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Revue de presse Regarder
Serge Mestre

 

Presse écrite

« Serge Mestre aime les personnages qui n’ont pas froid aux yeux. Fils de combattants républicains et réfugiés politiques, il a fait des héros suppliciés de la guerre d’Espagne (1936-1939) le cœur de ses derniers romans. […] 
Or voilà, Serge Mestre aime écrire à partir de photographies. S’abîmant dans la contemplation du papier glacé, il y trouve matière à "donner chair, donner corps, donner littérature" aux fantômes du passé auxquels s’attachent les travaux des historiens ou des biographes. […] 
Mais c’est une autre image, celle d’un couple, qui attire l’attention du romancier. Yeux mi-clos dans le soleil poudré d’un après-midi parisien, Gerda Taro se dérobe nonchalamment au regard amoureux de Capa, comme à l’objectif de leur ami Fred Stein (1909-1967), qui les photographie. Serge Mestre est tout de suite captivé par cette femme farouchement libre, follement romanesque, qui, "dans son féminisme, aimait plus d’un homme à la fois", cette femme qui, surtout, eut l’intelligence de "comprendre avant tout le monde ce qui se jouait véritablement dans la guerre civile espagnole" : un prélude à la seconde guerre mondiale. […] 
Cette lucidité dont fait preuve Gerda Taro n’étonne pas Serge Mestre. Comme il l’explique au Monde des livres, elle "portait en elle un symbole". […] 
En refaisant le chemin de Gerda Taro, "en allant où elle a vécu, en visitant les lieux qu’elle fréquentait", Serge Mestre se fixe un but. Voir – ou "regarder, ce mot si riche, très polysémique, qui fournit son titre au roman" – tout ce que la photographe a vu. Et plus encore : "Imaginer ce qu’elle a voulu voir." C’est là, pour lui, que s’arrête l’histoire et commence la littérature. »

« […] C’est ce regard perspicace et moderne que Gerda Taro plaçait sur toute chose qui, plus que le récit des épisodes de la vie de celle-ci, fait l’objet et l’intérêt de Regarder, roman biographique. Dans ses meilleures pages, l’écriture même de Serge Mestre est comme imprégnée de la vision si singulière qu’a son personnage de l’art de la photographie – tout le contraire d’un arrêt sur image, une "intuition qui construit, habille, éparpille, offre, reprend, un regard qui invente, s’égare, se pose, circule"
Surgissent alors, dans les remous d’amples phrases, une agitation de textures, de parfums, de frissons et d’éclats de rire ou d’obus qu’on est d’abord bien de rassembler en quelque chose de signifiant. Un brouhaha de sensations parmi lequel il s’agit de patiemment frayer – jusqu’à trouver, arrimé au point final, le plan d’ensemble enfin recomposé. »

« Retrouver le grain de Gerda Taro » et « Une vision si singulière », Zoé Courtois, Le Monde des Livres, vendredi 29 mars 2019

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« […] Contrairement à ses rares prédécesseurs, Mestre a su vraiment donner corps et âme à cette jeune Allemande ayant fui et combattu le nazisme pour se réfugier à Paris. […]
Avec soin, Serge Mestre a réglé sa focale, avec un goût affirmé pour le gros plan et la mise en avant des détails, serrés au plus près de son sujet, puis élargi le champ pour cadrer plus large. Une manière d’écriture particulièrement originale qui ici fait mouche, au fil de ces 220 pages où scènes et saynètes se succèdent […].
Un des moments les plus forts de ce récit parfaitement maîtrisé est l’initiation de la jeune femme à l’art photographique par Capa, dans la chambre noire : révélateur, bain d’arrêt, fixateur, agent mouillant, cuve de développement, puis bandes de négatifs suspendues à un cordon. Et le 26 juillet 1937, à la sortie du village de Brunete : arrêt sur image. Gerda avait vingt-six ans. »

« Gerda Taro, la femme dans la chambre noire », Thierry Clermont, Le Figaro littéraire, jeudi 14 février 2019

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« L'auteur d'Ainadamar envisage et dévisage Gerda Taro. Comment elle vécut, pourquoi et comment elle mourut.
Rafael Aldiberti disait d'elle "qu'elle avait le sourire d'une jeunesse immortelle". C'était une photographe, ce fut une oubliée de l'Histoire, c'est devebu une icône. […] Il fallut près d'un demi-siècle pour que son œuvre, sa figure même, soient enfin redécouvertes. La littérature tint dans cette affaire les premiers rôles. […]
Il y eut d'autres ouvrages […]. Peu, tout de même, qui aient l'empathie aussi fervente que ce Regarder avec lequel Serge Mestre, fils de républicains espagnols, confirme que des Plages du silence à Ainadamar, il est bien dans nos lettres françaises l'indispensable et inconsolable passager de la tragédie de la guerre civile. Ce qu'il parvient à faire ici avec Gerda Taro est un modèle d'élégance, morale et littéraire. Ce n'est pas un tombeau qu'il lui offre, mais un refuge, un foyer de mémoire, une mise en demeure en quelque sorte. Terrible et, à sa façon, terriblement poétique. C'est donc quelque chose comme une passion. Une passion simple. »

« Avant-critiques : Mise en demeure », Olivier Mony, Livres Hebdo, vendredi 18 janvier 2019

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« Hemingway la surnommait "Capa’s Girl", comme si une femme se réduisait à être la muse d’un homme célèbre, Robert Capa. C’était mal connaître Gerta Pohorylle, à la personnalité bien trempée. Son heure a enfin sonné : elle apparaît désormais en pleine lumière. […] 
Issu d’une famille républicaine espagnole, Serge Mestre ne pouvait qu’être sensible à ce destin engagé, étroitement lié à l’histoire. Au fil des pages, il décrit son éveil politique, professionnel et personnel. Ainsi le roman nuance son amour pour Capa. Indomptable, Gerda aspire à rester libre. Une émancipation précipitée par l’urgence de vivre. Cette femme courage est morte dans la fleur de l’âge. […] »

« Roman photo », Kerenn Elkaïm, Le Nouveau Magazine littéraire, avril 2019

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« […] L’histoire des deux célèbres photographes est au cœur de plusieurs romans ces derniers mois. Dans le sien, Serge Mestre, fils de républicains espagnols, a transposé à l’écrit la leçon de Capa : s’emparer des sujets au plus près. Les scènes sur le front de la guerre civile en Espagne, où Gerda Taro trouvera la mort, obnubilée par l’idée de rapporter à Paris de scènes de victoire, sont saisissantes. »

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Frédérique Fanchette, Libération, samedi 2 et dimanche 3 mars 2019

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« Dans Regarder, Serge Mestre livre un portrait féministe de Gerda Taro, photoreportrice tuée pendant la guerre d'Espagne.
[…] Comment ne pas parler d’elle, comment ne pas écrire sur elle, pour elle ? Après quelques autres, Serge Mestre, fils de républicains espagnols, n’a, lui non plus, pas résisté au plaisir de coucher Gerda Taro dans une biographie romancée. Un récit tout en délicatesse sur les quatre années de sa vie où elle s’engage avec passion pour tenter d’infléchir la tyrannie qui s’installe dans la vieille Europe. […] »

« Lettres ou pas lettres : Gerda, libre et Capa à la fois », Jean-Michel Thénard, Le Canard enchaîné, mercredi 27 février 2019

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« Serge Mestre fait renaître en mots une femme de l’image. Une amoureuse indomptable qui n’aura eu que vingt-sept ans pour laisser les traces de son inlassable chasse aux clichés de ceux qui ont fait l’Histoire. […]
Elle sera prête à prendre tous les risques, pendant la guerre civile espagnole, pour témoigner : bien photographier, c’est dire son opinion. Serge Mestre signe le portrait d’une femme libre qui voulait vivre intensément. »

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Lydie Baillie, librairie Aux lettres de mon moulin (Nîmes), Page des libraires et www.pagedeslibraires.fr, février 2019


Audio - Vidéo - TV

« Serge Mestre : "J'ai voulu rendre à Gerda Taro sa dimension de combattante antifasciste, amoureuse et féministe."
"C’était une photographe, ce fut une oubliée de l’Histoire, c’est devenue une icône." Voilà ce qu’écrit aujourd’hui le critique Olivier Mony à propos de Gerda Taro, née en 1910 et morte tragiquement 27 ans plus tard en Espagne, et qui fut l’une des premières femmes reporters de guerre.
Après avoir écrit sur le poète Federico Garcia Lorca dans Ainadamar, La fontaine aux larmes, Serge Mestre poursuit son exploration romanesque de la jeunesse exaltée fauchée par l'Espagne franquiste avec Regarder, un roman qui restitue à la photographe Gerda Taro toute sa singularité. Gerda Taro, née en Allemagne en 1910 et réfugiée à Paris, fut la compagne du photographe Robert Capa.
Une fois en France, Gerda Taro a très vite compris qu’il se passait quelque chose de très important en Espagne, ce qui sera le prélude de la Seconde Guerre mondiale. En jeune combattante antifasciste, elle avait pour ambition de photographier la victoire des Républicains, une victoire qu'elle ne vit jamais. Elle est morte écrasée par un char à Madrid en 1937. Elle avait 27 ans. Une vie follement romanesque pour une étoile filante qui voulait vivre à toute allure. »

Extraits de l'entretien : 
« Caroline Broué – Est-ce que vous êtes d’accord avec cette phrase d’Olivier Mony : "c’était une photographe, ce fut une oubliée de l’Histoire, c’est devenue une icône" ? 
Serge Mestre – […] Oui, c’est devenu une icône parce que, d’abord elle est morte très jeune, et que c’est la première photographe morte dans l’exercice de ses fonctions. […] Je veux insister sur le côté féministe de Gerda Taro ; elle n’est pas que photographe. […] Elle va affronter, en tant que féministe, son amoureux, Robert Capa. […] Elle refuse l’objectivité dans la photo, ce qui me semble complètement fou […] : elle veut photographier en Espagne une victoire des Républicains qu’elle n’arrivera jamais à photographier. […] Ce qui m’a semblé important dans ce texte à propos de Gerda Taro c’était de ne pas avoir quelque chose de factuel ou de descriptif. J’ai essayé d’écrire comme aurait parlé Gerda Taro. Je crois que c’est le travail de l’écrivain de se mettre à la place de ses personnages et de les rendre les plus crédibles possible. »

 

Écouter l'émission

« Les Matins du samedi : L'invité culture », Caroline Broué, France Culture,  samedi 2 mars 2019


Coup de cœur des libraires

« Depuis un petit temps, je faisais défiler des textes sur Gerta Taro, et rien en accroche. Puis là : Regarder de Serge Mestre. Un portrait complètement addictif d’une femme qui n’avait ni sa langue, ni ses yeux dans sa poche ; une aventurière de la vie, une grande amoureuse, bien avant Robert Capa, ce même homme qui lui appris le métier de photographe reporter.
Mestre, avec un style vif et "partageur", nous fait directement rentrer dans l’action. Le rythme est aussi dense que son personnage. […]
Regarder 
est un roman qui surgit et vous explose entre les mains. J’ai parcouru ses pages comme un feuilleton, ça se bouscule, s’entrechoque, s’évoque avec ce ressenti d’être dans l’urgence, de côtoyer, de braver, d’être au front.
Voici un portrait flamboyant, éblouissant, une très belle réussite littéraire ! »

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Coup de cœur d'Emma, blog Les libraires masqués du Grenier, mercredi 27 février 2019


« Le fascinant portrait de la naissance d'une photographe. De ses débuts derrière la caméra à la signature de ses photos, en passant par sa rencontre avec Robert Capa. Une grande femme ! »

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Coup de cœur de Hélène Woodhouse, La Chouette Librairie, www.leslibraires.fr, samedi 16 février 2019


Lu et conseillé par :
Aurélie Janssens, librairie Page et Plume (Limoges)
Maryline Noël, librairie Le Comptoir (Santiago, Chili)
Emmanuelle George, librairie Gwalarn (Lannion)
Coline Thuillier, librairie La Bouteille à l'encre (Courbevoie)
Nicole Legrand, librairie Graffiti (Castres)
Lydie Baillie, librairie Aux lettres de mon moulin (Nîmes)

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Page des libraires et www.pagedeslibraires.fr, février 2019


Presse Web

« […] Indépendante et intrépide, notre héroïne voyage, choisit son nom, son métier, ses amants. Trop libre pour être inféodée à un parti, elle revendique toutefois son adhésion à la république contre le fascisme. Et lors de ses séjours en Espagne en pleine guerre civile, elle assume le fait que son travail serve la cause des Républicains. Serge Mestre insiste sur cet aspect essentiel : la photographie de Gerda Taro est engagée. Ce formidable roman décrit une femme de terrain qui avait compris le basculement du monde, tout comme Willy Brandt, Rafael Alberti, Saint-Exupéry, Hemingway ou René Spitz que l’on croise ici. Restée trop longtemps dans l’ombre de son mentor, Gerda Taro, figure solaire, est rendue à la postérité avec éclat. »

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« La rédaction l’a lu : De la chambre noire à la lumière », Aline Sirba, www.onlalu.com


« […] Regarder n'est pas une biographie romanesque, mais le portrait de cette femme exceptionnelle, libre et déterminée, engagée et luttant contre le fascisme jusqu'à y laisser sa vie. […]
En fait, on pourrait dire que ce livre, ce sont des instantanés. Des épisodes qui, mis bout à bout, racontent le destin fulgurant d'une jeune femme que rien ne semblait destiner à cela. […]
Refermons la parenthèse, revenons à "Regarder", ce roman au titre si fort. Car il s'agit bien de cela : regarder pour fixer sur la pellicule les moments les plus marquants, les plus forts, regarder pour transmettre, pour informer, regarder pour combattre, promouvoir la liberté. Regarder les événements au plus près pour les donner à voir à ceux qui sont loin. […]
Je voudrais avant de conclure évoquer un ou deux aspects de Regarder qui ne concernent pas seulement le personnage de Gerda. D'abord, la plongée dans l'époque, et en particulier ces années 1930, qui ne cessent d'osciller entre espoirs et désillusions, entre aspirations à la paix et montée des violences.
On remarquera d'ailleurs que l'optimisme domine largement : tout cela ne peut pas durer, force reviendra nécessairement à la raison et les fascismes tomberont. […]
L'autre aspect, c'est la photographie, qui entre dans une nouvelle ère à cette période : les appareils sont de moins en moins encombrants et le temps d'exposition a sérieusement diminué. Ces progrès permettent aux photoreporters de travailler et d'être au plus près, on y revient encore et toujours, des événements. […]
Et puis, le dernier mot concerne un élément qui m'a amusé dans Regarder : le recours récurrent aux onomatopées, le fameux "clic ziiip" que faisait justement ces appareils, lorsqu'on appuyait sur le déclencheur et que la pellicule avançait. […] Serge Mestre, qui utilise ce petit truc avec parcimonie, je vous rassure, ne donne donc pas seulement à voir (on croise certaines descriptions de photos qui ont marqué les mémoire, d'autres qui étaient dans la valise mexicaine), mais aussi à entendre, parce que ce simple bruit est incroyablement évocateur, une espèce de madeleine de Proust auditive.
Et parce que ce bruit apparemment anodin est celui qui vient s'opposer aux armes lourdes qui se déchaînent... »

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Blog Appuyez sur la touche « Lecture », jeudi 28 février 2019



 

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