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Revue de presse Le Bleu du lac
Jean Mattern

 

Presse écrite

« La pesanteur et la grâce », Étienne de Montety, Le Figaro littéraire, jeudi 14 juin 2018

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« À la place de l'autre » et « Ce que fut l'amour », Émilie Grangeray, Le Monde des Livres, vendredi 1er juin 2018

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« James Fletcher est mort à l'âge de 55 ans pendant son sommeil, d'une apnée plus forte que les autres. C'était un compositeur, critique musical, professeur de musicologie. Par son talent de vulgarisateur de la musique classique à la télévision britannique, il avait acquis beaucoup de notoriété. Parmi ses dernières volontés : que la grande pianiste Viviane Craig vienne jouer l'Intermezzonuméro 2de Brahms, en l'église de Sainte-Cécile-et-Saint-Anselme pendant la messe de ses obsèques.
Le roman de Jean Mattern raconte tout ce qui se passe dans la tête de la pianiste durant son voyage en métro de Wimbledon, où elle habite, jusqu'à l'église située au centre de Londres. C'est ce qu'on appelle un monologue intérieur. Il est sombre et traversé de rais de lumière, lancinant, désordonné, compulsif, éprouvant, dramatique. Parce que Viviane était depuis longtemps la maîtresse secrète de James et qu'elle ne joue plus en public. C'est une légende vivante, la Greta Garbo du piano. Un critique allemand a inventé cette formule “aussi stupide que flatteuse” pour évoquer son retrait de la scène. Son retour inattendu sera un événement. Comment pourra-t-elle le justifier ? Pourquoi a-t-elle accepté sans réfléchir ce “chantage post-mortem” ? Sera-t-elle capable de relever un défi insensé, la terrible émotion de jouer devant le corps de son amant s'ajoutant à la panique de son propre corps de pianiste ? Comment être pendant cinq minutes et quelques secondes à la hauteur de Brahms et de James ?
Sa mémoire va beaucoup plus vite que le métro dans lequel elle étouffe. Elle se rappelle son premier concert triomphal de Wigmore, resté mythique, où elle avait remplacé au dernier moment un pianiste défaillant. Elle se rappelle surtout le concert où, tous deux spectateurs, avec une impudence qui aurait pu ou dû la choquer, mais que sa beauté à ses yeux justifiait, James l'avait abordée et, en quelques minutes, séduite. Leurs rendez-vous dans une salle de boxe à West Ham, où le jeune musicologue s'entraînait dur et où la géniale interprète des œuvres de Brahms et Rachmaninov n'avait aucune chance d'être reconnue. Surtout leurs après-midi clandestins chez James, en sorte que le voyage en métro est aussi une évocation déjà nostalgique, ardente, fiévreuse, du corps et du sexe de son amant disparu, de leurs étreintes, d'un désir dont elle ne soupçonnait pas la force et que les absences soudaines de l'être tant aimé rendaient encore plus impérieux.
Par des phrases longues, très longues, que les virgules font respirer, Jean Mattern réussit admirablement à restituer le désordre d'une pensée ininterrompue où se succèdent, s'articulent, s'enchevêtrent, la sensualité des souvenirs, la peur de devoir bientôt se retrouver devant un piano et un cercueil, des confidences de l'énigmatique James sur un pèlerinage annuel au lac d'Annecy et son “bleu infini” peint par Cézanne, les plaintes de la voyageuse en deuil entre Wimbledon et Londres qui était encore hier un voyage d'amour, enfin et surtout d'autres remémorations, de sa vie de couple cette fois, avec Sebastian, qu'elle n'a jamais envisagé de quitter puisqu'elle l'aime. “Je voulais les deux, mon mariage et mon amant, je ne voyais aucune autre possibilité et si la mort ne s'en était pas mêlée j'en serais toujours au même stade, à vivre comme si c'était la chose la plus naturelle du monde d'aimer deux hommes à la fois, même inégalement, mais les aimer quand même.”
La pianiste et l'amoureuse ne font qu'une. Pas de calcul, pas d'hésitation : les doigts courent avec la même sincérité, le même talent sur le corps de l'amant que sur le clavier du Steinway. La beauté est exigeante, la passion impérieuse. Sauf que Viviane a elle-même renoncé aux risques du concert alors que pour rien au monde elle n'aurait reculé devant les périls de sa double vie. Et voilà que, le destin s'en mêlant, elle va renouer avec le piano pour accompagner son amant dans la mort, tandis qu'à Wimbledon son mari travaille au montage d'un film de télévision. La pianiste ressuscitera bientôt en public en ne célébrant que pour elle-même la fin de ses noces secrètes avec le beau défunt.
Le Bleu du lac est un court et magnifique roman d'amour dans lequel Jean Mattern a écrit la partition complexe du sentiment amoureux, réaliste et romantique, musical et charnel. »

« Aimez-vous Brahms et James Fletcher ? », Bernard Pivot, Le Journal du Dimanche, dimanche 27 mai 2018

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« Pianiste renommée, Viviane, mariée, vit depuis des années une idylle cachée avec James, célèbre critique musical londonien au charme fou. Mais lorsqu'un inconnu lui annonce son décès brutal et lui demande de rendre à son amant un dernier hommage au piano, la musicienne est assaillie d'émotions contradictoires. Avec un style qui file comme la plume d'Albert Cohen dans Belle du Seigneur, Jean Mattern […] livre un bel hymne à la passion et à la musique. »

Héloïse Rocca, Version Femina, dimanche 17 juin 2018

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« Une femme, dans le métro londonien, se rend à l'église de Saint-Anselme et de Sainte-Cécile où elle doit interpréter un Intermezzo de Brahms, un adieu en cinq minutes trente. C'est une pianiste très connue, incognito parmi les passagers. Elle porte une robe noire trop chaude, dans un tissu “qui gratte”. Elle s'appelle Viviane Craig, baptisée à ses débuts “la nouvelle prophétesse du piano au sourire énigmatique”, la Greta Garbo du clavier. Les obsèques qui l'attendent sont celles de l'homme qu'elle aimait, et qui n'était pas son mari. Parmi les dernières volontés de l'amant, il y avait celle-ci, qu'elle joue à son enterrement. Dans le métro, Viviane Craig se souvient de James, de son sexe, de leur passion clandestine, de leur accord absolu. James était critique musical, compositeur, professeur de musicologie, et faisait de la boxe. Il aimait un tableau de Cézanne représentant le lac d'Annecy, et il aimait s'y rendre, d'où le titre, Le Bleu du lac. Le mari de Viviane Craig a son importance. Grand journaliste, son heure viendra dans le monologue intérieur de la femme endeuillée, et ce sera bouleversant. »

Claire Devarrieux, Libération, samedi 9 et dimanche 10 juin 2018

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« Partition ardente sur le trouble amoureux et la force de la musique.
Concertiste célébrée, la narratrice du superbe roman de Jean Mattern a été surnommée la “prophétesse”, la “Greta Garbo du piano”. La soixantaine, Viviane Craig est mariée à Sebastian, directeur du service culturel de la BBC, avec qui elle a eu une fille, Laura, disparue bien trop jeune. La voici qui vient de quitter sa maison de Wimbledon pour descendre dans le métro avec sa petite robe noire. Viviane a mis fin à sa carrière mais s’apprête à remonter sur scène. Ou plutôt sur l’estrade d’une église catholique, afin de respecter les dernières volontés de James Fletcher. Un critique musical, compositeur, professeur de musicologie et vulgarisateur de talent qui vient de mourir des conséquences d’une apnée du sommeil.
Le défunt était un homme libre qui ne s’abaissait jamais au moindre compromis, qui pratiquait la boxe dans un club sentant la sueur et le cuir et raffolait d’un tableau de Cézanne immortalisant le bleu infini du lac d’Annecy. James, elle l’a follement aimé. Jamais elle n’oubliera leurs rencontres clandestines, leurs après-midi volés, leurs caresses et leurs confidences. Cette manière unique d’être “à l’unisson l’un de l’autre”. Leur dernier rendez-vous sera aussi le premier en public. Cinq minutes pendant lesquelles Viviane doit interpréter l’Intermezzo n°2 de Brahms…
Incroyablement ardent, Le Bleu du lac vous happe avec sa fièvre, sa beauté et son élégance. »

« Le groupie de la pianiste », Alexandre Fillon, Sud-Ouest dimanche, dimanche 20 mai 2018

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« De très longues phrases déroulent la pensée et les sensations qu'éprouve Viviane Craig au moment d'aller jouer une pièce de Brahms pour une cérémonie en mémoire de son amant secret. Elle retrouve les émotions de leur plaisir commun, se demande si elle fait bien de sortir de sa retraite artistique, s'inquiète de savoir ce qu'en penserait Sebastian, son mari. Sur le trajet entre son domicile et l'église où elle se rend, le cœur est à vif. »

« Les brèves », P. Maury, Le Soir

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Audio - Vidéo - TV

Entretien avec Jean Mattern pour son ouvrage Le Bleu du lac (Sabine Wespieser éditeur).

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« Un livre, un jour », Olivier Barrot, France 3, lundi 11 juin 2018


« Un beau jour dʹété londonien, Vivian Craig, pianiste célèbre, apprend la mort soudaine de son amant et accepte, sur une impulsion, de jouer à ses funérailles. Pour rejoindre lʹéglise, la concertiste emprunte la Piccadilly Line, la ligne quʹelle avait empruntée si souvent pour le rejoindre dans son appartement. Tout au long du parcours, Vivian Craig ressasse cette folie qui lʹa poussée à accepter un tel défi : jouer en public alors même que sa relation avec l'énigmatique et charismatique critique musical était restée clandestine durant vingt ans. Dʹune station de métro à lʹautre, les souvenirs surgissent avec, en toile de fond, la force de leur amour et la passion de la musique. »
Jean Mattern est l'invité d'Anick Schuin. Écouter son interview.

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« Versus-Lire », Anik Schuin, RTS, mercredi 9 mai 2018


« – C'est un roman qui paraît cette semaine chez Sabine Wespieser éditeur, que vous avez lu pour nous. C'est Le Bleu du lacde Jean Mattern.
– C'est un court roman, dont la lecture, on l'imagine, dure le temps du trajet en métro qu'accomplit la narratrice entre sa résidence de Wimbledon et le centre de Londres. Il s'agit d'une brillante pianiste qui a cessé sa carrière et, si elle va à Londres, se produire à nouveau en public, c'est pour les 5 minutes que dure l'intermezzo n° 2 opus 117 de Brahms et que son amant, dans ses dernières volontés, lui a demandé de jouer.
– Et c'est à son enterrement donc qu'elle se rend ?
– Oui, l'enterrement de l'homme qu'elle a passionnément aimé, en secret car elle est mariée, célèbre, et heureuse d'ailleurs en mariage. Mais il y a vingt ans, alors qu'elle jouait cet intermezzo au Wigmore Hall, un bel homme a planté ses yeux dans les siens en lui faisant un aveu, parfaitement inavouable sur antenne. Cet homme, un musicologue brillant est devenu son amour. Le langage de la musique, la sensibilité d'un clavier bien tempéré, ont mis le feu à des émotions pas tempérées du tout.
– Et c'est le récit de cette passion amoureuse et musicale que ce roman nous raconte ?
– Oui, mais Jean Mattern, qui signe-là son cinquième roman, explore aussi d'autres thèmes qui le hantent. Que reste-t-il des êtres disparus ? Que fait-on des non-dits, des secrets ? Comment traduire en une phrase continue, les détails, les moments, les fragments du passé, qui surnagent ?  S'ils ne sont pas ressoudés à la vie, ne risquent-ils pas de tourner indéfiniment autour de nous, comme des météorites, et de nous percuter ? Ce qu'il interroge, je crois aussi, à travers ce roman, c'est cette question : que faire de la douleur de la perte ? Est-ce que nous devons sombrer avec elle ou renaître par elle ? Ce qui reliait la pianiste et son amant était charnel, tangible. Cela disparu, il ne reste rien, que des souvenirs qu'elle ne peut partager avec personne, puisque leur relation était secrète.
– D'où ce livre en forme de monologue ?
– Oui, c'est la confidence intérieure à laquelle elle se livre pendant ce trajet de métro, ses pensées se chevauchent entre mélancolie et jouissance d'avoir encore présent à l'esprit celui qui bientôt ne sera plus là. Et puis il y a les faits concrets, sa robe qui gratte, sa peur d'arriver en retard, qui se superposent aux souvenirs de cet amour qui s'accordait parfaitement et sans explication. Une harmonie rompue brutalement et pourtant… nous découvrons que cette douleur ne la terrasse pas.
– À votre avis, que veut dire l'auteur, que la musique ou l'amour laissent quelque chose à ceux qui l'ont vécu intensément ?
– Peut-être que cela ne disparaît pas, qu'on continue à être habité par cette beauté inexplicable qui nous tombe dessus et nous garde vivant. Elle met en mouvement en tout cas cette femme, vers autre chose, vers d'autres désirs. Il n'est pas question de morale ici, ce n'est pas le récit d'un adultère dont il s'agit, mais d'un questionnement sur la plénitude, sur l'altérité, sur la liberté de chacun aussi. Non sans malice, parce que l'auteur ménage une surprise, un contrepoint inattendu qui termine le roman, sans le finir d'ailleurs, à la manière peut-être de cet Intermezzo n° 2 de Brahms. »

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« Musiq3 : chronique littérature », Sophie Creuz, RTBF, lundi 30 avril 2018


Coup de cœur des libraires

Jean Mattern, écrivain du mois à la Librairie de Paris (Paris XVIIe)

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« Le grand amour est un art qui nécessite patience et discrétion. La partition d'une vie que deux interprètes rejouent inlassablement. Avec le toucher d'une écriture subtile et sensuelle, Jean Mattern fait entrer le lecteur dans la chambre secrète d'une passion.
Le Bleu du lac est un magnifique roman de connivences, celles fiévreuses des corps et d'autres qui célèbrent les vertiges de la musique. »

Coup de cœur de la librairie Millepages (Vincennes)

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« Une femme, pianiste virtuose, se rend à l’enterrement de son amant – un amour demeuré clandestin – et s’apprête à jouer pour lui une dernière fois. On entend alors une confession, libre, terriblement charnelle – rarement, un homme aura ainsi épousé la voix la plus secrète d’une femme – et se déploie un livre lumineux sur le pouvoir de recommencement qu’est l’amour. »

 

« La gazette du Square : un été 2018 », coup de cœur de la librairie Le Square (Grenoble)


Presse Web

« Littérature et arts font souvent bon ménage. Je ne résiste pas à l’envie de vous parler du nouveau roman de Jean Mattern, Le Bleu du lac (Sabine Wespieser éditeur, 3 mai 2018).
Viviane Craig, concertiste célèbre doit jouer lors de la messe funèbre de James Fletcher, un critique musical dont elle était la maîtresse en secret. Pourra-t-elle contenir son émotion ? En chemin dans le métro, elle déroule ses craintes, ses souvenirs, ses émotions. Subtil interprète du trouble amoureux et de la complexité des sentiments, Jean Mattern écrit un beau chant d’adieu et un vibrant hommage au pouvoir de la musique. »

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« Actualités littéraires mai 2018 », Marie-Anne Sburlino, www.unidivers.fr, jeudi 3 mai 2018



 

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