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Revue de presse Chère brigande (Lettre à Marion du Faouët)
Michèle Lesbre

 

Presse écrite

« En exergue de son livre sur Victor Dojlida, résistant, déporté, emprisonné l'essentiel de sa vie pour avoir refusé que ceux qui l'avaient livré à la Gestapo puissent continuer de vivre normalement, Michèle Lesbre avait placé cette citation du philosophe Vladimir Jankélévitch : Les morts dépendent entièrement de notre fidélité. Et c'est par fidélité qu'elle adresse cette lettre à sa "chère brigande", qui l'accompagne depuis tant d'années, féministe avant l'heure, égérie d'une bande de Robins des Bois bretons, qui prenaient aux nantis pour donner aux plus démunis, Marion du Faouët, pendue au gibet de Quimper en 1755. Et voici, vivante comme jamais, sous la plume élégante de Michèle Lesbre, la figure rebelle du XVIIIe siècle qui vient percuter notre époque, où sévissent les inégalités. L'auteur dialogue avec elle, puise dans son histoire l'énergie de croire encore aux utopies, malgré le plomb de l'actualité, se souvient à son tour des combats qui l'ont portée, comme la guerre d'indépendance algérienne. Se déplaçant en Bretagne, sur les traces de sa "chère brigande", l'auteur voit resurgir l'histoire d'un amour aujourd'hui disparu, les mémoires se mêlent, subtiles et mélancoliques, et Michèle Lesbre signe sans doute son livre le plus intime. Éclatant de sincérité. »

Michel Abescat, Télérama, mercredi 5 avril 2017

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« Après avoir remarqué Marion, une jeune SDF à la chevelure flamboyante qu'elle n'a pas eu le temps de secourir, la narratrice écrit une lettre à Marion du Faouët, brigande bretonne du XVIIIe siècle, pendue à l'âge de 38 ans, qui l'a toujours fascinée. Gamine effrontée, cette "Robin des Bois" insoumise aux cheveux de feu, voleuse au grand cœur qui redistribuait l'argent aux plus pauvres, lui permet d'exprimer ses désirs et ses rêves d'ancienne militante. Avec ce court récit, précis et lumineux, Michèle Lesbre salue de la plus belle façon tous ceux qui se sont battus pour leurs idéaux. Des résistants connus ou inconnus qui ont leur place dans notre Histoire. »

« On bouquine encore… », Anne Michelet, Version Femina, dimanche 12 mars 2017

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« Michèle Lesbre a[vait] tiré de l'oubli Victor Dojlida (1926-1997), jeune résistant, emprisonné pendant quarante ans pour avoir, à son retour de déportation, cherché à se venger de ceux qui l'avaient dénoncé. La voici maintenant qui exhume la figure de Marion du Faouët (1717-1755), qui combattait la misère au siècle des Lumières. Avant d'être pendue à l'âge de 38 ans, elle commanda une troupe de voleurs sévissant en Cornouaille. Ils épargnaient les pauvres et détroussaient les riches, sans coup férir. Michèle Lesbre s'adresse à sa "chère brigande" comme à une compagne de cœur et de luttes. À Quimper et sur la côte bretonne, elle recueille les traces du passage de cette grande amoureuse. Ce faisant, elle remonte le cours de sa propre existence. D'un livre à l'autre, les mots de Michèle Lesbre semblent de plus en plus comptés, et précieux. Son nouveau récit est une splendide balade, baignée de mélancolie, dans les sentiers buissonniers de la mémoire. »

« Marion des bois », Macha Séry, Le Monde des livres, vendredi 24 février 2017

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« Marion du Faouët a mené au début du XVIIIe siècle, en Bretagne, une vie de Robin des Bois, prenant aux riches pour redistribuer aux pauvres. Cette femme des temps passés, qui accompagne l'auteure dans l'écriture depuis des années, semble ressurgir dans son présent sous les traits d'une autre Marion, une jeune SDF qu'elle n'a pas pu aider. Comme si elle souhaitait désavouer la désespérance du monde actuel, Michèle Lesbre se lance sur les traces de la fascinante Bretonne. Par cette lettre, elle donne vie à la voleuse mais permet aussi à la romancière d'exprimer ses propres désirs, ses utopies et ses rêves, une femme devant le miroir de l'autre. »

Biblioteca, février 2017

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« Chère brigande est la lettre d’une femme engagée à une jeune rebelle. Trois siècles les séparent mais une belle utopie – le respect de l’être humain – les rapproche dans le rêve d’un monde meilleur.
Les romans de Michèle Lesbre sont des chemins vers des personnages singuliers. Des chemins tracés par une douce mélancolie, un style lumineux et concis. De retour à Paris avec l'hiver, après un long exil volontaire, la narratrice observe dans sa rue une jeune femme installée dans le plus grand dénuement devant une ancienne boutique. Elle a le sentiment de la reconnaître et de l'avoir déjà rencontrée chez des amis lors d'une soirée d'anniversaire. Malgré son apparence de madone hors du temps à la chevelure flamboyante, les regards d'indifférence des habitants du quartier semblent l'avoir plongée dans un état de détachement désabusé. Elle refuse toute aide, quelle qu'elle soit, de sa voisine éphémère, laissant celle-ci dans un état ambigu de gêne et de culpabilité. Avec l'arrivée du printemps, la rebelle sans-abri disparaît ne laissant pour seule trace qu'un graffiti sur le mur : "Ou es-tu Marion ?" Cette disparition soudaine et l'inscription laissée provoquent un trouble chez la narratrice, qui se laisse tenter par le désir d'écrire une longue lettre à une autre Marion, brigande bretonne du XVIIIe siècle qui l'a toujours fascinée, elle qui a pour éternel refuge cette région au bord de l'océan. Marion du Faouët était une gamine effrontée qui avait grandi à l'école de la vie. Une joyeuse voleuse aux cheveux acajou, amoureuse de la vie qui enflammait le cœur des hommes et qui, comme Robin des Bois, dépouillait les riches pour redistribuer l'argent aux pauvres. La liberté était sa force. Raconter le destin de cette insoumise renvoie la narratrice à sa propre vie. Elle fait le parallèle avec ses engagements passés et se rappelle ses blessures, qui peut-être jamais ne cicatriseront mais qui ne la feront pas renoncer à ses belles utopies de femme militante au sein d'un monde abîmé. »

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Lydie Baillie, librairie Aux lettres de mon moulin, Page des libraires, février 2017

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« Michèle Lesbre a le chic pour écrire des petits livres qui vous poursuivent longtemps. Par touches légères, le nez en l’air, elle vous fait parcourir des contrées qu’on croyait connues et rencontrer des gens imprévisibles. Ainsi [son dernier] livre évoque très précisément le destin de Marion du Faouët qui mourut par pendaison à 38 ans en 1755 sur une place de Quimper. N’allez pas croire qu’elle nous livre là un récit historique haletant, vantant les exploits de cette belle femme rousse détroussant les riches pour donner aux pauvres. Nul effet de cape ou d’épée mettant en avant le grand cœur de cette Robin des Bois en jupon. Plutôt une méditation sur le temps qui passe, les amours envolées et le constat amer que notre civilisation plus vieille de trois siècles n’a pas trouvé de solutions à la misère du monde et à sa banalisation. Notre monde n’est-il pas de plus en plus violent, n’abandonne-t-il pas les plus démunis et n’est-il pas devenu la proie d’individus criminels ? Michèle Lesbre nous appelle à la vigilance pour que notre monde échappe à la haine. »

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« Une brigande au grand cœur », Chris Bourgue, Zibeline et www.journalzibeline.fr, janvier 2017


« Michèle Lesbre célèbre les résistants, que ce soient ceux qui s’opposent à la nuit du monde, ceux qui se battent pour leurs idéaux ou ceux qui traversent les épreuves dignement. Toute son œuvre est traversée par la voix d’inconnus qui se sont fondus dans l’Histoire comme dans Victor Dojlida, une vie dans l'ombre. Des êtres affrontant leurs failles intimes ou collectives. Une façon détournée de parler d’elle dans ses romans ou ses récits. Celui-ci renferme un condensé de vie qui se raconte par fragments. Il se veut une lettre ouverte à Marion du Faouët. […] Cette féministe avant-gardiste – sorte de "Robin des Bois" bretonne – se voulait avant tout libre. Libre d’aimer, d’aider les pauvres ou d’aller à contre-courant. Ces temps tourmentés ont bien besoin d’une telle femme de caractère. […] »

« Avant-critiques : Une femme de caractère », Kerenn Elkaïm, Livres Hebdo, vendredi 13 janvier 2017

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« L'auteure écrit à Marion de Faouët sorte de Robin des bois du XVIIIème siècle qui à sa manière nous parle d'aujourd’hui.
C’est l’histoire d’une femme qui en cache une autre. Toutes deux s’appellent Marion.
La première est SDF. La narratrice la croise chaque matin. Je n’avais d’abord aperçu que sa chevelure débordant d’un duvet crasseux, longs cheveux roux emmêlés qui se répandaient en ondulant et qu’une discrète respiration soulevait en un rythme lent, parfois entrecoupé d’un soupir, d’un gémissement.
La seconde, rousse elle aussi, est née en 1717 dans le Morbihan. Tu t’appelles Marie-Louise, mais très vite Marion sera ton surnom, et aussi Finefont, ou encore Marie Fine-Mouche. Et fine mouche, tu l’es. Ta chevelure acajou enflamme le cœur des hommes, ils te seront fidèles jusqu’au bout, amis ou amants, toujours prêts à obéir à tes ordres
C’est à cette Marion-là que Michèle Lesbre s’adresse par-delà les siècles dans ce beau roman en forme de lettre. À cette rebelle qui dépouillait les riches pour redistribuer aux pauvres. À cette "Robin des bois" bretonne qui mourra sur l’échafaud à l’âge de trente-huit ans et la fascine depuis longtemps. Pour sa liberté, pour sa révolte aussi et son engagement. Autant de combats en lesquels la romancière se reconnaît. Au même âge, je participais à mes premières manifestations contre la guerre d’Algérie et j’entrais dans ce moment de ma vie portée par les utopies qui, j’en étais persuadée, sauveraient le monde. Vingt ans plus tard elles disparaissaient peu à peu avalées et digérées par ce monstre qu’est le système économique que nous combattions.
Son combat actuel se joue dès lors sur d’autres fronts. Jetant des passerelles entre deux époques que tout semble opposer, elle souligne qu’en deux cent soixante ans les choses n’ont guère changé: La misère, toujours encombrante pour le pouvoir se banalise. On tente parfois même d’en éliminer les traces (…) À Calais, des milliers de migrants croupissent dans des hangars, meurent, se font maltraiter par la police, comme si on attendait qu’ils renoncent et désertent enfin, qu’on puisse les oublier eux aussi.

Michèle Lesbre, elle, ne renonce pas et signe avec cette lettre à une rebelle son roman le plus personnel. Le plus engagé. »

Vidéo de la lecture d'un extrait de Chère brigande par Alexandra Lemasson.

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« Les lectures d'Alexandra : Chère brigande de Michèle Lesbre, lettre à une rebelle », Alexandra Lemasson, Des mots de minuit, dimanche 5 mars 2017


« Une lettre de femme à femme. La narratrice sʹadresse à Marion du Faouët, la brigande bretonne rebelle et courageuse. Pendue haut et court à lʹâge de 38 ans. Féministe avant lʹheure et avant la lettre.
Trois siècles séparent les deux femmes sans mettre en péril leur connivence. La quête de lʹautre, mène la narratrice à une quête personnelle introspective. Documents, expédition bretonne, lʹenquête rigoureuse et fouillée de Michèle Lesbre résonne curieusement avec le chaos contemporain. »
Écouter l'interview.

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« Versus Lire », Marlène Métrailler, RTS, jeudi 9 février 2017


Michèle Lesbre était l'une des invitées culture de Patrick Poivre d'Arvor pour Chère brigande (Lettre à Marion du Faouët).

« L'Invité Culture », de 0'56'' à 8'00'', Patrick Poivre d'Arvor, Radio Classique, mercredi 8 février 2017

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« J'ai eu envie d'écrire à Marion du Faouët, qui est une femme rebelle née en 1717 dans une Bretagne misérable, qui va créer à même pas vingt ans sa bande, avec son frère, son amoureux et quelques hommes à cheval, et ils vont dépouiller les riches marchands, les curés, qui rentrent des marchés et des pardons, partager entre eux évidemment, mais aussi donner aux pauvres dans les périodes de grande misère.
– Il ne s'agit pas pour vous d'évoquer seulement la vie trépidante de Marion du Faouët, mais de vous adresser à elle, de vous confier à elle…
– J'ai tendu une passerelle entre aujourd'hui et son temps à elle, pour lui dire mon malaise par rapport à la misère d'aujourd'hui…
– Dans le Morbihan de Marion du Faouët, il y avait les pauvres effectivement, la révolte des Bonnets rouges, quand les pauvres étaient considérés comme des criminels, et pour vous, ça fait écho à aujourd'hui…
– Mais bien sûr, parce que, comme je le lui dis, la violence du pouvoir n'est jamais reconnue. C'est encore vrai aujourd'hui, dans le monde entier. Et c'est une fille qui a été traitée comme une sorcière, qui a été torturée pendant les interrogatoires, qui a été pendue à trente-huit ans, et en plein siècle des Lumières !
– Vous dites : "sa liberté fait peur, son insolence aussi." C'est ça qui vous relie ?
– Parce que je pense que la liberté des femmes, et leurs droits dans la cité, est encore un problème aujourd'hui. On a acquis des droits ici, mais il faut les défendre sans arrêt. Et il y a des pays où elles n'ont rien du tout, ces femmes. En fait, je lui dis que, malgré le temps qui a passé – il y a deux cent soixante ans qu'elle est morte –, les choses ne se sont pas beaucoup arrangées. »

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« Dans quelle éta-gère », Monique Atlan, France 2, vendredi 27 janvier 2017


Coup de cœur des libraires

« Marion est une SDF qui vit au pied de l'immeuble de Michèle Lesbre, et Marion un jour disparaît. Et Michèle Lesbre repense à une autre Marion, Marion du Faouët, qui était une brigande des grands chemins, une Robin des Bois qui volait l'argent aux riches pour donner aux pauvres. Et elle va lui écrire une lettre. Elle va revenir sur ses traces à Quimper et, lors de son voyage dans le train, elle va repenser à sa propre vie, à la vie de Marion, elle va faire des comparaisons, et elle nous parle magnifiquement de notre société, bien malade, de notre monde… Et on a envie de serrer Michèle Lesbre dans nos bras, pour lui dire merci de ce cadeau qu'elle nous a offert. »

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Coup de cœur d'Hélène des Ligneris, librairie La Machine à Lire (Bordeaux), Journal de 12 h, de 13'00'' à 13'56'', France 3 Aquitaine, vendredi 10 février 2017


« Aux Femmes !
Parler d'elle. D'un simple corps réduit à une chevelure ondulant sur la courbe d'un trottoir anonyme. Une forme de femme là dehors sur laquelle chaque matin, et ce jusqu'au printemps de sa disparition, l'écrivain va lever les yeux dans un océan de troubles. Elle s'appelait Marion. Marion Disparue, Marion Sacrifiée.
Seulement voilà, Michèle Lesbre croit en la mémoire des noms comme des lieux et sait qu'en eux réside une flamme qu'aucune démocratie malade ne peut faire vaciller. Oui, elle sait qu'à l'intérieur de ce prénom de feu se dévoile les traits d'une autre Marion et qu'en s'adressant à elle, la première retrouvera un visage.
Voici donc Michèle Lesbre en chemin vers les routes de Bretagne, la plume accordée à son pas. Vers ce terrain de jeu où la liberté d'une brigande a fait trembler les puissants en même temps qu'elle soulageait les miséreux. Une vie de chevauchées folles à refuser les pouvoirs usurpés, à contourner leurs lois injustes, à élever le corps des femmes à hauteur d'hommes. Elle aussi s'appelait Marion. Marion Rebelle, Marion du Faouët...
Cette lettre, comme un point levé au ciel, est la sienne. Mais elle est aussi la vôtre à toutes. Alors, à Vous !...Chères brigandes de nos coeurs. À Vous !... Femmes rebelles aux langues non-pendues. À votre dignité, à votre liberté ! »

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Coup de cœur de Mathieu Baussart, blog de la librairie Quai des brumes (Strasbourg)

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« Bretonne rebelle et intrépide, née au XVIIIe siècle, Marion du Faouët occupe toutes les pensées de l'auteur. Un court texte d'une intensité incroyable sur l'injustice et la solidarité d'hier et d'aujourd'hui. »

Coup de cœur de la librairie Lajarrige (La Baule)


« Chère brigande est une lettre adressée à Marion du Faouët.
Cependant, toute la puissance de ce roman réside dans l'intention de départ.
Michèle Lesbre relie trois destins de femmes avec une très grande délicatesse.
C'est d'abord Marion, la jeune femme sans abri dormant en bas de chez Michèle, qui, disparaissant du jour au lendemain, sera le détonateur de cette lettre. C'est ensuite l'admiration indéfectible que l'auteur a toujours ressenti pour cette "Robin des Bois" bretonne qui au début du  XVIIIe siècle détroussait les riches pour donner aux pauvres et menait une vie tambour battant jusqu'à son exécution à 38 ans. C'est finalement dans le train menant Michèle Lesbre de Paris à Quimper que la mémoire intime vient illuminer ce texte.
Ce message personnel adressé à cette héroïne est engagé et bouleversant car il a une portée universelle. Il résulte d'une grande sensibilité mise au service du plus grand nombre car l'œuvre de Michèle Lesbre est lisible, sincère et généreuse. Le fruit de ses romans trace le sillon singulier d'une voix qui nous touche, nous ressemble et donc nous rassure, car si nous n'avons pas votre plume, sachez Michèle que nous sommes faites du même bois et que notre capacité à nous émouvoir demeure intacte. »

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« Les 3 M », coup de cœur de Delphine Le Borgne, librairie Dialogues (Brest)


« Elles font peur. Tu fais peur, ta liberté fait peur, ton insolence aussi.
Écrit pour une brigande, cette lettre est destinée à toutes les femmes.
Pour les femmes qui se révoltent, pour celles qui ne sont pas des anges et pour celles qui ont le poing levé.
Épuré, élégant. Michèle Lesbre nous livre une perle. »

Coup de cœur de la librairie Le Genre Urbain (Paris XXe)

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« D'une écriture sobre et douce qui révèle une fois de plus son style élégant, Michèle Lesbre nous invite à découvrir Marion du Faouët, jeune brigande bretonne du XVIIIe siècle, libre et vagabonde. Courte forme épistolaire pour évoquer aussi un cheminement intérieur et intime d'une époque à l'autre, une réflexion sur un monde contemporain devenu fou où la pauvreté perdure dans le rejet et l'ignorance, où le partage n'est plus de mise, où les grands voleurs restent impunis tandis que la démocratie périclite.
Une déambulation littéraire à savourer. »

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« Déambulation littéraire », coup de cœur de Betty Duval-Hubert, librairie La Buissonnière (Yvetot)


« Marion du Faouët fut une sorte de Robin des Bois bretonne au XVIIIe siècle, cheffe d'une bande de brigands plutôt non violents, qui furent poursuivis sans relâche et finalement arrêtés, torturés et pendus. C'est une figure historique qui a toujours interpellé Michèle Lesbre ; elle choisit de s'adresser à elle lorsque disparaît près de chez elle une autre Marion, rousse elle aussi, marginale elle aussi, et alors que cette disparition la plonge dans une angoisse confuse.
Il est souvent nécessaire, pour comprendre et affronter les défis du monde, de faire un pas de côté, ou en arrière ; c'est ce que fait Michèle Lesbre en adressant cette lettre à une brigande du siècle des Lumières, et en mettant ses pas dans ceux de cette femme libre, refusant de se soumettre à la violence du pouvoir et à la misère.
Un court texte très fort et très personnel, qui nous plonge dans une sorte de mélancolie combative face au désenchantement du monde. »

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Coup de cœur de la librairie La Carline (Forcalquier)


Lu et conseillé par :
Muriel Gallot, librairie L'Intranquille Plazza (Besançon)
Hélène Bourdin, Librairie Nouvelles (Asnières-sur-Seine)
Christine Lemoine, librairie Violette and Co (Paris XIe)
Géraldine Guiho, librairie La Buissonnière (Yvetot)

Page des libraires, février 2017


« Le dernier livre de Michèle Lesbre est une longue lettre pour Marion du Faouët, une voleuse du XVIIIe siècle qui sévissait en Bretagne, au nord de Lorient, détroussant les riches pour aider les pauvres.
Cette lettre lui a été inspirée par une femme rencontrée lors d'une soirée chez des amis puis recroisée dans la rue, totalement dépouillée et devenue SDF. Une autre Marion ?
C'est dans le train l'emmenant à Quimper, puis la ramenant à Paris que Michèle Lesbre écrit. Et les récits de ces trois femmes se rejoignent pour n'en faire plus qu'un. Marion la voleuse, ses compagnons, ses exploits et sa triste fin s'emmêlent avec les sentiments de l'auteure face à la Marion du XXe siècle qui refusa systématiquement son aide et disparut un jour, sans prévenir.
L'auteure profite également de cet exercice d'écriture pour se confier sur une ancienne relation amoureuse qui a laissé de nombreux souvenirs de Bretagne.
Générosité, partage et prise de position sur l'actualité nous sont proposés dans cette lettre ainsi qu'un peu d'histoire. À lire dans le train ou ailleurs. »

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Coup de cœur de la librairie À Livr'Ouvert (Paris XIe)


Coup de cœur de la librairie L'Art de la joie (Paris XVe), La Hulotte (Annonay)…


« L'auteur fait un formidable parallèle entre la vie de Marion du Faouët, "Robin des Bois" bretonne du XVIIIe siècle, son engagement, son dévouement, et notre société actuelle. Un court texte engagé et militant ! »

Coup de cœur de la librairie Le 5e Art (Saint-Jean-de-Luz)


Presse Web

« Poursuivant une sorte de cycle où la mémoire et le présent se rejoignent, se superposent, parlent l’un pour l’autre, l’écrivaine Michèle Lesbre approche cette fois Marion du Faouët, une rebelle bretonne du XVIIIe siècle, pendue à l’âge de trente-huit ans, pour avoir porté soutien aux pauvres, aux isolés, aux laissés-pour-compte de la société.
Michèle Lesbre n’écrit pas de roman historique au sens usuel du terme — un roman enraciné dans une époque qui le délimite —, mais, si l’on veut bien proposer une autre définition au terme et du coup excéder un genre circonscrit, alors oui elle écrit du roman d’Histoire.
L’Histoire a ses récurrences, ses répétitions et variations, ses analogies, sa mémoire. Lorsque la narratrice, en 2016, rencontre une belle femme à la chevelure flamboyante lors d’une soirée, puis une jeune femme sans domicile fixe, dotée de la même chevelure, laquelle, du jour au lendemain, disparaît, remplacée par une question sur le mur "Où es-tu Marion ?", elle est troublée.
Beauté, jeunesse, misère et solitude réunies la renvoient à une autre Marion, qui vécut dans le Morbihan trois siècles plus tôt.
Commence alors une lettre d’amour à celle, mais on peut le mettre au pluriel, à celles qui refusent de subir le sort, de rester à la place que la société leur attribue.
Comme je l’ai fait pour Victor D. que je voulais sortir de l’ombre après sa mort, je vais te chercher là où tu as vécu, écrit Michèle Lesbre.
"Écrire pour", ce serait peut-être l’objectif de cette auteure qui nous offre régulièrement de courts récits, dont la précision et la densité ébranlent nos certitudes.
Écrire pour ceux qui n’ont pas la parole, dont on n’entend pas les voix, qui disparaissent sans laisser de trace, ou qu’on oublie commodément. Michèle Lesbre ne fait pas de discours, n’exemplifie personne, elle offre à nos vies, que certains croient toutes tracées, des chemins de traverse, des voies obliques, des trajectoires singulières, hors des sentiers battus.
Sa Marion est une jeune femme vive, amoureuse, intrépide, curieuse, volontaire, joyeuse, instinctive. Elle ne sait ni lire ni écrire, qu’importe, elle agit. Son moteur ? La colère devant l’injustice, les inégalités, l’inhumanité quotidiennes. Une colère saine et féconde qui lui fait constituer une bande de "brigands", comme on dit à l’époque. À l’assaut des voitures de riches pour leur faire donner leurs écus, grâce auxquels notre brigande porte secours aux pauvres, aux affamés, aux femmes battues, aux prostituées abandonnées, à celles et ceux qui dérangent et encombrent, aux gêneurs, aux empêcheurs de tourner en rond. Marion du Faouët aura deux filles, qu’elle ne verra pas grandir. Elle connaîtra la torture, ainsi que son compagnon, et mourra sur le gibet.
D’un siècle à l’autre, Michèle Lesbre établit des rapprochements, crée des échos, se met en quête d’égalité, de respect, d’éthique. Sans crier à la vérité, respectant la fragilité de ses "personnages", elle court en la mémoire des lieux, même quand le temps ou les modes s’acharnent à les défigurer.
Au fil de ses romans, Michèle Lesbre développe son projet littéraire, faire émerger le réel, qui n’est pas le vécu, mais autre chose, ce que raconte, quand on s’en approche au plus près, la vie des femmes et des hommes. Ça nous raconte beaucoup, c’est ça, le roman d’Histoire. »

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« Le roman d'Histoire de Michèle Lesbre », Claudine Galea, remue.net, dimanche 19 février 2017


« Une rencontre furtive, qui secoue les convictions de notre héroïne. Le genre de rencontre qui bouleverse et bouscule le rythme des petites routines, une rencontre qui fait réfléchir à une grande question : qu'est-ce qu'on fait concrètement pour aider son prochain ? De cette rencontre, l'auteur va décider de rédiger une lettre à Marion du Faouët, une redresseuse de torts dans la Bretagne des années 1740-1750. Au passage, elle nous fera découvrir cette femme, à la personnalité incroyable, féministe avant l'heure et profondément empathique. L'auteur en profitera également pour nous glisser un peu d'elle-même, de ses utopies, ses révoltes, ses actions… sans jamais nous donner de leçon. »

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« C'est lundi que lisez-vous ? », Blog Bib hors les murs, lundi 6 mars 2017


Une personnalité bordelaise, l'écrivain Pascale Dewambrechies, nous confie ses coups de cœur culturels.
« J'aime beaucoup les textes courts de Michèle Lesbre. Dans Chère brigande, elle part sur les traces de son personnage Marion du Faouët, une sorte de Robin des Bois du XVIIIe siècle. L'écriture est magnifique, et c'est d'une sobriété remarquable. »
Et aussi Victor Dojlida, une vie dans l'ombre.

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« Le profil culture de Pascale Dewambrechies », Nathalie Vallez, Beau Bon Bordeaux, mardi 28 février 2017


« D’Olympe de Gouges, il est aussi question, un instant, dans le récit incisif et rêveur de la romancière Michèle Lesbre, Chère brigande, consacré à une Robin des Bois bretonne du XVIIIe siècle : Marion du Faouët. À l'instar d’Olympe de Gouges, qui signa la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne et fut guillotinée, Marion du Faouët, bandite de grands chemins, finit sa courte vie au gibet, à l’âge de trente-huit ans. Michèle Lesbre, qui signe ici son onzième livre, est partie sur ses traces. Chère brigande est un carnet de voyage, un subtil jeu de ricochets : sous la forme d’une lettre à la disparue, ce récit bref (80 pages) s’offre comme une promenade douce-amère dans une mémoire française – celle des luttes pour la justice et la liberté.
Née en 1717 dans le Morbihan, Marion du Faouët est une Bonnie sans Clyde : la cheffe de bande, c’est elle. Entourée de ses hommes, des pillards pas soudards, elle s’est beaucoup amusée à détrousser les riches pour distribuer aux pauvres. Elle s’est bien amusée tout court. Et sa vie hors normes agit comme un miroir, où les espérances, les croyances passées, les révoltes de l’auteure se reflètent, s’interrogent. De la guerre d’Algérie à la jungle de Calais, les parias d’hier et d’aujourd’hui se croisent et se font signe. Penser à Marion du Faouët, c’est penser à la petite Anita, une sauvageonne de six ans, fille de gens du voyage, les mains noires et le regard plein de défi, à laquelle Michèle Lesbre, autrefois enseignante, avait eu le temps d’apprendre à lire.
Le récit entraîne le lecteur des trottoirs parisiens, où apparaît et disparaît une troublante sans-logis à la chevelure rousse, jusqu’en Bretagne, aux monts d’Arrée et aux rues de Quimper. Passé et présent se questionnent, comme dans un jeu de glaces. Marion du Faouët est une mauvais herbe, une jeune inconnue à la révolte vive, dont l’orgueil résonne jusqu’à nous. Tu m’as sauvée pendant quelques jours de notre démocratie malade, des grands voleurs qui, eux, ne sont presque jamais punis parce qu’ils sont puissants, de ce monde en péril, lui écrit à la fin Michèle Lesbre. Le voyage continue. »

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« Rentrée d'hiver 2017 : Du plus loin qu'elles s'en souviennent », Catherine Simon, Diacritik, vendredi 17 février 2017


« Comme elle l’avait magnifiquement fait pour Victor Dojlida, Michèle Lesbre sort de l’ombre Marion du Faouët, déjà croisée dans Le Canapé rouge en compagnie d’Olympe de Gouges. Attirée par ces êtres indomptables et imparfaits aux destins tragiques, Michèle Lesbre ressuscite les blessures que laisse l’Histoire, s’empare de leurs combats illusoires qui offrent une force de vie, la nourrissent, la construisent et la renvoient, en écho, à ses propres engagements. […]
Chère brigande est un texte émouvant, qui fait du bien puisqu’il ressource. Une belle rencontre. »

Pascale Arguedas, blog "Calou, l'ivre de lecture"



 

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