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Revue de presse Chemins
Michèle Lesbre

 

Presse écrite

« En écho à Patrick Modiano, la romancière part en quête de signes, de solutions fantomatiques aux énigmes du passé. Mais l’élan qui la porte est un hymne à la vie.
Dans Chemins, son dernier roman, comme dans Le Canapé rouge ou dans Écoute la pluie, la trame des livres de Michèle Lesbre est la vie même. C’est l’évidence, direz-vous : tout roman ne prend-il pas ses racines dans l’existence?
Encore faut-il savoir en parler. Savoir rendre cette respiration sans cesse renouvelée, ce battement souterrain du monde et du cœur, et surtout ce que glisse chacun d’entre nous dans les intervalles de ces rythmes réguliers, ce que chacun en retient aussi. Il faut savoir dire l’écoulement de la vie avec précision, avec élégance, en lui donnant un sens. Et c’est à quoi s’attache avec talent Michèle Lesbre.
Elle envoie dans ses romans une femme qui lui ressemble. Elle respire le vent, voyage, rencontre, guette les messages du passé, les signes, se réjouit, lit des livres. Elle se souvient, elle s’interroge. Elle est présente aux êtres, curieuse, ouverte, inquiète, bouleversée parfois, bienveillante aussi. C’est une chercheuse de vie, comme d’autres sont chercheurs d’or. La vie était ainsi, pleine de dangers, mais aussi de moments radieux qu’il fallait saluer comme tels.
Rien de spectaculaire dans ses livres. Pas de grandes batailles, ni de déchirures affectives violentes, ni de complots, mais des faits marquants, comme le suicide terrible et étrange d’un vieil homme souriant dans Écoute la pluie, ou ce père qui dans Chemins, ce dernier et magnifique roman, lui promet en cadeau un âne ; cadeau incroyable, qui plonge dans l’extase la petite fille qu’elle est ; cadeau, qui n’arrivera jamais.

Chemins est un titre double. Il est celui des chemins de halage, le long des canaux, qu’elle suit plus ou moins et qui la mènent jusqu’à la Loire dans une ville nommée R., où s’est endormie une part de son enfance.
Mais ce sont aussi les chemins qui mènent à son père; un homme colérique, rêveur, disparu et resté énigmatique. Mon intime étranger, dit-elle.
En italique, les souvenirs d’enfance : une mère si belle, un père si peu sûr de la mériter, malade aussi. Des disputes sans fin. Mais, chez les grands-parents, tout de même, la rédemption du jardin, l’été.
En écriture régulière, elle dit le présent vagabond. D’hôtel en hôtel, au fil de l’eau, elle avance, sans se presser, vers sa mémoire. Lectures, cafés. Rencontres de hasard, messagers, un ancien marin et surtout ce chien qui surgit et s’attache, sans façon, à elle : Je te préviens, lui dit-elle, toi et moi, c’est pour la vie, tu as toute la nuit pour réfléchir. Et la fin du livre devient l’histoire d’un couple : le chien et moi.
On parle parfois de Patrick Modiano à propos de Michèle Lesbre. Elle le lit, elle lui a rendu hommage, elle s’intéresse comme lui à la mémoire. Il y a une parenté. Mais elle est plus précise, cependant. Plus attachée au réel, aux sensations, aux détails domestiques. […]
Et elle n’a pas peur d’inviter directement ses fantômes dans le théâtre de ses pages. Elle les fait défiler, un à un, toute une nuit, sur un pont de R., comme sur une scène. Ses grands-parents, oncles, amis d’enfance et même la bonne. Errance fantastique de la mémoire. R. devient un décor où se rejouent des pans entiers de sa vie.
Nostalgie, oui, mais pas seulement. Il y a dans les livres de Michèle Lesbre un élan vital, une qualité d’émerveillement, un humour diffus, une sorte de confiance qui comblent le lecteur : C’est peut-être la dernière fois, mais quelle dernière fois? Il y en a tant. »

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« Michèle Lesbre, sur les chemins buissonniers de la mémoire », Eléonore Sulser, Le Temps, samedi 28 février 2015

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« Sur les sentiers de la mémoire », Macha Séry, Le Monde des livres, vendredi 13 mars 2015

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« À l'instar d'un Modiano, qu'elle admire, Michèle Lesbre reprend sans cesse le même livre, fouille la même mémoire, inlassablement. Images de la guerre, fondatrices ; celles de la gare de Poitiers bombardée, d'une maison qui lentement s'écroule, comme s'effondre un château de sable ; celles de ses parents, couple en perpétuelle bataille ; celles, lumineuses, de vacances au bord de la Loire, chez ses grands-parents, l'été de son enfance. À chaque livre, pourtant, l'auteur s'aventure plus loin sur des chemins de plus en plus intimes. Ici, à la recherche d'un père que le lecteur a déjà plusieurs fois croisé, et qui toujours échappe. De livre en livre, le texte s'allège, le dispositif fictionnel s'amenuise, les silhouettes se font évanescentes. L'auteur travaille sur la transparence, la lumière et ses variations jouent un rôle majeur, les temps se côtoient, hier et aujourd'hui réunis, les morts aussi présents que les vivants... Il suffit d'un instant, un homme entrevu depuis la terrasse d'un café, absorbé dans la lecture d'un livre, pour que le mécanisme s'enclenche. La narratrice part, ce livre pour tout bagage, celui que son père aimait, à la recherche du chemin de sa vie, d'hôtel en hôtel, privilégiant les paysages immobiles où le temps semble se retenir. On progresse en funambule dans les détours de ce pèlerinage au charme flottant, ému par la finesse et la limpidité cristallines du texte, bouleversé par cette rencontre d'une femme et d'un père, à jamais intime étranger. Touché aussi par cette légère distance au monde qui semble, pour la première fois, s'installer. Il y a tant de beauté dans ce livre. »

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Michel Abescat, Télérama, samedi 21 février 2015

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« On ne sait quel sens donner à certains souvenirs tant leur violence, parfois, marque le temps. C'est une réflexion de l'héroïne et narratrice, dans les dernières pages de Chemins, une réflexion qu'elle se fait dans une cour d'école silencieuse, non loin des bords de Loire, en été.
La violence dont il est question surgit dès la première page du roman avec l'arrivée d'un homme dans la maison qu'habitent la narratrice et sa mère. […] Il est l'envahisseur, l'étranger. Dans la rue passent les vrais envahisseurs. On est en 1941, l'enfant a trois ans ; elle ne comprend pas que sa mère la retienne quand défilent les soldats allemands. La vie des deux femmes est surtout perturbée par ce retour du mari et père. […] Devenue adulte, la narratrice cherche à savoir qui il est. Elle dispose de peu d'indices, hormis ses souvenirs et la présence d'un roman, très important pour lui : Scènes de la vie de bohème. L'image de ce père lui revient alors qu'elle est assise à la terrasse d'un café et que, non loin d'elle, un homme dont l'allure et le comportement lui semblent étrangement familiers lit, à l'écart de tous, ce roman d'Henry Murger. Le voyage commence.
Voyage dans l'espace d'abord. Des amis prêtent à la narratrice une maison. Ces amis faisaient partie de la petite bande d'idéalistes qui rêvaient de changer le monde et qui se retrouvaient à Coutry. […] Ce couple a abandonné la maison de Coutry pour une autre, un peu plus loin. L' héroïne hésite ; elle est embarrassée par cette offre et tarde à rejoindre ce nouveau lieu. Le titre du livre, Chemins, prend alors son sens. Ce pluriel évoque des sentiers, des bifurcations et des digressions, des haltes, et donc des rencontres. On se laisse porter ou emporter, parfois en marchant, parfois en prenant un petit train qui s'arrête dans toutes les gares d'une province silencieuse, quelquefois en longeant un canal et ses péniches. Un hôtelier galant, un pêcheur un peu mythomane, un couple de mariniers qui semble sorti de L'Atalante de Vigo (ou du Baron de l'écluse avec Gabin), un chien, les grands-parents de la narratrice, Mathilde et Léon, surgis de sa mémoire, voilà quelques protagonistes de ce roman qui chemine non loin du fleuve, dans le centre de la France.
En contrepoint et en écho, le père et son opacité, sa dureté, le père face à la mère, avec l'enfant comme témoin. […] Rarement dans un roman de Michèle Lesbre on a senti pareille souffrance. Jusque dans la sécheresse des phrases en italique qui racontent l'histoire morcelée du père.
Les errances de la narratrice n'en sont que plus douces. Comme si le présent qu'elle raconte, les bords de la rivière, les chambres d'hôtel au papier défraîchi, la présence de Palmas, le chien qui l'accompagne soudain, apaisaient la douleur de cette enfance. […]
Dans les textes de Michèle Lesbre, des livres circulent ou servent de mots de passe. Celui de Murger en fait partie, mais aussi, tandis qu'elle est invitée dans la péniche qui glisse sur le canal, un Bassani. Plus tard, la narratrice apprend la mort de Jean-Claude Pirotte. Il est minuit depuis toujours est le titre d'un de ses derniers récits. Le poète aurait pu écrire que les rêves sont aussi ce que nous sommes, même si cela ne se voit pas. C'est la narratrice qui le dit à son ami pêcheur un peu mythomane. Chemins confond passé et présent en une prose poétique ressemblant à l'eau d'une rivière. Les repères s'effacent. Appelons cela le charme. »

« Sentiers de mémoire », Norbert Czarny, La Nouvelle Quinzaine littéraire, 16 au 28 février 2015

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« À l'instar de Patrick Modiano ou de Marguerite Duras, Michèle Lesbre écrit moins sur la mémoire que sur l'oubli. Ou, plus exactement, la peur de l'oubli.
Les routes buissonnières, les rencontres de hasard, les paysages inattendus nourrissent depuis toujours l'œuvre de Michèle Lesbre. Au début de Chemins, la narratrice observe un homme assis sous un réverbère en train de lire un texte d'Henry Murger : Scènes de la vie de bohème. Aussitôt le titre de ce roman feuilleton du XIXe siècle ouvre le tiroir de sa mémoire familiale. Demain, elle quittera la ville et ses silhouettes rêveuses pour habiter quelques jours une maison près d'un canal. Mais rien ne presse et ne semble hâter le pas de cette femme seule qui aime tant s'arrêter en chemin, observer les autres et se fondre dans leur vie, pour quelques heures ou quelques jours. Cependant, le souvenir insistant de son père tend à s'imposer. Elle remonte ainsi les années, cherche l'image du jeune homme insouciant derrière celui qu'elle a si mal connu et trop vite oublié.
Les thèmes essentiels de Michèle Lesbre sont réunis dans ce récit empruntant le rythme des fleuves, le mouvement des péniches, la douceur des bords de Loire. On note, au passage, quelques conseils de lecture car la romancière est une lectrice partageuse. Cousine d'Alexandre Vialatte et de Paul Gadenne, Michèle Lesbre écrit en marchant, réglant son pas sur celui d'une prose poétique qui nous donne à voir et à rêver. Mais dans ce nouveau texte d'une grande beauté, la sérénité domine enfin. Comme un désir de trouver sa place dans le monde, en prenant les chemins de traverse pour, enfin, rentrer chez soi. »

Christine Ferniot, Lire, février 2015

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« Avec bonheur, Michèle Lesbre ose la lenteur. Car elle aime les chemins de traverse. Déjà, dans d'autres de ses romans, la narratrice errait, ramassant au passage quelques bribes de souvenirs comme autant de cailloux de Petit Poucet sur ces chemins détournés qui mènent à soi. Sur les traces d'un ancien amour dans Le Canapé rouge ou dans Paris devenue ville inconnue après le dernier sourire d'un vieil homme se jetant sous le métro dans Écoute la pluie.
Son dernier roman Chemins est fait de cette même matière, paisible vagabondage illuminé de fulgurances. Une femme part en quête de son père qu'elle a si peu connu de son vivant en voyant un homme lire Scènes de la vie de bohème qu'il aimait tant. Les rencontres et les souvenirs ne la mèneront qu'à mieux se connaître. L'ultime but de Michèle Lesbre finalement. »

« Les chemins vers soi », M. Pl., Midi Libre, vendredi 13 mars 2015


« C'est un livre écrit en lettres de délicatesse. Il murmure et chuchote. Fait attention de ne pas déplacer l'air pour éviter d'effrayer des souvenirs qui volent comme des nuées de moineaux. Ces souvenirs-là appartiennent à Michèle Lesbre, contenus dans 143 pages serrées comme on serre contre soi un souvenir d'enfance ou la photo de son père. C'est ce père-là qui transpire, qui ouvre le livre et le finit. Entre les deux, nous suivons les chemins de l'auteur le long d'un canal. Elle doit aller dans la nouvelle maison de ses amis mais avant d'apprivoiser ce nouvel environnement qu'elle redoute, la voilà dans les pas de sa propre enfance. L'image du père est punaisée au-dessus de ce livre objet, dans les pages douces qui se tournent avec bonheur, et l'on suit, comme ce chien que l'auteur rencontre et qui l'accompagne alors, la jolie musique d'une mélancolie à part. Il n'y a pas de regrets, pas de remords, il y a la juste dose d'un retour sur soi et d'une introspection sur ses propres chemins. Un régal de lecture. »

Rémy Beurion, Le Berry républicain, mercredi 4 mars 2015

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« Explorer l'intimité d'un père, disparu, méconnu, par le biais de sa lecture fétiche, Scènes de la vie de bohème d'Henry Murger, est la mission que s'assigne la narratrice de ce roman autobiographique. Ce faisant, elle entraîne le lecteur en une quête douce, paisible, ponctuée de rencontres et d'anecdotes, à travers son passé. »

« L'éventail de nos lectures », Apolline Elter, L'Éventail (Belgique), mars 2015


« Le fil de la mémoire est le point commun de plusieurs livres qui peuplent ce numéro du Cahier Livres. […] Michèle Lesbre, elle, vagabonde par les Chemins, dans la quête d’un père perdu qu’elle recherche dans d’anciens lieux. […]
La mémoire est cœur de la littérature. C’est un de ses moteurs les plus puissants. […]
La mémoire et l’écriture, deux écoulements. Au moins trois de ces livres en quête de passé lient la mémoire et l’eau. […] Michèle Lesbre enfin, plus discrètement peut-être, mais avec obstination, suit des cours d’eau plus sages, des lieux d’écluses, de rendez-vous et de lenteur : c’est à bord d’une péniche qu’elle chemine vers ses souvenirs.
La métaphore de l’eau est d’une puissance étonnante lorsqu’il s’agit de la mémoire et de l’écriture. L’eau raconte à la fois une pérennité et un changement perpétuel. Elle dit aussi le fil narratif, inlassable, qui se dévide, patient, creusant le sens, délivrant ses récits. Elle dit enfin l’ubiquité de l’auteur, des personnages, celle du lecteur aussi qui face au fleuve de mots demeure à la fois immobile et se trouve transformé. On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve, disait Héraclite. La rivière, comme la mémoire et le livre, est un palimpseste, qui réécrit, d’instant en instant, l’histoire de nos vies. »

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« Mémoires d'eaux », Eléonore Sulser, Le Temps, samedi 28 février 2015

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« Un homme lisant Scènes de la vie de bohème assis sous un réverbère va jeter la narratrice sur les chemins du passé. Avec son écriture sensitive, d'une fidélité indéfectible à ce qui a été, Michèle Lesbre retourne vers son enfance et tente de réveiller, cinquante après sa mort, l'image d'un père énigmatique.
[…] Plus étranger que l'envahisseur allemand pour la petite fille d'alors, il survit dans sa mémoire par bribes, une odeur de cuir et de tabac froid, une moto, des explosions de colère soudaines ou quelques rares scènes familiales. Au moment où elle doit faire le deuil d'une maison remplie de souvenirs de jeunesse que des amis propriétaires viennent de vendre, l'inconnu du réverbère renvoie Michèle Lesbre plus loin encore dans le temps, vers ses premiers pas sous les bombes et ce père rugueux et désenchanté qui vouait un culte au roman d'Henry Murger. Ayant accepté de séjourner dans la nouvelle résidence de ses amis, elle décide d'apprivoiser ce lieu sans mémoire en douceur, par quelques détours buissonniers, tout en s'attaquant à la lecture du livre de chevet de son père.
Au gré de rencontres, réelles ou imaginaires, manipulées à sa guise par la romancière, le voyage devient pèlerinage en même temps qu'un quête pour approcher cet intime étranger. […]
Sans cesser de profiter des moments qui se présentent, de créer des liens éphémères avec les personnages qui croisent sa route, Michèle Lesbre vagabonde, dans ses souvenirs, dans les parages de la maison qu'elle refuse viscéralement d'intégrer, dans les lieux de son enfance. Elle ne lâche rien au passé, lutte contre l'effacement, s'ingénie sans relâche à retenir ce qui se transforme, ce qui se perd, ce qui manque sans que nous y prêtions attention, ou alors trop tard. Son écriture en pointillés, en succession de séquences délicates, accompagne cette promenade autobiographique dans une France paisible où le temps semble suspendu. »

« L'image manquante du père », Béatrice Arvet, La Semaine (Metz), jeudi 26 février 2015

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« Se retourner sur son passé est un thème récurrent dans l'œuvre de Michèle Lesbre. Une fois encore, la narratrice de ce très beau roman revient sur les traces de son enfance. Une rencontre fortuite avec un inconnu lui donne l'envie de lire Scènes de la vie de bohème, d'Henry Murger, un ouvrage que son père aimait. Ce père dont elle ne garde que des souvenirs douloureux. Le voyage lent et indécis qu'elle entreprend la mènera pourtant vers lui et leur imparfaite histoire commune. Avec cette écriture minimaliste et puissante qui la caractérise, l'auteur nous entraîne sur des chemins parsemés de lectures qui aident à vivre. »

« On bouquine encore… », Version Femina, dimanche 15 février 2015

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« Les hommes et les femmes qui passent dans les livres de Michèle Lesbre sont comme de grands échassiers solitaires qui campent en lisière du carnaval social. Son œuvre est pleine de personnages saisis dans un entre-deux qui les révèle à eux-mêmes. Au début de Chemins, la narratrice tombe en arrêt devant un inconnu qui lit Scènes de la vie de bohème d'Henry Murger sous un réverbère parisien. […] Scènes de la vie de bohème était le livre préféré de son père, soigneusement conservé depuis sa mort, resté une sorte d'interdit, le monde secret de l'homme inaccessible qu'il avait toujours été. À l'hôtel des Voyageurs, au bord d'un canal brumeux, elle le lit à son tour, troublée d'y trouver une joie s'accordant si mal avec l'homme désenchanté dont elle se souvient. Il n'existe de modèle pour rien, et chaque être vous aime comme il sait et comme il peut, écrit Michèle Lesbre, citant José Cabanis, en préambule de cette échappée belle. »

« 17, rue du Souci », Anne Crignon, L'Obs, jeudi 5 février 2015


« Lire un nouveau roman de Michèle Lesbre, c’est comme retrouver une amie qui nous entraîne dans ses errances. Cette fois, le propos est très clair, annoncé dès le titre : sur quels chemins va-t-elle nous emmener cette fois ?
La scène inaugurale de ce roman est très forte. La narratrice nous raconte sa rencontre avec son père, alors qu’elle est âgée de 3 ans. Elle ne l’a jamais vu et, forcément, cet homme bouleverse sa vie et le duo qu’elle formait jusque-là avec sa mère. Ce père s’impose à elle et elle l’observe avec curiosité, crainte et admiration. Dès la première page, Michèle Lesbre nous dit que c’est sur des chemins intimes qu’elle va nous emmener, ceux du souvenir, de l’enfance. Mais cette quête de la figure paternelle est rythmée par un voyage. La narratrice doit en effet se rendre dans la maison d’amis pour l’entretenir durant leur absence. Le trajet vers la maison donnera lieu à quelques escales bienfaitrices. Le personnage donne l’impression de faire l’école buissonnière, d’être totalement libre. Nous suivons avec gourmandise l’héroïne se libérant de ses entraves. Elle ne respecte aucun itinéraire et en même temps, les suit tous. La destination est connue, mais le parcours devient multiple. Les chemins sont jonchés de rencontres. L’occasion pour l’auteure de brosser une jolie galerie de portraits, des gens que l’on aimerait rencontrer, avec qui on passerait volontiers un peu de temps. La balade est agréable. Le rythme est lent et doux, égrené des souvenirs d’enfance de la fugueuse. Cependant, tous ces détours n’ont qu’un but : la quête du père. En même temps que Michèle Lesbre parle des gens avec générosité, elle montre aussi l’importance des lieux. Sa narratrice est habitée par les endroits qu’elle a connus, ils sont liés à ses souvenirs et aux êtres chers. Ces chemins personnels et buissonniers sont servis par une écriture toujours aussi poétique, empreinte de nostalgie. Un livre pour ceux qui aiment la belle langue et les récits intimistes. »

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Virginie Vigouroux, librairie Vivement dimanche (Lyon), Page des libraires, février 2015


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« Michèle Lesbre – Je crois qu’en écrivant sur mon père aujourd’hui, alors que je n’avais pas du tout prévu – bien que depuis Boléro il est passé dans tous mes romans, furtivement […] –, je me suis rendu compte à la fin que c’était beaucoup moi que j’avais trouvée, à ma grande surprise. […] Je me suis rendu compte aussi que le manque de mon père […] a été différent selon les différents âges que j’ai traversés. Et là, depuis quelques années, c’est sa vieillesse qui me manque, c’est-à-dire sa fin de vie, dans laquelle évidemment je ne l’ai pas connu, […] et je me suis rendu compte à quel point c’est difficile de ne pas avoir de repères comme cela. […] J’ai l’impression que la solitude que j’ai éprouvée vis-à-vis de cette absence s’est accrue depuis quelques années, bizarrement, alors qu’on pourrait penser plutôt que, contrairement à cela, quand on vieillit les problèmes sont, sinon résolus, du moins apaisés. […]
Caroline Broué – Vous diriez que c’est finalement un livre plus sur vous-même que sur la figure du père ? […]
ML – En tout cas, les deux. […] Chemins est traversé par des éclats de mémoire discontinus. C’est un livre que j’ai appelé roman, mais que j’aurais pu appeler aussi rêverie, je ne sais pas ; enfin, c’est un livre où j’ai eu besoin de deux passeurs, deux médiateurs : un livre, celui d’Henri Murger [Scènes de la vie de bohème, de 1851], et puis cet homme que j’ai vu lire sur un trottoir, à qui j’ai fait lire Henri Murger. C’est pour cela que je l’ai appelé roman, c’est-à-dire, à partir du moment où je décide que cet homme lit Henri Murger, le roman commence. Et donc il va se passer une espèce d’errance, comme souvent dans mes romans, dans laquelle des mots, des images, des moments font surgir des scènes avec mon père, mais en même temps imbriquées complètement dans ma propre vie. Donc les deux vont ensemble.
CB – Donc les chemins sont ceux qui mènent au père mais ce sont aussi les chemins buissonniers de la mémoire.
ML – Tout à fait. […]
CB – […] Il y a également toute une époque en arrière-fond : la Seconde Guerre Mondiale, dont on parle peu dans la famille. Et puis il y a votre enfance et votre adolescence dans les années 1950 et 1960. […]
ML – C’est pour cela que j’écris à mon père, je lui donne de mes nouvelles. […] En même temps, tout en me rapprochant de lui, j’ai l’impression d’avoir mis en lumière ma trajectoire, mes choix, mes préoccupations depuis toute jeune, choses dont je n’ai jamais pu parler avec lui. […] Tout un cheminement qu’il n’a pas connu et que, pour une fois, je mets en perspective dans un seul roman ; […] tout est ramassé, parce que je m’adresse à lui. […]
CB – […] Dans votre écriture, c’est très surprenant, vous alternez entre Modiano et Proust, d’une certaine façon ; entre le flou des souvenirs, qui sont comme des images fugitives, et des phrases cinglantes, très précises. […]
ML – J’écris un peu comme je vis, c’est-à-dire que la mémoire, ce n’est pas seulement des moments décidés où l’on cherche des souvenirs. J’ai toujours l’impression de vivre dans plusieurs temps à la fois. […] Dans Chemins, il y a cette errance, le présent est là, et il est sans arrêt interrompu par la mémoire. Et, en même temps, le passé […] aide à la lecture du présent et le fait avancer. »

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« La Grande Table 1ère partie », Caroline Broué, France Culture, mardi 7 avril 2015


« Avec une infinie délicatesse, la narratrice éveille le souvenir d'un quasi inconnu, son père. Au fil des pages, la distance, la prudente indifférence laisse filer des élans de tendresse. »

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« Entre les lignes », Jean-Marie Félix et Marlène Métrailler, RTS, jeudi 5 mars 2015


Entretien avec Michèle Lesbre à l'occasion de la sortie de son roman Chemins chez Sabine Wespieser éditeur.
« Je crois qu'on est tous accompagnés par nos rêves, qui parfois compensent quelques manques dans nos vies.
La genèse de ce roman, c'est une image de hasard : celle d'un homme assis sur un trottoir, un soir, alors que j'étais à la terrasse d'un café, et qui, à une dizaine de mètres, lisait assis sur un trottoir sous la lumière d'un réverbère, avec une sorte de bonheur affiché qui était absolument magnifique. Il y avait un retrait de cet homme que je trouvais très beau. Et j'avais le sentiment que, cette image, elle contenait quelque chose ou quelqu'un qu'il fallait que je découvre, parce qu'elle m'a poursuivie pendant plusieurs semaines. D'ailleurs je m'étais tout de suite dit, cette image, j'écrirai quelque chose sur elle… sans penser que ce serait ce livre. Et en fait, au bout d'un moment, j'ai pensé à mon père, tout jeune homme, qui vivait à Paris au début des années 30. […]
Moi qui suis une grande marcheuse dans les villes, en particulier dans Paris, c'est vrai que, si je passe devant une librairie, j'aurai tendance à y entrer. Et ce que j'y cherche, en général, c'est la personnalité des libraires, […] les propositions qu'ils peuvent faire. Et chaque librairie a son identité, qui tient au lieu, à la façon dont les lieux sont habités. Ce sont des petites maisons, que j'aime… C'est un peu comme des hôtels pour moi, les librairies. C'est des moments en suspension, comme ça, qui sont très agréables. »

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Entretien avec Michèle Lesbre réalisé par Alain Caron, Page des libraires


« Après Écoute la pluie, Michele Lesbre revient en librairie avec Chemins, son livre le plus personnel. Sa narratrice cherche à percer le mystère de son père. Une errance joyeuse et nostalgique.
77, rue du Souci. 4, rue du Moulin. Impasse des Petits Pas… autant d’adresses posées tout en délicatesse sur la carte d’une enfance à la campagne, entre Poitiers, Saint-Jean d’Angély, les bords de la Loire… À l’inverse d’un GPS qui nous conduit par le plus court chemin à destination, les chemins de Michèle Lesbre sont lents, hésitants et plein de détours.
Une tendre dérive vers les lieux de son enfance.
Une image, au départ de ces chemins et de ce livre : celle d’un homme, plutôt bien mis, assis sur le trottoir, et lisant à la lumière d’un réverbère Scènes de la vie de bohême d’Henry Murger. Ce livre, c’est LE livre du père de la narratrice, celui qui était toujours sur son bureau, le livre de sa jeunesse, de sa vie. Je me demandais si la lecture des Scènes de la vie de bohème m’aiderait à faire un bout de chemin jusqu’au jeune homme qu’était mon père lorsqu’il lisait ce livre, si elle m’aiderait à percer le mystère qu’il était encore pour moi. Se laissant porter par les rencontres, les souvenirs, les images, la narratrice nous entraîne dans sa tendre dérive vers les lieux de son enfance et de sa jeunesse. Au fil d’un canal, les souvenirs affleurent, rêveries et rencontres s’entremêlent, avec une grande douceur, à l’instar des paysages traversés.
À la recherche de l'intime étranger.
C’est avec bonheur qu’on s’installe dans ce nouveau roman de Michèle Lesbre, qu’on la suit dans son errance à la fois nostalgique et joyeuse, toujours prête à s’émerveiller sur toute forme de beauté, si infime soit elle.
Les orages sont passés, le père est décédé, jeune, trop tôt, et c’est avec générosité, sérénité et tendresse que la narratrice part au gré des chemins à la découverte de cet intime étranger qui était son père. Et comme le rappelle Michèle Lesbre, les pères sont parfois incertains, l’amour aussi, c’est peut-être ce qui les rend si nécessaires. »

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« Dépêche culture. Chemins de Michèle Lesbre : une errance nostalgique et joyeuse », Annelise Signoret, France Inter, vendredi 13 février 2015


Chaque jour, un auteur lit les premières pages de son dernier livre.

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« Les Bonnes Feuilles », Sandrine Treiner, France Culture, lundi 9 février 2015


Olivier Barrot : « C’est d’abord un salut à un père taciturne qu’adresse Michèle Lesbre dans Chemins. »
Michèle Lesbre : « L’origine de ce roman, c’est une image d’un homme qui, à quelques mètres d’une terrasse de bistro, un soir à Paris lisait assis sur le trottoir, sous la lueur d’un réverbère, avec sur le visage un plaisir non dissimulé. Cette image était absolument magnifique et au bout d’un certain temps, j’ai pensé à mon père. Je me suis dit que c’était peut-être une sorte de fantôme de mon père lisant sur ce trottoir le livre culte de sa jeunesse, Scènes de la vie de bohème d’Henry Murger. »
O. B. : « Et puis elle entreprend un voyage le long des canaux. Elle emprunte une péniche, croisant peut-être l’ombre paternelle. »
M. L. : « Peut-être que ce voyage elle ne le fait pas vraiment, elle fait peut-être un rêve parce qu’au cours de ce voyage – qui est un voyage lent sur une péniche –, dans les brumes du petit matin, un paysage en évoque un autre… La campagne que la péniche traverse lui rappelle la campagne de sa petite enfance dans la Loire. Et, elle va décider d’aller au bout du canal, mais au bout de sa rêverie aussi. »

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« Un livre, un jour », Olivier Barrot, France 3, vendredi 30 janvier 2015


Michèle Lesbre vous présente son ouvrage Chemins. Parution le 5 février 2015 aux éditions Sabine Wespieser. Rentrée littéraire 2015.

« […] J'ai peut-être compris certains traits de son caractère, certains de ses renoncements… Je ne suis pas sûre d'avoir vraiment trouvé cet homme entièrement, mais au moins ce qu'il était jeune homme – et ce qu'il était jeune homme me plaît beaucoup. […] Mais en tout cas, je ne regrette pas de l'avoir cherché dans ce livre. Et j'ai eu le sentiment, en l'écrivant ce livre, que c'était le plus intime, le plus autobiographique en tout cas, et surtout je crois que c'est un livre qui m'a fait comprendre que, souvent, on écrit pour quelqu'un. […] J'ai compris que peut-être – je n'en suis pas sûre –, mais peut-être que j'ai écrit tous mes livres pour lui – pour mon père. »

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Librairie Mollat et Sabine Wespieser éditeur


Philippe Lefait reçoit pour son nouveau roman, Chemins, et le marathonien Jean-Damascène Habarurema.

« Michèle Lesbre écrit dans une infinie patience des fils à renouer. Son dernier roman questionne une filiation que trop d'absences physique ou affective ont brouillée. »

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« Des mots de minuit », Philippe Lefait, Culturebox, francetvinfo.fr, jeudi 11 décembre 2014


Coup de cœur des libraires

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« Littérature française : les livres de l'été », coup de cœur de la librairie Compagnie (Paris Ve)


« En route pour la bohème !
En chemin sur les traces d'un père méconnu… Bouleversant.
Un récit d'une grande beauté… Magnifique ! »

Coup de cœur de la librairie Mollat (Bordeaux)


« Les chemins parcourus par Michèle Lesbre en quête de son père sont douceur, lumière, poésie. Merveilleux moment de lecture. »

Coup de cœur d'Hélène des Ligneris, librairie La Machine à Lire (Bordeaux)


« Il y a des hasards qu'il faut savoir provoquer, saisir une opportunité du destin qui se présente à vous avant qu'elle vous échappe. La narratrice assise à la terrasse d'un café observe un homme élégant, bien habillé, à la manière d'un gentleman-farmer, captivé par la lecture d'un livre, les traits de son visage donnent les indices d'une activité l'isolant du monde qui l'entoure tant il semble absorbé. La curiosité est à son paroxysme, notre narratrice veut absolument savoir de quel ouvrage il peut bien s'agir, elle profite d'un moment d'égarement de la part de l'homme et elle découvre le titre de l'ouvrage, Scènes de la vie de bohème d'Henri Murger. Ce livre ne quittait jamais son père, un homme qu'elle n'a pas suffisamment connu pour le cerner complètement. Elle décide que c'est le moment pour se lancer dans ce livre qu'elle n'a jamais lu, et elle profite que des amis lui propose d'occuper leur maison de villégiature en leur absence pour partir en voyage en quête d'un passé enfoui. C'est une lente errance qui vogue au gré de ses envies, tantôt une vieille maison comme refuge, tantôt une péniche, et des rencontres d'une profonde humanité, une gardienne de vache, un éclusier mythomane et plein d'humour, etc.
Chemins a de multiples significations, le chemin de la lecture, celui de la mémoire et des souvenirs qui jaillissent d'un lieu, d'un viel objet comme ce cahier bleu, celui encore qui l'emmène vers l'histoire de son père. […] »
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Coup de cœur de David Goulois, Cultura (Chambray-les-Tours), dimanche 15 mars 2015


« Le point de départ de ce nouveau roman est l’image d’un homme assis sous un réverbère, fumant la pipe et lisant un livre bien précis : Scènes de la vie de bohème d’Henry Murger. Cette scène, sous le regard de la narratrice va déclencher un travail de mémoire. Car, en observant cet inconnu, elle se souvient de son père dans la même position avec le même livre, qui était son ouvrage de référence, celui qui ne quittait pas son bureau, qu’il avait toujours sous la main. Cela va entraîner chez cette femme, une sorte de quête de la figure paternelle.
Comme elle vient d’accepter de garder la nouvelle maison de ses amis pendant leur absence, elle va s’y rendre par des chemins détournés, comme si elle faisait l’école buissonnière. Elle erre le long d’un canal et fait de multiples rencontres : un éclusier dont elle pourrait tomber amoureuse, un couple de bateliers avec qui elle va faire une partie du voyage sur leur péniche et un chien errant qui ne la quittera plus. Tous ces personnages vont lui permettre de se remémorer sa jeunesse et son enfance. Plus particulièrement, la présence de cet homme qui s’est introduit dans leurs vies, la sienne et celle de sa mère, elle avait déjà trois ans et sa mère le lui présenta comme son père alors qu’elle ne l’avait jamais rencontré.
Ce père décédé trop tôt, elle n’a pas vraiment su l’aimer car ils n’ont pas toujours pris le temps de se comprendre. Enfin, il est temps de le redécouvrir, ce qu’elle fera tout au long de son joyeux périple, certes nostalgique mais surtout libérateur. 
Car c’est à l’issue de cette promenade lumineuse qu’elle se libèrera totalement de celui qu’elle appelle son intime étranger pour enfin accepter ce père tel qu’il était.
Michèle Lesbre nous offre comme dans tous ses romans, une écriture sublime, poétique et sensible.
Un roman bouleversant sur la quête des origines qui nous rappelle avec une infinie douceur que nous avons tous des chemins intimes à parcourir encore. »

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Coup de cœur de Lydie Baillie, librairie Aux lettres de mon moulin (Nîmes)


« Bel hommage de l'auteur à son père qu'elle a peu connu. C'est en découvrant un homme lisant le livre qui ne quittait pas le bureau de son père, Scènes de la vie de bohème d'Henry Murger, que son passé va resurgir.
Lorsque la photographie de mon père est apparue sur sa table de nuit, je n'ai posé aucune question, je pensais qu'elle avait sans doute besoin de lui pour poursuivre un chemin, celui qu'ils n'avaient jamais trouvé ensemble.
C'est sans doute ce même chemin sur lequel qu'ils m'accompagnent.
L'auteur va suivre son chemin dans ce récit, celui d'un voyage le long d'un canal et celui de la mémoire. Très beau chemin à emprunter… »

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Coup de cœur de Frédéric Versolato, librairie 47° Nord (Mulhouse)


« L'échappée belle !
Qu'il est bon s'offrir un peu de temps sur ces chemins de traverse. Tout en douceur, voici que les souvenirs se mêlent aux paysages dans un halo de lumière ténu. Or pur ! »

Coup de cœur de la librairie Passages (Lyon IIe)


« Chemins de traverse pour renouer un lien avec son père, cet étranger qu'elle a si peu connu. Un voyage le long d'un canal, au fil de l'eau et des rencontres éphémères, un "hors temps" pour que la mémoire se reconstruise. Une lenteur poétique comme une respiration. »

Coup de cœur de Catherine Oliva, librairie Folies d'encre Montreuil


« Chemins est un vagabondage plein d'allégresse, un roman au charme fou. »

Coup de cœur de la librairie L'Arbre à lettres Bastille (Paris XIIe)


« Mémoire buissonnière.
Si Patrick Modiano avait une sœur en littérature, ce serait Michèle Lesbre ! Nous sommes sous le charme. »

Coup de cœur de la librairie Millepages (Vincennes)


« Michèle Lesbre nous invite à suivre les chemins buissonniers en même temps que les méandres de sa mémoire. Une belle balade sur les traces du père. C'est beau, fin et lumineux. »

Coup de cœur de la librairie Vivement dimanche (Lyon IVe)


« Je suis une inconditionnelle de Michèle Lesbre ! Encore une fois un texte sensible, sur la mémoire, qu'elle interroge en longeant un canal avec un livre dans ses bagages… Quête du père et magnifique roman des origines… Bouleversant ! »

Coup de cœur de Marielle Dy, librairie Les Petits Papiers (Auch)


« L'auteur, en quête de la figure paternelle, nous emmène sur les chemins et les souvenirs de l'enfance et par là, même vers un voyage dans la maison d'amis, le long d'un canal des bords de la Loire.
Une belle galerie de portraits, de jolies rencontres, une balade agréable au rythme lent, une écriture poétique, un beau récit intimiste emprunt de nostalgie. »

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Coup de cœur de Christine de Kermadec, librairie Ravy (Quimper)


« Hantée par le souvenir de son père trop peu et trop mal connu, c’est à l’occasion d’une rencontre fortuite que le passé de la narratrice va soudain ressurgir. Belle occasion pour ce très grand écrivain de se livrer à une errance littéraire faite de rencontres inattendues. Une invitation bienveillante à l’art de prendre son temps et à une douce nostalgie. 
Michèle Lesbre, fidèle auteure des éditions Sabine Wespieser, signe une fois de plus un texte éblouissant ! »

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Coup de cœur de Céline Étienne, librairie Le Neuf (Saint-Dié)


« Du pluriel au singulier.
Rencontre languide et poétique avec la figure du père, des hommes, des amants… Michèle Lesbre nous livre ici une quête tendre, émouvante et drôle aussi, qui emprunte tous les chemins, sentiers. Et le verbe va son chemin au gré d'une subtile rêverie étoilée. Des chemins ne restera qu'un chemin, le s tombe, qu'une photo, qu'un homme.
L'auteur suit les méandres de sa pensée et associe passé et présent au fil des rencontres. Elle signe un texte inouï et lumineux… comme pour contraster avec la photo du père, en noir et blanc. »

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Coup de cœur de Nicolas Gruskiewicz, librairie L'Esperluète (Chartres)


Lu et conseillé par : 
Alain Bélier, librairie Lucioles (Vienne)
Geneviève Gimeno, librairie Maupetit (Marseille)
Emmanuelle George, librairie Gwalarn (Lannion)
Jean-Marc Lecroc, librairie La Maison du Livre (Rodez)
Bretrand Morizure, librairie L'Arbre du Voyageur (Paris Ve)
Aurélie Janssens, librairie Page et Plume (Limoges)
Guillaume Chevalier, librairie Mot à mot (Fontenay-sous-Bois)
Coline Meurot, librairie Majuscule (Armentières)
Martine Facon, librairie Contact (Angers)
François Reynaud, Librairie des Cordeliers (Romans-sur-Isère)
Maïté Hugueny, librairie Apostrophe (Chaumont)
Véronique Bagarry, librairie Points Communs (Villejuif)
Bénédicte Férot, librairie Tirloy (Lille)
Florence Zinck & Sandrine Maliver-Perrin, librairie Sauramps (Montpellier)
Delphine Bouillo & Marie Boisgontier, librairie M'Lire (Laval)
Marie-Pierre Cambon, librairie Cambon (Sucy-en-Brie)
Antoinette Brunier-Roméro, librairie Le Cadran lunaire (Mâcon)
Marie Hirigoyen, librairie Le Jardin des lettres (Craponne)
Lydie Baillie, librairie Aux lettres de mon moulin (Nîmes)
Christine Lemoine, librairie Violette & Co (Paris XIe)
Sophie Da Silva, librairie Rêves de mots (Lyon)

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Page des libraires, février 2015


Coup de cœur des librairies Coiffard (Nantes), Masséna (Nice)…


Presse Web

« Sous la lumière d'un réverbère, assis sur le trottoir, un homme lit Scènes de la vie de bohème d'Henry Murger. Non loin de là, depuis la terrasse d'un café, une femme observe cette image de solitude et de bonheur évident. Petit à petit, une autre silhouette vient se faufiler dans cette image, celle de son père disparu. Un père qu'elle a si peu et  mal connu. Le livre de Murger était toute la jeunesse de ce père, cet intime étranger. Cette scène insolite déclenche alors chez cette femme, la narratrice, le besoin de percer enfin le mystère de son père, parti trop tôt.
Débute alors un voyage rythmé de paisibles étapes le long d'un canal, chemin qui l'entraîne en douceur vers une maison qu'elle doit garder mais aussi vers son père et les souvenirs d'enfance. Les temps se côtoient, passé et présent se mêlent, un entre-deux qui jamais n'est loin. L'imagination et la mémoire dérivent au fil de l'eau et des rencontres. Tout devient objet de contemplation, de méditation. Une ode à la rêverie, à l'évasion, à la flânerie... Un enchaînement de paysages, de tableaux  bucoliques, le calme, la douceur de vivre, les belles rencontres. Le canal dormait profondément. Derrière un rideau de peupliers, trois vaches paissaient. Une silhouette féminine vêtue de noir semblait les garder comme autrefois, au temps de la campagne de mon enfance, où les animaux et les hommes vivaient ensemble. Une errance joyeuse et nostalgique.
Profiter de l'instant présent, ne pas se presser, laisser venir les émotions, les souvenirs en soi. Ne pas brûler les étapes, ne pas brusquer les choses, s'imprégner doucement. Pour parvenir au but, il est parfois essentiel d'emprunter des chemins plein de détours et progresser lentement. Contraste avec des réminiscences d'enfant souvent douloureuses mais nécessaires pour avancer, résister et se construire. Pour retrouver la paix et la sérénité.
Chemins, sans doute le plus personnel de tous les livres de Michèle Lesbre. Une écriture fine, limpide et poétique. Admirable, tout simplement ! Les pères sont parfois incertains, l'amour aussi, c'est peut-être ce qui les rend si nécessaires. »

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Blog Des livres et de l'art, jeudi 12 mars 2015


« Un voyage dans le temps, un retour vers le passé, non pas un aller simple, tournant le dos à l’avenir, mais un aller-retour, une plongée au sens propre dans un passé lointain puisque ce billet de voyage s’écrit au fil de l’eau pour la narratrice – au fil d’un canal pour sa plus grande part –, sur une péniche.
Conviée à ouvrir la nouvelle maison de ses amis de toujours, et sur un signe : un passant lisant sous un réverbère le livre fétiche de son père – qu’elle a peu connu – la narratrice – l’auteur – décide de se mettre en quête de cet intime étranger. Ouverte à tout ce qui dans le paysage fait écho à son paysage intérieur, le fil du temps se confond avec le fil du voyage, au fil des rencontres, des haltes. Elle y croise des personnes imprévues et enlève même un chien qui vient spontanément à elle. […]
Fructueuse, la quête de l’autre, des autres, de soi ? En pluie, les souvenirs se sont donné cours. Mais pas n’importe où, n’importe quand : au moment où la narratrice avait rendez-vous avec eux. Et avec la réconciliation : deux photos séparées de ses parents, près d’elle : Lorsque la photographie de mon père est apparue sur sa table de nuit – celle de sa mère –, je n’ai posé aucune question, je pensais qu’elle avait sans doute besoin de lui pour poursuivre un chemin, celui qu’ils n’avaient jamais trouvé ensemble. C’est sans doute ce même chemin sur lequel ils m’accompagnent. (p.143) »

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Anne Morin, www.lacauselitteraire.fr, mercredi 11 mars 2015


« Michèle Lesbre aime s'installer dans le flottement et l'étirement du temps. Chemins est le point d'orgue de tous ses écrits, ceux où la vie se joue en apesanteur dans un théâtre d'ombres et de lumières, interrogeant une mémoire collective et intime. Tel un puzzle achevé dévoile enfin le tableau, les pièces éparses glissées dans ses précédents romans sont assemblées dans ce dernier, autobiographique.
Tout part d'une image : Michèle Lesbre regarde un inconnu assis sous un réverbère. Il fume la pipe en lisant un livre au milieu du vacarme de la ville, imperturbable, silencieux. Le silence des gens heureux. La pensée en escalier de l'auteur s'envole, le souvenir d'un père mystérieux — qui devint rugueux puis désenchanté — lisant le même livre s'impose. La quête de son intime étranger débute. »

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Blog Calou, l'ivre de lecture, Pascale Arguedas


« Michèle Lesbre a cette particularité de savoir souvent me mener sur la beauté des mots simples et silencieux, la grâce et la douceur de la pluie, un lac immense ou un voyage en Sibérie. Michèle Lesbre, c’est oui, cette auteure qui, d’une simple virgule, vous pose tout simplement là, dans la délicatesse et la poésie du texte. Et ce roman, Chemins, a encore une fois eu le bonheur de me parler, me toucher, m’interpeller avec bonté, douceur, chaleur, gratitude, sérénité.
Que dire d’autre quand la plume frôle le papier avec autant de délectation, quand la rencontre opère entre l’écrivain et le lecteur, quand le chemin se fait le long d’un fleuve majestueux, sauvage, nourricier, tempétueux et gracile. Que dire quand, au détour d’un barrage, vos pas gravissent le sentier qui mène à une péniche, synonyme d’un voyage intérieur, ventre nourricier à la navigation lente et paisible. […] Juste un silence et continuer sa lecture, voguer et aller à la rencontre des personnages qui traversent ce roman, qui sont tels des phares, d’une lumineuse beauté, simples et puissamment vivants, humains, tendres, délicats.
Je pourrai vous résumer l’histoire, vous en dire les principales lignes directrices. Je n’en ai pas envie. J’ai envie que vous preniez le temps d’ouvrir ce roman, de marcher au rythme lent de la lecture, de regarder les gens autour de vous, de sortir de vos sentiers ordinaires. […]
J’ai envie comme l’héroïne, comme Michèle Lesbre, que vous preniez le temps d’écouter des rires qui s’ébaudissent sous votre fenêtre, de regarder au-delà de la barrière cette gardienne de vaches, que vous trouviez beau un couple qui s’endimanche pour se rendre à un rendez-vous familial, que vous fassiez l’amour avec un marin-éclusier au petit cours. J’ai envie que la vie s’offre à vous en lisant les mots de Michèle Lesbre, que vous retrouviez vos souvenirs d’enfance, le bruit d’une moto noire, le parfum d’un cuir usagé, un livre passeur d’émotions, reflet d’une vie inconnue. Un livre comme un album photo que l’on redécouvre, un livre sur ses origines. Un livre comme un chemin de vie où il fait bon prendre son temps, de poser toutes les pièces d’un puzzle et regarder l’image se construire, se bâtir. Un livre comme un sentier le long de mon fleuve adoré, un livre lumineux comme seule sait être La Loire, fleuve aux sables mouvants, à la puissante et délicate beauté. »

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Le blog du petit carré jaune, dimanche 1er mars 2015


« […] Michèle Lesbre fait partie de ces auteurs dont la poésie vous emporte. Elle raconte ici un simple voyage, mais elle prend le temps de le vivre, d’admirer, de réfléchir, de se souvenir, et de rencontrer. D’autres histoires s’entrecroisent, on ne saisit pas toujours tout, mais ce n’est pas très important.
Ce nouveau roman est un délice, on y est happé, entraîné sur les chemins et, comme à chaque fois, on est ravi et on aime. […]
J’aime cette auteure pour la manière dont elle appréhende les rencontres avec l’autre, dont elle décrit ces premiers moments. Elle vous embarque dans son voyage, a l’art de décrire ces chambres d’hôtels défraîchies, ces hommes et ces femmes marqués par la vie.
On est proche de La Petite Trotteuse, pour l’ambiance apaisée du voyage.
Ce voyage du corps, mais aussi de la mémoire, nous invite à la suivre sur les chemins, à prendre le temps de la rencontre, du retour en arrière, une plongée dans ses souvenirs. C’est charmant, plein de pudeur, de finesse.
Et comme toujours la langue de Lesbre est ciselée, chaque mot est à sa place, pensé, pesé. L’écriture est très précise, poétique, certaines images pour décrire le canal, l’eau et les arbres sur le bord sont magnifiques. On aurait juste envie d’y être. »

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www.bricabook.fr, mardi 24 février 2015


 

« La narratrice observe un homme bien vêtu plongé dans la lecture de Scènes de la vie de bohème. Ce livre, elle l'a vu autrefois sur le bureau de son père. C'est le point de départ d'une remontée dans le temps à la quête de ce père en mésentente conjugale, souvent absent et resté pour elle un étranger mystérieux.
La quête suit un itinéraire au fil des lieux d'enfance : promenade le long d'un canal, sur les bords de la Loire, retour dans la maison familiale et à l'école. Le présent se mêle au passé, au hasard de diverses rencontres, donnant lieu à des évocations poétiques en surimpression. Mais l'image du père restera floue, nimbée d'ombres et conservera son mystère.
C'est un très joli roman de mémoire et d'atmosphère écrit avec une grande délicatesse, beaucoup de sensibilité et de nostalgie. »

 

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Le blog de la bibliothèque de Saint-Georges-sur-Baulche, mardi 24 février 2015


« Un éclusier accueillant, un chien égaré et fidèle, des mariniers d’un autre temps, un père : voici quelques-uns des personnages que l’on rencontre avec la narratrice de Chemins, le dernier roman de Michèle Lesbre.
On pourrait ajouter Martin, dont la narratrice a été amoureuse en secret ou ce couple d’amis qui lui prête une maison dans laquelle elle tarde à se rendre. Mais il faudrait alors parler des lieux, si importants dans ce roman et on n’a pas commencé de le présenter.
Chemins entrecroise deux histoires : l’une authentique, met en scène la romancière et son père. […] Chemins est d’abord le chemin qu’elle fait, par la mémoire, vers cet homme qu’elle a peu connu. […] De lui, la romancière se rappelle un livre qu’il aimait et qui contenait peut-être le mystère de son existence. Ce roman, Scènes de la vie de bohème, paru en 1851, elle le voit entre les mains d’un inconnu, à la terrasse d’un café. Il servira dès lors de fil rouge, unissant des récits divers qui se mêlent, qui sont autant de chemins de papier. Le groupe d’amis qu’elle forme avec Martin, Pierre ou les autres rappelle celui du roman. Tous rêvent d’un autre monde, discutent de longues soirées, se disputent et se réconcilient. La narratrice qui se rend, lentement, vers la maison que ses amis lui ont prêtée, retrouve des instants passés, et vit, au fil du canal qu’elle longe, les éclats de souvenirs qui composent la mosaïque d’une existence.
Michèle Lesbre conduit le lecteur de lieu en lieu, non loin des rives de Loire ou du côté de Poitiers où elle a passé son enfance. On se laisse mener dans cette France si douce et secrète, hors du temps, avec ses chambres d’hôtel au papier peint défraichi, ses bords de canal ombragé, ses jardins. Et puis revient ce père si seul que quelques pages rendent soudain vivant, ramènent à une existence qu’ils auraient pu connaître si un peu de bonheur avait éclairé les jours d’alors. […] Ce roman se rêve autant qu’il se lit et c’est tout son charme tenace. »

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rayondeculture.fr, mercredi 3 février 2015



 

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