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Revue de presse L'Odeur du Minotaure
Marion Richez

 

Presse écrite

« Un premier roman très maîtrisé de Marion Richez.
La plume de Marion Richez, normalienne et agrégée de philosophie, est très affûtée. Comme sa jeune héroïne qui exerce dans l'ombre la fonction de plume d'un ministre. Belle, intelligente, sûre d'elle, sa carapace n'en comporte pas moins une profonde fêlure.
Elle se veut hermétique, sans concession ni envers elle-même ni envers les autres. Elle a remisé loin au fond d'elle l'événement fondateur que fut la blessure qu'elle se fit à quatre ans avec des barbelés, mais aussi son enfance sans histoire et son premier fiancé en apparence comme il faut. Même ses parents, elle ne les voit plus.
Un coup de fil d'un numéro de téléphone fixe presque oublié lui apprend que son père est mourant.
Elle saute dans sa voiture et, à la tombée de la nuit, sur une petite route forestière, percute un grand cerf. La mort de l'animal majestueux fait basculer sa vie, jusque-là si bien tracée…
Écriture à la première personne du singulier, la narratrice se raconte avec simplicité, franchise et cynisme, sans complaisance aucune. Parfois même avec une pointe de sadisme dans la volonté de montrer une réalité cruelle et peu flatteuse, traçant d'elle-même un autoportrait à charge qui ne la rend que plus attachante.
D'emblée, l'écriture capte l'attention du lecteur par son urgence, sa densité. C'est vif, percutant, violent et on ne peut que suivre avec fascination cette jeune femme. Arrêter de lire serait comme l'abandonner à son destin, elle semble avoir besoin du regard du lecteur pour vivre, survivre, revivre, faire la paix avec son passé, la vie, le monde. Peu à peu le crescendo du récit se transforme en un tourbillon de presque folie qui retombe enfin, vers une issue pleine d'espoir.
Avec une extrême économie de mots, sur fond de traumatisme familial, de transmission maternelle fatale et de rapports mère-fille à jamais distendus, Marion Richez a réussi à capter l'essence d'une vie. Une grande réussite. »

« Le cerf est mort », Sophie Guinard, Luxemburger Wort, samedi 20 septembre 2014

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« Des Marjorie, il y en a plein Paris : après une enfance terne et de brillantes études, l'héroïne échappe de peu à un mariage calamiteux et réussit à se trouver un job. Un très bon job, a priori : Marjorie est la plume d'un ministre. Elle a 30 ans et n'aime personne – surtout pas ses parents, qu'elle ne voit pratiquement plus. Jusqu'à ce que sa mère l'appelle au chevet de son père mourant. La jeune femme quitte la ville. Fonçant dans la nuit au volant de sa puissante voiture (qui lui donne l'impression d'être protégée de tout), elle heurte de plein fouet un grand cerf. À ce moment, sa vie bascule. Le long et beau passage qui suit, quand Marjorie, errant dans la forêt, est accueillie par une vieille villageoise, est l'un des plus forts et des plus réussis de ce premier roman. Marion Richez fait de la métamorphose de son héroïne une chute en plusieurs épisodes – certains plus convaincants que d'autres. Ce conte initiatique, au phrasé simple et direct, se lit d'un trait. Avec bonheur. »

« Une métamorphose », Catherine Simon, Le Monde des livres, vendredi 29 août 2014

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« Marjorie, petite fille, jeune femme, est l'héroïne de ce roman, un premier, qui imprègne comme un parfum entêtant. Marjorie est là, silencieuse, inquiétante.
Son histoire commence en plein soleil, des vaches, les grandes dames beiges, la regardent en mâchant. Marjorie, alors toute jeune, ne fait pas attention aux barbelés qui entourent le champ : Il y a ces fils d'acier, hérissés par endroits comme des pattes d'araignées mortes. Elle se griffe. Restera une cicatrice qui sera comme la marque de ce texte magnétique…
Son premier amour, avec Thomas, se termine en catastrophe, d'une manière fort drôle et sarcastique. Le ton est donné. Rien ne sera normal dans cette histoire hérissée de souvenirs lointains et d'événements étranges. Marjorie laisse ses parents mijoter dans leur jus provincial. Montée à Paris, elle deviendra même major de sa promotion à l'ENA. Un ministre l'utilise comme sa plume. Mais un SMS vient tout bousculer, sa mère, absente depuis des années, lui demande de venir vite, car son père est mourant.
Commence alors une fuite éperdue et troublante. Au volant de sa grosse voiture, Marjorie prend l'autoroute. […] Elle bifurque sur une route départementale, sans raison apparente, aspirée par une force étrange. C'est la nuit. Un choc. Elle vient de renverser et de tuer un grand cerf. Elle hurle quand, sous les essuie-glaces, le sang s'étale et mousse comme une pluie vermeille et rose.
C'est le début d'une tragédie qui expédie Marjorie dans un temps dévasté. Tout va se dérégler. […]
Voilà un premier roman étrange, envoûtant, qui griffe. »

« Le fil de Marjorie », André Rollin, Le Canard enchaîné, mercredi 27 août 2014

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« Marion Richez affirme, dès son premier livre, son exigence littéraire et un style bien à elle. L’Odeur du Minotaure, roman de la métamorphose, constitue une quête de sens à donner à la vie.  
[…] Marion Richez, avec une grande efficacité de style, a écrit un conte cruel, une tragédie en prise avec notre époque et la mémoire. Les quarante premières pages du roman sont fulgurantes, comme la vie de l’héroïne. Commence ensuite une interrogation sur le mal, sur le mensonge, avec en toile de fond la Seconde guerre mondiale. La campagne, barrée parfois de fils de fer barbelés, est une image obsédante qui renvoie aux camps de concentration. 
[…] Son style est très travaillé, finement ciselé. Les mots sont pour elle des matériaux précieux. Le grand Giono n’est pas si loin.
Marion Richez à donné de la couleur à ses phrases qu’elle a habillées de poésie, à la manière de Rimbaud. Elle a puisé ses sensations dans la campagne creusoise. […] L’errance nocturne dans la forêt de son héroïne, puis sa rencontre avec une villageoise à la suite de son accident, est l’un des passages les plus aboutis de son livre.  La vie de la jeune femme ne reprendra pas son cours. Marjorie plongera bientôt dans la folie, dans des moments de dévastation. Pour la jeune romancière, la Seconde guerre mondiale est encore omniprésente. Elle incarne le basculement d’une société et d’un mode de vie. Avec beaucoup de subtilité, elle cerne cet héritage et celui du poids des générations. Jusqu’à un dénouement inattendu. »

« L'exigence de Marion Richez », Robert Guinot, Centre-France, La Montagne, vendredi 3 octobre 2014

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« Il y a des romans qui racontent des histoires plaisantes. D'autres nous émeuvent, nous laissent perplexes, nous questionnent. Le premier roman de Marion Richez est de ceux-là. Après une enfance terne et des fiançailles interrompues, Marjorie abandonne son milieu familial pour de brillantes études qui lui permettent de devenir la plume d'un ministre. C'est une femme assoiffée de réussite, prisonnière de son mépris des hommes. Un jour, elle répond à l'appel de sa mère : son père est mourant. Roulant à vive allure pour le revoir au plus vite, elle heurte et tue un cerf dont elle recueille le dernier souffle.
Avec cette mort, sa carapace commence à se fissurer. Ses émotions les plus profondément enfouies rejaillissent. Ses rêves prennent sens et lui rappellent les traumas dont elle a hérité et qui pourrissent en elle. C'est la descente aux enfers, voie nécessaire pour retrouver un peu d'humanité. Celle de l'enfance qu'elle ne voulait pas quitter ? Le style du récit est au plus près de la psychologie de son personnage et évolue avec elle : poétique, fantasmatique lorsque Marjorie est enfant ; tourmenté, fragmenté lorsqu'elle est cette femme absente à elle-même qui a réussi socialement. Un livre complexe, riche, avec de très beaux passages à lire avec philosophie… »

« C'est à lire : Une quête de sens pour renaître », Véronique Heurtin, Nouvelle Vie magazine, octobre-novembre 2014

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« Un conte cruel où la plume d’un ministre reprend tout à coup du poil de la bête.
Elle est jolie, Marjorie, et tout lui réussit. Devenue la plume d’un ministre, elle avance sans états d’âme dans une carrière encombrée d’ambitieux, cyniques comme elle. Qu’on dise de moi ce qu’on voudra. Ça me fait exister. Plus on me saccage, plus je suis méchante et plus on me respecte. Jusqu’au jour où… appelée d’urgence auprès de son père mourant, elle prend sa puissante voiture et fonce sur l’autoroute, se trompe d’embranchement, ne ralentit pas, et là, choc terrible. Elle vient de heurter un grand animal, un cerf, qui va mourir sous ses yeux, presque entre ses bras. Couché sur le flanc, il râle doucement. Quand elle réalise que c’est elle qui l’a tué, elle se redresse, recule. Je me fais horreur et ne peux pourtant pas me quitter moi-même. Mais c’est ce qui va lui arriver. Au bureau, on ne la reconnaît plus. La guerrière a perdu son armure. Tout l’agresse : la ville, le bruit, le bitume, les odeurs. Les odeurs surtout. Même l’eau sent le chlore. Ses collègues puent. Et son passé ne sent pas bon non plus. Elle n’a plus qu’une envie : fuir et retrouver la forêt, les sous-bois, la nuit, la pluie, et peut être la femelle du cerf, solitaire désormais. Elle ne craint pas sa colère, mais l’espère, et ne sera pas déçue. Le livre de Marion Richez n’a rien d’un plaidoyer écolo pour un retour à la nature. Son écriture au couteau en fait un conte cruel. Le sang y a sa place. Quand elle rompt avec un homme qu’elle méprise, elle est violente, et son adieu laisse des traces, et même des points de suture. Comme fil rouge (rougi ?), les barbelés ont un rôle tout au long du livre. Les barbelés des champs et ceux des camps, révélés trop tôt, quand elle n’avait que quatre ans. L’écorchée vive qu’elle est devenue réserve sa tendresse à l’innocence, aux enfants, aux vieilles dames généreuses, aux animaux, et au poète qu’elle rencontre plus tard, dans un endroit où la folie furieuse côtoie la folie douce. De cette clinique psychiatrique, où sa mère l’a fait enfermer, elle ressortira libre, calme, tranquillisée. Mais seule. Pas sûr qu’il s’agisse d’un  happy end. Ce premier roman étonne par sa force, et une empathie sans mièvrerie, envers les muscles du cerf. La scène de la mort a la beauté d’un sacrifice antique. Dans le Parc aux Cerfs de l’Au-delà, retrouvera-t-il Actéon, ce mortel changé en cerf pour avoir surpris Diane, au bain, nue ? Ou le cerf blanc de Yeats qui hante Le vent parmi les roseaux ? (Do you not hear me calling, with deer with no horn?) Après tout, ce sont ses frères en métamorphose. »

« Les muscles et la Richez du cerf », Jacqueline Demornex, Service littéraire, octobre 2014

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« Marion Richez, originaire du Nord de la France, a vécu un temps à Paris avant que sa famille s’installe dans la région du Crocq. Ses années creusoises sont particulièrement importantes pour sa formation. […] Aujourd’hui agrégée de philosophie, elle termine un doctorat à Paris-Sorbonne IV sur la conscience corporelle, sous la direction de Viktor van Weizäcker.
[…] Marion Richez a questionné l’omniprésence de la Seconde guerre mondiale et le poids des générations dans un texte ciselé, marqué par un grand souci de la littérature.
[…] La jeune femme n’a pas publié un roman à thèse, elle a servi la littérature en traitant de problèmes fondamentaux avec une écriture en quête de sens. L’Odeur du Minotaure est le roman du basculement d’une vie, d’une jeune femme promise à un brillant avenir. Une nuit sa voiture tue un cerf sur une route de campagne qu’on peut imaginer dans la Creuse. Sa vie bascule. Le texte, prenant et alerte, campe une métamorphose et revêt une dimension tragique. L’image de fils de fers barbelés rappelle l’enfermement des camps de la mort. »

« Un premier roman salué par la critique », Robert Guinot, La Montagne, Le Populaire du Centre, lundi 29 septembre 2014

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« Voici un premier roman aussi troublant qu’envoûtant. La scène d’ouverture est magnifique, elle décrit une enfant qui court vers un pré où sont regroupées des vaches. À première vue, rien d’exceptionnel dans ce tableau. Pourtant, le fait qu’il soit évoqué du point de vue de la petite fille elle-même donne une singulière puissance poétique et narrative à cette première page. Très vite, cependant, la fillette se transforme en une jeune femme menant de brillantes études, avant d’intégrer la haute fonction publique. Mais ce passé qu’elle croyait loin derrière elle la rattrape. Son père est malade, elle doit se rendre à son chevet. À partir de là, l’existence qu’elle s’est construite lui échappe complètement, la jeune femme si sûre d’elle vacille. Une douce folie s’empare du récit, qui grandit de façon inquiétante à mesure que l’intrigue progresse. Marion Richez possède une très jolie plume. Une belle découverte de Sabine Wespieser, une fois de plus ! »

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Virginie Vigouroux, librairie Vivement dimanche (Lyon), Page des libraires, septembre-octobre 2014

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« Lire a sélectionné six découvertes parmi les jeunes talents.
Après sa participation au documentaire consacré à Albert Camus, Quand Sisyphe se révolte, Marion Richez poursuit son travil sur les origines et la mémoire. L'Odeur du Minotaure est un roman sur le pouvoir (l'héroïne est une fille brillante), mais aussi sur le pouvoir sur soi (un coup de fil ramène la jeune femme sur ses terres de naissance, et c'en est fini du déni). C'est aussi une histoire de métamorphoses. »

« Coup d'essai, coup de maître », Hubert Artus, Lire, septembre 2014

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« Marjorie est la plume d'un ministre. Marjorie a une puissante berline. Un jour, sa mère l'appelle : son père est mourant. Elle prend la route, heurte une masse noire, un animal. Bizarrement, elle peine à s'en remettre. Peu à peu, la vitrine de sa vie triomphante se lézarde. Est-ce Marjorie qui déconne ? Ou bien le reste du monde ? Avec ce premier roman, Marion Richez, 30 ans, nous conduit sur la frontière ténue qui sépare folie et lucidité. On en ressort ému, et un peu hébété.
À lire : à la lampe frontale, dans une cabane dans les bois. »

« Tiens, voilà du bouquin : La folie au tournant », A. D., Neon, septembre 2014

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« Ce premier roman troublant aux allures de conte cruel ne laisse vraiment personne indifférent. »

Version Femina, dimanche 24 août 2014


« Entraînée sans l'avoir vraiment cherché, et presque sans s'en apercevoir, sur la voie royale de la réussite scolaire, de la réussite tout court, Marjorie est devenue une conquérante, occupe un poste envié, et tout lui est promis, sinon acquis. Et puis, choc après choc, la mécanique se grippe. Mort du père, accident, hôpital. Une blessure d'enfance sur une clôture renvoie à bien d'autres barbelés. »

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« Premiers romans : L'Odeur du Minotaure, en quelques lignes… », Alain Nicolas, L'Humanité, lundi 11 août 2014


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« J’avais envie de vous parler d’un premier roman à l’écriture remarquable. C’est Marion Richez qui nous raconte l’histoire d’une trentenaire qui s’est construite toute seule, loin de sa famille, et qui est, en l’occurrence, devenue une femme assez dure. Jusqu’au jour où sa mère l’appelle pour lui annoncer que son père est mourant. Là, suite à différents épisodes extrêmement forts, sa vie va effectivement basculer… Ça ressemble à un roman initiatique en quelque sorte, c’est extrêmement puissant. Franchement, vous ne sortirez pas totalement indemne de cette lecture. C’est un roman très court, et ça s’appelle L’Odeur du Minotaure. »

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« La Librairie francophone », coup de cœur de Laura Sanchez, Librairie du Boulevard (Genève), de 35' à 35'55'', Emmanuel Khérad, France Inter, samedi 11 octobre 2014


« L'auteur creusoise Marion Richez participe à la rentrée littéraire 2014. Elle sort son premier roman, L’Odeur du Minotaure, chez Sabine Wespieser éditeur.
L’Odeur du Minotaure est un conte initiatique mettant en scène une jeune femme, belle et conquérante, dont la carapace va se briser net.
Née dans le Nord, Marion Richez, 30 ans, a grandi près de Crocq puis mené des études (très) supérieures. Normalienne, agrégée de philosophie, elle donne des cours à La Sorbonne. »

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Interview de Fabien Arnet, France Bleu Creuse, jeudi 2 octobre 2014


Chaque jour, un auteur lit les premières pages de son dernier livre.

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« Les Bonnes Feuilles », Sandrine Treiner, France Culture, mardi 9 septembre 2014


Marion Richez vous présente son ouvrage L'Odeur du Minotaure. Parution le 28 août aux éditions Sabine Wespieser. Rentrée littéraire 2014.

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Librairie Mollat et Sabine Wespieser éditeur


Coup de cœur des libraires

« Il n’y a pire cruauté qu’un animal des forêts jeté dans une ville, folie et démence le guettent au milieu de la furie des hommes. Si le personnage imaginé par Marion Richez dans son premier roman à paraître chez Sabine Wespieser n’est pas un cerf aux abois lâché dans Paris mais plutôt une belle jeune femme, du genre working woman suractive et ambitieuse qui a coupé les ponts avec sa famille pour n’avoir pas à traîner derrière elle la moindre chaîne, il y a en elle une autre femme qui sommeille et dont le réveil pourrait être brutal, comme une belle au bois dormant qu’on plongerait d’un coup dans un monde qui n’est pas le sien. Impitoyable, elle a enfin tracé sa route après avoir accepté trop longtemps les règles de domination en cours dans notre société et manqué planter son compagnon, idéal petit tyran monté en graine à qui on collerait volontiers deux claques pour le faire taire. Car L’Odeur du Minotaure est avant tout le roman de la transformation, de la mutation, celles de Marjorie qui va croiser le chemin d’un cerf et le tuer avec sa puissante voiture. Comme si l’âme de la bête ne voulait pas relâcher son étreinte, la jeune femme va être littéralement possédée par l’animal et ses territoires, et aspirer à retrouver la forêt dont elle se découvre intimement nostalgique. Elle perd le goût du travail, se relâche et va jusqu’à assommer le ministre trop entreprenant dont elle était la plume. La folie ? Sans doute, mais une folie d’animal traqué qui gratterait en vain le sol et se frotterait aux arbres. On n’ira pas raconter l’histoire de ce bref roman parcouru d’un frisson cruel qui raconte avec la précision d’un conte une métamorphose douloureuse dans un univers dont on croit avoir banni l’animalité. Jouant avec nos références mythologiques mais sans accentuer le trait qui desservirait l’alacrité de son récit, Marion Richez sait ne pas tout dire, nous frôlant de ses images pour mieux nous faire ressentir les vertiges de son héroïne malmenée. Voilà un premier livre qui dégage un puissant fumet. C’est mieux qu’une promesse, c’est une réussite. »

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« De la cerfitude involontaire », coup de cœur de David Vincent, librairie Mollat (Bordeaux), jeudi 10 juillet 2014


« Un premier roman magnifique dans sa simplicité.
Après avoir percuté un cerf et recueilli son dernier souffle, le parcours de vie de Marjorie se trouve dévié d'une grande trajectoire pourtant solidement construite.
Conte initiatique, roman d'une métamorphose ou dérapage vers la folie pour tenter d'exorciser son passé familial et rester en vie.
Ce texte nous ébranle et nous séduit par sa poésie. »

Coup de cœur de la librairie Le Grain des Mots (Montpellier)


« Le titre de ce premier roman L’Odeur du Minotaure donne un avant-goût du labyrinthe que Marjorie, le personnage principal, va devoir emprunter pour payer le prix de sa métamorphose.
Marjorie est une jeune femme brillante et ambitieuse, qui cultive son indépendance et refuse toute tentative de domination qui pourrait entraver sa trajectoire de vie.
Femme armure, Marjorie cache aussi sous sa carapace de survie un héritage de souffrances, et il faudra le choc d’un événement violent pour que cette carapace s’effrite et la projette hors du territoire des hommes : un coup de fil annonçant la mort imminente du père la jette sur une route de traverse, raccourci où, brutalement, elle heurte et tue un grand cerf qu’elle accompagne dans son agonie… tout s’écroule.
L’Odeur du Minotaure est l’histoire de cette dislocation nécessaire, qui permet au personnage de s’autoriser une approche plus sensorielle du monde, un retour au corps, une animalité enfouie, qui l’entraîne dans des clairières et sur des lisières parfois dangereuses, sur des territoires hérissés de murs et de barbelés qui laissent des marques sur la peau et dans les mémoires.
Marjorie devra les franchir pour, comme elle le dit elle-même, arrêter d’errer à genoux.
Un premier roman, un conte qui ouvre des pistes multiples où l’on revient, pour être sûr de ne rien oublier. »

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Monique Martin, blog de l'Association des Amis du Grain des Mots (Montpellier), dimanche 19 octobre 2014


« Un texte bien écrit sur le choc émotionnel. »

Coup de cœur de la librairie Bastian (Haguenau)


« Marjorie est une jeune femme qui a su gravir les échelons, en oubliant ses origines. Alors quand sa mère l'appelle au chevet de son père mourant, cela bouscule un peu son quotidien. À partir de là sa vie lui échappe et on sombre dans une douce folie. »

Coup de cœur de la librairie Vivement dimanche (Lyon)


« Une héroïne désillusionnée, une rencontre avec un cerf, une vieille dame, servi par une plume lyrique…
Le coup de cœur de cette rentrée littéraire ! »

Coup de cœur de la librairie La Manœuvre (Paris XIe)


Lu et conseillé par :
Nathalie Iris, librairie Mots en marge (La Garenne-Colombes)
Virginie Vigouroux, librairie Vivement dimanche (Lyon)
Pascal Pannetier, librairie Le BHV Marais (Paris IVe)

Page des libraires, septembre-octobre 2014


Coup de cœur des librairies Au temps retrouvé (Villeneuve-de-Berg), Folies d'encre (Gagny), Librairie des Batignolles (Paris XVIIe), La Mandragore (Périgueux), Prado Paradis (Marseille), Le Thé des Écrivains (Paris IIIe)…


« Je me fais horreur et ne peux pourtant me quitter moi-même.
Petite, Marjorie s'est blessée avec du fil barbelé, après avoir entendu la lourde histoire de sa famille. Aujourd'hui, après une enfance enfermée en elle-même, elle occupe un poste important et réussit sa vie. Jusqu'au coup de téléphone de sa mère : son père est mourant. Sur la route, pressée, elle percute un cerf. Traumatisée, c'est à ce moment-là que ses émotions les plus profondes vont rejaillir.
L'histoire qui est écrite est celle de sa renaissance. La Marjorie qui s'était séquestrée a fini par tordre les barreaux sa prison… et à tout laisser sortir.
Le sang qui en coulait, perlant sur la moquette blanche, ce sang volé, regagnait mes veines, d'où il avait été pris ; il me sembla que mes joues s'avivaient.
Ce texte est poignant. Je me suis surprise à ressentir diverses émotions en même temps que l'héroïne. Certains diront que c'est décousu, mais c'est Marjorie qui l'est. L'écriture colle tout à fait au personnage. C'en est presque effrayant. »

Coup de cœur d'Élise Lagarde, librairie L'Usage du monde (Strasbourg)


Presse Web

« Peut-être avez-vous déjà vu ou entendu Marion Richez. Dans l’émission Philosophie d’Arte, où elle est venue parler du corps – son sujet de recherche – ou de la joie. Peut-être dans le long-métrage qu’Abraham Segal a consacré à Camus. Peut-être sur une scène de théâtre, Marie-Madeleine ou la Religieuse de Diderot. À l’évidence, elle aime le changement et brouille les catégories. Et c’est précisément une mutation que conte son premier roman, voire une métamorphose. Conte est le juste mot ; le récit en épure, habité, au bord de la magie, sans effet mais avec scansion, s’il aborde le thème de la réussite, le déborde largement. 
Il était ainsi, une fois, Marjorie, jeune femme claire et froide, qui de l’ENA à un cabinet ministériel où elle officie comme plume, accomplit un parcours social sans faute, et un parcours humain sans affect aucun. La famille est loin, et même étrangement tenue à distance. […] La voie est toute tracée, les vêtements de qualité, l’automobile puissante et solide.
Puis il y a ce coup de téléphone, un numéro connu, celui de l’enfance et de la maison. Un premier basculement – à peine – son père est mourant. Rouler trop vite, bifurquer, se tromper de route, traverser à toute allure des villages morts, éclairés d’un réverbère qui les distingue à peine du reste. Elle fuit au lieu de se rapprocher et soudain le choc, énorme, le sang sur le pare-brise, l'animal agonisant à quelques mètres. Je sens son odeur de bête pure ; il sent la mienne, car il a comme un gémissement. Le basculement est ici porté par une errance dans les bois, des rencontres ; l’animalité et la sensibilité vont transformer l’executive woman, et la submerger. Le cerf tué l’habite.
Les odeurs, les laques, les crèmes, les vernis lui soulèvent le cœur. L’eau sent le chlore. Elle erre sur Google, cherchant des cerfs, des forêts. La première, sa vie professionnelle s’autodétruit. […] Et on le sait, les vacillements attirent les prédateurs et les ministres.
Dès lors – odeur du Minotaure, enfanté par une humaine éprise d’un taureau, puis enfermé dans un dédale – c’est dans un hôpital psychiatrique que s’inscrit l'essentiel de la seconde partie, en compagnie d’autres cabossés. […]
Les ministères et les collègues énarques se sont évanouis au loin, dans l’avant : Marjorie est attente vibrante, et même, elle sait pleurer.
Un conte, on vous dit, de ceux qui occupent les rêves, longtemps après. »

« De nouveaux écrivains revisitent le roman d'apprentissage », Dominique Conil, www.mediapart.fr, dimanche 24 août 2014

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« Un roman étrange qui, s’il s'apparente à un conte initiatique aux confins du fantastique et de l'imaginaire où il ancre sa dimension tragique, aborde de façon originale notre société moderne.
Si l'auteur oppose la nature, la forêt à la ville, au microcosme cannibale du monde des affaires politiques ou à celui de la bourgeoisie de province, rétréci et médiocre mais arque-bouté sur ses privilèges, il ne faut pas pour autant voir ici un roman écologique. La nature n'y est, par opposition et par le hasard de l'accident nocturne, qu'un révélateur du désordre intérieur du personnage central, de ses errances, de la défiance qu'elle ressent vis-à-vis des autres et d'elle-même. […]
La violence du texte incarne littérairement celle des formatages imposés dès l'enfance, celle, protéiforme et plus ou moins feutrée selon les époques et les latitudes, de la société, celle refoulée et en cela d'autant plus destructrice de l'héroïne. 
Et, s'il a fallu la brutalité de la mort pour générer cette renaissance, le processus de reconquête de soi et de réconciliation se joueront ensuite sur le registre du tâtonnement, de la lenteur et des profondeurs. Le chemin vers l'apaisement et la lumière sera long, douloureux et incertain. […]
Un premier roman […] qui envoûte le lecteur par son intensité, son inventivité, son exigence, son jeu habile des contrastes et sa façon de se situer au plus près des petites choses, à passer par l'expression sensorielle pour raconter son histoire et animer son personnage. 
La figure du Minotaure pour questionner la frontière entre humanité et bestialité, pour illustrer l'aspect labyrinthique de la quête de soi et du rapport aux autres, est une belle trouvaille.
Un court roman subtil, foisonnant et passionnant à déguster avec lenteur et attention. »

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Dominique Baillon-Lalande, blog Encres vagabondes, lundi 15 décembre 2014


« Dans un premier roman, la première phrase peut souvent donner une bonne idée du roman proposé au lecteur. La voici :
Océan de lumière droit devant.
Une belle première phrase qui intrigue. Une première phrase donnant envie de découvrir la suite. Le premier roman de Marion Richez est à l'image de cette fameuse phrase, original, surprenant, économe de mots… mais évocateur et presque envoûtant. […]
Cet étrange roman qui demeure vivant longtemps après la fin de la lecture, vient de recevoir une belle unanimité de la part des critiques, étant même dans la sélection des découvertes jeunes talents de l'excellent mensuel Lire !
Marion Richez nous parle de métamorphose, des états border line où la lucidité peut être proche de la folie, où la vie devient incertaine, un moment de brouillard. Son talent littéraire indéniable se met au service de cette histoire forte qui ne peut qu'émouvoir le lecteur malgré la cruauté de la situation et la brièveté du texte. Quand les carapaces de l'enfance se fendent, le destin tout tracé chavire et vacille… Il y a de l'exorcisme dans ce conte, un exorcisme séduisant qui laisse le lecteur fasciné après avoir lu ce roman qui nous annonce une bonne nouvelle, la naissance d'un écrivain. »

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blog danactu-résistance, dimanche 14 décembre 2014


« Un premier roman percutant, une très belle plume.
122 pages particulièrement prometteuses. Le récit d'une descente aux enfers, d'une ambition démesurée qu'une histoire familiale finit par rattraper. Un texte vif, dense où beaucoup de sujets sont abordés dans une écriture efficace, qui va droit à l'essentiel. »

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blog Itzamna Librairie, vendredi 5 décembre 2015


« Roman sur le poids des fautes et la transmission de celles-ci par filiation.
Marjorie a su s’écarter à temps de son premier amant, Thomas, catholique hypocrite qui prenait plaisir à profiter de sa fragilité en l’humiliant. Aujourd’hui, c’est elle qui tient les rênes du pouvoir, autant dans la vie privée que professionnelle. Attachée de ministre, distiller ses conseils et occuper le terrain lui permettent de diriger en sous-main (ce qui ne doit rien au hasard mais tout à la méchanceté qui force le respect de ceux qui la calomnient) les hommes de pouvoir qui font son quotidien. Jusqu’à ce que…

Un roman court, âpre, étonnant sur la métamorphose d’une conscience

  1. de l’emprise perverse (de la victime par son bourreau, de la complicité inconsciente de la victime) à la reconstruction de soi
  2. de l’enfance à l’âge adulte (le lien ténu des fils de fer barbelés)
  3. familiale (de la mort vers la vie)

J’ai particulièrement apprécié la transformation de l’héroïne en cerf par le biais de ses sensations (odeur, lieux, …), transformation qui lui permet de se reconnecter à son enfance et à son histoire familiale maternelle. Ce sont ces sensations animales qui lui permettent de redevenir, enfin, humaine et laisser tomber le masque… Hors du labyrinthe de l'Emprise Perverse, elle peut envisager de se (re)construire et de s’ouvrir à autre chose (Jonathan ?)… »

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blog Mes Madeleines, lundi 3 novembre 2014


« Notre libraire indépendante du bout de la rue a fini par bien connaître Marion Richez, à force de la voir tourner autour de ses bouquins. Marion, qui vit de l’autre côté du boulevard Blanqui, dans une ruelle de la Butte, a sorti le 28 août L’Odeur du minotaure. […] C’est l’histoire de Marjorie, trente ans elle aussi, en rupture avec sa province natale pour mater, à Paris, son passé et les hommes. Collaboratrice d’un ministre, elle est de ce monde qui ne s’arrête jamais pour se regarder vivre. C’est une femme toujours dans l’action, qui n’a pas conscience d’elle-même, qui va au galop. Jusqu’au choc, raconte l’auteure. J’avais envie d’écrire sur la remise à plat, le retour à soi, aussi brutal puisse-t-il être. Un coup de fil de sa mère, un père mourant, un accident… Tout bascule. Le minotaure, c’est le labyrinthe intérieur. L’écriture est incisive comme le roman est court. Un jet rapide, dit Marion, un roman-éclair. La pauvre héroïne n’a le temps de rien livrer d’elle, peut-être parce qu’elle est ainsi, qu’elle n’a rien à donner. En ce sens le livre est une réussite : le style n’est pas pour faire joli ; il révèle un je fragile et percutant. Mais, au final, on la connaît peu, cette Marjorie, et on ne saurait dire si on la trouve ou non sympathique, ni si on souhaite qu’elle se tire de sa quasi-folie. »

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« Rentrée littéraire : Le 13e et la plume », Le 13 du mois # 43


« Un premier roman maîtrisé. Une belle virtuosité littéraire et un sens du rebondissement […].
Le style de L’Odeur du Minotaure est maîtrisé, enlevé […]. Il donne de nouvelles couleurs à l’éternel débat entre la ville et la nature, la civilisation impitoyable, déshumanisante, et le règne animal plus humain malgré sa sauvagerie ; le thème du souvenir de l’Holocauste qui y court en filigrane confirme que ce paradoxe est au cœur du récit. »

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blog Small Things, jeudi 28 août 2014


« C'est un roman court que l'on lit rapidement. On est happé par l'écriture tendue, nerveuse, précise et concise mais aussi par moment poétique de l'auteur. On est aussi happé par la psychologie de ce personnage dont la froideur, la cruauté, l'incapacité d'entrer en empathie avec ceux qui l'entourent, provient d'une blessure que l'on perçoit profonde, ancienne, presque originelle et mystérieuse.
Marion Richez écrit avec une concision remarquable, les moments vides, les désillusions et un univers sombre, où aucune rédemption ne semble possible, sauf peut-être à travers quelques moments de fusion avec une nature sauvage animale ou végétale. […]
Après cette lecture, j'attends avec curiosité et envie le prochain roman de cette auteur. »

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blog Association les amis lecteurs, lundi 25 août 2014


« Ce roman est déroutant et envoûtant à la fois. Nous suivons une jeune femme au statut social élevé, qui écrit les discours d'un ministre. Mais le jour où elle va renverser un cerf… sa vie bascule… Elle va sombrer… Mais je n'en dis pas plus. Ce roman qui traite de la notion de prendre une vie, même celle d'un animal, est majestueux. Il est servi par une très belle écriture. À lire sans hésitation. »

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www.paperblog.fr


« L’Odeur du Minotaure se répand entre mes deux oreilles, sous mon nez, sur ma bouche. Je sens les éclats sonores et silencieux de ma propre voix lisant le roman.
À oreille droite, prise par un relent interdisciplinaire, je renifle à fonds perdus des disciplines (les notes méridiennes ci-après). 
À oreille gauche, interloquée par un parfum d’universelle humanité, en marge des affects littéraires institutionnalisés, j’écris quelques phrases. 
Une fois n’est pas coutume, la nécessité de dire : j’ai aimé, j’aime, j’aimerai le roman de Marion Richez, L’Odeur du Minotaure, me pénètre avec une certaine forme de violence. 
Apparenté par l’éditeur même, en quatrième de couverture, aux contes initiatiques par l’extrême concision de sa langue et la simplicité de sa structure, cette forme rudimentaire ébranle ma sensibilité.[…]
Une cériture vive, vivante et vraie […]. »

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Catherine Pomparat, remue.net, jeudi 31 juillet 2014


« Un coup de coeur.
[…] L'épilogue est tout simplement fantastique.
On suit Marjorie, qui est la narratrice, et sa décompensation après avoir heurté un cerf : sa vie si cadrée, si jaugée, éclate et elle va se mettre à vivre, même s'il s'agit d'une virée au fond du gouffre !
Il y a des passages qui m'ont saisie, très beaux, et je me suis laissée prendre par cette jeune femme qui se découvre, qui s'engouffre dans sa propre brèche. On découvre par des souvenirs et ses sensations imbriquées dans la narration qui elle est, sous son vernis, et on comprend, et on concède.
Ce n'est pas noir, c'est comme une logique imparable, ce roman est parsemé de lueurs… »

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forum Partage lecture, dimanche 27 juillet 2014



 

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