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Revue de presse Amours
Léonor de Récondo

 

Presse écrite

« Au début du XXe siècle, les amours ancillaires d'un châtelain vont donner naissance à un enfant. À partir de cette trame, la romancière enchaîne les vies d'une bourgeoise et de sa bonne dans une société corsetée.
[…] Céleste attendra un enfant, Victoire restera un ventre sec, mais, chez les riches, on sait toujours s'arranger.
Léonor de Récondo aurait pu s'arrêter là : une histoire d'adultère qui finit bien, un enfant du hasard qui change de bars, une bonne qu'on renvoie, une épouse comblée, un secret bien gardé. Mais la romancière voulait parler d'amours au pluriel et offrir à ses héroïnes un destin plus ample et moins bien réglé. Les corps des femmes sont magnifiques dans ce très beau livre plein de niches et de recoins. […] Mille détails construisent cette fiction intelligente, sensuelle, rythmée et étonnamment fluide. On y sent la lourdeur provinciale derrière les pesants rideaux de taffetas et les repas trop riches. On perçoit le bruit discret des cuisines où chacun tient son rang. On respire la brume du jardin près de la rivière qui rend l'atmosphère humide et glaçante. […]
Comme avec Pietra viva qui s'interrogeait sur la création en refusant les grandes thèses et les phrases boursouflées, Amours réfléchit à la maternité et ses obligations, à la liberté des corps, aux différences sociales et à l'éducation des filles, sans jamais verser dans la démonstration. On retrouve le même talent pour décrire les paysages, s'arrêter sur un objet, un geste de la main. […]
Amours n'est pas un roman de terroir, une aventure sociale ni une fiction historique, mais un livre qui décrit la force du sentiment, la puissance instinctive du désir et le sens du sacrifice dans un monde cadenassé qui a tout à voir avec le nôtre. »

« Destins de femmes », Christine Ferniot, Lire, février 2015

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« À première vue, Amours, le quatrième livre de Léonor de Récondo, ressemble à l'un de ces romans bourgeois d'une autre époque que l'on débusque parfois dans les greniers des maisons de campagne. À première vue seulement. Car, derrière cette histoire d'amour entre deux femmes, se tient une charge terrible et juste contre une idéologie qui fit des ravages il y a cent ans et pourrait bien revenir à la mode : la haine du corps.
Une maison cossue du Cher, en 1908. Un jeune couple, ses serviteurs. Lui, Anselme de Boisvaillant, est notaire, notable. Elle, Victoire, mariée depuis cinq ans, s'ennuie. Madame Bovary transposée au centre de la France ? Oui, et Victoire, cette nouvelle Emma, s'arrête, médusée, sur ce passage du chef-d'œuvre de Flaubert : Avant qu'elle se mariât, elle avait cru avoir de l'amour ; mais le bonheur qui aurait dû résulter de cet amour n'étant pas venu, il fallait qu'elle se fût trompée, songeait-elle. Et Emma cherchait à savoir ce que l'on entendait au juste dans la vie par les mots de félicité, de passion et d'ivresse, qui lui avaient paru si beaux dans les livres. La comparaison s'arrête là et Léonor de Récondo entraîne ses personnages dans une autre danse, follement romanesque et romantique. Anselme satisfait ses pulsions sexuelles en violant Céleste, la jeune bonne, comme cela se pratiquait sans gêne à l'époque. Victoire, elle, s'éprend peu à peu de cette bien nommée Céleste (lointaine cousine de la Félicité d'Un cœur simple, du même Flaubert). Face à la violence des hommes, Victoire et Céleste font peu à peu l'apprentissage de ce que les conventions sociales tiennent à distance : le corps, interdit de plaisir, martyrisé dans des corsets, théorisé par l'Église pour n'être que le réceptacle d'une vie à venir. Des deux côtés, les certitudes s'étiolent, chancellent. […] Léonor de Récondo réussit parfaitement à capturer cette tension qui anime les êtres capables de vivre aux lisières des grandes folies. Elle parvient à dire la force d'une jeune fille humiliée, aimée, broyée, qui portera seule une histoire d'amour impossible. Seule et à bras-le-corps. »

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« À bras les corps », François Busnel, L'Express, mercredi 7 janvier 2015

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« Violoniste baroque, Léonor de Récondo a raison de ne pas choisir entre les notes et les mots : Amours est une réussite.
À Saint-Ferreux-sur-Cher, les jours s'écoulent aussi paisiblement que la rivière. En cette année 1908, Anselme, le jeune notaire, disparaît derrière ses dossiers quand son épouse, Victoire, vaque à ses bonnes œuvres. Mais nous ne sommes pas chez Flaubert, et Léonor de Récondo n'est pas du genre à laisser une héroïne bovaryser bien longtemps. Car Victoire, n'en déplaise à son éducation sous cloche, est un esprit avisé. Quand elle découvre que la bonne, Céleste, est enceinte de son mari, elle transforme cette situation délicate en opportunité. Méfiez-vous des maisons aux ardoises trop bien alignées, nous dit Léonor de Récondo. Elles dissimulent des tempêtes intérieures et des révolutions à pas feutrés. Sur une partition mille fois jouée avant elle, d'abord interprétée avec une ironie délectable, celle qui est aussi violoniste de muisque baroque compose une variation audacieuse. Si, dans Pietra viva, elle explorait les veines figées du marbre, ici ce sont des corps bien vivants qu'elle ausculte de sa phrase aussi aiguisée qu'un scalpel. Des corps d'abord déniés, enserrés dans un corset de faux-semblants et de convenances. Mais des corps affamés, bientôt mis au jour et libérés, dans une ode superbe à la féminité et aux ressources que l'on ne soupçonnerait pas en soi. »

« Romance : Corde sensible », Jeanne de Ménibus, Elle, vendredi 2 janvier 2015

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« Deux ans après son superbe roman Pietra Viva, centré sur l'introspection de Michel-Ange, dans le ventre d'une carrière de marbre, à Carrare, Léonor de Récondo sculpte, dans Amours, une autre matière vivante et tumultueuse : la grossesse non désirée d'une femme de chambre, soumise au droit de cuissage par son notaire de patron. L'affaire se passe en 1908, dans le Cher, où la chair est triste pour tous les êtres. Anselme de Boivaillant ne désire pas assez sa femme, Victoire, pour s'assurer une descendance. Et Céleste, la bonne, a grandi dans une famille tellement nombreuse qu'elle ne s'est jamais considérée comme une personne digne d'égards. L'enfant qui s'annonce en elle va réveiller ses sens, ainsi que ceux de son entourage, en dépit des règles de bienséance.
Léonor de Récondo excelle à promener un regard très contemporain sur les époques passées. Son style spontané, concis, direct, passe au laser les existences les plus troubles, pour révéler leur nature profonde. Hontes sociales, désirs intimes et peurs ancestrales sont mis à nu avec évidence et fraîcheur. Plus lisse que le précédent, sans doute parce que les personnages ont un peu moins de relief que l'inégalable Michel-Ange, ce nouvel opus en mode mineur confirme le talent d'une romancière sensible aux corps, dans ce qu'ils expriment de plus inavoué, de plus essentiel. Il y a, chez Léonor de Récondo, par ailleurs violoniste baroque, une vraie science du legato, de la phrase qui coule toute seule, limpide et profonde. Et la conviction que chacun a le droit de faire entendre sa voix tout en restant attentif à l'autre, comme dans un ensemble de musique de chambre. »

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« Rentrée littéraire d'hiver : nos premiers coups de cœur », Marine Landrot, Télérama, mercredi 24 décembre 2014

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« Il y a d'abord la surprise : un roman français qui ne ressemble à aucun autre. Puis la séduction. Comment ne pas tomber sous le charme de ce triangle amoureux digne d'un vaudeville qui échappe pourtant au ridicule et aux conventions ? Enfin, l'admiration pour des mots qui nous emportent dans une histoire d'amours improbable, dont on ressort ébouriffé et bluffé. »

« Un triangle amoureux », Pascale Frey, Elle, vendredi 3 juillet 2015

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« […] On est semble-t-il dans un classique roman de mœurs, presque suranné, l’écriture très fine et très précise de Léonor de Récondo en plus. Et puis, très vite, patatras ! La tension, la dépression, la folie. Le roman s’enflamme. Les deux jeunes femmes n’ont qu’une issue lorsque Céleste est enceinte, s’allier. Elles vont le faire de la plus indépendante manière… Amours est un vigoureux plaidoyer contre la violence faite aux femmes. L’amour tel qu’on ne le leur a pas appris est un enchevêtrement immonde. Elles ont été constamment corsetées dans leur esprit et dans leur corps. Et il leur faudra beaucoup de souffrance et de courage pour se libérer des contraintes et se supporter vivantes. Le talent d’écriture de Léonor de Récondo s’accorde au récit, mêlant charme et violence, graves et aigus, comme en écho avec sa carrière de violoniste baroque, jusqu'au… sublime. »

Yves Viollier, La Vie, jeudi 12 mars 2015

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« A priori, ce roman a tout d'un huis clos bourgeois et flaubertien du XIXe siècle. En 1908, dans un bourg du Cher, Victoire, mariée par ses parents à Anselme de Boisvaillant, est sommée de donner au plus vite un héritier à ce riche notaire. Mais l'enfant se fait attendre, et Victoire s'ennuie. Dans le même temps, Céleste, la bonne de 17 ans, se retrouve enceinte des œuvres du maître. Puisqu'il est trop tard pour confier sa domestique à la faiseuse d'anges, Victoire adopte le nourrisson, qui dépérit auprès de cette femme si peu maternelle. Alors la nuit, en secret, Céleste va retrouver son petit pour le réchauffer. La maîtresse de maison la découvre un soir. Sa réaction est inattendue. Une idylle, au début chaste et muette, naît entre les deux. Elle se mue en une passion ravageuse qui défie la bienséance et les conventions sociales. Dans une langue très pure, Léonor de Récondo exprime la violence du sentiment amoureux, qui peut conduire, irrépressible, à tous les extrêmes. Avec cette histoire d'une femme qui se débarrasse de ses corsets et de ses carcans, la violoniste baroque impose une musique fluide et percutante. »

« Victoria Bovary », Claire Julliard, L'Obs, jeudi 5 mars 2015

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« Dans une demeure bourgeoise du début du XXe siècle, Céleste, la bonne, est viloée par le maître de maison qui la considèrecomme une sorte de dépendance et en abuse à sa guise : c'est une tradition, chez les Boisvaillant. Céleste tombe enceinte. Victoire, la femme du maître, y voit l'occasion de devenir mère en faisant passer l'enfant pour sien. Petit à petit, dans cette épaisse bâtisse aux mille secrets, Céleste et Victoire se découvrent. Le roman d'un amour déroutant, qui se veut plus fort que les violences, plus fort que la classe, plus fort que les conventions et les normes, et qui met les deux femmes en danger. »

Sabine Panet, Axelle, mars 2015

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« […] Sous la patine classique du roman de mœurs (difficile de ne pas penser à Flaubert), Amours conjugue au présent les diverses formes de violences faites aux femmes, du moyenâgeux droit de cuissage à l'interdiction du plaisir pour le corps féminin. Si le récit est ancré dans un village de province à l'aube du XXe siècle, ses deux héroïnes témoignent d'une même voix, et ce, en dépit de leur différence de statut social, de problématiques loin d'être disparues dans nos sociétés contemporaines où plaisir rime tantôt avec injonction, tantôt avec interdiction. La parfaite maîtrise du huis clos renforce page après page une sensation d'étouffement qui, en dépit d'apparentes libérations (les corsets brûlés dans le jardin), fait se fissurer l'édifice bourgeois jusqu'au drame final.
Les craquements sinistres du délitement n'altèrent pourtant à aucun moment la fluidité du propos : comme dans les ensembles symphoniques, les mots trouvent d'eux-mêmes leur place sur la partition. »

« Les désirs », Laëtitia Favro, Le Journal du Dimanche, dimanche 15 février 2015

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« Léonor de Récondo signe avec Amours un roman singulier qui commence comme une farce boulevardière sur fond d'adultère et se développe en fable humaine, contemporaine et prenante.
[…] Comme on s'y attend, la bonne tombe enceinte. Madame, jeune femme un peu souffreteuse mariée par pure convention et qui n'aime pas son mari, comprend que l'enfant est de son époux et décide brusquement de le garder. Elle fait croire qu'elle est enceinte, bat froid son conjoint, et garde la bonne sous son toit.
L’enfant naît et le roman bascule. Il faut dire que le monde lui-même autour des protagonistes est en train de bouger. En ce début du XXe siècle, un frisson de liberté parcourt les femmes. Elles ne vont tarder à jeter leur corset au feu, même si, dans cette province éloignée, l’idée d’une émancipation paraît très hypothétique.
Reste que, l’espace de quelques mois, tout ce petit monde provincial et bourgeois va envoyer balader les conventions. Anselme, le mari, Victoire, l’épouse, Adrien, le fils, Céleste, la mère véritable, entament une sorte de ballet amoureux qui va tour à tour les pousser hors de leur condition, hors des chemins rebattus. Des liens se tissent qui redistribuent les classes sociales, secouent l’ordre bourgeois. Un vent de liberté souffle tout à coup, petite brise qui rabat vers le lecteur des questions très actuelles. […]
Mais hélas, l’anachronisme, parenthèse enchantée, ne dure pas. La famille, les clercs, les éducateurs, l’entourage veille et empêche l’échappée de Victoire, Adrien et Céleste vers le XXIe siècle. Le roman réaliste reprend ses droits, l’aventure romantique et moderniste se referme.
Amours est un texte singulier, anachronique on l’a dit, mais aussi très prenant. Léonor de Récondo est une fine mouche qui sait vous capturer dans les rets de son récit. Elle vous mène même par le bout du nez jusqu’au bout du livre, après avoir étalé, page après page, toute une palette de sentiments, grands ou petits, exaltants ou drôles.
Amours est un livre un peu déroutant, taillé à l’ancienne dans sa forme, contemporain dans ses questions, attachant par sa trame où les conventions et le tragique reprennent leurs droits après la fête. »

« Quand les amours contemporaines bouleversent l'ordre bourgeois », Éléonore Sulser, Le Temps, samedi 14 février 2015

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« Dès les premières lignes, le récit vous happe, vous révolte, vous accroche. Pourtant l'univers est feutré : une maison bourgeoise du Cher, en 1908. Un couple marié depuis cinq ans y coule des jours paisibles. Anselme de Boisvaillant est notaire. Son épouse, Victoire, s'ennuie et occupe de mauvaise grâce ses journées en participant à des œuvres caritatives. Derrière les convenances, pourtant, un secret pèse lourd, les Boisvaillant n'arrivent pas à concevoir l'héritier tant attendu, et un scandale s'apprête à éclater : la jeune bonne, Céleste, victime des assauts de monsieur, est enceinte. Là où la rivalité devrait déchirer les deux femmes, c'est pourtant un amour totalement inattendu, interdit et passionné qui va les unir… Admirablement mené, admirablement écrit, ce quatrième roman de Léonor de Récondo raconte deux femmes étouffées par leurs corsets, niées par la société et les desiderata des hommes, qui volent un extraordinaire moment d'amour et de liberté. »

« Peau à peau », Adélaïde de Clermont-Tonnerre, Point de vue, mercredi 11 février 2015

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« Avec le magnifique Pietra viva, la romancière nous faisait partager la vie de Michel-Ange. Cette fois, elle a imaginé une histoire de femmes au début du XXe siècle.
En 1908, à Saint-Ferreux-sur-Cher, Victoire, une jeune bourgeoise, a épousé Anselme de Boisvaillant, un notaire qui aime se plonger dans ses dossiers. La vie pourrait s'écouler paisiblement dans cette belle maison de maître si la jeune mariée ne se refusait à l'nchevêtrement immonde qui donnerait au couple l'héritier tant désiré. Alors Anselme calme ses ardeurs avec Céleste, la bonne, qui n'ose rien dire. Lorsque Victoire découvre que cette dernière attend un enfant, elle profite de cette opportunité. Quant à l'amour, elle en aura la révélation étonnante.
Impossible d'oublier que Léonor de Récondo est aussi une talentueuse violoniste de musique baroque, tant ses phrases sont rythmées, ciselées, pures… Les images dansent devant nos yeux, dévoilant le paysages, le mobilier, les robes et les corps sensuels des femmes. Un livre éblouissant sur la féminité, la puissance des sentiments et les carcans qui étouffent. Un tel cadeau ne se refuse pas. »

« Actu livres : On adore », Anne Michelet, Version Femina, dimanche 1er février 2015

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« Plongée dans le huis clos d’une maison bourgeoise du début du XXe siècle. Sous le vernis sans écailles de ce couple marié depuis cinq ans, se trame une histoire qui se joue à l’étage des bonnes où vont se succéder le mari et la femme. C’est là que naîtra le fils tant attendu. Nappes amidonnées, bouquets de roses et Clair de lune au piano, rien ne manque. L’auteur, Léonor de Récondo violoniste renommée, nous plonge dans une atmosphère où le souci du bienséant ferait à peine passer un courant d’air entre les rideaux. Pourtant les sentiments vont faire vaciller les miroirs. Conditions sociales et conditions féminines sont remises en cause et bousculées. Mais la religion y remettra bon ordre, et ne resteront que les rassurants clichés photographiques d’une famille modèle. Après le succès de Pietra viva, l’auteur rapproche à nouveau ses lecteurs au plus près des émotions de ses personnages. »

Stéphanie Le Bail, Le Télégramme, dimanche 25 janvier 2015

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« Léonor de Récondo situe son quatrième roman, Amours, dans la province française. Une maison cossue, dans le Cher, en 1908. Mariée à un notaire, Victoire relit Madame Bovary et fuit l’enchevêtrement immonde que son époux impose à la jeune domestique, Céleste, bientôt enceinte. Mais la tempête couve dans les maisons aux ardoises trop bien alignées. Alors que le couple adopte l’enfant, la maternité d’une autre est pour Victoire l’occasion de découvrir son propre corps, d’éprouver une passion violente pour Céleste, de brûler son corset, de rêver de liberté absolue. Avant de retrouver le confort contraignant de la bienséance, laissant Céleste porter seule leur histoire. De la vie on ne garde que quelques étreintes fugaces, et la lumière d’un paysage. Feu de braise. Une délicatesse infinie, sans sourdine : une sonate de Beethoven, secret talisman, indique l’expression convenant à ces tumultueuses amours. Car la ferveur de Récondo, musicienne et romancière, fait le lien entre tous ses romans – autant de variations audacieuses sur le chaos d’où peut naître une brûlante et douloureuse harmonie. »

« Feu de braise », Monique Pétillon, Le Monde des livres, vendredi 23 janvier 2015

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« 1908. Victoire, mariée à un notaire depuis cinq ans, ressemble à Emma Bovary, dont elle lit d'ailleurs l'histoire. Elle endosse sans entrain le rôle de la bourgeoise, même si son patronyme laisse deviner le réveil. Cette vacuité lui convient parfaitement. Elle se plaît à croire qu'ainsi elle laisse de la place pour tout un monde. Il lui reste encore à déterminer lequel, mais cela viendra certainement un jour. Son époux trousse sans émotion la bonne de 17 ans, Céleste, qu'il finit par engrosser. Victoire prend le dessus, l'enfant sera celui du couple. Mais des navettes de couffin de bas en haut font éclore une relation sensuelle – et les plus beaux passages du roman – qui défie la norme sociale et la descente aux enfers flaubertienne pour préférer le ciel. »

Frédérique Roussel, Libération, jeudi 22 janvier 2015

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« Brisant les cadres du conformisme bourgeois, l’auteur touche à l’éclosion du désir, la prise de conscience de son propre corps, la ferveur et la pureté d’un sentiment qui balayera tout. Éblouissant roman sur l’épanouissement du sentiment amoureux, ce livre est aussi celui de l’émancipation féminine. »

« La confusion des sentiments », Patrick Beaumont, La Gazette Nord-Pas de Calais, mardi 20 janvier 2015

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« Trio classique. Scénario moins ordinaire.
[…] Or, il arrive que Céleste soit enceinte. Victoire, plutôt que de la jeter à la rue, comme la bienséance l'imposerait, imagine un autre scénario qu'accepte illico Anselme, lui qui se pensait stérile et à jamais sans descendance : ils garderont cet enfant, l'élèveront comme le leur, à condition qu'il ne la dérange plus jamais, nuitamment.
Pari tenu. Secret aussi. Et tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Sauf que, privé de sa mère, le petit Adrien dépérit. Céleste ne pouvant le supporter, le prend en cachette dans sa petite chambre sous les toits. Où sa maîtresse la surprend à le nourrir et le cajoler. Nouveau drame ? Que non. Leurs corps, après des années d'inexistence, s'étirent et se déploient.
Léonor de Récondo reconstitue les intérieurs étouffés, le temps corseté de la bourgeoisie pour mieux lâcher sa bombe sensuelle. À peine disparue, Régine Desforges (Pour l'amour de Marie Salat) ne pouvait espérer meilleur hommage que ce roman dédié aux femmes, leurs corps, leur plaisir. »

« Les corps retrouvés », Daniel Martin, Centre France, dimanche 18 janvier 2015

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« 1908. Victoire, une jeune bourgeoise de province, mariée, via une annonce du Chasseur français, à maître Anselme de Boisvaillant, notaire, se refuse à l'enchevêtrement immonde qui donnerait un héritier au couple. L'amour, Victoire va en avoir la révélation foudroyante par un étonnant concours de circonstances… Fi des convenances ! Ce roman au charme feutré séduit par la grâce de son héroïne et la délicatesse de l'écriture de l'auteure de Pietra viva. »

D. S., Télé 7 Jours, samedi 17 janvier 2015


« Les romans de Léonor de Récondo sont à son image, fins, gracieux, poétiques. De ses grands yeux, elle observe le monde, les hommes, les femmes, s'interroge sur leurs mœurs, leurs corsets forgés par la société et ce qu'il y a derrière, la chair et les sentiments. De ces observations est né Amours, son quatrième roman.
Une petite ville de province, un notaire, une jeune femme corsetée qui rêve d’une autre vie, plus gaie, plus colorée, et qui lit Madame Bovary. Le clin d’œil n’est pas anodin. Mais jusqu’où ? Est-ce que ce roman est une réécriture du chef-d’œuvre de Flaubert ?
En 1908, derrière les murs d’une demeure cossue du Cher, celle du notaire Anselme de Boisvaillant, se cachent bien des secrets. Le ventre de sa jeune épouse modèle, Victoire, reste désespérément vide et l’héritier du domaine tarde à venir. Lorsque, à la suite d’une des nombreuses incartades de monsieur avec la bonne de 17 ans, Céleste, celle-ci tombe enceinte, un plan se trame pour satisfaire tout le monde : l’enfant sera celui du couple et, contre son silence, Céleste reste au domaine, évitant ainsi de revenir chez ses parents couverte de honte. Si le plan se déroule comme prévu, aucun des protagonistes n’avait pourtant prévu le bouleversement profond que cela provoquerait chez les deux femmes. De livre en livre, Léonor de Récondo écrit une partition autour de thèmes qui lui sont chers : les relations sociales, le corps, les sentiments, la création. Comme dans un grand opéra, les silences qui cachent les secrets succèdent aux explosions de sentiments, et quand une nocturne protège des amours interdites, tout l’orchestre se réunit pour un final inattendu. »

lire l'interview de Léonor de Récondo

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« Le corps des sentiments », Aurélie Janssens, librairie Page et Plume (Limoges), Page des libraires, janvier-février 2015


« Le nouveau livre de Léonor de Récondo sème le trouble et récolte la tempête des corps et des sentiments, dans une honorable maisonnée bourgeoise.
[…] Après un poète grec tourmenté, une femme espagnole courageuse et un sculpteur italien génial, Léonor de Récondo met aujourd’hui en scène une héroïne d’apparence beaucoup plus banale. Mais c’est pour mieux précipiter sa Victoire (si mal, puis si bien nommée) dans une aventure intérieure extraordinaire. Le couple totalement inattendu qu’elle forme avec Céleste brûle d’étrangeté autant que d’évidence. Cette passion révèle à elles-mêmes la jeune bourgeoise corsetée comme la petite paysanne pieuse que nul jusqu’ici n’avait regardée comme une personne à part entière.
Il y a du Mauriac dans la description au scalpel d’une province assoupie où bouillonnent les frustrations intimes et les secrets vénéneux, dans l’alternance de douceur et de dureté, de sensualité et d’intériorité. Musicienne (elle est violoniste), Léonor de Récondo cisèle avec raffinement les scènes en solo ou en duo comme les plus vastes ensembles, tels ces repas de famille où les verres de cristal et l’argenterie bien frottée scintillent sur les nappes empesées. […] »

« De puissants accords », Emmanuelle Giuliani, La Croix, jeudi 8 janvier 2015

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« Roman de mœurs et triangle amoureux à la Belle Époque.
Amours, petite musique tranquille, douceur surannée… L'écriture est mélodieuse, on entend le frissonnement des corps, la plainte du lit de fer, le frôlement des draps, le crissement des cheveux tordus. Une résonnance étrange dans cette maison bourgeoise des bords du Cher où tout se tait, surtout l'essentiel. Sous l'apparence d'un de ces romans désuets de la Belle Époque, Léonor de Récondo trace une délinéation magique des sentiments. C'est sa signature. La trajectoire des émotions, elle la piste sur les pas de ses personnages, depuis La Grâce du cyprès blanc jusqu'à ce très beau Pietra viva. Avec ces vibrations, cette musicalité qu'elle doit, forcément, à son métier de violoniste baroque.
Anselme de Boisvaillant pratique la saillie ancillaire pour oublier la froideur de son épouse, Victoire, bernée par un mariage arrangé… Céleste, victime de ces rancœurs conjugales, oublie le dégoût des ébats en rêvant à ses cavalcades d'enfant en forêt. Elle ravive l'odeur de la résine et de la terre mouillée, referme son cœur, rabat ses draps et garde la tête haute. Malgré l'enfant qui vient. Dont Victoire a décidé qu'il serait le sien pour punir Anselme qui n'a pas su la faire aimer. Mais le corps de Victoire n'a pas cessé de vibrer, son désir de chair passe du petit Adrien dont elle a fait son fils à la peau laiteuse de Céleste. Peu à peu, la douceur exploratoire des approches candides laisse place à une passion peu sage. […] »

« La douleur céleste du corset », Isabelle de Montvert-Chaussy, Sud-Ouest Dimanche, dimanche 4 janvier 2015

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« En 1908, une femme de chambre victime du droit de cuissage devient la mère porteuse d'un couple, dans une maison bourgeoise. Le lecteur n'est pas au bout de ses surprises ! Léonor de Récondo fait bien mieux que restituer une intrigue à la Maupassant. Également violoniste baroque, elle sait manier le tempo et les effets de surprise pour donner à ces amours d'un autre temps une vivacité et une fraîcheur toutes contemporaines. »

« Despentes et autres pépites de la rentrée », Daniel Morvan, Ouest France


« Bon sang ne saurait mentir. Si son père n'avait pas décidé de mettre fin à sa brillante carrière d'architecte pour se consacrer à la sculpture et à la peinture, si sa mère n'avait pas travaillé à la galerie Maeght, si l'écrivain Marcel Moreau n'avait pas été parmi les plus proches amis de ses parents, si elle n'avait pas passé son enfance et sa jeunesse à divaguer joliment sur les falaises de marbre de Carrare et au village de Pietra Santa, alors, peut-être, Léonor de Récondo n'aurait pas considéré que l'art était son milieu naturel… Au lieu de quoi, à l'âge de 5 ans, elle empoigne un violon : Il ne m'a pas fallu longtemps pour savoir que ce serait toute ma vie, confesse-t-elle. Ses humanités de violoniste baroque, elle les fera à Boston, La Haye et Bruxelles. Elle collabore avec les plus prestigieux ensembles baroques et, avec son mari, le ténor Cyril Auvity, fonde L'Yriade, spécialisé dans le répertoire oublié des cantates. Sa vie est tissée de concerts et de rencontres, et pourtant, peu à peu, comme une rumeur qui s'insinue, la littérature y a pris toute sa place. Lorsqu'elle ne courait pas les collines toscanes, Léonor lisait. Beaucoup, comme le font les enfants sages. Il y eut Le Petit Prince, Le Comte de Monte-Cristo, Les Liaisons dangereuses, les grands Russes… Il y aura l'écriture : des poèmes maladroits d'abord, des bouts d'essai et, en 2010, à l'enseigne du Temps qu'il fait, La Grâce du cyprès blanc. Aujourd'hui, c'est Amours, déjà le quatrième roman, le troisième à l'enseigne de Sabine Wespieser, et la confirmation que, toute de douceur et de cruauté mêlées, de grâce et de fragilité, Léonor de Récondo est en train d'élaborer une œuvre authentiquement singulière.
Ici ce serait l'histoire de deux femmes et d'une double transgression. Sexuelle, mais aussi sociale. Le Cher, 1908. Le temps est comme suspendu. Victoire de Boisvaillant bovaryse depuis son mariage de convenance avec Anselme, notaire de son état. La petite bonne de la famille, Céleste, 17 ans, tombe enceinte… Adrien naîtra, en même temps qu'entre ces deux femmes un sentiment qui est de ceux que l'on ne disait pas.
Ce qu'il y a d'admirable dans ces Amours, c'est leur justesse. Il n'y a pas un chapitre, peut-être pas un paragraphe, qui ne commence avec le risque de sa chute. Rien de chichiteux dans cette dentelle précieuse, mais, au contraire, un plaisir narratif à aborder le corps féminin comme un blason.
Dans la conversation, Léonor de Récondo consent à lâcher du bout des lèvres : Progresser, c'est perdre le contrôle. On ne sait pas ce que cela peut signifier pour une interprète baroque, mais on devine que ce doit être la même chose que pour une romancière. Ne jamais perdre de vue la ligne d'horizon. »

« Avant-portrait : La vie d'artiste », Olivier Mony, Livres Hebdo, vendredi 21 novembre 2014

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LECTURE MUSICALE D'AMOURS
DE LÉONOR DE RÉCONDO

par Léonor de Récondo et Chloé Lacan
à l'occasion de la 12e édition de Lire en Poche à Gradignan


« François Busnel : Voici le récit d’une histoire d’amour impossible entre deux femmes. Nous sommes en 1908, dans un village bourgeois de province. La jeune Victoire est mariée depuis cinq ans avec un notaire un peu ennuyeux, qui régulièrement se rend dans la chambre de bonne où dort Céleste, 17 ans, la domestique ; il la viole et elle tombe enceinte, mais les choses ne vont absolument pas se dérouler comme prévu. Qu’est-ce qui vous a inspiré cette histoire qui s’intitule Amours, un très beau roman qui débute un petit peu comme Madame Bovary transposé dans le centre de la France, mais du côté des amours homosexuelles ?
Léonor de Récondo : Ce qui m’intéressait, c’était réfléchir et puis écrire sur le corps de la femme ; c’est pour ça que j’ai choisi cette période de 1908, juste avant la Première Guerre Mondiale, qui me semble vraiment le début du XXe siècle, et en tout cas un tournant pour l’émancipation de la femme. On est là dans une belle maison bourgeoise, où chacun est à sa place, sauf qu’il y a quand même une sorte de vacuité terrible. [...]
FB : Peut-être que ce qui est moins banal, c’est la façon dont Victoire va découvrir le corps engrossé de Céleste. Il va se nouer une passion qui est corporelle ou bien une passion de l’âme ? C’est sensuel et sexuel, ou c’est une attirance pour autre chose, la différence de conditions ?
LR : Je crois que c’est un peu tout cela, et c’est aussi la découverte de soi-même. Ces deux femmes ont des corps niés, chacune pour des raisons un peu différentes, et quand cet enfant d’Anselme, qu’a porté Céleste, va naître et être adopté par le couple bourgeois, et que Victoire va découvrir le corps de Céleste avec cet enfant sur sa peau, ce sera une immense découverte : la découverte de la beauté du corps, alors que Victoire elle-même était dans une sorte de haine vis-à-vis de soi. Elle va découvrir la beauté du corps de la femme, et cette révélation va aussi lui permettre de se découvrir elle-même ; elle va se voir. [...]
FB : Pour quelle raison écrivez-vous ? C’est votre quatrième roman, très ample, très maîtrisé, qui semble a priori classique et qui, en réalité, est beaucoup plus subversif qu’on ne le croit. Qu’est-ce qui vous pousse, vous qui avez choisi la musique, qui êtes violoniste, qui aimez le baroque, à écrire des romans ?
LR : J’y trouve une liberté que je n’ai peut-être pas en tant qu’interprète. Je suis violoniste et j’aurais pu, si j’avais voulu une autre liberté, devenir compositrice, ce qui n’a pas été le cas ; ce ne sont pas des notes qui me viennent dans la tête, ce sont des mots. Dans l’interprétation il y a quelque chose d’extraordinaire, parce qu’on y met beaucoup de soi, mais on est quand même contraint par une partition, comme pourrait l’être un comédien avec un texte ; dans la littérature je trouve une liberté totale. »

À regarder, aussi : le portrait de Léonor de Récondo dans La Grande Librairie.

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« La Grande Librairie », François Busnel, France 5, jeudi 12 février 2015

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« B. L. : Finaliste du Grand Prix RTL-Lire, Amours, est écrit par une jeune femme de 38 ans, Leonor de Récondo. Nous sommes en 1908, dans la demeure bourgeoise d’un notaire du Berry, Anselme de Boisvaillant. Il trousse allégrement la bonne de dix-sept ans, Céleste, et finit par l’engrosser. C’est là où l’histoire tristement banale prend une tournure inattendue. Victoire, la jeune épouse du notaire, incapable de lui donner un héritier, décide de garder l’enfant de Céleste et de le faire passer pour le sien. Mais un bouleversement plus grand encore va balayer toutes les convenances. L’amour maternel qui rapproche ces deux femmes, humiliées et mal-aimées, les précipite dans une passion réciproque. Un embrasement de leur cœur et de leur corps.
Léonor de Récondo : Je voulais écrire un moment où le corps justement balaie tout. C’est-à-dire, on a essayé de le contraindre : on a mis des corsets, on fait comme s’il n’existait pas… Donc, je voulais les mettre dans une situation où justement tous vont être complètement balayés par ce corps qui va surgir et qui va révolutionner la maison mais aussi leur propre vie, en sachant que, bien entendu, en général, c’est juste pour un instant. Après dans la durée… On est en 1908, la société est là, la moralité. Tout est beaucoup plus compliqué. Mais le surgissement du corps et la découverte de soi, oui c’est une victoire pour ces deux femmes ; de pouvoir vivre cet amour et d’y arriver malgré tout. […]
B. L. : N’allez pas voir dans ce roman un manifeste de l’homosexualité féminine. C’est bien plus subtil que ça. Le mot Amours dans le titre […] est au pluriel ; un pluriel qui ne relève pas du hasard…
L. de R. : C’était très important pour moi ce pluriel dans ce titre parce qu’en effet, même si l’amour qui se construit en tout cas dans le roman est celui entre Céleste et Victoire, il engendre d’autres sortes d’amour. Puisqu’il y a d’abord l’amour maternel, de l’une et de l’autre, en parallèle avec cet enfant qui va se construire aussi. Il y a aussi l’amour de soi, l’amour avec Anselme qui aime sa femme malgré tout, qui fait comme il peut… Donc, en effet, c’était l’idée d’écrire un livre sur plusieurs formes d’amour et d’essayer de le décrire en évitant la vulgarité, en essayant d’être toujours dans la beauté.
B. L. : Eh oui, objectif parfaitement atteint par Léonor de Récondo qui signe un texte tout en finesse au service d’une histoire troublante, à la gloire de la féminité. C’est vraiment une jolie surprise de ce début d’année.
« L. de R. : D’abord, je voulais écrire une histoire d’amour. C’était vraiment ça l’idée. Décrire le désir, parce que je trouve que c’est particulièrement difficile de bien l’écrire. Je ne l’avais jamais vraiment fait, donc c’est une première fois…
B. L. : Donc ça c’est d’une manière extrêmement générale. Écrire sur le désir…
L. de R. : Écrire sur le désir, écrire sur le corps et écrire sur une femme, des femmes qui vont vraiment découvrir leur corps. Donc, c’est pour ça aussi que j’ai décidé de situer cette histoire au début du vingtième siècle, à un moment où la femme est particulièrement contrainte […]. Là, grâce à cet amour, [le corps] va complètement voler en éclats. […]
B. L. : Victoire, vous êtes allée la chercher où ? Vous êtes allée la puiser dans d’autres personnages littéraires ? Par exemple, on est tenté par le parallèle avec Emma Bovary, même si, quand on regarde bien, elle n’a pas grand chose à voir.
L. de R. : Non, pas grand chose, sauf que ça va être sa première lecture de femme mariée. […] Il y a certainement des liens avec les grands personnages féminins de la littérature de l’époque mais je ne peux pas dire qu’il y en ait vraiment un en particulier qui m’ait inspirée. Même si j’ai voulu faire un clin d’œil à Emma Bovary qui va elle-même découvrir son corps dans le livre de Flaubert […].
B. L. : Céleste, la bonne, on peut évidemment penser à Flaubert […], même si on en est extrêmement loin.
L. de R. : Oui, à cette époque-là, la domesticité faisait partie de la vie et ça, c’était un rapport qui m’intéressait justement entre tous les personnages, entre tous les protagonistes. […] Je voulais mettre en parallèle ces deux femmes qui ont un rapport à leur corps extrêmement différent. Victoire a été bien élevée comme il se doit […], et surtout un corps utile juste pour une grossesse et une maternité. Donc, à partir du moment où elle-même ne tombe pas enceinte et n’arrive pas à avoir cet enfant, elle vit dans une sorte de vacuité et d’inutilité. Son corps n’existant pas, puisqu’il est corseté, puisqu’elle ne l’a pas encore utilisé…
B. L. : C’est un corps ignoré même puisqu’elle ne le voit jamais. […]
L. de R. : Céleste de son côté est une paysanne sans qu’on lui parle non plus de son corps, sans trop savoir comment elle existe, mais son corps est utilisé tous les jours pour les autres. Elle est corvéable, c’est la bonne à tout faire. Donc, je voulais vraiment les mettre en parallèle jusqu’au moment où elles se retrouvent et peut-être qu’elles forment cette femme complète, l’une et l’autre.
B. L. : D’ailleurs, le corps féminin Victoire le découvre – c’est une scène très forte du livre – à travers le corps de Céleste.
L. de R. : Oui, je me suis dit que la seule personne qu’elle pouvait aimer de toute manière ne pouvait être que Céleste. Et inversement. Elles sont perdues dans cette maison où il n’y a pas vraiment d’amour. […] À partir du moment où l’enfant est là, ça va être ce lien entre elles. La découverte de soi passe aussi par la découverte de l’autre qui est le plus proche et le plus ressemblant. Ça me semblait normal qu’elle aille vers un corps de femme d’abord.
B. L. : Avec cette phrase, qui est peut-être une phrase clé du livre, à un moment donné, quand leur relation est déjà entamée, Victoire dit à Céleste : Mon cœur a glissé dans ton corps. Je te touche et c’est moi que je caresse. C’est vraiment ça, la découverte de soi-même par l’autre.
L. de R. : Et Céleste est la femme qu’elle désirait être, qui a accompli ce qu’elle n’a pas réussi à accomplir : devenir mère, porter l’enfant, porter l’héritier, porter le garçon. […] Elles ont une fascination l’une pour l’autre, très différente mais qui les emmène comme ça, ensemble.
B. L. : Mais, je crois que pour toutes les deux, ce qui est une vraie révélation, c’est que d’un seul coup […], elles sont aimées.
L. de R. : Oui, exactement. Elles sont aimées. […] Elles sont tout à coup remplies de cet amour inimaginable parce que ni l’une ni l’autre n’ont, je crois, été aimées avant. […]
B. L. : Ce qui est intéressant aussi, c’est le lien que vous faîtes – c’est même le vecteur – entre l’amour maternel, l’amour pour un enfant, qui les conduit à l’amour entre femmes.
L. de R. : Oui, pour moi, c’était le trait d’union cet enfant. […]
B. L. : […] Quelle est, selon vous, la plus héroïque des deux, entre Victoire et Céleste ?
L. de R. : Pour moi, c’est Céleste. Victoire, elle a plus de cartes en main malgré tout […], alors que Céleste elle n’en a aucune, à part sa foi […].
B. L. : Il y a aussi autre chose d’intéressant dans votre roman, c’est cette description de ces intérieurs bourgeois […] à la fois, c’est un carcan et à un moment donné, ça va devenir une espèce d’écrin protecteur pour une passion inavouable. »

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« Laissez-vous tenter : Amours, le roman tout en finesse de Léonor de Récondo », Bernard Lehut, RTL, vendredi 23 janvier 2015


« Un parfait roman français, situé au cour du Berry, en 1908.
Anselme de Boisvaillant, notaire, fraie avec la bonne, Céleste, et néglige son épouse Victoire. Un enfant naît, que la famille adopte, tandis qu'entre les deux femmes, naît une passion.
L. R. – […] L'enfant est le trait d'union, c'est aussi pour ça qu'Amours est au pluriel dans le titre : c'est l'amour de l'enfant, l'amour de l'autre, l'amour de soi-même, la découverte du corps. C'est vrai qu'elles vont être dépassées par leurs propres corps, cette découverte de l'amour qu'elles n'ont jamais connu, ni Céleste ni Victoire. »

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« Un livre, un jour », Olivier Barrot, France 3, mardi 20 janvier 2015


« Ses pas la mènent directement à la chambre de Céleste, et quand, à la lumière vacillante de sa lampe, elle découvre Céleste et Adrien enlacés, sans hésitation, elle se déshabille aussi. (p. 133)
L. R. – […] Victoire est une femme qui a été élevée dans la pure tradition du XIXe siècle, c'est-à-dire avec un corset dans l'esprit et sur le corps, et qui cherche sa voie dans ce mariage. […]
Céleste est une femme assez différente – pas la même classe sociale, c'est une bonne, une paysanne –, qui est, elle, entière, complétement cohérente avec son corps, disons. […]
Quand Victoire et Céleste vont se retrouver, se découvrir, et finalement s'aimer, leurs corps, tout cet amour impossible, cette transgression, vont tout balayer. […]
M. A. – Et l'enfant de Céleste deviendra aussi l'enfant de Victoire…
L. R. – Ça va être l'enfant de Victoire, ce trait d'union entre elles deux... Et elles vont devenir une – c'est-à-dire Victoire, dans sa vacuité, et Céleste, et le fait qu'elle soit enceinte et pleine –, ensemble elles vont être une, elles vont être la femme. »

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« Dans quelle éta-gère », Monique Atlan, France 2, mardi 13 janvier 2015


Léonor de Récondo vous présente son ouvrage Amours. Parution le 8 janvier 2015 aux éditions Sabine Wespieser. Rentrée littéraire janvier 2015.

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Librairie Mollat (Bordeaux) et Sabine Wespieser éditeur


« Laissez-vous tenter : Amours, le roman tout en finesse de Léonor de Récondo », Bernard Lehut, RTL, vendredi 23 janvier 2015

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« Un roman : Amours, de Léonor de Récondo, grands mensonges et petits arrangements dans une maison bourgeoise au début du XXe siècle. Un scénario génial ! »

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« Télématin », « Mots : Le charme discret de la bourgeoisie », Olivia de Lamberterie, France 2, samedi 14 février 2015


« Huis clos trompeur, Amours mène son lecteur de surprise en surprise et confirme le talent de Léonor de Récondo. Ce quatrième roman débute à la mnière d'un huis clos suranné […]. Son classicisme même devrait nous mettre la puce à l'oreille. […]
Si Léonor de Récondo se délecte à épingler les travers de la bourgeoisie bien pensante, elle excelle à pulvériser les non dits et faux semblants qui en font le socle. Rien de plus efficace que sa plume ironique et gracile pour mettre à mal les fondations de ce système ancestral.
Réjouissante fable sociale, Amours est aussi et surtout une réflexion sur le corps. Le corps haï par Victoire qui ne peut se regarder nue dans un miroir. Le corps doublement objet de Céleste. Le corps rigidifié par le corset auquel l'héroïne finira par renoncer amorçant le début d'une libération dont elle ignore où elle la conduira. Car ce que raconte le roman de Léonor de Récondo avec un lyrisme de plus en plus affirmé au fil des pages, c'est une superbe histoire d'amour entre deux femmes. C'est la découverte d'un plaisir que ni l'une ni l'autre n'aurait jamais imaginé. C'est le ravissement d'un enfant qui a pour lui deux mamans et voyage dans son couffin de la chambre de l'une à celle de l'autre. C'est l'histoire enfin d'un coming out à une époque où le terme n'existait pas : Elle m'a donné un fils, elle lui a donné la force de vivre quand je n'arrivais même pas à le prendre dans mes bras. Elle m'a prise dans les siens alors que je ne savais même pas que j'étais en vie, que j'étais incapable de sentiments, d'émotions. Je ne savais rien d'elle. Elle m'a tout donné. Violoniste baroque, Léonor de Récondo sait l'art du crescendo et mène son lecteur d'une plume très sûre vers un final bouleversant. »

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« Deux femmes et un couffin », « Des mots de minuit », Philippe Lefait & Alexandra Lemasson, Cultureboxfrancetvinfo.fr, dimanche 8 février 2015


Isabel Pasquier – « Lundi, Ilana Moryoussef a eu quelques émotions littéraires avec le désordre social et amoureux qui règne dans le nouveau roman de Léonor de Récondo. Double transgression dans la maison d'un notaire du Cher. »
Ilana Moryoussef – « Amours, au pluriel donc, se passe  dans une demeure bourgeoise en 1908. Le maître de maison abuse de la jeune servante, qui tombe enceinte, et le couple de patrons décide de garder l'enfant puisqu'eux-mêmes n'arrivent pas à en avoir.
Ce qui est très fort, dans le livre, c'est qu'une liaison amoureuse va se nouer entre l'épouse bourgeoise et la jeune servante. En fait, il y a une double transgression dans ce livre, une double subversion – une d'ordre social et une d'ordre sexuel. »
Isabel Pasquier – « Dans Amours, Léonor de Récondo arrache le corset d'une société bien coincée. »
Léonor de Récondo – « Une fois que Céleste met au monde l'enfant du maître, ces deux femmes vont se retrouver ensemble, elles vont être une sorte de femme complète, la femme qu'elles n'auraient jamais pu être seules. Là, on est dans deux cas de figures où ce n'est pas l'esprit qui va prendre les devants pour se libérer et pour aimer, mais le corps qui va le devancer. »

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« Le Carrefour de la culture : la semaine culturelle », Isabel Pasquier, chronique d'Ilana Moryoussef, France Inter, vendredi 30 janvier 2015, de 0'26 à 2'06''


« Entre les quatre murs d’une maison bourgeoise de province chacun joue sa partition, jusqu’à la fausse note.
Dans ce quatrième roman, Léonor de Récondo fait exploser les conventions sociales et sexuelles et laisse parler les corps.
1908, dans une petite ville au bord du Cher. Victoire s’ennuie aux côtés d’un mari notaire qui s’enferme dans ses dossiers et oublie la tiédeur de son épouse dans le lit de Céleste, la très jeune domestique qui tombe enceinte. Non-dits et stratégies se mêlent, l’enfant sera celui du couple, ainsi en décide Victoire à qui la maternité jusque-là semblait refusée.
Ce mensonge vient s’ajouter à un autre secret de famille qui perturbe l’équilibre fragile d’une maisonnée où chacun tente de tenir le rôle qui lui est imparti. Jusqu’à ce que les corps parlent enfin et que Victoire découvre l’amour doublement interdit dans l’une des chambres de bonne sous les combles.
Avec finesse et simplicité, Léonor de Récondo, écrivain et violoniste de talent, explore les sentiments dans une époque qui corsète aussi bien les corps que les esprits. »
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« Entre les lignes », Jean-Marie Félix et Anick Schuin, RTS, mercredi 14 janvier 2015


Coup de cœur des libraires

« Une histoire d'amour… simplement ! »
« Récondo, c'est beau ! » 

Coup de cœur de la librairie Mollat (Bordeaux)

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« Votre été sera passionnant !
Si vous n’avez pas encore découvert Léonor de Récondo, rattrapez vite ces heures de bonheur qui s’offrent à vous !
Nous l’avions découverte avec Rêves oubliés et le merveilleux Pietra viva, elle revient avec ce chef-d’œuvre récompensé par plusieurs distinctions littéraires dont le grand prix RTL-LIRE 2015.
Plongés dans le huis clos d’une maison bourgeoise du Cher, au tout début du XXe siècle, nous découvrons au fil des pages deux portraits de femmes liées par un terrible secret. Celui de Victoire, jeune maîtresse de maison issue d’un mariage arrangé avec Anselme de Boisvaillant, et celui de Céleste, la jeune bonne.
Vous serez éblouis par la délicatesse de chacune de ces pages, et, au-delà de tout, c’est la découverte des corps, de l’amour, de la liberté d’être soi, tout en sensibilité, pudeur et poésie, qui nous touche à l’infini… À découvrir d’urgence ! »

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« Lectures d'été : les coups de cœur du Brouillon », librairie Au brouillon de culture (Caen)


« La vie de Victoire lui semble bien fade depuis sa trop vaste demeure du Cher. En 1908, cela fait cinq ans qu’elle a épousé Anselme de Boisvaillant, notaire, ce qui lui permet de mener une existence oisive et dilettante. Cependant, leur intimité quasi inexistante les laisse sans descendance.
Tout change lorsque Céleste, la très jeune bonne de la maisonnée se retrouve enceinte d’Anselme. L’équilibre du couple pourrait vaciller, mais c’est sans compter sur l’étonnante décision de Victoire qui, en réponse à l’adultère de son époux va s'octroyer la maternité de l’enfant à venir, en imposant l’abandon et le secret à la jeune mère.
Dès lors, le nourrisson va étrangement servir au rapprochement des deux femmes. Les sentiments complexes qui assaillent Victoire poussent cette dévote vers le désir charnel.  
Amours est un roman poétique et attachant tant Léonor de Recondo tisse avec délicatesse une fable sur l’identité révélée. D’une langue vive et rythmée respectant le tempo des émotions, l’auteur fait vivre à ses personnages des situations à la lisière des conventions sociales. Cette musicalité virevoltante et allègre dynamise ce huis clos bourgeois et le rend étonnamment moderne. »

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« Littérature française : les livres de l'été », coup de cœur de la librairie Compagnie (Paris Ve)


« En 1908, un couple de jeunes aristocrates reste stérile après cinq années de mariage. Leur petite bonne de dix-sept ans tombe alors enceinte et un échange d'amours va se jouer, par-delà les classes sociales. Ce troisième roman de cette jeune auteur confirme un talent, avec le Prix des Libraires 2015 et le Grand Prix RTL-Lire 2015. »

« Les 5 romans à lire absolument cet été », sélectionnés par Jacques Astruc, bibliothèque Charlotte Delbo (Paris IIe)


« Ce roman est une véritable fête des corps. […]
Amour, sensualité, poésie et beauté des sentiments, une passionnante histoire qui entraîne le lecteur dans un autre monde.
L'auteur nous apporte la preuve, à travers cette fiction, que la liberté peut dépasser les contraintes de vie imposées par l'église à certaines femmes prisonnières de leurs conditions. Amours nous emporte dans un tourbillon d'émotions.
Ne boudons pas le plaisir de partager ce moment littéraire et recommandons ce roman au plus grand nombre de personnes rencontrées au fil de nos errances quotidiennes. »

Coup de cour d'Emmanuel Ronseaux, librairie Gandossi (Saint-Brice-sous-Forêt), vendredi 20 mars 2015


« Nous sommes en 1908 dans une petite ville du Cher. Victoire, jeune mariée, découvre dans la plus grande stupeur les réalités de la vie maritale. En effet, peu au courant des choses du sexe, elle se rend compte que son mari viole régulièrement leur jeune bonne et que celle-ci attend un enfant. N’étant pas tombée enceinte au bout de deux ans de mariage, elle décide d’adopter cet enfant. Une nouvelle vie s’ouvre alors à elle. Elle apprend petit à petit à décider par elle-même et à découvrir sa propre sexualité. Léonor De Récondo est musicienne et cela se ressent dans son écriture légère, teintée souvent de la plus grande des férocités. Un très bon roman sur la condition des femmes du début du XXe siècle qui nous rappelle des romans tels que Madame Bovary de Flaubert ou Une vie de Maupassant. »

Coup de cœur de Murielle, librairie Cajelice (Perpignan)


« Deux beaux portraits de femmes dont l'histoire se déroule dans le Cher au début du XXe siècle. D'un côté, Victoire s'ennuie et s'étiole dans un mariage où l'amour est absent. De l'autre, Céleste, la jeune servante, soumise au droit de cuissage de son patron, se retrouve enceinte. Cette grossesse non désirée va réveiller chez les deux femmes des désirs intenses, des envies d'amour et va bouleverser les convenances.
Une écriture fine et délicate, légère et puissante à la fois, des mots choisis avec justesse. Une histoire qui rend hommage à la féminité et à la sensualité. »

Coup de cœur de la librairie Page 5 (Bruz)


« Amours, le dernier titre de Léonor de Recondo aux éditions Sabine Wespieser est pour moi un véritable coup de cœur autant pour le livre que pour l’auteur dont j’avais beaucoup aimé le précédent roman Pietra viva, qui vient de paraître en format poche aux éditions Seuil.
Dans Amours, Léonor de Recondo relate une histoire de femmes dans les années 1900, dans une maison bourgeoise du Cher. Le propriétaire des lieux, Anselme de Boisvaillant est notaire, il est marié à Victoire depuis cinq ans mais son épouse n’arrive pas à lui donner l’héritier tant attendu. Leur mariage était certes arrangé mais Victoire est jeune et belle. Pourtant celle-ci, tellement corsetée dans ses dentelles, se sent comme cadenassée dans sa vie, et la musique qu’elle joue sur son piano ne suffit pas pour lui donner ce bonheur qui lui échappe désespérément.
Régulièrement, Anselme monte dans les combles de leur habitation, pour y retrouver Céleste, la jeune domestique qui n’a d’autre choix que de subir les ardeurs de son maître. Il faudra plusieurs semaines à cette jeune femme de 17 ans pour comprendre qu’elle est enceinte. Bien qu’elle tente de cacher sa grossesse pour ne pas être renvoyée, la maîtresse de maison, Victoire, comprend les méfaits de son mari et décide de prendre sa destinée en main. Cet enfant sera le sien et Céleste, qui l’a porté, restera à ses côtés. Les convenances bourgeoises laisseront alors place à la force des sentiments et aux amours cachés.
Léonor de Recondo nous décrit ces destins de femmes tout en finesse. C’est en violoniste virtuose qu’elle y rythme ses phrases dans une musicalité parfaite, une justesse des mots, une subtilité et une sensualité poétique.
Amours est un roman sur les secrets de famille, sur la maternité, mais aussi sur la liberté des corps et l’éducation des jeunes filles au début du XXe siècle, celles qui lisaient en cachette Madame Bovary en s’identifiant à Emma. »

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Coup de cœur de Lydie Baillie, librairie Aux lettres de mon moulin (Nîmes)


« Début du XXe siècle, dans une maison bourgeoise du Cher, Victoire mariée par convenance à Anselme, rêve d'avoir un enfant, mais celui-ci la laisse indifférente au plaisir.
Malgré elle, Céleste, la bonne, va bouleverser cette vie austère. Une histoire d'amour inattendue qui éveille des sentiments les plus inavouables. Deux très beaux portraits de femmes. Un roman d'une grande sensibilité. »

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Coup de cœur de Christine Carli, librairie Espace Hisler Even (Metz)


« Dans l'atmosphère grise du début du XXe naît un amour absolu qui bouscule les convenances.
Plus qu'un simple roman d'époque, Amours est une brillante réflexion sur le corps des femmes et leur désir contrarié qui les condamnent à vivre dans la honte, sans que le temps ne puisse rien changer. »

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Coup de cœur de Katia Pérou, librairie L'Usage du monde (Paris XVIIe)


« Victoire est l'épouse d'Anselme, un jeune notaire de province. Depuis son mariage, les jours s'écoulent doucement pour la jeune femme qui se complaît dans le confort matériel offert par sa situation de bourgeoise provinciale. Son quotidien est désormais routinier, sans désir ni amour. Rien n'offusque Victoire, pas même la grossesse de Céleste, la jeune domestique de la famille, tombée enceinte des œuvres d'Anselme. Afin de préserver l'honneur de tous et d'assurer la descendance de la famille, Victoire décide que cet enfant sera le sien, l'héritier tant espéré par Anselme. Après tout, cette maisonnée n'est plus à un secret près… Mais les choses ne se passent pas comme prévu, Victoire n'a pas la fibre maternelle et le nouveau-né dépérit par manque d'amour et de chaleur humaine. Seule Céleste, portée par son instinct, arrive en cachette à donner de la tendresse à cet enfant mal aimé. Par ce geste maternel, la jeune domestique va faire voler en éclats le cœur insatisfait de Victoire. Éperdues, les jeunes deux femmes vont se découvrir à travers l'enfant qui les a rapprochées, et éprouver ensemble, pour la première fois la ferveur de l'amour.
Quel plaisir de retrouver l'écriture délicate et subtile de Léonor de Recondo ! Avec Amours, elle signe un roman d'une intelligence rare aux phrases étonnamment fluides. Brillant ! »

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Coup de cœur de Rachel Guitton, blog de la librairie Le Failler (Rennes), mardi 3 février 2015


« Léonor de Récondo nous fait don d'un roman troublant, véritable ode à la féminité et au corps. 
En 1908, dans une petite ville du Cher, deux femmes vont vivre leur passion en silence, mais en défiant les conventions sociales et les interdits. Léonor de Récondo évoque avec sensibilité l'amour maternel, l'amour charnel et la place réservée aux femmes à cette époque. »

Coup de cœur de Michaëlle Lantheaume, librairie Decitre Grenoble


« Amours majuscules !
Victoire et Céleste brillent ici par leur essai exclusif d'aimer au-delà des règles. Un roman somptueux où l'amour tout en féminin pluriel se déclare en majuscule ! »

Coup de cœur de la librairie Passages (Lyon IIe)


« En 1908, dans le Gers, derrière les murs d'une maison bourgeoise, les esprits et les corps sont corsetés. De son écriture musicale, sobre et vibrante, Léonor de Récondo fait voler en éclats les conventions sociales et libère le désir, la féminité et l'amour. »

Coup de cœur de Bétarice, Fnac Part-Dieu (Lyon)


« Roman d'une grande finesse romanesque. Brillant et dérangeant ! Amours fait le portrait de la rencontre, sensuelle, entre deux femmes que tout oppose. Un petit bijou de lecture ! »

Coup de cœur de la librairie Gallimard Raspail (Paris VIIe)

 


Coup de cœur des librairies La Boîte à livres (Tours), Coiffard (Nantes), La Galerne (Le Havre), Page 189 (Paris XIe)…


« L'amour est précieux, l'amour est pluriel. Merci, Léonor. »

Coup de cœur de la librairie Le Tramway (Lyon IIIe)


« Derrière les murs épais des demeures cossues du Cher se cachent bien des secrets en 1908. Celle du notaire de Boisvaillant n'y échappe pas. Un roman d'une beauté époustouflante, ode au corps féminin, à la musique, à l'amour, aux amours, sentiment pur au-delà de toutes conventions. Un véritable bijou ! »

Coup de cœur d'Aurélie Janssens, librairie Page et Plume (Limoges)


« Laissez-vous emporter par les amours merveilleuses de Léonor de Récondo !
Quel plaisir de retrouver l'écriture de cette auteure et de rencontrer Victoire et Céleste. »

Coup de cœur de la librairie Vivement dimanche (Lyon IVe)


« Dans la grande bourgeoisie, au tout début du XXe, à l'époque où, quand la bonne était engrossée, il suffisait d'en changer. Mais ici, la maîtresse de maison en mal d'enfant et dans un ennui digne de Mme Bovary va en décider autrement. Transgression sociale mais aussi sexuelle pour un récit entre douceur et cruauté.
Beau récit écrit avec beaucoup de finesse. »

Coup de cœur de Catherine Oliva, Folies d'encre Montreuil


« Une ode à la sensualité féminine.
Léonor de Récondo, violoniste classique de grand renom, manie la plume aussi bien que l'archet et nous offre avec Amours une véritable symphonie amoureuse. » 

Coup de cœur de la librairie Millepages (Vincennes)


« 1908, à Saint-Ferreux-sur-Cher. Victoire, engoncée dans son rôle d'épouse, n'arrive pas à donner une descendance à son marie Anselme de Boisvaillant. Quand Céleste, leur bonne de 17 ans, découvre qu'elle est enceinte de ce dernier, il est trop tard pour faire appel à une faiseuse d'ange : elle n'est pas remerciée, mais son enfant deviendra l'héritier Boisvaillant. Malheureusement, la fibre maternelle ne se transmet pas : si Céleste sent un nouveau feu l'animer, Victoire laisse le jeune Adrien dépérir. Aussi résolue que tourmentée, Céleste récupère un soir le nouveau-né pour lui transmettre sa force. Mais Victoire le découvre. Léonor de Récondo choisit le huis clos d'une maison cossue pour décrypter les conventions de l'époque : dans une langue bienséante, les secrets de famille légitiment le droit de cuissage et les hontes sociales écrasent les désirs intimes. Alors que l'arrivée du nourrisson vont tout bouleverser, sa plume feutrée va étioler les protocoles pour transcender les passions. Son écriture pudique devient sulfureuse, elle accompagne la découverte, exacerbe les sentiments, épouse les corps. Ces corps de femmes, martyrisés, haïs, cachés, théorisés, qui, grâce à l'amour pour un enfant, vont s'aimer. Amours, un roman sensuel et délicat. »

Coup de cœur de la librairie Le Square (Grenoble)


« Intelligent, délicat, sensuel…
Une écriture classique et ciselée pour un texte plus subversif qu'il n'y paraît ! Un roman délicat où Léonor de Récondo nous entraîne dans la société très corsetée du début du XXe siècle où les femmes n'ont aucun droit. Un roman à la gloire de la féminité. » 

Coup de cœur de Dominique Apolit, Fnac Montpellier


« Dans le huis clos d'une maison bourgeoise et bien pensante du début du XXe siècle, l'histoire de la bonne, la maîtresse de maison et le mari…
Léonor de Récondo fait exploser les conventions sociales dans une puissante dénonciation des mœurs corsetées, et ces Amours nous surprennent là où on ne les attend pas.
Une écriture concise et lumineuse, superbe… »

Coup de cœur de la librairie Le Grain des mots (Montpellier)


« Début XXe siècle, dans une maison bourgeoise où la vie est réglée par le diktat social, comment laisser parler ses sentiments sans risquer l'exclusion. »

Coup de cœur de la librairie L'Autre Monde (Avallon)


« Une très belle histoire de femmes qui par leur amour font exploser les conventions sociales bourgeoises du début du siècle et qui porte les tensions aux lisières des grandes folies ! Génial ! »

Coup de cœur de la librairie Les Petits Papiers (Auch)


« Et c’est donc Léonor de Récondo qui ouvre le bal des coups de cœur en littérature française pour cette rentrée de janvier. Auteur que je découvre avec ce texte, Amours, qui m’a transportée.
L’histoire se déroule dans une maison bourgeoise, au début du siècle, dans une sorte de huis clos. La première scène s’ouvre sur Anselme qui force (bah oui, dans ce milieu et à cette époque on utilise forcer et non pas violer, un terme bien utile pour minimiser les faits) Céleste, la jeune domestique de la maison. Cela a lieu régulièrement et Céleste se tait, préférant ne pas se faire remarquer. Victoire est, quand à elle, l’épouse d’Anselme depuis 5 ans, attendant vaguement que quelque chose se passe (un enfant, par exemple), n’étant absolument pas épanouie dans ce mariage de raison. Chacun vivote ainsi de son côté jusqu’au moment où Céleste découvre qu’elle est enceinte, ce qui bouleverse ses rapports avec Victoire.
Un roman où chaque phrase sonne juste, des personnages qui se métamorphosent au fil du texte, une atmosphère qui se tend au fur et à mesure, et surtout, une magnifique histoire d’amours. »

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Coup de cœur d'Emma, librairie Le Grenier (Dinan), gaeletemmalibraires.wordpress.com


« 1908, dans un village du Cher, Victoire, 24 ans est l'épouse d'Anselme, un notaire notable. Tous les deux issus de bonne famille, avec une éducation stricte, catholique. Mais un malaise s'installe entre eux, leur héritier se fait attendre… Jusqu'au jour où Céleste, 17 ans, la bonne de la famille découvre qu'elle est enceinte. Le couple décide d'élever l'enfant. Toute cette histoire ressemble à un bon roman bourgeois d'une autre époque, mais en apparence seulement. Les corps vont prendre une place importante dans ce magnifique roman, avec le portrait de ces femmes troublantes, où le désir et la peur sont mis à nu avec évidence et fraîcheur.
Avec son style spontané et concis, Léonor de Récondo passe en détail les existences les plus bouleversées, en révélant cet amour contre nature étouffé par la morale. »

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Coup de cœur de Céline L., librairie L'Esperluète (Chartres)


« Une histoire d'adultère qui se finit bien, un enfant qui se retrouve avec deux mères, un secret bien gardé. Dans la société bien corsetée (au propre et au figuré) de l'époque (1908), il y a de la révolution dans l'air !
Le corps des femmes est magnifié, et la musique, le piano a toute sa place. Une fiction bovaryste sensuelle et intelligente. Superbe ! »

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Coup de cœur de Christine de Kermadec, librairie Ravy (Quimper)


« Voici un roman dont la subtile originalité m'a envoûtée. Je m'y suis tout de suite sentie merveilleusement bien, comme de retour dans un de ces classiques que j'avais adorés. Un classique, oui, mais avec la plume très actuelle et lumineuse de Léonor de Récondo qui ose mettre au jour des amours interdites qui auraient fait rougir Madame Bovary elle-même. »

Coup de cœur d'Aurélie Barlet, librairie Acropole (Nice)

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« Après deux romans remarqués et soutenus par un large public, nous retrouvons avec grand plaisir le sens de la phrase, la profondeur et la finesse de Léonor de Recondo. »

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Coup de cœur de la librairie Quai des brumes (Strasbourg)


« Voici un livre que Claude Chabrol se serait délecté de mettre en scène car il dépeint une bourgeoisie de province étroite d'esprit et parce qu'il se serait amusé à montrer ses travers. Nous sommes en 1908, Anselme de Boisvaillant est marié depuis cinq ans avec Victoire, un arrangement contracté qui propulse la jeune femme dans un milieu d'aisance et d'oisiveté auquel elle n'était pas préparée. Comme un clin d'œil ou beaucoup d'ironie de la part de l'auteure, Victoire lit Madame Bovary… Seule ombre au tableau, Victoire n'arrive pas à avoir d'enfant. Anselme, lui, prend du bon temps parfois avec Céleste, la jeune bonne de dix-sept ans. Mais voilà que cette dernière tombe enceinte. Pour éviter l'opprobre et le scandale, plutôt que de chasser la jeune fille, c'est elle qui portera le futur héritier, comme une aubaine, un cadeau du ciel, un pacte est donc sellé, le silence est de rigueur…
Ce livre est un hymne à la vie, à l'amour, à la maternité, à la féminité. Le livre aborde un amour entre deux femmes qui pourrait faire scandale si on l'apprenait alors qu'il paraît si naturel comme irréversible. Céleste peut faire penser au personnage d'Esclarmonde du Domaine des murmures de Carole Martinez, on retrouve cette même dévotion à Dieu. Tous les personnages même secondaires ont tous leur importance dans l'évolution de l'intrigue, ils ont tous une part d'ombre qui permet de comprendre certaines choses, des traits de caractère, la quête d'Anselme pour connaître l'histoire de son père par exemple.
D'un style parfait, au ton toujours juste, nous sommes emportés par cette magnifique histoire. »

Et en librairie : « L'un des plus beaux romans de cette rentrée littéraire d'hiver ! Une écriture d'une très grande maîtrise, subtile, sensible. Un amour interdit, la célébration des corps et de la maternité, un drame bourgeois, il y a tout cela à la fois. Magnifique ! »

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Coup de cœur de David Goulois, librairie Cultura Chambray-lès-Tours


« Le portrait de deux femmes (l'épouse d'un notaire et sa domestique) au début du XXe siècle. Un livre d'une grande sensualité. Léonor nous surprend encore car, tel un caméléon, elle a transformé son écriture qui s'adapte parfaitement à l'histoire.
Léonor, je l'adore ! »

Coup de cœur de Martine Facon, librairie Contact (Angers)

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« Après Pietra viva, nous retrouvons avec bonheur le style limpide et sensible de Léonor de Récondo, sa capacité à décrire les fragilités et les passions de l'âme humaine, parfois jusqu'à la limite de la folie.
Ses phrases coulent toutes seules et nous entraînent à lire ce roman d'une seule traite.
Une réussite ! »

Coup de cœur de la librairie Le Passage (Alençon)

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« L'amour ne s'oblige pas. Il apparaît imperceptible et devient évidence et fulgurance, inattendu, loin des soumissions et des conventions. Corps et âmes ne sont plus qu'un jusqu'à la démesure et la tragédie. C'est beau et finement sensuel, audacieux et saisissant de sensibilité comme une tragédie grecque. »

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Coup de cœur de Betty Duval, librairie La Buissonnière (Yvetot)


« Nous sommes au début du XXe siècle dans la maison cossue d'un notable du Cher, Anselme, marié à Victoire.
Avec la sensibilité qui la caractérise, Léonor de Récondo observe le beau sentiment d'amour et de liberté qui relie Victoire la bourgeoise, Céleste la petite bonne et Adrien le nourrisson. »

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Coup de cœur de la Librairie générale du Calvados Guillaume (Caen)


« Chez Léonor de Recondo, l'amour est au pluriel et c'est la force nécessaire pour permettre de démonter les conventions sociales qui enferment ses personnages.
Dans le huis clos étouffant d'une demeure bourgeoise du XXe siècle, une révolution silencieuse se passe, sans coups d'éclat les corps renaissent à la vie, les vides se comblent.
Une écriture qui porte le salut de l’âme par l'amour. »

Coup de cœur de Louise, librairie Prado Paradis (Marseille)


« Le nouveau roman de Léonor de Récondo est une pure merveille de grâce, qui s’ouvre sur une scène magistrale et se termine sur l’implacable réalité des mœurs de ce début de XXe siècle.
Nous sommes dans une maison bourgeoise du Cher, Anselme est un jeune notable marié à Victoire, une femme rigide et peu amène. Céleste, la petite bonne, est douce et mignonne. Anselme en profitera lâchement. Céleste tombe enceinte, Victoire et Anselme adoptent l’enfant, chacun y trouve son compte, les apparences sont sauvées.
Mais derrière cette histoire sordide, il y a ce vent de liberté qui se met à souffler, entre Victoire et Céleste, par-delà toutes les convenances et toutes les barrières sociales.
Je ne vous en dirai pas plus. Ce court roman est admirablement construit, il montre que, contre l’envie de liberté, on ne peut heureusement rien faire, sinon se laisser porter. Pour le meilleur et/ou pour le pire, c’est ce que vous découvrirez en lisant Amours. »

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Coup de cœur de Nathalie Iris, librairie Mots en Marge (La Garenne-Colombes)


« Il y a des livres qui vous sauvent des jours tristes et des nuits d'insomnie. Foncez, c'est beau, c'est précieux. »

Coup de cœur de la librairie Le 5e Art (Saint-Jean-de-Luz)


« 1908. Voici l'histoire d'un trio entre Anselme, riche notaire qui trompe sa femme avec leur jeune bonne Céleste. L'inévitable advient alors. Cette dernière tombe enceinte. Victoire, la femme d'Anselme acceptera cette grossesse à condition de devenir la mère de l'enfant dès sa naissance. 
Ce qui pourrait être une histoire presque banale prend une tournure inattendue. Incapable de s'occuper seule de l'enfant, Victoire va se rapprocher de Céleste.
Léonor de Recondo signe un roman fort plein de subtilité, où les barrières sociales sont balayées et l'amour plus fort que tout.
Grâce à une écriture simple et fluide, cet ouvrage se dévore. Curieux de savoir quels seront les destins de Victoire et Céleste, on ne peut interrompre sa lecture. Avec une note de fraîcheur et de gravité, ce livre vous transportera dans la campagne française du début du XXe siècle. 
Léonor de Recondo est une petite perle à découvrir dans cette rentrée littéraire de janvier. »

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Coup de cœur d'Hélène, librairie Fontaine Victor Hugo (Paris XVIe)


« Situé au début du siècle dernier, le nouveau roman de Léonor de Recondo nous entraîne au cœur d'une maison bourgeoise, cossue, celle d'Anselme, notaire de son état, abusant de la jeune Céleste, bonne logeant sous les toits, au point de la mettre enceinte, ce que Victoire, son épouse ne lui offre pas !
Histoire de corps. Histoire de corps interdits de plaisir. Histoire d'amours entre ces deux femmes qui découvrent cette sensibilité l'une envers l'autre…
Toute cette émotion est mise en mots avec brio par Léonor qui nous subjugue par ce nouveau roman à la puissance époustouflante ! »

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Coup de cœur de Bénédicte Férot et Fantine Gros, librairie Tirloy (Lille)


Lu et conseillé par : 
Cloé Pollin, Librairie du Théâtre (Bourg-en-Bresse)
Caroline Sauvage, La Grande Librairie (Vichy)
Françoise Gaucher, librairie Le Coin des livres (Davézieux)
Geneviève Gimeno, librairie Maupetit (Marseille)
Aurélie Paschal, librairie Prado Paradis (Marseille)
Emmanuelle George, librairie Gwalarn (Lannion)
Coline Hugel, librairie La Colline aux livres (Bergerac)
Jean-François Delapré, librairie Saint-Christophe (Lesneven)
Catherine Le Duff & Gaëlle Maindron, librairie Livres in Room (Saint-Pol-de-Léon)
Christine Jankowski, librairie Tome 19 (Revel)
Marie Michaud, librairie Gibert Joseph (Poitiers)
Martine Facon, librairie Contact (Angers)
Michèle Germain, librairie ParChemins (Saint-Florent-le-Vieil)
Maïté Hugueny, librairie Apostrophe (Chaumont)
Delphine Bouillo & Marie Boisgontier, librairie M'Lire (Laval)
Bénédicte Férot & Fantine Gros, librairie Tirloy (Lille)
Coline Meurot, librairie Majuscule (Armentières)
Amélie Ranchin & Marie Hirigoyen, librairie Le Jardin des Lettres (Craponne)
Céline Gangneux, librairie Le Murmure des Mots (Brignais)
Antoinette Brunier-Roméro, librairie Le Cadran lunaire (Mâcon)
Linda Pommereul, librairie Doucet (Le Mans)
Julien Daylies, librairie Fontaine Lubéron (Apt)
Maïté Blatz, librairie Le Roi Livre (Paris XVIe)
Valérie Faucon, librairie Graffiti (Castres)
Marie-Odile Perrocheau, librairie Agora (La-Roche-sur-Yon)
Aurélie Janssens, librairie Page et Plume (Limoges)
Philippe Soussan, librairie Les Vraies Richesses (Juvisy-sur-Orge)
Nathalie Iris, librairie Mots en Marge (La Garenne-Colombes)
Marie-Laure Turoche, librairie L'Écriture (Vaucresson)
Guillaume Chevalier, librairie Mot à mot (Fontenay-sous-Bois)
Isabelle Theillet, librairie Mots & Motions (Saint-Mandé)
Marie-Pierre Cambon, librairie Cambon (Sucy-en-Brie)
Véronique Bagarry, librairie Points Communs (Villejuif)
Valérie Barbe, librairie Au Brouillon de culture (Caen)
Jean-Baptiste Hamelin, librairie Le Carnet à spirales (Charlieu)
Clémence Duhail, librairie Majuscule-Mary (Fougères)
Catherine Béchet, librairie Spicilège (Lagny-sur-Marne)
Frédéric Leplat, librairie Page 5 (Bruz)
Émilie Pautus, librairie La Manœuvre (Paris XIe)
Alain Bélier, librairie Lucioles (Vienne)
Gabriel Pflielger, librairie Vivement dimanche (Lyon)
Rachel Guitton, librairie Le Failler (Rennes)
Éloïse Boutin, librairie L'Embellie (La Bernerie-en-Retz)
Brice Vauthier, librairie L'Étagère (Saint-Malo Paramé)
Carine Bastié, librairie Privat (Toulouse)
Margaux Hénin, librairie Passion Culture (Orléans)
Corinne Dalloz, Nouvelle Librairie Polinoise (Poligny)
Christophe Aimé, librairie M'Lire Anjou (Château-Gontier)
Alix Mutte, librairie Le Bateau Livre (Lille)
Marc Formet, librairie Anecdotes (Limoges)
Stéphanie Fontaine, librairie Le Furet du Nord (Lille)
Lydie Baillie, librairie Aux lettres de mon moulin (Nîmes)

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Page des libraires, janvier-février 2015


« Assurément un grand livre ! Que dire de l'écriture ? Magnifique ! Et l'histoire ? Forte, touchante, inoubliable ! À lire absolument donc ! »

Coup de cœur de Laëtitia Tillier, librairie La Mandragore (Chalon-sur-Saône)


« L'écriture délicate de Léonor de Récondo illustre avec grâce les états de la passion amoureuse.
Un roman enivrant et éclatant. »

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Coup de cœur de la librairie Folies d'encre (Les Lilas)


« Lorsque Céleste, la bonne, est mise enceinte par Anselme, le notaire, c'est naturellement tout l'équilibre de la maison qui vacille, mais c'est surtout les conventions, les conditionnements sociaux, les non-dits et les interdits qui volent en éclats.
C'est dans les salons feutrés de la bourgeoisie provinciale du début de siècle que Léonor de Récondo a choisi de mettre en scène une histoire d'amour inattendue et d'une puissance inouïe…
Magnifique ! »

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Coup de cœur de Rémi Grandidier, librairie La Fabrique (Bar-le-Duc)


En avant-première les coups de cœur des libraires du réseau Page qui ont lu sur épreuves des titres à paraître en janvier.

« Derrière les murs épais des demeures cossues du Cher se cachent bien des secrets en 1908. Celle du notaire de Boisvaillant n’y échappe pas. Un roman d’une beauté époustouflante, ode au corps féminin, à la musique, à l’amour, aux amours, sentiment pur au-delà de toute convention. »

Aurélie Janssens, librairie Page et Plume (Limoges)

« Des personnages complexes et émouvants dont les corps et les sentiments se libèrent du corset des conventions bourgeoises par la grâce d’un enfant. Une sensibilité à fleur de mots pour évoquer l’amour sous toutes ses formes. »

Marie Michaud, librairie Gibert Joseph (Poitiers)

Newsletter Page des libraires, www.pagedeslibraires.fr


« La première perle de janvier !!!
Un roman sublime… dans lequel Léonor de Récondo nous parle d'amours contraintes, d'amours interdites, d'amours illégitimes, d'amours adultères, d'amours conjugales, d'amours filiales et de désamours aussi…
La plume de l'auteure vive et acérée lorsqu'il s'agit de décrire des amours contraintes et violentes devient douce et voluptueuse pour nous suggérer les plaisirs de l'amour… »

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Coup de cœur de la librairie Soif de Lire (Strasbourg)


« Saint-Ferreux-sur-Cher, 1908, dans la propriété d’Anselme de Boisvaillant.
Monsieur est notaire, remarié depuis cinq ans avec Victoire de Champfleuri qui n’a pu jusqu’alors lui donner un héritier. Le couple a trois personnes à son service : Huguette – femme de chambre, cuisinière et bonne à tout faire, elle travaille dans la famille de Monsieur depuis ses débuts –, Pierre, jardinier, cocher, il est aussi le mari d’Huguette, et enfin la jeune Céleste qui assiste Huguette dans les divers travaux d’intérieurs. Monsieur travaille beaucoup, Madame s’occupe, s’engage comme il se doit dans diverses œuvres de bienfaisance. La vie suit son cours et chacun reste à sa place, quoique… Il arrive que, pour tromper l’ennui de sa vie conjugale, Anselme monte les marches de l’escalier de service pour attirer de force Céleste dans sa chambre. Victoire n’en sait rien et la bonne n’oserait jamais se plaindre de peur de perdre sa place. Ce secret trop bien gardé finit pourtant par percer, le jour où le ventre de Céleste commence à s’arrondir… Une fois la stupeur passée, Victoire ne sait que faire et la faiseuse d’ange qu’elle a fait venir n’a pu lui apporter l’aide escomptée, la grossesse étant dans un stade beaucoup trop avancé pour être interrompue. Faut-il chasser la bonne ou bien saisir l’opportunité qui s’offre à Victoire de devenir mère en adoptant l’enfant ?
Après avoir évoqué la guerre d’Espagne et l’exil avec Rêves oubliés, raconté une partie de la vie de Michel-Ange avec Pietra Viva, voici que Léonor de Recondo nous entraîne avec Amours dans un huis-clos fascinant. Comment d’abord ne pas succomber à la verve aussi charmante qu’impertinente de l’auteur qui excelle ici à camper la vie bourgeoise, l’ennui, le poids des convenances sociales ? Comment ne pas non plus s’attacher à tous ces personnages, chacun portant au fond de lui des rêves comme des failles : Anselme, qui n’a pas connu son père et qui est persuadé qu’on lui a menti sur les circonstances de sa naissance, Céleste, qui voue un culte à la Vierge Marie et qui, prise au piège par la maternité, saura trouver des ressources insoupçonnées pour s’en sortir, enfin Pierre, sans doute un des personnages secondaires les plus émouvants du livre, revenu sourd et muet de la guerre en 1871, qui porte en lui un lourd secret.
Vous l’aurez compris, Amours ne se lit pas simplement comme une satire de la bourgeoisie. L’histoire bascule très vite vers des contrées particulièrement inattendues. Sans dévoiler d’ores et déjà la teneur du récit, sachez que le manque affectif, le désir et l’amour tout simplement, vont prendre une place centrale au fil des pages. Mais comment faire grandir une telle effusion de sentiments dans une maison où la rigueur morale, religieuse et le silence ont toujours eu toute leur place ?
Avec Amours, Léonor de Recondo nous offre un roman tout en profondeurs et en finesse, et dépeint l’ambiance du début du siècle dernier avec autant d’aisance et de talent qu’on pu le faire des contemporains comme Octave Mirbeau, pour ne citer que lui.
Amours parait le 8 janvier prochain aux éditions Sabine Wespieser. »

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« Deux femmes et un enfant », Émilie Dontenville, blog Ces mots-là, c'est Mollat, librairie Mollat (Bordeaux), mardi 18 novembre 2014


Presse Web

« Une histoire qui commence dans un contexte familial et historique banal, souvent dépeint dans la littérature. Ne vous y fiez pas, ce roman est résolument moderne. Ces femmes, engluées dans leurs croyances vont s’affranchir de la pression sociale, des convenances par amour, se libérer pour se trouver, enfin. »

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Blog Des livres au féminin, lundi 16 mars 2015


« […] Quel roman ! Une histoire d’amour d’une sensualité rare. Les codes et la principes bourgeois cèdent sous la déferlante amoureuse de deux femmes de conditions différentes. Ainsi, les interdits sont  deux fois bravés. Un portrait critique d’une certaine France du début XXe engoncée dans ses préjugés et principes bienséants. Le style est ciselé et les phrases sonnent juste… une vraie musicalité qui transcende la narration. J’ai retrouvé les ambiances sensuelles et intimistes de l’auteure anglaise Sarah Waters. La maîtrise est totale, notamment dans les silences et les non-dits. Bravo ! »

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Blog Books in Mind, jeudi 12 mars 2015


« Dès les premières pages, l'écriture de Léonor de Recondo est saisissante, pénètre d'emblée le lecteur, séduit par l'élégance et la délicatesse du style. Limpide et concise, si spontanée, elle accueille avec bienveillance celui qui pose son regard sur les pages, et ne l'éloigne qu'au terme du livre, avec de vrais regrets. Alors ébranlé, touché  par la grâce et la beauté du roman, le lecteur est à la fois perclus de douleur mais enveloppé de dignité car, face à un tel raffinement, seule la retenue peut convenir et l'admiration régner, pour l'auteure comme pour l'histoire. […]
L'enfant à naître deviendra celui du couple de la maison, dans le plus grand secret de la demeure. Pour le plus grand soulagement d'Anselme, rassuré sur sa virilité, de Victoire, désormais mère en évitant tout enchevêtrement immonde, de Céleste, qui garde sa place, échappe à la faiseuse d'ange. […]
Intensément romantique, cette histoire, à la fois sensuelle et délicate, au charme légèrement suranné, fait corps avec l'écriture de Léonor de Recondo, rend compte avec une infinie justesse de l'atmosphère de ce huis clos ; se respire presque.
D'abord les mouvements d'étoffe précieuse, des rubans de soie sur le corps frêle de Victoire, les lacets du corset qui compriment, les draps de fil au parfum de lavande ou la toile de lin rêche, puis l'odeur de Céleste, doux mélange de fougère, de foin coupé et de transpiration, pénètrent le lecteur […].
Le voilà submergé par la puissance des mots, bouleversé par ce sentiment amoureux qui se déploie, transcende les personnages, libère leurs craintes ; au-delà des barrières sociales ou célestes. Un monde glissant, fiévreux, exaltant à l'intérieur duquel le lecteur se sent pris de vertige et chancelle avec bonheur. »

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« Mon cœur a glissé dans ton corps », Cécile Pellerin, www.actualitté.com, vendredi 27 février 2015


« Léonor de Récondo nous immerge dans le huis clos de cette maison aux murs bien épais, où chacun  des cinq personnages – Victoire, Anselme, Céleste, Huguette la gouvernante et Pierre son mari, jardinier et chauffeur – suit sa partition sans troubler l'ordre établi par la bienséance de mise. Elle décrit avec justesse tous les éléments de la bonne société de l'époque, avec ses apparences, ses hypocrisies et son calme fragile ; puis elle excelle à tout faire exploser en nous plongeant au plus intime des sentiments et des émotions de Victoire et Céleste, avec beaucoup de puissance et de pudeur. […]
L'écriture est précise, concise, sensible, délicate, limpide, avec une musicalité douce et vibrante, à fleur de touches, comme le piano qui accompagne Victoire de façon d'abord douloureuse puis passionnée. […]
Un très joli moment de lecture : j'ai beaucoup aimé la délicatesse des émotions qui affleurent en permanence dans ce livre, que je n'ai pas lâché. »

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Marie Ruffin, www.culture-tops.fr, mardi 17 février 2015


« […] Un roman sur les corps, sur une société corsetée, sur les convenances, les traditions qui sautent, crissent, se brisent. Amours avec un S. Un roman commençant avec Mme Bovary de Flaubert où l’ennui, la mélancolie, les traditions et coutumes sont décrites à la limite de la caricature d'une société qui plie sous les convenances et les traditions héritées de père en fils, les secrets de famille. Un texte subtil, musical, sensible, fougueux, précis, avant-gardiste, impressionnant par le nombre de références et d’inspirations, par l’histoire elle-même, celle de ce début du XXe siècle, ce siècle qui allait amener tant de changements sociétaux, de bouleversements familiaux, de libertés et de crises, tant d’amours.
Un texte de Léonor de Récondo, une virevoltante sonate au clair de lune, un triolet majestueux, une chevauchée fantastique, un piano d’où viendront les amours, où s’écrira la partition d’une vie. Un roman qui se découvre, se dénude, s’étreint pour mieux jouir et aimer, s’aimer, devenir. Une ode à la féminité, la liberté, la maternité, aux AmourS. »

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Le blog du petit carré jaune, lundi 16 février 2015


« Amours. Le genre de titre porteur de belles promesses ! Le risque est pris pour Léonor de Récondo, adepte du saut dans le vide créatif après son original Pietra viva où le lecteur suivait un épisode de l'existence de Michelangelo. Alors Amours, chute libre ou écriture ascensionnelle ?
1908, dans un bourg cossu du Cher, Monsieur de Boisvaillant épouse en secondes noces Victoire de Champfleuri. Dans ce monde à particules, les conventions régissent la vie des bourgeois et de leurs domestiques, entre dîners dans les salons, œuvres de bienfaisance et désir d’héritier. La lecture d’Emma Bovary par Victoire sonne le glas de ce système séculaire et mènera la maison Boisvaillant dans un tourbillon d’émotions mal venues pour l’époque et d’une modernité surprenante. Car, quand les corsets nourrissent les feux de joie, que deviennent les carcans ?
Léonor de Récondo, un style, des stylos (au pluriel…)
Je trouve toujours admirable, et surprenant, les changements de style chez les artistes, de l’écrivain au musicien. Après le pudique et délicat Rêves oubliés puis le poétique Pietra viva, l’écrivain sort en ce début 2015 une tragédie classique par la gravité qui règne et l’ironie qui pointe.
Chaque personnage, même secondaire, joue un rôle important dans le déroulement de l’intrigue. Léonor de Recondo prend soin de développer leur portrait psychologique apportant matière à réflexion sur les secrets de famille et l’évolution de son Moi.
Parallèlement au drame, Amours est aussi un hymne à la féminité, à la maternité et  à la libération des corps. La tendresse ira crescendo au fil des pages offrant des passages d’un lyrisme magistral pour une chute de toute beauté… »

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blog myhappyculture.fr, dimanche 15 février 2015


« Victoire de Boisvaillant, jeune épouse d’un notaire du cher au début du XXe siècle, au destin si tracé, se découvre, s’apprivoise et apprend à s’aimer comme à aimer petit à petit dans le silence de cette grande maison bourgeoise à l’ordre si établi.
Léonor de Recondo nous offre dans son dernier roman un portrait de femmes juste, intime et splendide. Inspirée des romans de Flaubert comme de ceux de Balzac ou de Proust, elle nous guide dans ce siècle qui s’éveille, qui se modernise petit à petit. Dans ce village du Cher où semblent vouloir se perpétuer les erreurs et silences familiaux, l’auteure perce et dévoile les personnages au gré du Clair de lune de Beethoven.
Céleste, la bonne, à la grandeur d’âme inégalée, au silence si respectueux, ou tant guidée par sa condition, tout comme Pierre et Huguette, gardiens des secrets de cette famille qu’ils servent sans faille, sans oublier Anselme le mari à la sexualité tourmentée et violente, héritier malheureux d’un passé trop lourd.
Un roman à l’écriture d’un autre siècle sous le regard du nôtre nous ouvrant les portes intimes du désir. »

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Blog LM lire, Laurence Mautalent, dimanche 1er février 2015


« C'est ce carcan – physique et moral – que la romancière choisit de faire voler en éclats, détaillant avec justesse le drame qui se noue autour du notaire Anselme, de sa femme Victoire et de la bonne, Céleste, sous le regard des domestiques Pierre et Huguette. Le drame d'un viol répété, l'histoire d'un enfant à naître, à élever puis à aimer et l'amour soudain, passionnel, qui unit les contraires.
Un huis-clos – parce que la maison est un véritable personnage à la fois témoin et gardienne de secrets – implacable, où le passé familial nourrit le présent, jusque dans la transgression ? La transgression ne m’intéresse pas, coupe Léonor de Récondo. J'espère avoir écrit un roman d'amour, celui qui s’immisce dans toutes les brèches, à toutes les époques. Je me suis intéressée à l’instant où tout bascule. Quand l’esprit croit avoir contraint définitivement le corps, mais que ce dernier prend finalement le dessus. Les corsets sont brûlés au propre comme au figuré.
Les amours qui unissent les personnages de son roman, inavouables à la veille de la Première Guerre mondiale, le sont-ils d'ailleurs totalement aujourd'hui, plus d'un siècle plus tard ? Sans doute pas, ce qui fait du livre de Léonor de Récondo, à son corps défendant, un manifeste. Un manifeste pour l’amour, qui n’a pas de genre. Je l’assume pleinement et j’ai tâché de lui donner toute sa beauté. Les femmes hier comme aujourd’hui doivent être maîtresses de leurs corps. Nous avons encore beaucoup de chemin à faire pour que ce soit accepté.
Reste que ce propos engagé est lové dans un écrin stylistique remarquable. Je cherche la fluidité de la phrase, le mot juste. Des termes qui sont aussi bien littéraires que musicaux, avance Léonor de Récondo. Oui, il y a de la musicalité dans ce texte, du rythme, aussi bien dans les phrases que dans les courts chapitres qui donnent à voir ce huis-clos. 
Un roman intelligent et accessible sur l'intransigeance du sentiment amoureux et la vacuité des codes que l'on s'impose, dans un monde qui n'est finalement pas si différent du nôtre… »

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Sébastien Rochard, Angers Mag (www.angersmag.info), jeudi 29 janvier 2015


« Après avoir façonné les statues de marbre avec Michel-Ange dans Pietra viva, dans Amours Léonor de Recondo dévoile le corps des femmes du début du XXe siècle. Gracieux et touchant…
Léonor de Recondo, en grande musicienne, nous fait vibrer en nous plongeant dans cette époque et ce lieu de province qu’elle s’est parfaitement appropriés. Mais elle fait de cette histoire une ode intemporelle au corps féminin. Il y a chez cette auteure quelque chose de profond tant dans les descriptions que dans les échanges entre les personnages. Le rythme est autant dans les accords de piano de Victoire que dans les caresses des deux femmes. La sensibilité se glisse dans les échanges entre Pierre, le cocher sourd et muet depuis la guerre et Anselme, en manque de figure paternelle, mais aussi entre Huguette, au service d’Anselme depuis sa naissance et la jeune Céleste, naïve et fervente adoratrice de la Vierge Marie.
Une belle peinture de l’époque sous le rythme, l’émotion et la puissance d’une auteure talentueuse. »

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« Dans Amours Léonor de Recondo émancipe les corps des jeunes femmes naïves », Marie-Anne Sburlino,
Unidivers.fr, Le Webzine culturel de Rennes, jeudi 29 janvier 2015


« Se plonger dans la lecture de ce roman constitue un moment littéraire intense mais aussi une sorte de voyage dans le temps. Léonor de Récondo nous y avait habitués avec son somptueux Pietra Viva qui nous faisait marcher dans les pas de Michel-Ange s’apprêtant à créer sa Pietà. Elle possède un talent rare et précieux pour enchâsser le passé dans notre temps présent, pour faire revivre sous nos yeux de lecteurs des univers disparus, des êtres d’autrefois dans leur réalité vivante, vibrante, incarnée.
C’est la bourgeoisie cossue et – en apparence – pudibonde qui fait cadre à ce roman. Une bourgeoisie provinciale, infatuée, fermée sur elle-même. L’héroïne, Victoire de Boisvaillant, ne pourra, dans cet article ni dans un autre peut-on supposer, échapper à l’évocation d’Emma Bovary. Aussi faisons-le tout de suite, elles sont en effet de proches cousines littéraires. Avec finesse et, probablement, ironie, Léonor de Récondo se débarrasse du rapprochement que feront ses lecteurs dès le début du roman :
Les portraits de femmes sont saisissants. Victoire, épouse du maître des lieux (Anselme de Boisvaillant, notaire, bien sûr !) mais aussi, Céleste, jeune domestique qui ne sert pas qu’à entretenir la maison. Les amours ancillaires sont alors très en vogue et Léonor de Récondo s’en saisit pour tenir un propos d’une violence sourde sur la condition des femmes du premier XXe siècle. Une condition que l’on distingue à peine de l’esclavage, tant la domestique appartient aux maîtres – dans tous les sens du terme.
Victoire s’ennuie, comme il convient à une bourgeoise de province. Elle s’ennuie d’autant plus que l’ennui – en tant que dimension – s’est installé dans sa vie amoureuse. Routine conjugale ? Pire. Dégoût caché, répugnance sexuelle aggravée par l’impossibilité qui va s’avérer d’avoir un enfant.
Figure du Destin sans doute que cette infécondité. La femme sous la plume de Récondo devient ainsi un syntagme figé – étrangement semblable en fin de compte à ses domestiques (nous avons évoqué Céleste) – mais d’être, elle, délaissée. Et puis insoumise enfin quand l’infidélité du mari s’apprend. Le roman connaît sa rupture, totale et irrévocable : la révolte des femmes sera terrible, emportera avec elle l’ordre apparemment établi, dévoilant dans sa violence le désordre tapi sous l’apparence des conventions, balayant les codes les plus sacrés, bousculant la bienséance sexuelle. Laissant enfin chacun(e) à sa détresse radicale.
Amours est un roman délicieusement suranné, tant dans son propos que dans son écriture. Léonor de Récondo – musicienne baroque par ailleurs – fait revivre le passé pour notre plus grand plaisir. Mais qu’on ne s’y trompe pas : les thèmes en basse continue (Léonor de Recondo est musicienne on vous l’a dit !) sont d’une étonnante modernité. »

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Léon-Marc Levy, www.lacauselitteraire.fr, jeudi 29 janvier 2015


« Ode au corps féminin sous tous ses angles et surprenantes histoires d'amour, campées dans une petite ville calme de Touraine au début du XXsiècle, dans une maison bourgeoise : une proposition tout en sensualité que ce troisième roman de la violoniste baroque Léonor de Récondo. Finaliste au Grand Prix RTL-Lire 2015. »

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« 27 livres pour passer l'hiver : Les étoiles montantes », M.-C. B., lapresse.ca, samedi 24 janvier 2015


« Léonor de Recondo, portée par une écriture d’une justesse rare, nous entraîne dans une histoire d’une autre époque qui, le temps de quelques heures, nous offre une belle récréation. Anselme de Boisvaillant, notaire installé dans le Cher, est marié à Victoire depuis cinq ans. Cette dernière ne lui a toujours pas donné de descendance. Et n’apprécie guère le devoir conjugal pour lequel elle montre peu d’empressement. Anselme, en bon bourgeois sûr de ses propriétés, honore donc de ses faveurs la toute jeune Céleste, bonne de la maisonnée. Sans qu’elle y consente. Mais, en 1908, la domesticité n’a guère la parole et le droit de cuissage a cours sans que quiconque y trouve à redire. Huguette et Pierre, un couple de domestiques plus âgés, ne sont d’aucun secours pour Céleste. Qui subit. Le talent de Léonor est d’éviter toute caricature du bourgeois antipathique, de son épouse éthérée ou de domestiques muets. Lorsque Céleste accouche d’un garçon, il sera le fils du notaire et de Victoire. Mais, dans le huis-clos de la demeure, la jeune bonne et l’épouse se sont rapprochées, faisant fi des barrières sociales, portées par une révélation qui les entraînera loin de ce que la vie leur réservait initialement. »

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« Une belle récréation », Christine Sallès, www.onlalucom


« Avec une écriture toujours ciselée, Léonor de Récondo nous décrit cette bourgeoisie, l'hypocrisie, le carcan des conventions, la morale et les barrières sociales. […] Une pudeur sensible magnifie ce sentiment. »

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Blog Clara et les mots, dimanche 18 janvier 2015


« Sublime, sublime, sublime.
Je vais commencer cette chronique en vous disant qu’il faut le lire. Un texte aussi beau et touchant que celui-ci mérite d’être partagé, comme l’Amour dont il est question. Ou plutôt les amours au pluriel. […]
Une fois que Victoire aura découvert cet amour insoupçonné, elle sera à même d’en offrir à son tour à l’enfant qu’elle a exigé comme sien, qu’elle a même volé à sa mère qui est maintenant son amante. C’est cela aussi qui est beau dans Amours : aucune trace de manichéisme, tout n’est jamais tout noir ou tout blanc. […] Un très bon dosage de l’âme humaine.
Pour conclure (et écourter mes analyses et divagations), j’ai trouvé ce roman […] très romantique et délicieusement écrit. Dans l’air du temps. Un gros coup de cœur ! »

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Blog Du bazar sur mes rayons, Chloé Pollin, Librairie du Théâtre (Bourg-en-Bresse)


« Dans ce superbe roman, nous assistons à la naissance d'un amour. Un amour contre nature d'abord étouffé par la morale. Un amour qui ne peut se développer dans le huis-clos de cette maison bourgeoise, métaphore de la société, de ses convenances, de ses obligations. […] Un roman porté par un style poétique, musical. »

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Blog Les lectures du hibou, mercredi 14 janvier 2015



 

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