Rêves de mots (Lyon)
Alexandra Romaniw, librairie L'Atelier (Paris XXe)
Catherine Le Duff, librairie Livres in room (Saint-Pol-de-Léon)
Delphine Bouillo, librairie M'Lire (Laval)
Marie Hirigoyen, librairie Le Jardin des lettres (Craponne)
Marie Michaud, librairie Gibert Joseph (Poitiers)
Lucie Sawina, Librairie Nouvelle (Asnières)
Sébastien Almira, librairie Lettre et merveilles (Pontoise)

Page des libraires, septembre-octobre 2014


Coup de cœur des librairies Au temps retrouvé (Villeneuve-de-Berg), La Cour des Grands (Metz), Mollat (Bordeaux), Ombres Blanches (Toulouse), Papyrus (Namur), Le Square (Grenoble), Librairie du Tramway (Lyon)…


« Vacances avec papa.
Dans ce roman kaléidoscopique, Catherine Mavrikakis nous conte en mille éclats la personnalité d'un homme baroque, grandiloquent dans le sens noble du terme. Un père aux nombreux défauts, mais qui dévorait la vie. »

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Coup de cœur Libraires ensemble, catalogue de rentrée « Et s'il n'en restait que 100 ? »


« Hiver 2013, dans une rue du Québec, Érina rencontre son père, censé être mort plusieurs mois auparavant. Cet événement va faire ressurgir leurs souvenirs. On découvre alors Vassili Papadopoulos, éternel exilé, fantasque présentant au monde sa prétendue réussite. À travers une écriture limpide, Catherine Mavrikakis navigue entre les lieux et les époques afin de raconter la vie de cet homme attachant. Un roman très beau et étonnant. »

Coup de cœur d'Élise, librairie La Galerne (Le Havre) sur leslibraires.fr « Rentrez littéraire ! »


« C'est un formidable portrait que dresse une fille, Érina, de son père mort, Vassili Papadopoulos, et qui nous embarque littéralement des rivages de la Méditerranée à ceux des États-Unis puis dans un périple de Montréal à Las Vegas, en passant par Kalamazoo et Key West. Nous suivons, tant bien que mal, chronologiquement déboussolés, de 1934 à 2013, le sillage de cet homme séduisant, charmant, attachant… mais pas attaché, un père insaisissable, volubile et menteur, laissant de maigres mais intenses souvenirs de bonheur à Érina. Neuf mois après la mort de son père et sa soudaine ré-apparition, Érina s'abandonne à cette étrange rencontre de l'éternel revenant, et nous assistons, médusés nous-mêmes, à une forme de re-connaissance et de renaissance. »

Coup de cœur d'Isabelle Melin, lectrice, librairie La Buissonnière (Yvetot), catalogue « Lectures buissonnières, rentrée littéraire 2014 »


« À la manière d'un conte, on voyage en Europe, en Afrique du Nord, aux USA. Cet auteur franco-grecque nous donne un portrait époustouflant de son père séducteur, flambeur et bourlingueur.
Pour cette spécialiste de Shakespeare habituée aux fantômes, le retour sur Terre du fantôme de son père venu faire la paix avec ses démons, nous plonge dans un voyage étourdissant et merveilleux… »

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Coup de cœur de Christine de Kermadec, librairie Ravy (Quimper) sur leslibraires.fr « Rentrez littéraire ! »


« Vassili Papadopoulos est un père original, très absent mais adulé par sa fille. Ses racines grecques et sa jeunesse passée à Alger font de lui un citoyen du monde qui a soif de rencontres. Il s'installe au Canada et tente de faire fortune comme l'ont fait ses cousins. Alors qu'il est décédé il y a peu, sa fille va soudain l'apercevoir dans une ruelle enneigée. Alors qu'elle croit rêver, il s'adresse à elle, l'emmène dans son appartement pour lui demander une dernière faveur… Vont alors resurgir les voyages et les souvenirs de la narratrice avec son père. Une ballade à travers le temps, de 1968 à aujourd'hui, un bel hymne au père. »

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Coup de cœur de Fantine Gros, librairie Tirloy (Lille) sur leslibraires.fr « Rentrez littéraire ! »


« Un texte magnifique, superbe, que je conseille à tout le monde. »

Coup de cœur de Georges-Marc Habib, librairie L'Atelier (Paris XXe), France Inter, dimanche 17 août 2014


« Un jour de tempête, Erina rencontre son père alors que celui-ci vient de manquer de se faire écraser par une déneigeuse. Voir un proche éviter de peu un accident est pour le moins effrayant, mais d’autant plus si celui-ci est mort six mois auparavant. Confuse, elle accepte de le suivre jusque chez lui alors qu’il prend de ses nouvelles comme s’ils s’étaient quittés la veille. Devient-elle folle ? Est-elle en plein rêve ? Des souvenirs de leur relation difficile la submergent tandis qu’elle espère ne pas vivre une tragédie à la Hamlet.
Sans colère ni regret, à dix ans, elle renonce à avoir un père qui, de toute manière, n’est présent que très rarement dans sa vie. Séducteur et un tantinet manipulateur, Vassili Papadopoulos n’hésite pas à traîner sa fille de casinos en casinos, la considérant comme un porte-bonheur qui lui a envie d’être à des kilomètres de là. Comment imaginer que son retour, aussi impossible soit-il, soit seulement l’acte d’amour d’un père envers son enfant et non la demande d’un service difficile à rendre ?
La ballade d’Ali Baba (éditions Sabine Wespieser) traite de la relation père/fille en faisant un petit détour par la Grèce et explore les choix de vie d’une femme qui a grandi avec cette figure paternelle pour le moins extravagante. Ce roman de Catherine Mavrikakis à paraître pour le 28 août sera sans conteste l’un des plus beaux de la rentrée. »

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« Le dernier au revoir d'un père », coup de cœur de Marilyn, librairie Mollat (Bordeaux), jeudi 3 juillet 2014


Presse Web

« À peine avais-je ouvert son roman, que j'étais déjà (presque) certaine de l'aimer. Dès la première phrase, je me suis laissée happer par son histoire. Dans la lumière incandescente de l'aurore, les rayons impétueux du soleil à peine naissant tachaient la nuit d'une clarté carmin. N'est-ce pas magnifique de commencer un livre par une phrase pareille ? Elle dit toute l'exigence et la poésie qui caractérise ce texte !
Tout au long de ma lecture, j'ai relevé et aimé la précision des phrases, le style parfaitement maîtrisé, l'écriture pleine d'émotion qui ne tombe jamais dans la mièvrerie, l'intelligence du propos, les sauts dans le temps qui se tiennent. La rencontre entre Erina et son père mort m'a bouleversée. Quoique surréaliste, j'étais émue car je me prenais à rêver d'une conversation avec des êtres chers, disparus. J'ai envié l'auteure d'avoir pu grâce à ses mots, faire revenir les morts parmi les vivants. J'ai été enthousiasmée par cette réflexion autour du temps hors de ses gonds […]. Et à propos de temps, je ne l'ai pas vu passer en dévorant ce roman. En fait, c'est bien simple : la seule chose que je n'ai pas aimé, c'est d'arriver à la dernière page, au dernier mot. Mais toutes les bonnes choses ont une fin… »

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blog Manou se livre, prix de la Porte Dorée, samedi 15 novembre 2014


« C'est un livre vraiment particulier, court, intense, Catherine Mavrikakis vient d'écrire une odyssée spatio-temporelle en moins de 200 pages ! […]
[…] J'ai adoré les passages de flashbacks tant sur les souvenirs de l'héroïne avec son père dans différentes parties du globe que l'enfance de Vassili. L'auteur mélange à la fois le récit, les pensées, les sentiments et la description de paysage avec une force efficiente indéniable. […] 
L'écriture est vraiment très belle, elle est limpide, poétique et correspond parfaitement à l'histoire. Un roman que je vous conseille si vous avez envie d'un instant de voyages, d'intimité, de découvertes émotionnelles… »

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blog Lea Touch Book, lundi 13 octobre 2014


« De Key West (Floride) – terminus de leur dernier et incroyable voyage ensemble – à Montréal en passant par la Grèce, Rhodes ou Alger, c'est toute la vie insensée, décousue, splendide et précaire de ce père qui défile sous nos yeux. Le temps qui passe, les circonstances qui changent, les époques qui se mêlent et s'entremêlent, peu importe, rien n'empêche Erina – devenue une femme et un professeur émérite – d'aimer et d'essayer de comprendre cet homme assoiffé de vie et d'aventures qui s'est tant de fois absenté de sa vie. Ce qui ressort alors de cette lecture, c'est leur incommensurable désir de se retrouver.
L'écriture de ce récit – toute en discontinuité – est ainsi à l'image de ce personnage charismatique et fantasque qui a passé sa vie à se défiler. Et c'est en se jouant des conventions narratives et des logiques temporelles qu'en une centaine de pages Catherine Mavrikakis rend hommage à ce père, ressuscite l'amour filial qu'Erina avait tu durant des années et redonne du sens et de la valeur à chacun des moments passés ensemble.
[…] J'ai aimé ce livre non seulement pour son sujet mais aussi pour ses grandes qualités littéraires, à savoir un souffle dramatique incroyable et une composition narrative grandement maîtrisée. J'ai été tout particulièrement enchantée par les passages consacrés à la figure paternelle dont l'auteur a su rendre la complexité. Si vous ne connaissez pas Catherine Mavrikakis, je ne peux que vous inciter à la découvrir ! »

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blog Le Bruit des livres, mercredi 17 septembre 2014


« Depuis la parution en France du Ciel de Bay City en 2009, puis des Derniers Jours de Smokey Nelson en 2012, la renommée d’écrivaine virtuose de Catherine Mavrikakis a dépassé le Québec. 
Publié, cet automne 2014, conjointement chez ses éditeurs canadien (Héliotrope) et parisien (Sabine Wespieser), La Ballade d’Ali Baba est à la hauteur de cette réputation qui a valu à Catherine Mavrikakis de figurer, à deux reprises, sur la liste de sélection du Prix Femina.
Ce roman est emporté par le même souffle que les précédents. Il étend son territoire au-delà de l’Amérique, jusqu’à l’Afrique du Nord et l’Europe. Il explore avec une invention renouvelée les subtilités de la langue française […]. Soucieuse de légèreté et d’humour, Catherine Mavrikakis se décrit dans La Ballade d’Ali Baba comme la romancière à qui l’on reproche sans cesse de ne parler que de macchabées. Les morts hantent à nouveau ce livre, mais ils le font d’une manière beaucoup plus personnelle. Le spectre qui s’invite subitement dans la vie d’Erina, la narratrice, écrivaine et universitaire à Montréal comme Catherine Mavrikakis, est cette fois celui du père : un père hors du commun capable de traverser en deux jours l’Amérique, de Montréal à Key West, dans sa Buick Widcat turquoise, avec ses trois filles enfants, pour passer le réveillon devant l’océan, chimère magnifique, intensément impossible ; un père digne d’Ali Baba et de ses quarante voleurs, emporté par ses propres fictions, jouant son existence comme sur une scène de théâtre […] ; un père imprévisible capable de resurgir neuf mois après sa mort, en invoquant le spectre d’Hamlet et le temps désigné par Shakespeare comme hors de ses gonds
Les courts chapitres reconstruisent la vie de cet homme d’origine grecque, parti à 6 ans de Rhodes vers Alger, puis, à 18 ans, du Havre vers New York. Ils rappellent les souvenirs saisissants qu’Erina garde des moments de son enfance emportés par la fantasque démesure paternelle. Ils tissent le fil de leurs ultimes rencontres post-mortem jusqu’à l’équipée finale, empruntant le même itinéraire et menée avec la même précipitation que l’expédition dans la Buick Widcat turquoise en 1968. »

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« Hommage au père disparu », Aliette Armel, Le Magazine littéraire, www.magazine-litteraire.com, lundi 18 août 2014


« La ballade d'un homme, d'un véritable raconteur d'histoires pour ses filles, d'un menteur pour sa femme, d'un beau parleur pour les femmes qui ne sont pas les siennes…
Vassili Papadopoulos a beaucoup voyagé dans sa vie […]. Pour survivre ou pour aller de bonheur en bonheur, pour aller voir ailleurs si la vie n'est pas plus brillante ou intéressante.
Mais ce n'est pas seulement après cet homme que nous sommes lancés, mais aussi à la recherche du père, de ce père qu'Erina, la fille aînée, à longtemps tenté de comprendre.
Ainsi, nous sommes entraînés dans ce périple entre Key West, Las Vegas, Montréal, Alger, Florence, Kalamazoo et New York. Suivant, sans logique chronologique, la vie de cet homme à travers les yeux de sa fille aînée, à travers ce qu'elle en sait, à travers ce qu'elle en perçoit.
Mais le manque de chronologie n'est pas un problème, bien au contraire, il sert la narration qui nous fait comprendre ce personnage comme un enfant apprend à connaître un parent.
L'écriture est limpide et agréable. Les personnages touchants et attachants nous permettre d'entrevoir la vie des migrants grecs vers le nouveau monde avec leurs espoirs de réussite. »

« Erina nous compte la vie d’un père qu’elle a vénéré et rejeté et qui revient la hanter après la mort. Un Hamlet des temps modernes. […]
Catherine Mavrikakis, signe un roman touchant et envoûtant. »
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blog Association les amis lecteurs, dimanche 6 juillet



 

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