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Revue de presse Mur Méditerranée
Louis-Philippe Dalembert

 

Presse écrite

« L'Europe ? "Des années pour l'atteindre, encore plus pour y entrer. Comme si ce continent était situé à des années-lumière de la Terre." Or la survie est plus coriace qu'une planète. Elles s'appellent Chochana, du Nigeria ; Semhar, de l'Érythrée ; Dima, de Syrie. La première, victime du réchauffement climatique, ne peut plus rien faire pousser. La deuxième sait qu'elle poussera mal dans un pays de dictature. La troisième ne peut plus pousser la porte de sa maison d'Alep depuis la guerre. Alors elles partent pour l'Europe.
On a vu nombre de reportages, d'images terribles de ce qu'est la trajectoire d'un migrant. Le roman mêle l'informatif et la narration intime. Que se passe-t-il dans la tête d'une jeune femme de 20 ans serrée dans un camion qui fend le désert, et reste impuissante à secourir un corps que les passeurs abandonnent sur le sable ? Que ressent-elle lorsque, dans un entrepôt de Libye, un gardien la désigne pour la violer toute la nuit ? Quelle pensée, quel sentiment, la traverse quand elle s'agrippe à la balustrade d'un chalutier plein à craquer de gens comme elle ? Louis-Philippe Dalembert a choisi le point de vue féminin, décliné en trois visages, pour une démonstration éblouissante : la mue d'une femme en guerrière, en acier, en matériau si solide qu'au bout du compte aborder une planète est possible. Car ces femmes tiennent. Elles gagnent. Elles surgissent des flots méditerranéens, héroïques, prêtes pour une nouvelle vie, et pourtant l'écriture n'a rien cédé à la candeur. Au contraire : au vu des épreuves endurées, décrites avec réalisme, les silhouettes que l'on nomme "les migrants" pèsent leur poids de courage.

Clara Dupont-Mondod, Marianne, vendredi 23 août 2019

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« La condition des migrants, qui empire dans l'indifférence des pays nantis, a inspiré trois auteurs, acteurs sur le terrain.
[…] Loin de leur tour d'ivoire, des auteurs s'emparent du sujet. "L'écrivain est un passeur, mais il peut questionner la laideur du monde pour s'acheminer vers sa beauté", nous explique Louis-Philippe Dalembert. Il "sait ce que ça signifie de tout laisser derrière soi, d'arriver sur une terre qui ne vous attend pas" : "Qui devient-on quand on part ?" L'écrivain haïtien a pris le parti de la fiction, car "on parle moins des femmes migrantes". Son roman Mur Méditerranée retrace les destins de Chochana la Nigériane, Semhar l'Érythréenne et Dima la Syrienne. Tout les oppose, si ce n'est le bateau de l'Eldorado. "J'offre une voix, un visage, une histoire ou des liens familiaux aux migrants. Quel lieu les acceptera ?" […] Ces trois livres ont une portée engagée. Louis-Philippe Dalembert dénonce les médias qui nous anesthésient et pointe "l'Occident qui alimente les guerres en vendant des armes ou en pillant les richesses des pays du Sud. Comment donner la possibilité aux gens d'y rester ?". Son roman est dédié à Angela Merkel, qui a "tendu la main aux migrants. L'Europe manque de courage". […] »

« Migration : Mers et murs », Kerenn Elkaïm, Le Nouveau Magazine littéraire, septembre 2019

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« Le 16 juillet 2014 dans un port de la Méditerranée, un bateau embarque en catimini de multiples passagers. Dans la précipitation, trois d’entre eux en particulier s’écharpent pour avoir la meilleure place. Parmi eux, trois femmes : Chochana, une Nigériane juive, Semhar, une Érythréenne catholique orthodoxe, et Dima, une Syrienne musulmane. Chacune d’elles fuit vers un monde "meilleur" avec une rage de vivre contre toute épreuve, en révolte, malgré le prix et l’effroyable traversée.
À travers ces portraits tout en justesse, Louis-Philippe Dalembert nous livre un texte d’une rare intensité pour donner des visages et des noms aux migrants de la Méditerranée. Car ce qu’il nous montre est essentiel : si ces personnes se retrouvent à risquer leur vie dans cette embarcation qui les mène vers Lampedusa, c’est par nécessité. La vie que ces femmes fuient pour diverses raisons nous est relatée avec humour et finesse, c’est un ample roman absolument magnifique. »

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« Migration et exil », « S'il n'en restait que 100 », catalogue de rentrée des Libraires Ensemble

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« Trois femmes voyagent. Dima sur le pont, Chochana et Semhar à fond de cale. Qu’elles croient en Yahvé, Allah ou Dieu, qu’elles y soient contraintes par la guerre ou le réchauffement climatique, toutes trois ont choisi l’exil vers l’Europe et subissent à présent dans leur chair la violence de l’industrie migratoire, tellement féroce envers les femmes. Inspiré par le sauvetage en mer de dizaines de réfugiés par le tanker danois Torm Lotte durant l’été 2014, Louis-Philippe Dalembert livre ici un roman chargé de symboles, à la dimension épique et souvent tenté par l’allégorie, mais aussi très réaliste, notamment grâce à sa description des clivages sociaux et de leur incidence sur les conditions de l’exil de son trio féminin. L’audace du roman ne réside pourtant pas dans cette tension tenue d’un bout à l’autre, mais dans l’implacable cruauté avec laquelle l’auteur abandonne brusquement et définitivement des personnages qu’il s’était pourtant ingénié à rendre attachants. C’est ainsi du "voyage", qui fait disparaître sans un mot tant d’hommes et de femmes, et dont Louis-Philippe Dalembert offre ici un tableau fort juste. »

« Perdues en mer », Zoé Courtois, Le Monde des Livres, vendredi 30 août 2019

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Extrait de Mur Méditerranée.

« Destination l'exil », Le 1, mercredi 28 août 2019

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« Avant que les ombres s'effacent était un foisonnant roman des antipodes, sur l'accueil de juifs à Haïti duarant la Seconde Guerre Mondiale. Cette fois, Louis-Philippe Dalembert (né à Port-au-Prince) s'empare du drame des migrants en Méditerranée. Il se met dans la peau de Chochana, Nigériane juive, Semhar, Érythréenne, Dima, muslmane d'Alep (Syrie). Elles ont dû quitter par force leur terre natale. L'histoire est donc vue à hauteur de femmes, suivies avant et pendant la traversée de Tripoli à Lampedusa. Les Africaines voyagent dans la cale, la Syrienne sur le pont du chalutier de fortune… L'auteur s'est inspiré du sauvetage d'un bateau de clandestins par un pétrolier danois, le Torm Lotte, durant l'été 2014. »

« Rentrée littéraire : abondance de romans ne nuit pas », « Trois femmes sur un bateau de fortune », Muriel Steinmetz, L'Humanité, jeudi 22 août 2019

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« Avec La Mer à l'envers et Mur Méditerranée, les deux romanciers s'attaquent au sujet brûlant des migrants. Loin de tout misérabilisme…
[…] Quand, dans Mur Méditerranée, Dalembert relate l'épopée dantesque sur terre et sur mer de trois migrantes africaines vers la liberté, Darrieussecq prend le relais avec La Mer à l'envers et sa psychologue confrontée à un jeune Nigérian, lui aussi rescapé d'un naufrage, cherchant son salut du côté de Calais. Tous deux traitent de violence, d'héroïsme et de lâcheté. Sans fard ni mièvrerie.
[…] M. P. – Avez-vous effectué de nombreuses recherches ?
L.-P. D. – J'ai séjourné un mois à Lampedusa, en janvier 2018. Comme je parle couramment italien, j'ai pu discuter avec des associations et avec le curé, don Carmelo La Magra, qui milite pour les migrants. Ils m'ont raconté des histoires que j'ai intégrées en partie, comme celle de ces femmes syriennes qui ne veulent pas monter dans le même bus que les Africains. J'ai aussi rencontré des Tunisiens, des Érythréens, et l'actuel maire de Lampedusa, Toto Martello, un ancien pêcheur, fort en gueule, lui aussi favorable à l'accueil. À partir de ce travail de terrain, j'ai écrit durant un an. […] Moi non plus je ne savais que faire de toutes les informations recueillies. J'avais juste le titre en tête Lampedusa Blues, mais je me suis rendu compte qu'il y avait déjà beaucoup de choses sur Lampedusa, la pièce de théâtre de Lina Prosa, Lampedusa Beach, entre autres… […] Et j'ai fini par tomber dans Les Bateaux ivres, de Jean-Paul Mari, sur un passage consacré au sauvetage, en juillet 2014, par le tanker danois Torm Lotte, d'un chalutier avec plus de 800 personnes à son bord. J'ai décidé d'en faire l'acmé de mon roman. Ce bateau représente Moïse et la planète Terre mais aussi la lutte des classes : les plus riches sur le pont, les autres parqués dans la cale. Malgré moi, je porte la mémoire de l'esclavage, je me suis toujours préoccupé de ces gens qui voyagent dans la cale. […]
M. P. – Vos romans peuvent-ils faire bouger les choses ?

L.-P. D. – L'écrivain est dans le monde, il écoute, observe, digère. J'ai toujours eu une conscience politique très aigüe, je suis né et j'ai grandi sous une dictature… Je pense que, si un livre arrive à parler à une personne, c'est déjà beaucoup. […] » 

« Darrieussecq et Dalembert : Et voguent les galères », Marianne Payot, L'Express, mercredi 21 août 2019

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« Dans son livre magistral, Louis-Philippe Dalembert raconte de manière poignante le drame des migrants qui se noient en Méditerranée.
[…] Sujet d'information quasi quotidien, il était temps qu'un grand romancier s'en empare et restitue ces drames. Certes, ce n'est pas la première fois que la tragédie des migrants est racontée. Seulement là, l'auteur haïtien Louis-Philippe Dalembert a fait un travail avant tout romanesque, bien documenté, un travail remarquable de fond autour de trois personnages principaux, trois femmes, Chochana, juive du Nigeria, Semhar, Érythréenne, et Dima, musulmane d'Alep. On n'est plus dans les statistiques mais dans l'humain dans sa complexité, dans sa dynamique et son désespoir. […]
L'auteur raconte les différentes étapes du voyage avant de monter dans le bateau qui doit en principe les déposer à Lampedusa en Italie. On apprend comment les passeurs sont non seulement des mafieux, mais des esclavagistes qui vendent des femmes ou les louent pour des travaux domestiques chez des gens, ou des prestations d'ordre sexuel. L'horreur est partout. Humiliations, viols, tabassage, rien de brutal n'est épargné à ces passagers du malheur. La traversée est ensuite racontée dans des détails, avec une précision hallucinante. Le cauchemar est là, dans la cale, où on manque d'étouffer.
Mais au-delà de la tragédie qui se prépare, Dalembert décrit les relations entre les personnages, leur complicité, leur espoir, leur solidarité, leur échec. Et nous nous sentons concernés. C'est un roman ample, une écriture soignée, élégante, directe. Une belle œuvre qui donne à voir une Méditerranée non pas en lac de paix, mais en mur de tous les obstacles, avec du sang et de la haine, avec le racisme et l'esclavage. Le drame qu'il raconte s'est passé en juillet 2014. Mais cela se passe tous les jours. […]
La force de ce roman, sa puissance d'évocation viennent de la volonté de l'auteur d'inscrire cette tragédie dans la littérature, pas ce genre de roman qui s'apitoie sur les victimes, mais un roman qui fait réfléchir et nous rend ces personnages si proches, si humains qu'on se pose cette question : "Et si c'était moi qui avais dû tout vendre pour monter dans la barque du malheur ?". »

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« Mur Méditerranée, un grand roman », Tahar Ben Jelloun, Le Point (lepoint.fr), samedi 17 août 2019


« Comme pour son roman précédent, Avant que les ombres s’effacent, prix du livre France Bleu/Page des libraires 2017, Louis-Philippe Dalembert nous parle d’exil et de bateau. Avec sensibilité et humour, il continue de nous raconter ces gens qui fuient la misère ou la guerre pour une vie meilleure. Pourtant, nous ne sommes plus dans les années 1940 mais en 2014.
Louis-Philippe Dalembert a décidé de donner une identité, une histoire à ces migrants qui ne sont bien souvent qu’un simple chiffre dans nos journaux. Pour cela, il s’est inspiré d’un fait réel autour duquel vont se jouer les destinées de trois femmes. Elles s’appellent Chochana, Semhar et Dima, elles sont de nationalités et de religions différentes mais possèdent un unique rêve : la paix et la liberté. Après un parcours chaotique où Chochana et Semhar ont connu les abus et l’humiliation, elles vont enfin traverser la Méditerranée. Dima, quant à elle, fuit la Syrie avec sa famille. Toutes les trois vont se retrouver sur le même chalutier. Comme elles sont issues de classes sociales différentes, l’une sera sur le pont alors que les deux autres seront confinées dans la cale. Nous sommes en juillet 2014 et le bateau s’approche de l’île de Lampedusa. Chacun devrait pouvoir vivre sa vie dignement. Un roman poignant et nécessaire. »

Lire aussi l'interview de Louis-Philippe Dalembert par Marie-Laure Turoche…

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« Entretien : L'espoir à l'horizon », Marie-Laure Turoche, librairie Coiffard (Nantes), Page des libraires, rentrée 2019

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Audio - Vidéo - TV

« Mur Méditerranée : fresque sur l'exil et la liberté signée Louis-Philippe Dalembert.
Dans son magistral Mur Méditerranée, publié chez Sabine Wespieser éditeur, Louis-Philippe Dalembert raconte de manière poignante le drame des migrants à travers celui qui se dresse 
devant les trois héroïnes de l’auteur. Trois femmes qui viennent de pays différents : l’Érythrée, le Nigeria, la Syrie, et qui partagent un même espoir, celui d’une nouvelle vie en Europe. Trois magnifiques portraits pour une fresque sur l’exil et la liberté. L’ouvrage de l’écrivain haïtien est sélectionné pour le Prix Goncourt 2019. »
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« La Grande Librairie », « Lire le monde », François Busnel, France 5, mercredi 25 septembre 2019


Louis-Philippe Dalembert vous présente son dernier titre Mur Méditerranée chez Sabine Wespieser éditeur aux côtés de Marie-Laure Turoche, libraire Page à la librairie Coiffard (Nantes).

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Page des libraires, rentrée 2019


Coup de cœur des libraires

« Une narration remarquable, un style exceptionnel et une force romanesque d'une puissance d'empathie inouïe qui donnent tout ce que l'on peut espérer de la littérature : mettre en lumière ce que l'on ne voit pas, éprouver ce que l'on ne peut ressentir, penser ce que l'on n'ose plus imaginer, entendre ce qui ne se dit pas. Le destin, la trajectoire et le parcours de trois femmes migrantes qui tentent de survivre au-delà de la douleur, de l'ignominie, des injures et de l'humiliation et qui du Nigeria, d'Érythrée et de Syrie engagent un périple qui les rassemblera sur le même bateau, en perdition en mer Méditerranée en juillet 2014. C'est fort, touchant, émouvant, puissant. Remarquable. »

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Coup de cœur de Manuel Hirbec, librairie La Buissonnière (Yvetot), leslibraires.fr


« Un récit exceptionnel, d'une dureté sans doute en deçà de réalités inimaginables. Pourtant, l'humanité de ces trois femmes que suit le romancier donne tout son relief à cette tragédie. L'écriture est précise et jamais complaisante dans l'horreur. Un livre magistral à lire et à offrir. »

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« Sublime et poignant », coup de cœur de Carole, Fnac Clermont-Ferrand


« Les migrants sont toujours un sujet d'actualité. Ils font toujours les gros titres, mais qui se cache derrière ces visages prêts à risquer leur vie?
Il s'agit d'un roman, mais il est tellement bien documenté, qu'il pourrait s'agir d'un récit. Nous sommes à bord d'un de ces bateaux qui traversent, et plus exactement de celui qui a pris la mer en juillet 2014.
À bord, parmi les passagers, 3 femmes. Pour chacune, l'auteur retrace son histoire, ses motivations, ses croyances.
Les mille visages de la migration.
Très bouleversant. »

Coup de cœur de la librairie Des livres et vous (Saint-Jean-de-Maurienne)


« Ce roman, paru le 29 août chez Sabine Wespieser éditeur, parle de migrants qui partent pour les uns d'Érythrée et du Nigeria, pour les autres de Libye et de Syrie. Tous ont comme but d'atteindre Lampedusa, et la "belle Europe". Ils se retrouvent ensemble sur le même bateau, alors qu'ils sont issus de classes sociales très différentes. Il y a des noirs mais aussi des arabes, plutôt riches, assez racistes. J'ai été frappée par ce chacun pour soi, l'extrême violence pour sauver sa peau, mais aussi pour ne pas partager le même bateau. Dalembert a lui-même passé quelques mois à Lampedusa. C'est vraiment un livre nécessaire. »

« Pour les libraires, c'est déjà la rentrée littéraire ! », coup de cœur de Delphine Buisson, librairie Les Nuits blanches (Nantes), Ouest France, lundi 2 septembre 2019

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« Chochana est une jeune juive du Nigeria au tempérament joyeux et à l’âme de meneuse.
Semhar est une chrétienne de l’Érythrée tout juste sortie de l’adolescence, petite et discrète, polyglotte et entraînée au maniement des armes.
Dima est une musulmane de Syrie, une bourgeoise snob et raciste qui n’a d’yeux et d’amour que pour son mari, ses enfants et son pays.
Trois femmes aux antipodes que la sécheresse, la dictature ou la guerre vont réunir dans une arche de Noé direction la nouvelle terre promise d’Europe. Mais avant, elles vont devoir tout perdre au travers d’épreuves difficilement concevables, que seules leur soif féroce de vivre et leur volonté sans faille vont les faire surmonter.
Plus d’un an après Avant que les ombres s’effacent, Louis-Philippe Dalembert revient avec un roman d’exil contemporain d’une actualité douloureuse. L’auteur fait preuve d’une incroyable finesse dans le récit de ces trois parcours de femmes, si différentes mais en même temps semblables dans leur situation de femme au sein de sociétés qui rejettent si violemment la féminité. Tout ce qu’elles subissent n’est à peine plus que suggéré, considéré par les héroïnes elles-mêmes comme presque normal, tant elles sont conditionnées à la violence mais, aussi, tant elles sont focalisées sur leur objectif ultime, vision de bonheur et de salvation. Mais tout n’est pas noir : Mur Méditerranée est truffé d’humour et d’amour, de fraternité et de solidarité, de foi inébranlable et de chants magnifiques qui rappellent au lecteur que la vie l’emporte sur la mort.
Un livre poignant d'humanité. »

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Coup de cœur de la librairie Maruani (Paris XIIe)


« Trois femmes montent sur un bateau. Il doit les emmener de l'autre côté de la Méditerranée, cette mer devenue tombeau de milliers d'humains.
Il y a Chochana, une Nigériane, Semhar, une Érythréenne, et Dima, une Syrienne accompagnée de son époux et de ses deux filles. Trois femmes de teint, de condition sociale et de confession différentes. Trois femmes qui, parce que leur pays ne leur offrait plus aucun avenir, ont préféré courir le risque de le quitter. Quitter une famille, quitter des racines, au péril de leur corps et de leur dignité. 
Si certains doutent encore aujourd'hui de la nécessité d'aider ces femmes, ces hommes, ces enfants qui arrivent chez nous, qu'ils lisent ce texte, qui retrace le parcours de trois âmes qui ne demandaient qu'à s'épanouir sur leurs terres, mais qui en ont été empêchées par un gouvernement, une guerre, la sécheresse. Victimes collatérales, elles se verront ballotées de bus en camion dans des conditions épouvantables par des passeurs violents, racistes, assoiffés d'argent et de pouvoir. À cause d'eux, et du racisme omniprésent même entre ceux qui fuient, ce roman fait quelque peu perdre foi en l'humanité, disons-le. Heureusement il y a toujours de bonnes âmes sur les routes. Trop peu, probablement.
Nos trois héroïnes embarquent donc ensemble sur ce navire, celui qui fit naufrage au large de Lampedusa en 2014. Quel sort le Ciel va leur réserver ? Les prières seront-elles suffisantes ?
Cette fresque de l'exil est absolument captivante, nous retourne de bout en bout, nous montre toutes les facettes de l'exode forcé, nous ouvre les yeux sur la réalité de terrain. C'est un roman sublime et indispensable. »

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Coup de cœur d'Anne Baudinet, librairie L'Oiseau Lire (Visé, Belgique)


« J’ai déjà lu plusieurs livres qui vont paraître à la rentrée, et je peux vous dire qu’il y a de très belles choses. J’ai eu un gros coup de cœur pour Mur Méditerranée de Louis-Philippe Dalembert qui sera publié le 29 août. C’est une superbe fresque, avec des textes très beaux, très poignants, sur le destin de trois migrantes nigériane, érythréenne et syrienne. […] Je vous assure que cette rentrée littéraire française va être un grand millésime ! »

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Coup de cœur de Sonia Auguin, librairie Contact (Angers), Le Courrier de l'Ouest, jeudi 15 août 2019


« Trois destins féminins dans l'exil. Celui de Chochana, Nigériane. Celui de Semhar, Érythréenne. Celui de Dima, Syrienne.
Ces trois femmes ont longuement pensé, échafaudé, organisé leur exode vers un ailleurs pour échapper à leur terre natale, baignée de sang, de dictature, ou de sécheresse.
Trois femmes dont l’histoire à traverser la mer Méditerranée – ce mur – les lient les unes aux autres, des circonstances. 
Traversée faite de soumission, de violences latentes ou surgissantes, de deuils, de disparitions.
Traversée confrontées à la mort ; celle des autres, celle de proches aussi, en tentant d’y échapper elles-mêmes.
Traversée comme ne plus pouvoir rien faire qu’attendre qu'elle se termine d’une façon ou d’une autre.
Traversée comme se confronter à soi-même, aux autres, en œuvrant vers un avenir de tenter de tenir et survivre.
De cette lecture, on vit le périple de chacune.
On saisit l’humanité, la ténacité, la souffrance au-delà de ce qu’on peut imaginer de seulement tenter d’imaginer.
De s’informer, on sait les clandestins, les naufrages, les morts perçus comme masse d’êtres sans visages et sans noms qui sombre dans la mer. 
On sait ceux qui débarquent sur les côtes européennes, l’accueil qu’on leur réserve fait d’attente, de démarches administratives longues, voire de refoulements.
Par cet ouvrage, on lit trois destins, on découvre trois femmes dont on voudrait qu’elles s’en sortent, parmi d’autres évoqués dont on sait qu’ils disparaissent, meurent sans en connaître vraiment les circonstances. On ne fait que supposer. On se trouve témoins directs.
Ce roman enjoint à voir, à savoir, à poser son regard sur les faits, sur les citoyens du monde d’où qu’ils viennent, où qu’ils aillent. 
Une écriture vive, qui sonne juste. Une écriture dense, sans fioritures qui donne à percevoir les êtres et leur traversée de l’intérieur.
Ce roman inspiré du sauvetage d’un bateau de clandestins par un pétrolier danois en 2014, confronte le lecteur à ce qu’il ne savait pas, à ce qu’il n’osait pas imaginer peut-être. »

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« Roman de quelle réalité ? », coup de cœur de la librairie Page 36 (Gisors), leslibraires.fr



 

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