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Revue de presse Les Belles de Halimunda
Eka Kurniawan

 

Presse écrite

« Avec Les Belles de Halimunda, son premier roman, Eka Kurniawan tresse, entre onirisme et vraisemblance, une extraordinaire épopée indonésienne. »

« La beauté comme drame », Florence Noiville, Le Monde des livres, vendredi 17 novembre 2017

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« Avec une fable mémorable, sur une lignée de femmes redoutables, Eka Kurniawan signe un chef-d'œuvre.
Il y a bien longtemps, Halimunda n’était qu’une vaste étendue déserte de marécages et de forêts brumeuses. Grâce au souffle brûlant d’un écrivain indonésien, cette terre hostile se transforme en cité imaginaire, peuplée d’êtres extraordinaires. C’est là que le maestro Eka Kurniawan situe son premier roman. Les publications n’étant pas toujours chronologiques, la France a d’abord découvert L’Homme-Tigre (Sabine Wespieser, 2015), qui paraît en Folio. Aller à la rencontre des Belles de Halimunda signifie plonger au cœur d’un univers hypnotique. Celui d’une lignée de femmes de toute beauté, portée par Dewi Ayu. Pourquoi cette prostituée solaire surgit-elle de sa tombe vingt ans après sa mort ? Quelle est l’histoire de cette grande dame respectée ?
D’origine néerlandaise, elle porte une malédiction, transmise de génération en génération. À l’instar de cette ville, près de Java, occupée à plusieurs reprises. Une situation qui déteint forcément sur les habitants. Dewi Ayu n’est qu’une jeune fille lorsqu’elle est déportée au Bloedenkamp, le camp sanglant. Cette prison bien plus répugnante qu’une soue à cochons est tenue par des militaires japonais. Malgré des conditions déplorables, l’héroïne déploie des trésors d’ingéniosité pour créer un semblant de vie.
Mais un jour, la captive de guerre Dewi Ayu est repérée pour sa sublimité. Elle rejoint alors la somptueuse demeure de la mère Roussette. On lui avait appris toute petite à n’avoir peur de rien. Aussi accepte-t-elle son sort de prostituée à Halimunda. Au fil des années, avec son caractère bien trempé, elle acquiert une forme d’indépendance et de respectabilité. Dewi Ayu met au monde trois petites filles, de pères inconnus. Chacune hérite de sa splendeur légendaire.
L’aînée, Alamanda, tombe follement amoureuse d’un jeune communiste, mais elle joue avec le feu en séduisant un homme ultraviolent, le shodancho. Ce colonel, assoiffé de pouvoir, dirige la ville de Halimunda. L’échec n’étant pas son mantra, il viole Alamanda pour la conquérir. Souillée à jamais, elle lave sa honte en épousant son bourreau, mais pas question de lui céder son cœur ou son intimité. Ses sœurs vont connaître des histoires d’amour houleuses, parfois douloureuses. Aussi leur mère, Dewi Ayu, espère-t-elle enfanter une fillette hideuse.
Loin d’être une bluette, ce roman intense est un conte magistral. Eros et Thanatos s’y affrontent dans un duel cruel, avec en toile de fond l’histoire de l’Indonésie. Les stigmates de l’occupation coloniale, des conflits armés, de l’indépendance, de la vengeance envers les communistes ou de la dictature imprègnent tous ces personnages, féminins et masculins. Une galerie probablement nourrie par l’enfance d’Eka Kurniawan. Élevé par ses grands-parents, il a été bercé de légendes, de superstitions et d’histoires magiques. Un roman aussi formidablement vivifiant, passionnant et jubilatoire que Cent ans de solitude de García Márquez. »

Avant-critique : Eros et Thanatos », Kerenn Elkaïm, Livres Hebdo, vendredi 1er septembre 2017

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« Eka Kurniawan relate dans un style tragi-comique l’épopée des Belles de Halimunda frappées d’une malédiction depuis des décennies. Après L’Homme-Tigre, Sabine Wespieser publie en cette rentrée le premier roman de l’auteur indonésien.
Dans la ville imaginaire de Halimunda, Dewi Ayu, la plus célèbre prostituée de la ville, se relève de sa tombe. Dewi se souvient avoir donné, il y a plus de vingt ans, naissance à sa quatrième fille, fille qu’elle n’a même pas daigné regarder, persuadée que, comme les trois autres, celle-ci serait d’une beauté à couper le souffle. Car voyez-vous, Dewi ne donne naissance qu’à des filles, des filles à la beauté renversante, c’est sa malédiction, celle de ses filles, de sa famille et même de la région à qui tous les malheurs arrivent. Alors, après la naissance de la dernière, Dewi a décidé de se laisser mourir. Mais voilà qu’elle revient. Et, soulagement, elle découvre que sa dernière fille est laide, laide à faire peur. Dewi a donc été entendue, son souhait a été exaucé. Mais pourquoi donc est-elle revenue d’entre les morts ? Et qui est ce mystérieux visiteur nocturne qui chaque soir rend visite à sa fille ? En se plongeant dans le passé de sa famille, de son pays, des drames et des intrigues qui s’y sont déroulés, la vérité sur cette affaire verra le jour. Dans ce roman-monde où se mêlent habilement histoire pure et humour parfaitement dosé et plein d’esprit, Eka Kurniawan nous fait découvrir la vie extraordinaire de ses personnages hauts en couleurs, mais aussi les grands changements, les grandes tragédies qu’a connus son pays, l’Indonésie. On est ballotté entre l’amour, la mort, la poésie pure et la violence la plus totale. Avec une écriture d’une rare puissance, Eka Kurniawan nous fait vivre un réel moment littéraire, comme suspendu dans le temps, dont on ressort essoufflé, mélancolique mais heureux. Les Belles de Halimunda est sans doute une de mes plus belles lectures, un roman que je n’oublierai pas. »

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Lucie Sawina, Librairie Nouvelle (Asnières-sur-Seine), Page des libraires, août-septembre 2017

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Coup de cœur des libraires

Lu et conseillé par :
Cécile Laxalt, librairie Elkar (Bayonne)
Nadia Sendin, Espace culturel de Moiselles
Martine Szafranski, librairie Mille et une pages (Avranches)
Caroline Perez, librairie Soie (Uzès)
Audrey Andriot, librairie Jonas (Paris)
Danielle Beauguion, librairie Vent de soleil (Auray)
Valérie Landry, Librairie de Paris (Saint-Étienne)
Angélique Gallois, librairie Les Guetteurs de vent (Paris XIe) 

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Page des libraires, août-septembre 2017



 

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