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Revue de presse Le Tabac Tresniek
Robert Seethaler

 

Presse écrite

« Avez-vous déjà respiré le parfum d’une lettre ? D’une missive à l’ancienne – comme au XXe siècle – écrite sur du papier et reçue par la poste ? Nous ne parlons pas de sa tonalité affective ni des sentiments qu’elle exprime, mais bien des senteurs qui s’en dégagent – l’odeur des mots. Page 171 du Tabac Tresniek, le jeune héros, Franz, replie une lettre qu’il vient de recevoir de sa mère et y plonge les narines. Elle sentait les planches de ponton putrides et les roseaux secs de l’été, les petits morceaux d’écorce calcinés, le beurre clarifié en train de fondre et le tablier maternel saupoudré de farine.
Des descriptions à faire pâlir les nez d’Hermès ou de Guerlain, on en trouve à foison chez Robert Seethaler. C’est que je suis venu au monde avec un grave défaut de vision… explique, comme pour s’excuser, l’écrivain autrichien. […]
Quand j’étais enfant ; à Vienne, j’allais à l’école pour les malvoyants, se souvient Seethaler. J’ai découvert la lecture par la voix de ma mère. Le monde extérieur m’effrayait. L’imaginaire m’offrait une consolation, un refuge peuplé d’émotions et d’images en mouvement… Seethaler anticipe ma question. Là, par exemple, tandis que je vous parle, je vous distingue […]. Mais si je ferme les yeux, ne vous offusquez pas. Ce n’est pas de l’impolitesse. C’est ma manière, au contraire, de me rapprocher de vous…
Comme s’il faisait plus clair dans l’obscurité. Comme s’il était plus facile d’approcher les choses quand on ne les voit pas. C’est ce qui frappe chez Robert Seethaler : le visible n’est pas tout. Pour un peu, on conseillerait de lire ses livres dans le noir, les yeux fermés… Plus tard, l’écrivain expliquera qu’il est doué de synesthésie. C’est-à-dire qu’il associe naturellement – comme Rimbaud dans ses Voyelles – des lettres et des couleurs ou des chiffres et des sons. Depuis toujours, je suis comme ça… Cette particularité de son cerveau a-t-elle une influence sur sa manière d’écrire ? Ces images flottent, dit-il, comme elles sont sans cesse là, comme un décor, en arrière-plan. L’important pour moi, c’est de transmettre une expérience sensuelle derrière les apparences.
De l’invisible, la conversation glisse vers l’inconscient. Freud m’a toujours passionné, confie-t-il, comme médecin mais aussi comme littérateur. […]
Écrire des romans, des scénarios : désormais, Robert Seethaler ne veut plus faire que ça. On lui demande de quoi parlent ses autres livres, ceux qui n’ont pas (encore) été traduits en français. Leur point commun, dit-il, c’est qu’ils mettent en scène un outsider à qui la marginalité confère une force. Dans le premier – vous allez me sourire parce que vous y verrez, comme souvent dans les premiers romans, une dimension autobiographique, et vous n’aurez pas tort – dans le premier roman donc, mon personnage principal est une jeune fille de 16 ans avec… de très grosses lunettes. […] Un peu comme Franz dans Le Tabac Tresniek, cette fille porte un regard naïf sur le monde. Mais quand je dis naïf, attention : c’est un mot que j’entends de manière extrêmement positive. Un mot qui veut dire étonné, ouvert, frais…
Cette disponibilité bienveillante, on la retrouve chez Andreas, le héros de Ein ganzes Leben [en cours de traduction aux éditions Sabine Wespieser]. Comme tout bon petit Autrichien, j’ai eu une enfance où la montagne, la neige, le ski ont joué un grand rôle, raconte Seethaler […]. Un jour, sur une remontée mécanique, j’ai été envahi par un calme particulier. La forêt, le bruissement des sapins, le crissement de la neige : il y avait là quelque chose de magnifique et d’angoissant. C’est cet étrange alliage – une boule de silence, de beauté et d’angoisse – qui est devenu le noyau dur de mon histoire.
Selon les mots de son auteur, Ein ganzes Leben raconte la vie d’Andreas, un vieil homme vivant seul dans une vallée perdue au milieu des montagnes. […]
On a juste envie de dire à Seethaler que l’on prend un énorme plaisir à le lire, et que ce plaisir, on l’accepte sans difficulté. Plus délicat est d’analyser vraiment de quoi il est fait. Ses ingrédients. Comme on dirait bois, roseau sec, écorce calcinée, on pourrait dire authenticité, simplicité et naïveté, au sens seethalien du terme. Mais il y a plus. Un charme opaque. Une manière mystérieuse de poser sur le monde ce non-regard étonné d’écrivain malvoyant. Qui nous apprend à le relire, ce monde, juste un peu différemment. »

« Lumières du malvoyant », Florence Noiville, Le Monde des livres, vendredi 5 décembre 2014

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« Il y a des débuts dans la vie qui ne laissent pas vraiment le temps de débuter. Ainsi ceux de Franz, jeune montagnard venu chercher fortune dans la Vienne des années 30. Il y trouve un emploi chez un marchand de tabac et de journaux, Otto Tresniek, qui a perdu ses jambes à la guerre. Il y croise un vieux docteur fatigué, qui ne voit que trop bien venir le temps des assassins : Sigmund Freud. Franz tombera amoureux d’une gamine venue de Bohême – un peu artiste, un peu putain – et tout basculera dans la nuit. Traduit pour la première fois en français, Robert Seethaler est une star de la jeune littérature germanophone. Exilé à Berlin, cet acteur […] viennois s’y entend en matière de mélancolie douce-amère et d’évasion par l’imagination. »

« À Vienne que pourra », Olivier Mony, Le Figaro Magazine, vendredi 5 décembre 2014

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« Vienne, 1938, c’est l’Anschluss, les événements se précipitent. Avant de quitter l’Autriche, Freud fréquente souvent Le Tabac Tresniek. Un captivant roman de Robert Seethaler.
En 1938, à Vienne, les réverbères sont comme les témoins silencieux des bouleversements qui secouent la ville au moment de l’Anschluss. Le jeune héros Franz Huchel, à peine arrivé, se raccroche à l’un de ceux-ci lorsqu’il se trouve mal. Tout au long du roman, ces réverbères vont rythmer sa vie tumultueuse et passionnée.
Ce jeune homme de 17 ans quitte les montagnes de Haute-Autriche pour se retrouver employé par le buraliste Otto Tresniek. Ce dernier a perdu une jambe à la guerre, ses béquilles ne le quittent pas. […]
Franz, sur son tabouret du bureau de tabac, se met à lire tous les journaux pour élargir son esprit et son horizon. Puis Otto Tresniek l’initie aux cigares […].
Petit à petit, Franz s’habitue à la clientèle : ouvriers, retraités, étudiants, ménagères. Quelques-uns venaient pour le tiroir où se trouvaient les revues galantes, les feuilles à branlette, traduisait le buraliste à l’usage de Franz. Il ajoutait : Un bon buraliste vend du désir, du plaisir, et parfois du vice. Un jour, un vieux monsieur entra dans le tabac. Sa barbe blanche était taillée avec soin, et, sous ses petites lunettes rondes cerclées de noir, brillaient des yeux bruns très mobiles, constamment en éveil. C’était Freud !
Entre le professeur et Franz, une amitié s’installe, bien qu’Otto Tresniek l’ait prévenu : C’est un youpin – Ah bon, dit Franz, je ne vois pas où est le problème ! Ils se mettent à se rencontrer, à s’installer sur un banc pour discuter. […] Ils parlent de l’amour, personne n’y comprend rien, lui dit Freud : Surtout pas moi ! Mais comment se fait-il que tout le monde tombe amoureux ? – Jeune homme, dit Freud, en marquant un temps d’arrêt, on n’a pas besoin de comprendre l’eau pour plonger la tête la première !
Franz, très vite, va plonger. Elle est de Bohême, elle le drague, elle disparaît, il la retrouve : elle s’appelle Anezka. Et c’est la tempête ! La folie. […] Il rencontre toujours Freud, il retient de lui ce conseil : écrire ses rêves. Franz le fait, les affiche à la porte de son tabac. Gros succès. Les clients s’arrêtent. Les lisent. Il se promène dans Vienne. Il rêve. Imagine un autre monde…
[…] C’est le 4 juin 1938 que le fondateur de la psychanalyse quitte Vienne avec sa famille, ses meubles. […]
Avant de partir, il dit à Franz : On erre à tâtons dans une obscurité pratiquement constante et, avec beaucoup de chance, on voit parfois s’allumer une petite lueur. Et, avec beaucoup de courage ou de ténacité ou de sottise ou, mieux, les trois en même temps, on parvient à émettre un petit signal par-ci par-là.
Ce roman de l’Autrichien Robert Seethaler est un très beau signal. »

« Les réverbères de Vienne », André Rollin, Le Canard enchaîné, mercredi 26 novembre 2014

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« Robert Seethaler parvient ici à proposer un autre regard sur la grande Histoire et sur un Freud vieillissant et au bord de l'exil. Tout en finesse et en demi-teinte, Le Tabac Tresniek se lit à la fois comme une éducation sentimentale et comme une tragédie feutrée. Ancré dans une Vienne cosmopolite où les nazis et la Gestapo ont pris le pouvoir, l'épatant roman de l'Autrichien vaut à la fois pour son écriture, qui s'autorise les élans poétiques, et pour le portrait d'hommes qui décident, à leur manière, de résister. »

« Robert Seethaler, Une éducation politique », Alexanfre Fillon, Le Journal du Dimanche, dimanche 2 novembre 2014

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« Romancier et acteur, l'Autrichien signe avec Le Tabac Tresniek une plongée captivante dans la Vienne des années 1930, entre éducation sentimentale et politique.
[…] Le Tabac Tresniek est l'œuvre d'un auteur autrichien encore inconnu en France, mais qui pourrait bien se révéler comme l'une des meilleures découvertes de l'année. […]
S'il entre en littérature en 2006, c'est avec Le Tabac Tresniek, six ans plus tard, qu'il s'impose avec éclat sur la scène germanique. Difficile en effet de ne pas saluer la grâce de ce Bildungsroman où tout sonne juste, de la reconstitution du petit cabinet de la Berggasse à la peinture d'une Vienne encore riche et frivole. Bien servi par une langue élégante, Robert Seethaler s'y glisse avec habileté dans la peau du jeune Franz, qui observe avec un œil de moins en moins candide ce monde en clair-obscur, où l'horreur bientôt triomphe de l'innocence. À ces événements tragiques et déjà beaucoup chroniqués, l'écrivain ajoute une touche de poésie, et même un soupçon d'humour, cette politesse du désespoir qu'il saupoudre avec tact. Le Tabac Tresniek n'est donc pas seulement un beau roman sur les mystères du sentiment amoureux et l'éveil d'une conscience politique. C'est aussi la promesse littéraire d'un auteur nouveau, qu'on a déjà hâte de retrouver. Ça tombe bien : son nouveau roman, Une vie entière, a fait l'événement en Allemagne cet été… »

« Freud et le buraliste », Julien Bisson, Lire, novembre 2014

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« L'éditrice a un flair incomparable pour découvrir de nouveaux auteurs talentueux comme cet écrivain viennois, également acteur, qui vit à Berlin, et dont le quatrième livre est traduit pour la première fois en France. Vienne, 1937, le pays est sur le point d'être rattaché à l'Allemagne nazie. Le jeune Franz, contraint de gagner sa vie, quitte ses montagnes de Huate-Autriche. Il va travailler chez Otto Tresniek, buraliste unijambiste, bienveillant et caustique. Parmi les clients du tabac Tresniek, un docteur âgé et malade, amateur de cigares, Sigmund Freud, auquel Franz demandera des conseils, car il est tombé amoureux d'Anezka, artiste de cabaret venue de Bohême. Dans ce roman de formation où la petite histoire rejoint la grande, avec la montée du national-socialisme, les personnages sont attachants. Le jeune garçon naïf deviendra un homme accompli et sa relation avec un Freud souffrant et bientôt contraint à l'exil à Londres est passionnante. Ce récit fort, empreint de mélancolie et de sourire, est une formidable leçon de courage et de vie. »

« On aime : Le Tabac Tresniek », Anne Michelet, Version Femina, dimanche 19 octobre 2014

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« Qu'on ne rate pas cette merveille ! Premier roman traduit d'un Autrichien promis au plus bel avenir.
La phrase, légère et vive, contraste avec une situation qui ne l'est pas : en 1937, l'Autriche est toute disposée à se laisser envahir par les forces hitlériennes. C'est le moment que choisit un jeune gars de la campagne pour venir travailler à Vienne chez un vieil ami de sa mère, buraliste de son état. Privilège réservé aux mutilés de guerre.
Les deux s'accordent sans problème. Franz découvre la ville, le métier, la clientèle. Parmi elle, un homme âgé, très élégant, amateur de cigares, peu disert : Freud en personne, le docteur des fous ? Oui. Et juif. Je ne vois pas où est le problème ! Mais d'autres si, qui ravagent régulièrement la boutique ou la couvre d'injures. Ce qui ne les découragera pas, jusqu'à un certain point, un certain moment.
Pour l'instant, Franz le naïf ose aborder le père de la psychanalyse, le questionner. Est-ce vrai que vous pouvez remettre en place les têtes des gens qui ne tournent pas rond ?
Freud se damnde bien pourquoi il répond à ce bouseux impertinent et s'attache à lui. Serait-ce parce qu'il est plein d'un bel appétit de vie qui contratse avec cette époque mortifère ? Il lui apprend le terme de libido et lui conseille d'aller voir les filles.
La suite est faite d'amour, de chagrin, de reconquête, de drames. Franz tombe amoureux fou d'une femme qui se donne à lui et disparaît, lui échappe. Elle lui apprend le plaisir, le doute, l'attente, la vie dont elle sait tous les périls : tzigane et promise au pire, saura-t-elle le protéger ?
Robert Seethaler affronte toutes les situations, le bonheur comme le pire, de sa phrase alerte, sans désarmer. Ce qui donne à son roman des tonalités proches du To be or not to be, cette merveille de Lubitsch ! »

« Le péquenot de Freud », Daniel Martin, Centre France - La Montagne, dimanche 5 octobre 2014

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« Robert Seethaler plonge un ado de dix-sept ans dans la marmite grouillante d'une Vienne en pleine conversion au national socialisme. Une initiation accélérée qui porte un regard décalé, drôle et tendre sur une page noire de l'Histoire autrichienne. […]
Si le procédé n'est pas nouveau, le ton enjoué, un peu ironique envers l'ingénuité nonchalante de Franz, renforce l'affrontement entre cet esprit vierge et les forces à l'œuvre dans une Autriche contaminée par le nazisme. Robert Seethaler observe, amusé, son héros découvrir les codes d'un monde inconnu. […]
Robert Seethaler se sert du tabac comme lieu névralgique du changement des mentalités et du déchaînement verbal et physique qui a précédé l'annexion de l'Autriche. Progressivement, les tenues vestimentaires changent, les menaces antisémites apparaissent ainsi que les saccages visant ceux qui n'obéissent pas aux injonctions d'autorités surgies d'on ne sait où. En refusant d'exclure une partie de sa clientèle, Otto Tresniek fera rapidement les frais de cette vindicte. Avec une candeur bien vulnérable, Franz tentera de le sauver à sa façon, romantique et vaine. Écartelé entre la perte de son mentor, son désespoir amoureux, le départ annoncé du professeur et une conjoncture d'une violence extrême, il se dépouillera petit à petit de son innocence, rêvant parfois d'appartenir au registre des ignorants. Les lettres de plus en plus raffinées qu'il envoie à sa mère témoignent de cette évolution avec beaucoup de délicatesse. Probablement, cet art d'écrire en images, en sons et en odeurs si joliment cultivé par Robert Seethaler a-t-il à voir avec le grave défaut de vision qu'il a subi à la naissance. En tout cas, Le Tabac Tresniek est un bon compagnon pour les week-ends hivernaux et pourrait même rallier quelques ados récalcitrants à la lecture. »

« Le Guide littérature », Béatrice Arvet, La Semaine, jeudi 11 décembre 2014

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« Quel lien peut-il unir Sigmund Freud et Franz Huchel, un jeune montagnard débarqué à Vienne pour faire son apprentissage dans un magasin de tabac ? La fascination pour l’inconscient ! […]
Malgré la dureté de l’époque, c’est un roman plein de charme, qui décrit une amitié improbable, ainsi qu’une ville en plein désarroi. Robert Seethaler est un auteur à découvrir et à suivre : son nouvel opus, best-seller en Allemagne, paraîtra en France l’année prochaine. »

« Cette fine analyse », Pascale Frey, Elle, vendredi 5 décembre 2014

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« À Vienne, en 1937, le buraliste Otto Tresniek peine à préserver l’harmonie dans son échoppe. Clientèle bourgeoise juive et classes populaires ne parviennent plus à cohabiter. Et voilà que Franz, le jeune apprenti, se lie d’amitié avec un fumeur de havanes, un certain Sigmund Freud… Les deux hommes se retrouvent pour des promenades durant lesquelles ils échangent sur l’amour, la tromperie ou la vieillesse. Face à l’arbitraire, les personnages de Seethaler résistent, parfois au prix de leur vie. »

« Résister », Christine Sallès, Psychologies magazine, décembre 2014

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« Voilà un roman d’apprentissage bien construit, plein de poésie et de charme, à la lecture édifiante mais sans mièvrerie. À la fois rappel historique de la montée du nazisme et étude psychologique du passage à l’âge adulte d’un adolescent, il met en scène des personnages attachants et particulièrement crédibles et reconstitue agréablement, avec finesse et humour, l’atmosphère de la capitale autrichienne au moment de l’Anschluss. »

Notes bibliographiques, novembre 2014

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« En 1937, le jeune Franz Huchel, personnage principal du roman autrichien Le Tabac Tresniek, arrive à Vienne . […] Son mentor est un honnête buraliste unijambiste à la personnalité bien trempée. Si le vieux Otto Tresniek va se charger de dégrossir intellectuellement et politiquement le jeune homme, il ne peut rien pour son éducation sentimentale. La belle Anezka ne lui laissant ni l’âme ni le corps tranquilles, Franz, résolu à trouver la solution à ses problèmes, n’hésite pas à aborder Sigmund Freud, client et voisin du tabac. Il ne sait pas grand-chose du grand homme, hormis qu’il est docteur des fous, mais il est certain qu’il peut le soulager de son désespoir. Freud est fatigué, malade, préoccupé par son éventuel départ. Ce jeune homme naïf, pugnace, vif et curieux, qui n’hésite pas à l’attendre des heures sur un banc dans le froid, finit par l’intriguer et une curieuse et touchante amitié se noue entre eux. Mais nous sommes en 1938 et l’Anschluss sonne le glas d’une vie relativement douce. Otto Tresniek refuse obstinément de boycotter sa clientèle juive, ce que la Gestapo ne lui pardonnera pas et, malgré tous ses efforts, Franz ne pourra pas le sauver. Qu’adviendra-t-il du jeune homme après la disparition de ses deux amis ? Restera-t-il fidèle aux idéaux du vieil Otto ? Avant de quitter le pays, Freud aura-t-il le temps de répondre à ses questions ? Il serait dommage que je vous le dévoile, tant la fin du roman de Robert Seethaler est surprenante et émouvante. »

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« Le monde d'avant-hier », Véronique Marchand, librairie Coiffard (Nantes), Page des libraires, octobre 2014

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« Personne ne comprend quoi que ce soit à l'amour. »
« Alors, comment se fait-il que tout le monde tombe amoureux partout, à tout bout de champ ? »
« Jeune homme, dit Freud en marquant un temps d'arrêt, on n'a pas besoin de comprendre l'eau pour y plonger la tête la première. »
[…]

« Morceaux choisis : Conversation avec Freud », Books, octobre 2014

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« Un jeune homme, Freud et ses cigares, Vienne à l'heure de la montée des périls, c'est Le Tabac Tresniek, premier roman traduit de Robert Seethaler […], le it boy de la littérature germanophone, dont le cinquième roman, Une vie entière, à peine paru en Allemagne, bat des records de vente.
Pour l'instant, c'est par son quatrième, plus confidentiel (100 000 exemplaires tout de même) que les lecteurs français s'apprêtent à le découvrir. L'histoire d'un jeune homme qui débute dans la vie à l'heure du crépuscule du monde et des empires. Dans la Vienne des années 1930, Franz, venu de ses montagnes, trouve un emploi chez un marchand de tabac et de journaux, Otto Tresniek, qui a perdu ses jambes à la guerre et en a conservé une solide misanthropie. Parmi les clients de la boutique, un vieux docteur fatigué qui ne voit que trop bien venir le temps des assassins, Sigmund Freud. Franz tombera amoureux (d'Anezka, une gamine venue de Bohème, un peu artiste, un peu putain). Freud et Tresniek, chacun à sa façon, l'aideront à écrire son roman de formation. Et le temps passe comme ça, sur fond d'exil, de montée des périls, jusqu'à la nuit. […]
Ce que veut [Robert Seethaler], avec ses livres ou dans la rue, c'est montrer. Montrer les tilleuls dans le soir, les postiches dans les loges du théâtre national, la mention lumineuse REVOLUTION sur un manège du Prater. Montrer gentiment, et s'en aller. »

« Avant-portrait : Montreur d'ombres », Olivier Mony, Livres Hebdo, vendredi 19 septembre 2014

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Audio - Vidéo - TV

« G. P. : C’est encore un petit bijou découvert par les éditions Sabine Wespieser qui nous arrive là. C’est un magnifique roman d’apprentissage, une espèce d’ode à la vie, contre l’esprit unique justement. Donc on va suivre l’arrivée de ce jeune homme qui vient des hautes montagnes autrichiennes, encore de la boue sous les chaussures. Il va arriver là pour travailler dans un tabac, le tabac d’Otto Tresniek, un ami de sa mère. Il va faire toute son éducation et notamment son éducation politique à travers la lecture très approfondie […] des journaux qu’il vend. Il va faire son apprentissage de cette conscience politique dans une période où justement la montée du nazisme arrive.
C O.-dit-B. : Donc politique mais pas seulement puisqu’il vient de ses montagnes, il découvre la ville…
G. P. : Il va découvrir cette grande ville, la capitale et notamment un tas de personnages très attachants parce qu’effectivement une population très variée vient dans ce tabac-là, aussi bien des ouvriers, des notables que ce fameux docteur des fous, qui est un grand amateur de cigares […], Sigmund Freud, avec qui il va avoir une relation affective. Il y a quand même un mystère qu’il n’arrive pas à résoudre, c’est celui de l’amour. Il a rencontré effectivement une jeune femme, qui est danseuse de cabaret, au fin fond de ruelles très noires. Cette femme-là est un peu volage mais lui est tombé éperdument amoureux d’elle. […]
C O.-dit-B. : Qu’est-ce qui vous a touchée ? C’est la période ? Le rendu de cette Vienne des années 1930 ? C’est Sigmund Freud qui nous apparaît là ? Qu’est-ce que vous avez aimé dans ce livre ?
G. P. : Effectivement, c’est l’ensemble et surtout le personnage de Franz qui est vraiment très attachant, très naïf mais qui est très vif et très curieux. Il va s’attacher à comprendre le monde dans lequel il vit, qu’il découvre et par les dialogues qu’il peut avoir […] avec Sigmund Freud, les choses vont s’ouvrir à lui. […]
C O.-dit-B. : La langue est comment ? […]
G. P. : C’est une langue plutôt classique, agréable à lire, très fluide et qui nous emmène complètement. On le lit presque d’une traite ce roman.
C O.-dit-B. : Donc belle découverte. »

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« Le temps des libraires », Géraldine Pétry, librairie Le Hall du livre (Nancy), et Christophe Ono-dit-Biot, France Culture, mardi 4 novembre 2014


« Un jeune garçon, Franz, contraint de gagner sa vie quitte la campagne, arrive à Vienne et va travailler chez un buraliste dans un tabac Tresniek et là, parmi les clients, il va rencontrer un amateur de cigare qui s’appelle Sigmund Freud. Entre les deux, entre ce jeune homme faussement naïf et Sigmund Freud qui va devoir s’exiler, qui est souffrant, va se nouer une relation absolument étonnante, extraordinaire d’attention, d’intelligence et un échange formidable. Je dois dire que ce livre est un petit bijou qu’il faut vraiment découvrir. »

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« Europe Week-end », Patrick Roger, chronique d’Anne Michelet, Europe 1, samedi 18 octobre 2014 (de 20’32’’ à 22’56’’)


« E. L. : Qu’est-ce que vous avez pensé, vous Pascal Ory, de ce roman de Robert Seethaler, Le Tabac Tresniek, chez Sabine Wespieser, traduit de l’allemand par Elisabeth Landes ?
P. O. : Beaucoup de bien. […] J’ai été séduit par le style, parce que c’est bien sûr d’abord une question de style. Je trouve que c’est vif, nerveux, empathique, cinématographique… On est toujours au second degré. Il nous laisse avoir notre jugement, il ne nous impose pas de jugement et cela fait passer la grande Histoire […] dans une histoire qui peut paraître au départ tout à fait anodine. […] Le coup de génie du livre, c’est la rencontre avec Freud. Effectivement, on a une éducation sentimentale. Le jeune Franz, pour des raisons diverses, est un peu maintenu hors de l’histoire, hors du monde dans sa haute Autriche et puis les circonstances très bien racontées au début (je laisse le lecteur les découvrir) l’obligent à être expulsé de ce petit paradis montagnard, autrichien conformiste, conservateur, antisémite […]. Et, il est précipité dans Vienne la cosmopolite […]. Tout cela se termine en demi-teinte, de façon très poignante. Je trouve que c’est une sorte de fin paradoxale, assez impressionnante.
E. L. : Il faut noter les registres de langue aussi, bien rendus par la traduction d’Elisabeth Landes […]. Et puis, aussi, j’ai beaucoup aimé cette description de ce bureau de tabac comme centre du monde, d’une certaine façon.
P. O. : La citation du centre du monde, page 31, c’est Otto Tresniek qui parle, le buraliste : Un mauvais cigare a un goût de crottin de cheval, un bon cigare a le goût du tabac et un très bon cigare, celui du vaste monde.
E. L. : Qu’est-ce que vous en avez pensé, Arlette Farge, de ce roman de Robert Seethaler, Le Tabac Tresniek, chez Sabine Wespieser ?
A. F. : Moi, j’ai trouvé que c’était vraiment un très, très beau livre. D’une part, par son écriture, par ses élans poétiques constants. Au milieu d’une grande histoire bouleversante, bouleversée qui conduit à la mort plusieurs des personnages qui sont là, on a des descriptions du fameux Franz un peu hors du monde […] descendu de sa montagne, qui s’émerveille à chaque fois. Il s’émerveille du ciel, il s’émerveille du soleil, il s’émerveille des montagnes, il s’émerveille de son amour. […] Il y a une poésie absolument extraordinaire. La deuxième chose que je voulais dire à propos de ce livre, qui m’a beaucoup touchée, qui m’a beaucoup plu, c’est ce mélange justement entre poésie et grande histoire. Ce n’est pas simple à faire… Et aussi, cette chose si belle, la rencontre avec Freud totalement inattendue, bien sûr. […] Les dialogues plus ou moins psychanalytiques […], c’est trop marrant, c’est trop drôle et c’est très doux en même temps.
F. D. A. : Ce qui a de passionnant dans le livre, c’est quand par touche, c’est un peu un roman initiatique, quand même. […] Il faut rappeler, ça commence en 1937-1938 et on a, par touche, l’arrivée du nazisme. […] Il y a le nazisme qui est là et en même temps, c’est un gamin qui s’amuse […]. On a l’impression qu’il va passer à travers cela, qu’à la limite il va en réchapper […].
A. L. : Aussi poétique, je trouve, bien que banale, la correspondance entre sa mère et Franz, son fils. Ils s’écrivent peu, mais les lettres sont très belles. Donc, il y a, en plus, plusieurs registres d’écriture, c’est très étonnant. […] Il y a des scènes horribles, et il y a des scènes complètement évanescentes, remplies de poésie. Vraiment, moi je veux bien lire le prochain livre. »

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« La Fabrique de l’Histoire : Table ronde fiction », Emmanuel Laurentin avec Arlette Farge, Pascal Ory et Fabrice D’Almeida, France Culture, vendredi 17 octobre 2014 (de 23’22’’ à 35’09’’)


« C. G. : Il y a une très jolie scène, quand il arrive, quand il débarque à Vienne de ses montagnes, il s’accroche à un réverbère parce que, tout simplement, il faut qu’il s’habitue physiquement à son environnement […]
E. L. : Oui, il est positivement étourdi. […] C’est son premier contact avec vraiment la modernité, la civilisation.
C. G. : En même temps, ça va permettre qu’il garde ce regard un peu différent. C’est-à-dire qu’un jeune garçon de la ville, même dans la précarité […], n’aurait pas les réactions de Franz, je trouve.
E. L. : C’est je pense, en grande partie, tout l’intérêt de cette démarche. Ce jeune Franz nous livre finalement une vision de la société viennoise en 1937 – on est à neuf mois du rattachement de l’Autriche à l’Allemagne nazie. Il nous livre ce portrait social et historique de l’Autriche, juste avant le nazisme et pendant le nazisme par le filtre d’un regard complètement naïf. Le portrait de la société viennoise en est d’autant plus prégnant, je trouve.
C. G. : Oui, il n’a aucun stéréotype de pensée, aucun parti pris. Il est dans l’observation et l’étonnement purs, en fait. C’est ce qui donne à sa vision une espèce de fraîcheur et, du coup, de pertinence et d’acuité, qu’elle aurait difficilement autrement.
E. L. : Oui absolument, et de sobriété étonnante… En regard de cela, le regard de Sigmund Freud sur cette société qui est […] une vraie analyse socio-historique des événements. Donc on a les deux… […]
M. B. : Il faut peut-être parlé du rôle que joue la mère, la mère de Franz qui est restée dans les montagnes autrichiennes et à qui Franz écrit régulièrement […]. L’auteur a eu la bonne idée – ou l’excellente idée – à la fois de nous donner le contenu de la carte postale de Franz et la réponse de la mère.
E. L. : Oui, ça c’est très très drôle. Les cartes postales, c’est vraiment des passages à chaque fois savoureux dans le roman. Le personnage de la mère, c’est un personnage de femme étonnamment libre pour cette époque et très sympathique. À la fois pragmatique et très poétique, qui est une femme de cœur et qui en même temps ne renie nullement sa sexualité. […]
M. B. : On a, je pense aussi, ces deux mondes c’est-à-dire la femme qui, même si elle connaît la ville, n’y est pas et le jeune garçon de 17 ans qui montre à la fois ses étonnements, ses rencontres et elle est très réservée quand elle apprend qu’il a comme ami le docteur Freud […]. Cette correspondance restituée permet aussi à l’auteur de nous donner un certain nombre d’éléments.
E. L. : Oui tout à fait. Justement, elle a cette phrase, elle lui dit : Les Juifs, c’est quand même un problème. Et Franz lui dit : Mais je ne vois pas où le problème, tout ceux que j’ai rencontrés me paraissaient très corrects. Elle lui dit : Le problème, c’est qu’à quoi ça sert d’être correct dans une société qui a cessé de l’être ? Ca va être le dilemme auquel se retrouvent confrontés les personnages de ce roman […].
C. G. : Il y a le personnage d’Otto Tresniek, qui est ce buraliste invalide de guerre, et qui va aussi être une sorte de figure tutélaire pour Franz mais justement pas tout à fait comme on pourrait le penser... Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur cette figure-là ?
E. L. : C’est la figure-type du personnage bourru… Le bourru au grand cœur. […] C’est un personnage très haut en couleurs. […]
M. B. : La grande Histoire est traitée avec une concision qui est assez rare et qui la rend d’autant plus poignante.
E. L. : Oui, alors c’est à mon avis un des atouts de ce texte. C’est le talent de Robert Seethaler à traiter d’un sujet éminemment tragique sur un ton qui est celui de l’humour. En l’occurrence, c’est vraiment l’humour qui est la politesse du désespoir […]. C’est tragique et c’est très très drôle, parce que ces personnages ont cette espèce d’humour viennois qui est absolument irrésistible. […]
C. G. : J’avoue que j’ai été très touchée. Peut-être justement à cause de ce mélange assez singulier, qui fait qu’on rit : il y a des passages, des dialogues tout à fait irrésistibles, des descriptions irrésistibles. En même temps, il y a quelque chose de très étrange qui se passe : la violence, elle est vraiment là dans le texte. […]
C. G. : Finalement, on se retrouve aussi dans un schéma d’apprentissage amoureux, politique, social. Je veux dire, c’est vraiment pour moi un roman d’initiation, peut-être plus bref que ceux qu’on a l’habitude de lire. Mais justement cette brièveté tient aussi à l’accélération qu’est provoquée par l’histoire. Je trouve qu’il y a quelque chose de très très beau : c’est que la seule issue finalement que Franz semble trouver dans cette situation inextricable, c’est de donner voix à ses rêves. […]
E. L. : C’est une idée géniale de Seethaler. Freud lui a conseillé de noter ses rêves dès le réveil et il ne voit pas très bien à quoi ça sert. Donc, il va les partager. Il note ses rêves et après il les affiche sur la vitrine à un moment où justement la fréquentation du tabac laisse un peu à désirer parce que c’est un magasin qui a eu maille à partir avec le pouvoir nazi. Les gens s’arrêtent et ça les renvoie à leur propre imaginaire, à leurs propres rêves. C’est un moment extrêmement poétique. […]
M. B. : C’est une façon à la fois pratique et intéressante de mettre en actes la théorie de Freud. […]
E. L. : Oui, c’est sa lecture personnelle de la psychanalyse qui est un peu inédite et qui est extrêmement touchante et drôle. »

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« Fréquence livres », Malou Bernasconi, Corinna Getner avec Elisabeth Landes (traductrice), Fréquence protestante, mercredi 12 novembre 2014


« D. M. : Je trouve que c’est un livre qui a une tonicité absolument formidable. C’est-à-dire que cette forme de naïveté, confrontée à cette époque terrible, tout ça pourrait s’éroder et, en fait, Seethaler le tient parfaitement jusque dans les situations les plus difficiles. Moi, c’est un livre qui m’enthousiasme totalement et c’est un livre qui est bouclé, qui est fait, remarquablement traduit en plus. […]
Je suis très impatient de lire la suite. »

Écouter l'émission

« La Dispute », Arnaud Laporte, Daniel Martin et Emily Barnett, France Culture, vendredi 17 octobre 2014 (de 35’20’’ à 50’ 20’’)


Sabine Wespieser présente Le Tabac Tresniek, de Robert Seethaler.

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« Un livre, un jour », Olivier Barrot, France 3, mardi 30 septembre 2014


Coup de cœur des libraires

« Franz est un jeune cul-terreux qui se la coule douce dans ses montagnes autrichiennes, jusqu'au jour où sa mère l'envoie fine 1937 à la capitale pour y faire son apprentissage. Sous la férule du buraliste Otto Tresniek, le jeune candide découvre Vienne et ses soubresauts politiques, mais aussi les relations humaines et l'amour. Plein de trouvailles poétiques, ce roman de formation d'une noirceur légère fait naître l'émotion à chaque page. Un bijou. »
« Un excellent roman, intelligent, profond, plein de trouvailles poétiques, à la noirceur légère. L'émotion naît au détour des pages. Un coup de cœur pour cette fin d'année. »

Coup de cœur d'Arnaud Page, Fnac Angers


« Magnifique !
Pureté, simplicité, douceur, poésie et humanité sont les ressorts de ce captivant roman… Situé à Vienne, à la fin des années 30, où l'innoncence du personnage principal sera percutée par la violence du temps. Un jeune auteur à suivre ! »

Coup de cœur de la librairie Passages (Lyon IIe)


« Le Tabac Tresniek, avec son héros à la candeur désarmante, est un roman d'apprentissage, mais aussi et surtout de résistance. Plein de poésie, c'est un roman qui n'en reste pas moins d'une émotion palpable et vraiment percutant. Brillant ! »

Coup de cœur de Stéphanie Férial, librairie La Galerne (Le Havre)


« Pas facile pour Franz de se faire à la vie viennoise… Grand naïf, il se heurtera aux mystères des femmes et aux soubresauts de l'histoire. Même Freud y perd son latin ! »

Coup de cœur de la librairie Kléber (Strasbourg)


« 1937. Vienne, l'apprentissage de la vie, Franz découvre la ville et le nazisme montant. Superbe. »

Coup de cœur de la Librairie du Théâtre (Bourg-en-Bresse)


« La montée du nazisme dans Vienne en 1937, vu par un jeune homme naïf et amoureux. Comment Sigmund Freud l'aidera dans sa recherche de l'amour ! Intéressant et différent ! »

Coup de cœur de Marie-Adélaïde Dumont, librairie Doucet (Le Mans)


« Le Tabac Tresniek, ou l'histoire de la relation d'amitié qui va lier un jeune buraliste viennois au "docteur des fous" Sigmund Freud, amateur de cigares. »

Coup de cœur de la librairie La Manœuvre (Paris XIe)


« Un petit bijou viennois !
L'apprentissage de l'amour d'un jeune autrichien par les conseils de Sigmund Freud, sur fond de montée du nazisme, et sous les effluves de tabac et de chocolat viennois… Somptueux ! » 

Coup de cœur de la librairie Millepages (Vincennes)


« Quand le jeune Franz Huchel arrive à Vienne l'été 1937, il a 17 ans. À travers l'amitié du buraliste unijambiste et anarchiste qui l'emploie et les rencontres qu'il fait – dont celle de Freud –, il découvre la vie, jusqu'à ce que l'histoire le rattrape.
Une parenthèse de poésie dans un monde de brutes ! » 

Coup de cœur de Sophie, librairie Folies d'encre Montreuil


« Vienne, années 30 : une des plus grandes capitales culturelles du monde ; et pourtant la barbarie nazie gagne peu à peu. »

Coup de cœur de la librairie L'Autre Monde (Avallon)


« Un très beau et riche roman initiatique dans lequel le jeune Franz va découvrir la grande et belle Vienne, être initié à l'amour, subir la montée du fascisme et rencontrer la psychanalyse. »

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Coup de cœur de la librairie Soif de Lire (Strasbourg)


« 1937. Franz Huchel n'est plus vraiment un gamin et pas encore un homme quand il est contraint de quitter sa Haute-Autriche rurale pour aller gagner sa vie à Vienne, dans le bureau de tabac d'Otto Tresniek précisément. C'est un personnage un peu bourru, caustique (et unijambiste qui l'accueille et entreprend de le former. Bien vite il se familiarise avec les habitudes des clients fidèles, parmi lesquels Sigmund Freud en personne… à qui il se lie peu à peu. Chronique d'une amitié aussi improbable que salutaire, aperçu de la vie dans la Vienne de la fin des années trente et de l'Anschluss, Le Tabac Tresniek est un roman d'apprentissage jubilatoire. »

Coup de cœur de la librairie Dialogues (Brest), catalogue de Noël 2014


« De ses rencontres avec le professeur Freud à son amour pour Anezka, en passant par la correspondance avec sa mère et la retranscription de ses rêves, c'est toute la grandeur d'âme d'un jeune homme aussi naïf que courageux que nous raconte ce beau roman d'apprentissage pendant l'Anschluss de 1938.
Un roman magistralement orchestré par la plume alerte et faussement légère de Robert Seethaler. »

Coup de cœur de la librairie Le Neuf (Saint-Dié), Noël 2014


« Le jeune Franz Huchel menait une vie plutôt paisible dans une petite ville de la campagne autrichienne jusqu’à ce qu’un revirement familial l’oblige à partir pour la capitale. Là, il est pris sous l’aile protectrice d’un ancien ami de sa mère qui l’initie au digne métier de buraliste dans son propre bureau de tabac où défilent toutes les couches de la société viennoise.
Tout irait pour le mieux si nous n’étions pas en 1938 et que tout esprit de quiétude et de cosmopolitisme semble disparaître quasiment du jour au lendemain.
L’humour et la finesse psychologique dont fait preuve Robert Seethaler pour nous raconter les aventures de son jeune héros ne leur enlèvent en rien leur puissance tragique. La mécanique de l’Histoire est en marche et entraîne avec elle tout le petit monde qui gravite autour du bureau de tabac.
C’est l’heure alors pour chacun des personnages de faire un choix et de se découvrir des convictions et un courage peut-être jusque-là insoupçonnés. »

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« Littérature étrangère : les livres de l'été », coup de cœur de la librairie Compagnie (Paris Ve)


« À la fin de l’été 1937, Franz Huchel, petit gars sans malice du Salzkammergut, débarque à Vienne pour y gagner sa vie : Otto Tresniek l’embauche dans son tabac. Charismatique unijambiste à la morale douteuse, ce dernier va non seulement aiguiser son sens critique, mais aussi l’initier au plaisir et au vice. Et, quand le professeur Sigmund Freud fait son apparition, Franz y voit un hypothétique mentor pour mener sa vie amoureuse. Mais l’antisémitisme est latent et seuls les rêves peuvent devenir des actes de résistance… Dans une Vienne embrumée, Robert Seethaler teinte sa plume, tantôt de la vivacité piquante d’Otto, tantôt de l’ingéniosité du désespoir de Freud. Et, au centre de ces deux pères spirituels facétieux, émerge la candeur de Franz pour souligner la déliquescence d’une époque. Grâce à ces trois héros, Robert Seethaler transforme le roman d’apprentissage en un véritable attrape-rêves ! »

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Coup de cœur de Nadège Badina, librairie Le Square (Grenoble)


« Quand Franz quitte sa mère et les montagnes de Haute-Autriche, rien n'est simple.
Les femmes sont (et resteront) un mystère. Et le climat viennois en 1937-1938 n'est pas à l'insouciance.
Même Freud y perd son latin. »

Coup de cœur de la librairie Quai des Brumes (Strasbourg)


« Un petit bijou ! »

Coup de cœur de la librairie Sauramps (Montpellier)


« Au Tabac Tresniek, se mêlent classes populaires et bourgeoisie juive de la Vienne des années trente, on y croise meme Freud en personne ! On suit le jeune Franz Huchel, issu des montagnes d'Autriche, contraint d'aider Otto Tresniek. Montée du national-socialisme, rencontre amoureuse… Un roman plein de vie. »

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Coup de cœur de Franck, Fnac Annecy


« Nous sommes à la fin de l’été 1937 en Haute-Autriche et il est temps pour le jeune Franz Huchel d’entrer dans la vie active. N’ayant pas la carrure pour les travaux manuels, sa mère l’envoie à Vienne auprès de son oncle Otto Tresniek, un buraliste unijambiste qui lui enseigne l’art de vendre la presse, le tabac et les cigares. Entre la lecture des journaux et les ventes discrètes de revues de charme à une clientèle allant du simple prolétaire au grand bourgeois, qu’il soit juif ou non, Franz doit aussi faire sa vie et découvrir les femmes. Tels sont les conseils de ce bon et étrange client, Sigmund Freud. Candide, notre jeune héros a des questions et des réflexions quelque peu saugrenues pour l’éminent praticien qui s’attache à lui d’une manière qu’il ne saurait expliquer, mais peut-être n’est-ce dû qu’aux excellents cigares offerts ?
L’atmosphère calme et simple de ce roman nous ferait presque oublier la menace de la montée du nazisme, ce que Robert Seethaler nous rappelle par petites touches noyées dans le quotidien : l’emploie de ce mot bizarre mais pourtant si commun de youpin ou encore ce message écrit en lettres de sang sur la vitrine du bureau de tabac vite effacé par des commerçants désireux de n’avoir aucune étiquette. Bien entendu, ces petites gouttes finiront par faire déborder le vase, ce qui plongera dans une drôle de situation un Franz incapable de comprendre ce que l’on reproche aux juifs et qui ne trouve à répondre qu’un Merci, vous aussi lorsqu’on le salue d’un Heil Hitler.
Si le roman s’inscrit à la veille de la seconde guerre mondiale, il parle surtout d’amour, ce sentiment que l’on ne comprend ni avant ni pendant ni après que nous l’ayons vécu. Le Tabac Tresniek nous hypnotise au point que l’on est tout étonné et un peu orphelin lorsqu’on arrive à la fin. Une superbe découverte ! »

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Coup de cœur de Marilyn, librairie Mollat (Bordeaux)


« En août 1937, aux confins des montagnes autrichiennes, un orage frappe un lac et l’éclair foudroie Alois Preininger (le 3e homme le plus riche du Salzkammergut). Ce drame climatique va changer la vie du jeune Franz Huchel qui quitte ses montagnes et son village natal pour venir travailler à Vienne avec Otto Tresniek, buraliste unijambiste et esthète de sa profession. Au cœur de la bruyante et grande ville, la rumeur de la montée du national-socialisme se perçoit au Tabac Tresniek où se mêlent pour quelques temps encore les classes populaires et la bourgeoisie juive de la Vienne des années trente.
Mal dégrossi, le jeune Franz fait rapidement son éducation politique grâce à la lecture assidue de la presse mais sa connaissance des femmes demeure très lacunaire. La rencontre avec Anezka, jeune cabaretiste dont il tombe éperdument amoureux, va changer sa vie une seconde fois. En cherchant conseil auprès du docteur des fous, client du tabac et grand fumeur de havanes, Franz rencontre Sigmund Freud avec lequel il va se lier d’amitié. Mais les temps sont durs, le nazisme met à mal Otto Tresniek et son Tabac, Freud se résigne à émigrer en Angleterre…
Est-ce là un témoin de l’humour viennois ? Entre (en)vie et désespoir ? Une langue jubilatoire raconte l’Histoire et des histoires, une intrigue où la tension ne se relâche pas et des personnages forts et attachants, voici un roman à lire d’un trait ! »

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« Le blog de Gilles », coup de cœur de la librairie L'Usage du monde (Strasbourg), mardi 7 octobre 2014


Coup de cœur des librairies Au moulin des lettres (Épinal), Coiffard (Nantes), La Colline aux livres (Bergerac), Le Cyprès (Nevers), Doucet (Le Mans), Fnac Montpellier, Garin Paraf (Chambéry), Lucioles (Vienne), M'Lire Anjou (Château-Gontier), Ombres blanches (Toulouse), Passages (Lyon), Le Square (Grenoble), Vent d'ouest (Nantes)…


« En 1937, le jeune Franz quitte sa mère et les montagnes de Haute-Autriche pour aller travailler à Vienne. Il entre au service d'Otto Tresniek, un buraliste unijambiste, vague relation maternelle.
S'il apprend rapidement le métier, Franz semble un peu perdu dans cette vie viennoise.
Les femmes sont (et resteront) un mystère...et cela ne s'arrangera pas avec Anezka. C'est d'autant plus difficile que les temps ne sont pas à la légèreté et à l'insouciance...l'annexion de l'Autriche en 1938 mettra un terme aux atermoiements de ce coeur simple.
Le Tabac Tresniek est un roman terriblement attachant comme ce Franz, éternellement dépassé par les événements. »

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« Le blog de Sébastien », coup de cœur de la librairie Quai des Brumes (Strasbourg), jeudi 2 octobre 2014


Lu et conseillé par :
Lydie Zannini, librairie du Théâtre (Bourg-en-Bresse)
François Reynaud, librairie des Cordeliers (Romans-sur-Isère)
Karine Clugery, librairie Les Mots voyageurs (Quimperlé)
Coline Meurot, librairie Majuscule (Armentières)
Marie Hirigoyen, librairie Le Jardin des lettres (Craponne)
Alain Lemoine, librairie L'Astrée (Paris XVIIe)
Sarah Mossman, librairie Le Bel aujourd'hui (Tréguier)

Page des libraires, octobre 2014


« Août 1937. Franz Huchel quitte son village, sa mère aimante, pour aller travailler à Vienne dans le bureau de tabac d'Otto Tresniek. Il rencontrera dans cette ville inconnue un étrange amateur de cigares nommé Sigmund Freud, tombera amoureux d'Anezka, une drôle de fille qui se débrouille comme elle peut pour survivre et le mène en bateau.
Les temps sont difficiles, il est dangereux de manifester la moindre opposition. Pourtant certains ont le courage d'aller à contre-courant, au péril de leur vie, tout simplement parce qu'ils ne savent ni ne peuvent faire autrement. Un roman d'apprentissage attachant, profond, plein de poésie et de cet humour viennois si particulier. »

Coup de cœur de la librairie L'Arbre à Lettres (Paris Ve)


Presse Web

« Au cours de l’été 1937, le jeune Franz Huchel arrive de ses montagnes autrichiennes à Vienne, pour travailler chez le buraliste Otto Tresniek. Invalide de guerre, celui-ci s’est construit avec son petit commerce un univers à ses dimensions, étroit d’espace mais large d’horizon : ses havanes – lui-même ne fume pas – et ses journaux lui permettent de se relier au monde et de réfléchir aux évolutions sociales et politiques de son pays. Avec lui, Franz se fait rapidement à sa nouvelle vie. Mais très vite les difficultés surgissent : le jeune homme tombe amoureux d’une artiste de cabaret, Anezka, dont les dérobades continuelles le poussent au désespoir ; et surtout il est confronté à la violence incompréhensible de son environnement, gagné par l’idéologie fasciste. Otto Tresniek, qui refuse de boycotter sa clientèle juive, paie le prix de son courage. Désormais livré à lui-même, Franz s’efforce de trouver du soutien auprès d’un fidèle client du tabac, le Dr Freud en personne. Mais à l’heure où il faudra prendre position, Franz se retrouvera seul.
Quatrième roman de l’auteur et premier à être traduit en français, Le Tabac Tresniek est une sorte de récit de formation en accéléré, où la situation politique oblige le héros à faire en quelques mois son apprentissage intellectuel et amoureux à la seule fin – mais cela il l’ignore – de prendre, le moment venu, la décision qui engagera toute sa vie. Ancré dans la violence la plus crue, ce roman n’en est pas moins jubilatoire par la grâce d’une écriture très directe, d’une incroyable vitalité et d’une truculence constante.
Ce singulier mélange d’ironie grinçante, de tendresse et d’émotion est irrigué, on le sent, par une colère qui agit comme une sorte de liant. Seethaler est loin d’en avoir fini avec le passé, mais pas seulement parce qu’il veut réitérer les appels à la vigilance. Il y a dans cet ouvrage une croyance forte et tenace en la valeur des gestes : un mère qui se transforme en maman, un échange de cartes postales en guise de relation épistolaire, des rêves que l’on couche par écrit pour les afficher sur une vitrine… C’est dans la délicatesse de ces gestes, dans leur capacité à dilater l’imaginaire, que se niche la résistance la plus efficace. De ce point de vue, la fin du roman signe le triomphe ultime du geste gratuit, sans attente de retour, qui permet au germe de l’amour de renaître au cœur des ruines. Un très beau texte, traduit avec beaucoup de finesse et de passion. »

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« Harmonies et discordances », la chronique de Corinna Gepner, www.atlf.org (Association des Traducteurs Littéraires de France)


« […] En mars 1938, lorsque l’Autriche est rattachée à l’Allemagne sous le commandement d’Hitler, Vienne devient invivable pour les Juifs et les dissidents politiques. Sigmund Freud se résout à l’exil. Dans le climat de collaboration et de terreur qui s’est installé, et alors que les journaux parlent désormais d’une seule et même voix, celle de la propagande, Franz saura rester fidèle à ses opinions et résister au dogmatisme nazi avec les armes qui lui ont été léguées par ses deux pères spirituels : la vivacité piquante et l’ingéniosité du désespoir.
Ce roman d’apprentissage est un véritable manuel de survie contre la pensée unique. Franz est un personnage attachant dont on suit avec passion les aventures, un peu à la manière d’un Candide du XXe siècle, qui voit avec stupéfaction le délitement d’une société déboussolée, et ne se reconnaît pas dans les valeurs qu’elle proclame. Il prendra alors sa propre direction, que lui dictent sa conscience et son indignation. Ayant appris au contact de ses guides que l’inconscient peut être subversif, il fera de ses rêves des actes de résistance assumés et responsables. »

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« Coup de cœur : L'accroche-rêves », Aline Sirba, « La Plume au vent », www.onlalu.com


Vienne. 1937. 1938.
On glisse dans les années noires.
Un roman double : d'un côté, l'évolution, l’éclosion d'un p'tit gars de la campagne découvrant la ville, l'amour, la complexité des relations humaines… et la guerre. Des rêves à la plus terrible des réalités.
De l'autre, l'évolution d'une ville dans ces années troubles, l'antisémitisme, les croix gammées, les arrestations, les assassinats.
Comment ce jeune homme, un peu naïf, pas très cultivé au départ, appréhende-t-il tout cela, qu'en comprend-il, qu'en comprend sa mère ? Le point de vue choisi est intéressant et apporte un autre éclairage sur cette page de l'histoire.
Bouleversements politiques, bouleversements intimes avec l'éclosion de ce jeune homme et en parallèle la descente aux enfers d'une ville.
Mais si le thème est particulièrement grave, l'écriture ne l'est pas, pas de pathos ici ! 
Et au milieu, le personnage de Freud, vieillissant, malade, et cette sorte d'amitié naissante entre les deux hommes, qui semblaient si peu faits pour se rencontrer, et les clients du tabac, comme autant de visions différentes de cette période. Et ces rêves affichés dans la vitrine, comme autant de possibilités ouvertes à la réflexion du passant… de quoi susciter aussi celle du lecteur…
Et puis il y a la ville de Vienne, sa grande roue, son café… »

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blog Les Carnets d'Eimelle, jeudi 18 septembre 2014



 

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