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Revue de presse La Chute de Constantia
Yannis Makridakis

 

Presse écrite

« Depuis l'Iliade et l'Odyssée, les héros de romans continuent de voguer d'île en île. Constantia, une vieille dame grecque que son destin a amenée à vivre à Istanbul, reçoit une lettre. Aidée par sa voisine, elle la lira en une nuit. Avec elle, nous voyagerons bien plus loin que vers Khios, l'île de ses ancêtres, pour nous immiscer jusque dans les relations complexes qui unissent la Grèce et la Turquie. À la fin de sa lecture, Constantia sera transformée, nous aussi. »

« … À Constantia », Héléna Villovitch, Elle, vendredi 24 juillet 2015

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« J'aurais eu un autre vécu, une autre connaissance de l'homme, un regard différent sur le monde, un sentiment différent sur mon pays, sur les Turcs, sur les Grecs, et même sur moi-même : Yannis est à un tournant crucial de sa vie. Dans une longue lettre d'une centaine de pages, il raconte…
Sa belle-mère, Constantia, est une vieille femme grecque pétrie de religion, de superstitions et de préjugés qui vit depuis toujours à Constantinople – les Romiotes, la communauté grecque de Turquie, appellent toujours Istanbul. Sa fille a épousé un Grec de Khios, une île à quelques kilomètres de la côte turque, là où se trouvent ses propres racines familiales.
Mais que lui prend-il de lui envoyer une missive ? La lecture qu'elle en fait avec son amie et voisine Vanguelia la mène de découvertes en découvertes : son gendre serait un Turc, un infidèle, un mécréant, un Ottoman !
Dès les premières pages, ce roman frappe par son écriture au rythme soutenu, sans chapitre, où les paragraphes, les retours à la ligne, les points sont très peu nombreux : l'urgence est là, il faut dire, raconter, expulser l'histoire de Yannis. À travers elle, apparaît la grande histoire de deux peuples, grec et turc, faite de guerres et de frontières, de religions et de haines. […] Les identités sont très fortes, les amours entre communautés sont empêchées, des destins tragiques se répètent à travers les générations. Et les secrets de famille surgissent parfois… L'angoisse et le choc de la révélation sont finement analysés.
Pour Yannis, il s'agit de décider du reste de sa vie : nier et rester dans le mensonge ou vivre la vérité et organiser un nouveau monde. Constantia est elle une personnalité tout en paradoxe, celui d'une femme grecque chrétienne, qui ne vit qu'avec ses pairs, refuse la culture turque, rejette les musulmans, pour qui l'idée même d'une amitié avec eux serait de la trahison, mais qui ne conçoit pas de vivre ailleurs qu'à Constantinople et méprise son île d'origine…
La puissance de la confession de cet homme qui traîne sur ses épaules toute cette histoire de deux peuples vivant d'un côté et de l'autre de la mer Égée – symbolisée par un grand-père turc vivant en Grèce et ami du roi et un grand-père grec vivant en Turquie et travaillant pour le sultan –, tient le lecteur complètement sous le charme. La capitale turque, grouillante de vie, magnifiée par le Bosphore, ses mosquées et ses églises n'y est pas pour rien…
Voilà donc une grande saga familiale servie par une écriture originale et un procédé narratif efficace, un contexte historique peu connu et une exploration psychologique convaincante : le premier roman traduit en français de Yannis Makridakis se lit d'une traite. Un auteur à suivre… »

« Quand les repères basculent : entre Grèce et Turquie, un roman marquant », Sophie Guinard, Luxemburger Wort, samedi 16 mai 2015

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Coup de cœur des libraires

« Un récit plein d'humanité, touchant et passionnant à l'humour omniprésent… Un roman court, inspiré, enthousiasmant ! »

Coup de cœur de Dominique Apolit, Fnac Montpellier


« Quand Constantia reçoit une lettre de son gendre Yannis, son petit monde routinier imprégné de préjugés s'écroule. Avec son amie Vanguelia, les deux commères en lisent à tour de rôle les pages, les commentent, critiquent, jugent, tout en revenant sur la vie de leur communauté, la minorité grecque d'Istanbul. Cela donne un roman à la forme originale, fluide et léger, vivant et drôle, qui nous dévoile habilement une société méconnue. »

Coup de cœur d'Arnaud Page, Fnac Angers


Presse Web

« […] La Chute de Constantia est le premier roman de Yannis Makridakis traduit en français. La traductrice Monique Lyrhans a brillamment rendu l'écriture compulsive et le style haletant de l'auteur, telle une pensée qui galope frénétiquement et ne peut s'arrêter. Le lecteur lui non plus ne peut s'arrêter ! Il est saisi par la trame, ne peut lâcher ce livre et poursuit sa lecture, captivé, irrésistiblement entraîné, happé par la succession de pages qui constituent autant de révélations qu'il découvre avidement. Ce livre est une réussite totale, une histoire passionnante merveilleusement servie par un style étonnant. […]
L'histoire passionnera tous ceux qui s’intéressent à la Grèce, aux Grecs, à leur tempérament, à leurs préjugés et à leurs rancœurs. Cet ouvrage est criant de vérité, par son humanité, son réalisme et l'intimité de la situation qu'offre l'auteur.
Nous sommes à l'automne 2015, le 26 octobre plus exactement, jour de la Saint-Dimitri (saint patron de Thessalonique). La scène se situe à Constantinople. Constantia reçoit une très longue lettre de son gendre, Yannis, un Romiote (c'est à dire un Grec de Constantinople) marié à son unique fille, Anna. Dans cette missive longue d'une trentaine de pages, Yannis lui explique qu'en fait, il est… turc. Aussitôt, il semble que l'univers de Constantia s'effondre…
Ce magnifique roman donne une envie irrésistible de lire d'autres ouvrages de cet auteur plein de talent et d'acuité ! »

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« La Chute de Constantia : l'étonnant roman de Yannis Makridakis enfin traduit », Sylvie Le Moël, Agence Bretagne Presse, vendredi 4 décembre 2015


« Comment déconstruire l’idée d’identité nationale sur un mode plaisant qui n’occulte ni l’odieux (la xénophobie comme auto-justification), ni le ridicule, ni non plus les raisons historiques qui ont participé à la construction d’une altérité vécue comme totale.
Le conte de Yannis Makridakis met en scène la communauté des Romiotes, ces grecs qui choisirent par deux fois de rester à Istanbul (d’abord lors du traité de Lausanne en 1923 qui organisa l’échange de populations : les musulmans devant quitter le territoire grec, les orthodoxes le territoire turc, ensuite à partir de 1955 lors des pogroms anti-grecs à Istanbul même). Reliques du passé, ils/elles cultivent à outrance ce qui fonde à leurs propres yeux leur identité (religion, langue, traditions culinaires…) pour considérer que la résistance se manifeste prioritairement par la pratique de l’endogamie. Quel drame pour Constantia lorsqu’elle apprend que son gendre vient de découvrir qu’il était un bébé turc adopté par une famille grecque ! Car l’identité bien évidemment existe génétiquement.
La forme choisie procède de la même volonté de déconstruction : une longue lettre adressée par ce gendre (entrecoupée des commentaires de la destinatrice), où la mise en évidence des filiations et des ascendances crée un véritable labyrinthe directement contradictoire au simplisme des identités pures. »

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« Il est, comment donc m’a-t-elle dit, ah oui, il est internationaliste », Dominique Gerardin, blog Entre les lignes, entre les mots, lundi 25 mai 2015


« Tout commence par une magnifique journée comme se plaît à le souligner l’auteur. […]
Mais voilà, la vieille Constantia n’est pas de la fête ! Et pour cause : elle est souffrante depuis qu’elle a reçu la terrible lettre de son gendre. Les nouvelles qu’elle y apprend la font tomber à la renverse ! Sa voisine, Vanguelia, une experte en commérage, rapporte ainsi la tragédie à qui veut l’entendre :
(…) elle avait entendu vers midi un cri strident suivi d’un bruit sourd et avait accouru. Elle avait trouvé Constantia presque évanouie, c’est tout juste si celle-ci avait réussi à atteindre la porte et à lui ouvrir avant de se trouver mal. Elle tenait dans ses mains une lettre, était-ce vraiment une lettre, plutôt un paquet de feuilles, un livre entier, qui devait faire dans les cent pages ; que diable lui écrivait donc cet effronté, tout, il lui racontait tout par le menu pour qu’elle comprît, que rien ne lui échappât, de quoi envoyer dans la tombe cette pauvre femme.
Voilà donc le coupable ! Voilà donc l’origine de la chute et des tourments de la vieille femme ! En effet, par petits bouts et par fragments de phrases, le lecteur apprend en même temps que Constantia que son gendre est en réalité turc. Il s’est joué d’elle ! Il l’a trompée ! Il a donc réussi son coup. Mais au fil des mots, malgré sa surprise et son antipathie pour ce gendre, Constantia se plaît à lire son roman. Et le lecteur se laisse aussi prendre au jeu… jusqu’à cette fin inattendue qui permet à la vieille femme et à sa voisine de faire une trêve…
La Chute de Constantia allie humour et gravité. En effet, derrière le ton léger et comique se cache aussi pour le personnage principal des douleurs liées aux massacres de Khios perpétrés par l’empire Ottoman en 1822. Progressivement, la méfiance de Constantia envers son gendre turc trouve écho dans des traumatismes anciens : l’échange des populations en 1923 qui ont mis sur les routes des grecs, forcés de quitter la région d’Ionie. L’Histoire pèse donc sur les épaules de Constantia d’autant plus que cette femme, bien qu’elle continue à vivre à Istanbul, a été témoin dans le passé des pogroms organisés en 1955 contre la minorité grecque de Constantinople (ancien nom d’Istanbul).
En conclusion, La Chute de Constantia permet au lecteur de se familiariser avec la littérature grecque contemporaine. Ce roman met aussi en exergue le passé douloureux entre Grecs et Ottomans. Il renseigne le lecteur néophyte sur les difficultés interrelationnelles entre Grecs et Turcs sans pour autant que celles-ci entraînent une barrière infranchissable entre les deux peuples par delà la mer Égée. »

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« Une si longue lettre », Victoire NGuyen, www.lacauselitteraire.fr, mercredi 20 mai 2015


« Voilà un drôle de récit. […] C’est le récit extravagant qu’un gendre fait à sa belle-mère dans une lettre d’une soixantaine de pages, en forme de longue confidence, presque une confession. Une confession, ce pourrait presque être ça, pour cette femme âgée et sa copine Vanguelia, une vraie commère aussi, qui ensemble découvrent horrifiées que Yannis ne serait pas aussi grec qu’on le pensait.
Il faut dire que l’histoire se passe à Istanbul et qu’à Istanbul vivent des Grecs, appelés Romiotes, qui n’ont pas pardonné aux Turcs les pogroms perpétrés il y a cinquante ans pour se débarrasser d’eux.
Yannis confie donc le secret de sa naissance, son adoption, qu’il vient d’apprendre, et son récit est plein d’humanité, de douleur, de gratitude, d’empathie. Les deux vieilles qui en prennent connaissance sont, elles, confites dans un racisme, un communautarisme, une petitesse d’esprit bien rassie, et bien comique aussi.
Ces 180 pages de la lecture en temps réel de ces commères, réactions et réflexions aigres intercalées dans le texte de la lettre parfois cité en tant que tel, parfois rapporté, sont très vivantes et très drôles, naviguant à vue entre ces deux extrêmes, avant un coup de théâtre final. […]
Un livre drôle et assez pénétrant qui réjouit, dépayse, apprend et fait penser… »

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« La Chute de Constantia, un roman grec étonnant, drôle et touchant », blog L'Express - Les Huit Plumes, samedi 11 avril 2015


« Altermondialiste engagé, Yannis Makridakis a déjà publié en Grèce, où il connaît un succès croissant du public et de la critique, plusieurs romans, nouvelles et ouvrages historiques. 
La Chute de Constantia est son premier titre traduit en français. Un auteur à découvrir et un roman qui se dévore.

Un jour d'octobre 2005, le facteur remet à Constantia une enveloppe épaisse. Elle avait pensé qu'il y avait à l'intérieur un paquet avec quelques sucreries venant de l'île, des gâteaux aux amandes, confectionnés par la mère de son gendre qui savait qu'elle les aimait.
Mais non, l'enveloppe renferme un épais paquet de feuilles, une longue lettre confession de son gendre, Yannis, qui la bouleverse et lui fait perdre connaissance dès les premières lignes. Sa voisine, Vanguelia, alertée par le bruit de la chute, vient la secourir et l'accompagne dans sa douloureuse lecture.
Au fil des pages, passant de la stupeur à la colère, elle découvre l'histoire de Yannis avant qu'il ne rencontre sa fille Anna et l'épouse. Ce gendre bien-aimé, originaire de Khios, l'île de l'arrière-grand-mère d'Anna, comment a-t-il pu la leurrer ?
Elle, la Grecque romiote restée en Turquie, qui pensait avoir donné sa fille en mariage à un Grec, apprend que son gendre est turc. Il le lui confesse.
La nouvelle réveille le douloureux passé des Grecs et des Ottomans et ébranle la vieille dame et ses certitudes séculaires.
Une construction romanesque habile et précise, où le récit de Yannis est enrichi des remarques et commentaires des deux femmes. Un sens du suspens qui, passé les premières pages de la lettre, nous fait sortir de l'histoire cadre, pour entrer dans l'incroyable passé de Yannis, qu'il a décidé de raconter à sa belle-mère. J'ai décidé de t'écrire cette lettre afin de te dire tout ce que, par le plus grand des hasards, j'ai appris sur moi-même et sur mon passé que je ne connaissais pas.
La structure du roman est telle que, comme les deux vieilles dames dans le silence de la nuit, le lecteur ne peut résister à l'appel des pages qui le mèneront de surprise en surprise… vers une fin heureuse. »

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« Une lettre renversante », Agathe Bozon, www.lecteurs.com, lundi 30 mars 2015



 

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