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Revue de presse Déneiger le ciel (SW Poche)
André Bucher

 

Presse écrite

« Vingt-six hivers à déneiger les routes de sa commune… mais, pour la première fois, ce 23 décembre 2004, David passe la main. D’abord parce que son tracteur est en panne, ensuite parce qu’à 60 ans, il sent qu’il n’a peut-être plus tout à fait la force ni l’acuité de remplir cette mission. Alors que la neige tombe de plus en plus fort et que la nuit s’installe, il reçoit un appel de son "fils de rechange", qui, après deux ans d’absence, lui annonce qu’il entreprend, seul et à pied, la montée vers la ferme. David ne peut faire autrement que de partir à sa rencontre. Commence alors une nuit hors du commun, où la neige, le froid, le silence et l’obscurité attisent les braises des blessures mal cicatrisées et réveillent des fantômes qu’on croyait endormis. André Bucher raconte la solitude et l’amour d’un homme avec poésie et pudeur, sur fond de standards du blues. Ce que cherche David en traversant ainsi la neige et la nuit, lui-même ne le sait peut-être pas vraiment, mais son histoire nous laisse profondément émus. »

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Marie Michaud, librairie Gibert Joseph (Poitiers), Page des libraires, décembre 2015

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Citation : « C'était une étrange impression que cet homme aux allures de héron précédant treize génisses à la queue leu leu, avec un vieil ours blanc pour clore le cortège. »

Libération, samedi 7 novembre 2015

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« David, 60 ans, vit seul dans une ferme de Haute-Provence, depuis la mort de son épouse. À l'appel à l'aide d'un ami berger, il part dans la montagne enneigée pour une longue marche. Il doit résister au froid, à la fatigue, et les souvenirs le soutiennent, fantômes du passé, amis du présent. On retrouve la belle langue contemplative et mélancolique d'André Bucher, écrivain trop modeste et secret. Son lyrisme n'est jamais passéiste, sa poésie, toujours incarnée, et la nature qu'il décrit n'est pas un simple décor mais un personnage essentiel et sans fard. »

Christine Ferniot, Télérama, mercredi 28 octobre 2015

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Coup de cœur des libraires

« Une nuit dans la montagne au-dessus de Sisteron. Une nuit dans laquelle marche David à la rencontre de naufragés de la neige, du froid et de la mémoire. Lui qui, pour la première fois depuis longtemps, a renoncé à déneiger les routes de sa commune du fait de son âge n'hésite pourtant pas à partir rejoindre un presque fils, à aider un futur père, à accompagner un ami malgré la tempête qui s'abat. Sur fond de blues, cette nuit hallucinée s'étire au rythme des souvenirs revenus hanter David jusqu'au petit matin où il pourra rentrer chez lui. Une écriture magnifique pour un roman tout en émotions contenues. »

« Notre sélection printemps 2016 », coup de cœur de la librairie Gibert Joseph Poitiers


« Superbe déambulation dans la neige ! »

Coup de cœur de la librairie Totem (Schiltigheim)


Lu et conseillé par :
Aurélie Janssens, librairie Page et Plume (Limoges)
Lydie Zannini, Librairie du Théâtre (Bourg-en-Bresse)
Caroline Sauvage, La Grande Librairie (Vichy)
Céline Gangneux, librairie Le Murmure des mots (Brignais)
Marie Boisgontier, librairie M'Lire (Laval)
Bénédicte Cabane, Librairie des Danaïdes (Aix-les-Bains)
Françoise Gaucher, librairie Le Coin des livres (Davézieux)
Claudine Courtais, librairie Coiffard (Nantes)
Isabelle Theillet, librairie Mots et Motions (Saint-Mandé)
Marie Michaud, librairie Gibert Joseph (Poitiers)
Jean-Pierre Agasse, librairie Sauramps-en-Cévennes (Alès)

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Page des libraires et www.pagedeslibraires.fr, décembre 2015


« Rien de tel qu'une longue marche nocturne dans un mètre de neige pour penser… Penser à soi, à ceux qu'on aime, aux absents, aux questions sans réponse, à l'harmonie à laquelle on aspire pour l'avenir… Un grand texte, une lecture inoubliable ! »

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Coup de cœur de Sophie Garaoya, Nouvelle Librairie Sétoise (Sète)


Presse Web

« David en général, regrettait que la poésie et la magie n'interfèrent pas davantage dans nos actes. Il aimait regarder et lire. Pour lui, la poésie, c'étaient le feu et la lumière intensifiés sur les sentiments, les faits ordinaires. Un éclat particulier les transformait en biens rares et précieux. Il pensait souvent que malgré cette époque de jeunisme un peu pathétique, toute cette avidité, ce besoin effréné de célébrité ou de reconnaissance, il était encore possible d'accomplir de belles choses à l'écart est dans le silence, sans toutefois en tirer gloire.
À la lecture de ces quelques lignes, je me suis tout de suite sentie en phase avec David et j’ai eu ce sentiment instinctif que ce livre ne pourrait que me plaire.
Nous sommes à la veille du 24 décembre, David, qui s’occupe de déneiger les routes des petites communes en montagne, ne pourra pas s’acquitter de sa tâche à cause d’un problème de tracteur. À soixante ans, veuf depuis quelques années, il a toujours connu la montagne et c’est lui qui débloque les routes enneigées et permet aux habitants des différents hameaux de ne pas vivre isolés. Sauf qu’Antoine (qui est comme un fils pour lui) le prévient à la dernière minute de son arrivée. Il vient en stop et finira la route à pied. Mais, à la nuit tombée, Antoine n’est toujours pas arrivé, alors David s’emmitoufle et part à sa rencontre malgré le froid. Ces paysages, ces champs qu’il connaît comme sa poche, couverts de neige et dans la nuit, le conduisent à l’introspection, à penser à ceux qui ont compté ou comptent pour lui, mais réveillent également des blessures. Tout au long des kilomètres qu’il va parcourir, il va aider hommes et bêtes.
Un roman où la nature est un personnage à part entière avec une écriture sans fioritures mais poétique, une très belle simplicité qui permet de faire ressortir avec beaucoup de délicatesse les émotions. Un livre dans lequel on se sent bien qui apporte de l’apaisement, du réconfort également. Impossible de ne pas penser à Marie-Hélène Lafon car on ressent chez André Bucher ce même amour de la terre, ce même respect pour les hommes et les femmes qui en vivent. »

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Blog Clara et les mots, mardi 15 décembre 2015


« Dans un livre où la nature est partout présente, il nous livre un récit intimiste, épique et romantique, où la survie tient à peu de mots.
Il y a quelques années, dans une lointaine version papier du Syllabus, on avait chroniqué le premier livre publié d’André Bucher chez Sabine Wespieser : Le Pays qui vient de loin. Une grosse baffe à l’époque, et un amour immédiat pour cette vallée du Jabron, nichée près de Sisteron, hors du monde, mais tout son monde à lui. Depuis, on était parti sur d’autres coteaux, d’autres alpages, qui nous ont fait découvrir le Jura de Jean-Pierre Rochat, les Grisons d’Arno Camenisch, la vallée de l’Hongrin de Blaise Hofmann…
Sur un mode Walden / Thoreau, on aime se frotter à cette littérature de la nature où le langage des oiseaux vient se superposer aux mille et une essences végétales, où les rondeurs minérales viennent gêner le lent écoulement du ruisseau dans le calme d’un champ brouté par un troupeau de meuglantes à lait. Où l’homme doit faire face à la nature et aux épreuves qu’elle lui impose.
Sis au pays de Giono, Alpes-de-Haute-Provence, André Bucher écrit comme il travaille. Avec précision et une certaine économie de l’effort, préférant le mot juste aux belles paroles / aux gestes superflus, qu’il s’agisse de bucheronner, de déblayer ou de siphonner un conduit gelé. Son bagage textuel et sémantique le rapprocherait ainsi des Eskimaus qui possèdent une bonne vingtaine de mots pour décrire les différentes nuances du blanc les entourant et que lui semble utiliser toujours à bon escient.
Dans cette réédition en poche, David déneige le ciel comme d’autres pelletent les nuages. Collecteur de petits riens, compilateur du quotidien, catalogueur d’humeurs météorologiques. Depuis la mort de sa femme Mireille, il s’est rapproché de Muriel. Depuis la disparition de Martine, fille d’icelle, il a perdu la trace de la sienne, descendue à la ville. Alors quand Antoine, son "fils de rechange" lui annonce sa venue pour la veille de Noël et que le temps se gâte, il part à sa rencontre. Coincé entre le blizzard et les hallucinations bizarres, il remonte le fil de sa vie, croise les copains du quotidien, ressasse les erreurs du passé, peine à se projeter vers l’avenir… mais toujours il avance. Solide sur ses jambes, fort dans sa tête. C’est une histoire de vie que Bucher nous raconte là, version masculine d’Un cœur simple, mâtiné d’une bonne dose de romantisme au coin du feu et d’aventures aussi épiques que celles tombées d’un canard de montagne. En choisissant de se dérouler sur une journée et une nuit d’hiver, ce livre contient une année d’existence dans chacune de ses pages. Ce qui, malgré sa relative maigreur, donne une vie bien remplie. De celles qui font grandir une fois le livre refermé. »

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« André Bucher, marcheur des bois », blog Syllabus, connecteur littérairewww.syllabus.ch, mardi 1er décembre 2015


« Écrivain, bûcheron mais aussi planteur d’arbres et pionnier de l’agriculture biologique, [André Bucher] pratique la sobriété heureuse, y compris sur le plan littéraire. Ses livres sont des perles rares : on se réjouit donc que Sabine Wespieser offre aujourd’hui un très large accès à Déneiger le ciel, roman paru en 2007, en le publiant en collection de poche.
Comme tous les livres de Bucher, il s’inscrit dans cette terre montagneuse qu’il habite, un de ces derniers espaces sauvages français évoquant la Wilderness américaine célébrée par les écrivains du Nature Writing (Jim Harrison, Rick Bass) ou les écrivains amérindiens (James Welch, Louise Erdich, Sherman Alexie) avec lesquels André Bucher se sent en correspondance : comme eux, il ne pose pas la nature autour des personnages ou les personnages autour de la nature. Personnages et nature ne font qu’un.
David, le personnage principal de Déneiger le ciel chemine ainsi dans et avec la nature, dans la neige et le vent, au milieu des congères et des mares gelées, à pied au cœur d’une nuit de grand froid où il dépasse ses limites, passe les portes de l’obscur. […]
Il interroge ainsi sa propre capacité de survie tout en se préoccupant de ceux que menacent l’environnement hostile : hommes, femmes et animaux. À plus de 60 ans, David ne déneige plus les routes de sa commune. […] Il ne déneige plus les routes, mais le ciel et les corps. Le roman de Bucher est ainsi le récit d’une journée interminable passée à accompagner les corps et à déneiger tout ce qui les entrave, y compris dans ses propres pensées. Il part pour secourir son vieil ami Pierre, pour aller à la rencontre d’Antoine, son "fils de rechange", pour veiller à distance sur Muriel et sur cet amour qu’il n’ose pas encore s’avouer, pour affronter le fantôme de Martine, la fille de Muriel, disparue il y a un an, pour mettre des vaches à l’abri du froid. Avec tous ceux qui l’entourent – famille, amis, arbres, animaux mais aussi éléments naturels (neige, vent, rivière) ou proches du surnaturel (ombres) – David entretient une relation presque de confiance : il ne fuit pas, il accepte d’affronter les ombres. Il se laisse glisser au bord de la rivière mais veille aussi à se concentrer sur sa perception des choses et à accentuer sa présence aux gestes et aux attitudes salvateurs.
Au fur et à mesure que la nuit avance et que la neige s’amoncelle, ses abîmes intérieurs s’ouvrent et se libèrent. Il ne reste plus que le désir de dormir, mais sans oublier, avec le sentiment du devoir accompli. André Bucher est poète et non philosophe. Son roman ne revendique rien de théorique. Et pourtant on peut parler, à propos de Déneiger le ciel, de Psychanalyse de la neige comme Bachelard parlait de Psychanalyse du feu. »

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« En écho littéraire à la COP21 : André Bucher, Psychanalyse de la neige », Aliette Armel, blog La Vie en livres (nouvelobs.com), mardi 10 novembre 2015


« André Bucher, dans son roman Déneiger le ciel,nous conte l'histoire d'un veuf d'une soixantaine d'années, David, qui jusqu'à présent déneigeait les routes de son village mais qu'une panne de tracteur va contraindre à l'immobilité.
Presque rien donc mais c'est là que tout commence car, la neige bloquant tout, David va partir à pied à la rencontre d'êtres chers ou encore  inconnus mais dont il se sent responsable. Ces kilomètres, dans un paysage empêtré et où chaque geste peut tout faire basculer de manière irrémédiable,vont lui faire prendre conscience que : Pour la première fois de sa vie, il ressentait à leur paroxysme l'importance et la réalité de tous ses êtres chers.
L'écriture est à la fois poétique et précise, rythmée par des allusions musicales et l'on suit avec bonheur cet homme singulier qui, à sa manière, prend soin de tous, humains et animaux, présents et disparus. »

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« Déneiger le ciel… (enfin) en poche », blog Cathulu, jeudi 5 novembre 2015



 

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